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Pourquoi Vladimir Poutine n’est pas le stratège génial que certains veulent voir

Les prises de position du Président Russe tendent à attirer l'oeil et garder l'attention. Pour autant, en dépit de propos forts, les résultats de Vladimir Poutine sont loin d'être aussi glorieux qu'on pourrait le croire... Retour sur une vraie fausse victoire, bien plus mitigée qu'il n'y paraît.

Veni vedi vici ?

Publié le - Mis à jour le 30 Octobre 2015
Pourquoi Vladimir Poutine n’est pas le stratège génial que certains veulent voir

Les résultats de Vladimir Poutine sont loin d'être aussi glorieux qu'on pourrait le croire. Crédit RIA Novosti / Reuters

Atlantico : Le 30 septembre 2015, Vladimir Poutine a répondu favorablement à la demande "d'aide militaire" formulée par Bachar Al-Assad le jour même. Cette action militaire s'oppose à la posture adoptée par les Etats-Unis et l'Union européenne. Cette décision d'intervenir a été saluée par certains occidentaux, mais au fond, Vladimir Poutine est-il aussi fin stratège que l'on croit ? Arrive-t-il à ses fins ? Pourquoi ? 

Cyrille Bret : En ce qui concerne l’intervention militaire russe en Syrie, le talent tactique, militaire et diplomatique, du président russe est manifeste. Après seulement trois semaines d’opérations aérienne, navale et terrestre, les autorités russes sont en passe d’atteindre leurs objectifs militaires et politiques immédiats : grâce au déploiement d’environ 5000 soldats d’infanterie de marine (de la Flotte de la Mer Noire), ils garantissent leurs infrastructures navale à Tartous et aérienne à travers la région de Lattaquié ; grâce à l’emploi d’une trentaine d’avions d’attaque au sol et d’une vingtaine d’hélicoptères, ils ont fait reculer les poches d’opposants au régime de Bachar El-Assad qui menaçaient l’axe Alep-Damas et s’approchaient trop de la côte.

D’un point de vue stratégique, les résultats obtenus sont encore à examiner : en soutenant manifestement le président Syrien considérablement affaibli, les Russes apparaîtront à terme comme des obstacles à la sortie du conflit ; en renforçant l’axe chiite Damas-Téhéran en passant par Bagdad, ils alimentent le conflit confessionnel entre sunnites (monarchies du golfe et mouvements jihadistes) et chiites. En outre, un activisme en Syrie, dans l’Arctique, dans la Baltique et en Ukraine pourrait amener la future administration présidentielle américaine à durcir le ton. A terme, la résurgence de la puissance iranienne pourrait les géner sur leur flanc sud. Le talent tactique est avéré mais le génie stratégique est encore à démontrer.

Jean-Sylvestre Mongrenier : Henry Kissinger considère que la Russie de Poutine combine une certaine puissance tactique avec une réelle faiblesse stratégique. Le jugement renvoie aux moyens et outils de la puissance russe, qui ne sont pas au niveau des ambitions politiques du Kremlin. A bien des égards, ce jugement semble fondé. Puisque les dirigeants russes sont obsédés par le "paramètre américain", la comparaison avec les Etats-Unis s’impose en tout premier lieu : la population des Etats-Unis est deux fois et demie supérieure à celle de la Russie ; leur économie est toujours la première, loin devant la Chine, si l’on prend en compte tous les indicateurs (la comparaison des PIB calculés en parité de pouvoir d’achat fausse l’évaluation du rapport de puissance) ; les Etats-Unis sont également la première puissance militaire au monde, sans équivalent. L’Union européenne et ses Etats membres constituent eux-mêmes un ensemble trois fois plus peuplé que la Russie, d’un poids économique comparable à celui des Etats-Unis. En revanche, il est vrai que l’UE n’est pas un acteur global pleinement constitué. La comparaison de la Russie avec la Chine est aussi très défavorable, démographiquement parlant bien sûr, et sur le plan économique. Elle pourrait le devenir dans le domaine militaire : voir la montée en puissance des dépenses militaires chinoises et la volonté de la Chine d’être une puissance complète. Le partenariat géopolitique entre Moscou et Pékin est très déséquilibré, et Moscou a fait beaucoup d’annonces depuis le printemps 2014, sans les que les faits suivent véritablement.

Pourtant, l’autonomie du "politique" (compris comme activité originaire constitutive de l’humanité) ne doit pas être oubliée, et les rapports de puissance ne se limitent pas à la comparaison de différents indicateurs (ce n’est pas seulement un palmarès). A court et moyen termes, l’esprit de suite, le sens de la manœuvre, la capacité à saisir les opportunités et une succession de coups tactiques peuvent être décisifs. En forçant le trait, nous pourrions dire que la paranoïa, dans le domaine de la puissance, constitue un avantage comparatif (dans une certaine mesure). En matière de rapport de force, Poutine doit être vu comme l’héritier des Bolcheviks. Certes, Lénine et les siens se sont révélés être de piètres administrateurs et des économistes ubuesques, mais ils étaient aussi de redoutables tacticiens et d’indéniables stratèges politiques. Si l’on revient à Poutine, sa vision du monde, fût-elle frustre, lui fournit un cadre de pensée et d’action, et l’homme est tendu vers un objectif central : la reconstitution de la puissance russe. Il ne faut pas voir en lui un potentat mobilisé par la seule conservation du pouvoir.

Il est vrai que certains observateurs et commentateurs, lorsqu’ils traitent du cas Poutine, se livrent à une forme malsaine de culte de personnalité, avec le retour de formules qui lassent (l’habileté et la souplesse du judoka, l’intelligence et la maîtrise du joueur d’échecs, etc.). A l’inverse, il ne faut pas céder au mépris. Avant le départ de l’affaire ukrainienne, Poutine a souvent été sous-évalué, et son projet géopolitique, ses tenants et aboutissants, ont été négligés. On voulait le voir comme une sorte de parrain mafieux accaparé par les questions politiques internes, qui chercherait d’abord à maintenir un équilibre entre les clans qui gravitent autour du Kremlin. Bien entendu, il n’a pas atteint tous ses objectifs, tant s’en faut. Malgré la rhétorique sur les BRICS et les économies émergentes, Poutine n’a pas mis à profit les hauts cours du pétrole des années 2000 pour moderniser l’économie russe. En réalité, le pouvait-il ? Le système de pouvoir est étroitement lié au "capitalisme monopolistique d’Etat" qui sévit en Russie. Il reste que cette dépendance économique handicape la politique de puissance de Poutine, d’où une certaine modération dans les négociations UE-Ukraine-Russie autour du gaz (alors que les relais de la politique russe en France nous expliquaient qu’il fallait se hâter de céder à Moscou, sous peine de rupture des approvisionnements de l’UE). Au-delà de Poutine, nous pourrions faire remarquer que l’action politique est soumise aux lois de l’"hétérotélie" : d’une certaine manière, nous manquons toujours notre but (cf. Jules Monnerot, Les lois du tragique, 1969).

Quelles ont été les effets des interventions en Crimée en février et mars 2014 ? Pour quel coût ? En outre, a-t-il vraiment atteint ses objectifs en Ukraine ?

Cyrille Bret : Les effets produits par les actions en Crimée et en Ukraine ont été tout à la fois négatifs dans le positionnement de la Russie et positifs au regard des objectifs fixés par les autorités russes. Le but de la présidence russe n’a jamais été d’engager une coopération harmonieuse avec l’Europe ou les Etats-Unis mais bien plutôt de retremper sa légitimité dans la construction d’un rapport de force. L’inclusion de la Crimée dans la Fédération de Russie puis les actions dans le Donbass ont exposé la Russie à des sanctions qui entravent le financement d’une économie mise à mal par une réduction drastique des cours des hydrocarbures. En revanche, sur la scène intérieure, la politique extérieure active du président russe lui vaut un large soutien confirmé par les sondages et par les échéances électorales successives, notamment le 13 septembre aux élections régionales.

En Ukraine l’objectif principal est atteint : il n’y aura pas avant longtemps un Etat fort et pro-occidental sur la frontière sud-est de la Fédération de Russie.

Jean-Sylvestre Mongrenier : En Ukraine, Poutine voyait la prise de la Crimée comme le préalable à une action bien plus large. Il pensait que la totalité de la partie orientale basculerait vers la Russie, et la mise en avant du terme de "Novorossia" était censée préparer l’étape suivante : un "quasi-Etat", satellite de la Russie, sur les territoires situés à l’est du Dniepr. Nous sommes loin du compte. Seul le tiers du Donbass est sous le contrôle plus ou moins lâche de Moscou, et Kiev a pu organiser des élections libres dans la quasi-totalité de l’Ukraine continentale. Soucieux il y a quelques années encore de ne pas contrarier Moscou en soutenant vigoureusement l’Ukraine, les gouvernements occidentaux ont fait bloc et ils lui ont apporté leur soutien. Au total, Moscou s’est aliéné l’Ukraine. Alors que les études d’opinion, au fil des ans, montraient que la grande majorité des Ukrainiens étaient partisans d’une politique d’équilibre entre la Russie et l’Occident (une combinaison de proximité politique avec Moscou et d’ouverture vers l’UE), le pays est désormais engagé dans une transition politique et économique interne, doublée d’un retournement géopolitique. Pourtant, contrairement à ce que Moscou affirme, les Occidentaux étaient très timides en Ukraine. L’Administration Obama privilégiait le "reset" et la coopération avec Moscou sur les grandes questions internationales, au détriment de l’Ukraine et de la Géorgie. L’influence de la Russie était grande à Kiev, mais la politique ukrainienne de Poutine visait la resatellisation pure et simple du pays. D’où cet effet d’hétérotélie : agressé en Crimée et dans le Donbass, le "peuple-frère" se détourne de la Russie.

Cela dit, Poutine s’est emparé de la Crimée sans coup férir et il en fait une plate-forme géostratégique, afin de projeter forces et puissance dans le bassin pontico-méditerranéen (voir l’engagement militaire russe en Syrie, à partir de la base de Sébastopol). La partie du Donbass dont il conserve le contrôle lui procure un pouvoir de nuisance qui menace l’Etat ukrainien. Poutine cherche désormais à faire de cette guerre hybride un "conflit gelé", ce qui lui permettrait de consolider ses gains et de relâcher la pression occidentale, mais il entend conserver la possibilité de réactiver ce conflit quand il le jugera nécessaire. Ainsi dispose-t-il d’une base d’action pour une nouvelle avancée territoriale en Ukraine, si les conditions géopolitiques et militaires le permettent. En revanche, le rattachement manu militari de la Crimée et la guerre hybride lancée au Donbass ont suscité une réaction occidentale (renforcement de l’OTAN en Europe centrale et orientale, sanctions économiques). Les sanctions aggravent les effets de la baisse du pétrole et la situation hypothèque l’avenir économique de la Russie. De plus, la Crimée coûte, et coûtera, très cher au budget fédéral (versement des pensions et dotations publiques, financement d’un gazoduc et d’un pont pour relier la presqu’île à la Russie).

En somme, le bilan est mitigé : des gains partiels, en deçà des espérances politico-stratégiques, et un coût très lourd, sur le plan économique comme sur celui de la diplomatie publique (l’image de la Russie à l’extérieur). Si l’on revient sur l’aspect financier de l’opération en Crimée, quelques chiffres doivent être conservés à l’esprit. En 2014, la Crimée a coûté 126 milliards de roubles au budget russe, soit plus de 3 milliards de dollars. Simultanément, la fuite des capitaux s’est accélérée et la détérioration globale de l’économie (ralentissement économique puis récession, dégradation des finances publiques) a entraîné la chute des marchés boursiers et celle du rouble. Dès avril 2014, un mois après le rattachement manu militari de la Crimée, les pertes représentaient une somme de 179 milliards de dollars. A cela, il faut ajouter que Moscou prévoit d’allouer 700 milliards de roubles à la Crimée d’ici 2017. Pour apprécier ces ordres de grandeur à leur juste valeur, il faudrait prendre en compte également le coût de l’engagement militaire en Syrie et celui des investissements dans les infrastructures civiles et militaires dans la zone Arctique, où Moscou revendique 1,2 million de km². A l’évidence, les ambitions de puissance excèdent les moyens ; on ne peut constamment marcher sur la pointe des pieds.

Les travaux en vue de l'organisation des JO de Sotchi en 2014 ont coûté 37 milliards d'euros à la Russie. L'objectif était notamment de développer l'hégémonie russe... Quels ont été les résultats concernant la perception de la Russie à l'international ?

Cyrille Bret : Tout dépend du point de vue qu’on adopte. Vue de Berlin, de Paris ou de Washington, la stratégie russe est inutilement agressive. Mais vue des émergents ou de Budapest, c’est la construction patiente d’une alternative aux alliances occidentales, aux organisations internationales perçues comme pro-occidentales. La Russie s’inscrit dans la construction longue d’une image de puissance alternative à l’occident.

Jean-Sylvestre Mongrenier : D’un point de vue extérieur, dans les sociétés occidentales en tout cas, ces travaux sont d’abord vus comme la manifestation d’un pouvoir qui a cédé à la démesure. Le montant appelle aussi l’attention sur l’importance de la corruption, inhérente à ce type de pouvoir : dans les systèmes autoritaires-patrimoniaux, la confusion des genres est systématique (entre le public et le privé, l’économie et la politique). A l’exception des convaincus, qui n’avaient pas besoin de cette manifestation sportive pour voir en Poutine une sorte de "Père Fouettard" venant fustiger les dirigeants occidentaux, on ne saurait affirmer que les JO de Sotchi aient assuré à la Russie une plus grande influence sur la scène internationale, moins encore de l’admiration et du respect. Il faut rappeler que les JO de Sotchi ont d’abord souffert des polémiques liées à leur coût faramineux. Ensuite, ils ont vite été éclipsés par les développements de l’insurrection civique en Ukraine, l’opération russe contre la Crimée, puis la guerre au Donbass. Il est probable que bien des gens, s’ils étaient interrogés sur les JO de Sotchi, confesseraient qu’ils ont oublié cette manifestation sportive.

En fait, la Russie est principalement vue comme un pays qui n’hésite pas à recourir à la force militaire, afin de modifier les frontières en Europe. Ce révisionnisme géopolitique armé suscite une certaine inquiétude dans les opinions publiques occidentales, et pas seulement en Pologne et dans les Etats baltes, contrairement à ce que les partisans de Poutine affirment. On éprouve un sentiment de "déjà-vu" et de retour du même, alors que l’on pensait la guerre froide définitivement terminée. Tout cela suffit à annihiler les effets d’une campagne de promotion de la Russie à l’étranger. Il faut y ajouter les assassinats de journalistes et d’hommes politiques, le dernier en date étant celui de Boris Nemstov : l’effet est désastreux. Les "fans" de Poutine y verront peut-être un complot de l’étranger, pour porter atteinte à la réputation du président russe, mais ils ne sont pas si nombreux. Les pro-russes les moins caricaturaux prennent soin aujourd’hui de se désolidariser des aspects les plus contestables du régime, pour ensuite affirmer qu’il faut "faire avec" et prendre en compte d’autres paramètres. Certains d’entre eux rappellent même les doutes et interrogations autour des attentats terroristes de 1999, qui avaient rythmé la montée en puissance de Poutine, tout juste nommé par Eltsine à la tête du gouvernement, et servi de prétexte à la deuxième guerre de Tchétchénie. In fine, ils expliquent qu’il faut aider Poutine à s’extraire de cette impasse, et donc soutenir sa politique en Syrie et au Proche-Orient. Le président russe est campé en "bon tsar" victime d’un mauvais entourage. Rien de neuf sous le soleil !

 
Commentaires

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  • Par Mike Desmots - 25/10/2015 - 10:15 - Signaler un abus Est-ce que Atlantico débute sa campagne d' 'intox....?

    Question subsidiaire ...Est-ce que les journaleux d'Atlantico sont vraiment sérieux...?

  • Par Pierre 74 - 25/10/2015 - 10:37 - Signaler un abus A l'Ouest, rien de nouveau...

    Sous le couvert de titres académiques, d'éminents spécialistes distillent la propagande otanienne qui ainsi poursuit son oeuvre : le méchant est à l'est, le gentil à l'ouest. Car il est entendu que l'extension de l'OTAN à l'est de l'Europe est un geste amical et nullement une forme d'annexion américaine...

  • Par Mkutch - 25/10/2015 - 12:36 - Signaler un abus Encore et encore...

    Encore un larbin de l'Etat français, lui-même devenu larbin de l'OTAN et sa répétitifve logorrhée d'intox. Ah! tous ces titres ronflants universitaires,; que ferait-on sans eux? Pauvres de nous, si ignorants sommes nous! Que ne diraient-ils pas pour gagner leurs substantifiques revenus payés essentiellement par les impôts? Peripatéticiens : ce mot existe-t'il?

  • Par vangog - 25/10/2015 - 13:54 - Signaler un abus C'est le dernier pouvoirs exclusivement Nationaliste!

    Poutine incarne ce pouvoir nationaliste avec brio, mais avec le même défaut qu'y avaient mis les socialistes allemands en 1940: un besoin d'expansionnisme pour affirmer la doctrine hors de la nation-mère, qui se transforme très vite en paranoïa, des que la Nation subit des revers dans sa couronne de pays satellites, ou chez les alliés geo-stratégiques, comme la Syrie. Rappelons que Poutine n'est intervenu en Syrie, qu'au moment où ses bases navales étaient directement menacées...si son objectif avait été La Défense du peuple Syrien, comme affirmé avec démagogie, il serait intervenu bien plus précocement... Mais le résultat est à la mesure de sa puissance militaire: il est en train de défaire les opposants, modérés ou immodérés (selon la mise en cases occidentale soumise à la très bête pensée droidelhommiste...) à Bachar-al-Assad et c'est tant mieux! C'est lui qui retirera tout le succès d'une victoire totale contre les islamistes, et c'est tant pis pour l'Occident, qui s'est largement planté au Moyen-Orient!

  • Par cloette - 25/10/2015 - 14:20 - Signaler un abus Chi lo sa?

    Heaven knows !

  • Par joke ka - 25/10/2015 - 14:43 - Signaler un abus Poutine défend les intérêts

    Poutine défend les intérêts de son pays et de son peuple on ne peut pas se glorifier des résultats de nos dirigeants occidentaux au M.O... c'est le chaos en Irak et Libye et des vagues déferlantes de migrants ..nos alliés? parlons en ! Erdogan l'islamiste ... évidemment si Atlantico choisit des énarques comme experts (comme Attali, Fabius et Hollande) on ne pourra plus se fier à ses points de vue

  • Par von straffenberg - 25/10/2015 - 15:14 - Signaler un abus Quel est le but de cette analyse ????

    Nullement fasciné par Poutine ii faut lui reconnaître ses succès diplomatiques après on peut polémiquer blabater rien ne m’empêche de penser que nos dirigeants occidentaux y compris Obama (qui ne pourra concilier pacifisme et hégémonie) ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux au Moyen orient . Bref cet article fait subtilement le jeu de la désastreuse diplomatie française .........bizarre vous avez dit bizarre

  • Par Mkutch - 25/10/2015 - 17:08 - Signaler un abus Putine expentionniste?

    Qu'aurait-on dit, qu'aurait fait la pacifique USA si une annexe de la CEI avait cherché à s'installer au Mexique? On a vu pur Cuba (et je ne suis pas un pote des Castro). L'OTAN se vautre dans son hypocrisie hégémonique et mortifère, de quelque baratin qu'on l'enrobe.

  • Par padam - 25/10/2015 - 17:55 - Signaler un abus Le Bien et le Mal, mais de quel côté?

    Ah ben ça c'est ben vrai!... C'est pas comme les Américains, nos chers amis, qui depuis la Corée jusqu'aux "révolutions arabes" et l'affaire ukrainienne, en passant par le Vietnam, l'Afghanistan, l'Irak,la Syrie..., j'en passe et des meilleures, n'ont engrangé que succès et gloire incontestés, du moins par vous et vos amis otanesques. Pitoyable plaidoyer sur fond de russophobie primaire...

  • Par Lucide42 - 26/10/2015 - 11:23 - Signaler un abus Xénophobie

    La peur des russes entretenue par l'OTAN est de la Xénophobie. La xénophobie est une « hostilité à ce qui est étranger », plus précisément à l'égard d'un groupe de personnes ou d'un individu considéré comme étranger à son propre groupe (endogroupe). Principalement motivée par la peur de l’inconnu3 et de perdre sa propre identité4, elle se détermine selon la nationalité, l'origine géographique, l’ethnie, la race présumée (notamment en fonction de la couleur de peau ou du faciès), la culture ou la religion, réelles ou supposées, de ses victimes, sous l'influence de croyances populaires5. Elle peut se manifester par l'exaltation de la culture de son endogroupe, à travers certaines formes de nationalisme par exemple, et le dénigrement, le rejet voire la destruction de la culture du ou des groupes étrangers, ou des agressions verbales ou physiques des membres de ce groupe, pour assurer la pureté présumée de l'identité de l'endogroupe6. Les attitudes xénophobes sont considérées comme une violation des droits de l'homme et condamnées, à ce titre, avec les attitudes racistes et discriminatoires, par les lois de certains pays, généralement depuis la fin du XXe siècle.

  • Par prifar - 26/10/2015 - 11:29 - Signaler un abus je ne sais pas si il est grand stratége ..mais lui

    au moins il tente quelque chose alors que nos gouvernants et notre charlatan regardent défiler les réfugiés sur nos routes sans faire grand chose ....tant que le problème de daech et consors ne sera pas réglé par les armes puisqu'ils ne comprennent pas autre choses que la force

  • Par zouk - 26/10/2015 - 15:20 - Signaler un abus Syrie

    Nous cherchons décidément tous les moyens de nous aveugler: que l'on aime l'idée ou pas, Bachar El Assad fait partie de la solution, Poutine l'a compris.

  • Par zouk - 26/10/2015 - 15:20 - Signaler un abus Syrie

    Nous cherchons décidément tous les moyens de nous aveugler: que l'on aime l'idée ou pas, Bachar El Assad fait partie de la solution, Poutine l'a compris.

  • Par legall - 26/10/2015 - 19:16 - Signaler un abus Privilégier la diversité d'opinion dans Atlantico

    A quoi bon deux intervenants pour la même analyse.

  • Par valencia77 - 27/10/2015 - 12:07 - Signaler un abus russes

    Dangereux! Ils preferent le Bolshoi au RAP! C'est anti democratique! Malgre les sanctions economiques le petrole et le gaz n'arrete pas de couler des puits de siberie, quelle injustice! Ils savent rien foutre sauf construire d'excellents avions de guerre.

  • Par Leucate - 27/10/2015 - 16:55 - Signaler un abus @vangog - la russie contrainte à l'expansionnisme

    C'est un constat qu'avait fait en son temps l'impératrice allemande Catherine II la Grande, succédant à sa belle mère l'impératrice Elisabeth 1ère, fille de Pierre le grand, un grande impératrice elle aussi. La Russie en effet n'a pas de frontières naturelles, constatait-elle, que d'immenses plaines propices aux charges de cavalerie (et de blindés). Pour protéger le centre, il lui fallait donc toujours repousser ses frontières le plus loin possible, ce qui l'amena d'ailleurs à lancer ses cosaques à la conquête de la Sibérie.

  • Par Tintin92 - 20/02/2016 - 10:54 - Signaler un abus Le Changement de ligne éditoriale est clair

    Vous avez commencé à prendre la ligne anti-Russe et vous diffusez aussi bien du politiquement correct que des analyses partiales ou parfois des contre-vérités. C'est décidé, mon abonnement c'est terminé, je ne le renouvellerai plus. Je ne paye pas pour avoir ça, ça existe en gratuit partout !!

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Cyrille Bret

Cyrille Bret, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, de Sciences-Po Paris et de l'ENA, et anciennement auditeur à l'institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) est haut fonctionnaire et universitaire. Après avoir enseigné notamment à l'ENS, à l'université de New York, à l'université de Moscou et à Polytechnique, il enseigne actuellement à Sciences-Po. Il est le créateur avec Florent Parmentier du blog Eurasia Prospective.

Pour le suivre sur Twitter : @cy_bret

 

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Jean-Sylvestre Mongrenier

Jean-Sylvestre Mongrenier est docteur en géopolitique, professeur agrégé d'Histoire-Géographie et chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis).

Il est membre de l'Institut Thomas More.

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