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Pourquoi séparer les banques de dépôt des banques d'affaires n'est pas la solution

C'était une promesse de François Hollande : le grand projet de loi bancaire est examiné par les députés pour assainir le secteur. Le but, séparer les activités spéculatives des banques des investissements utiles à l'épargnant.

Hold-up

Publié le - Mis à jour le 13 Février 2013

Trop de commentateurs concentrent leurs attaques sur le modèle de la banque universelle. Ce faisant, ils négligent la complexité et les vrais problèmes du système bancaire. 

La perversité de l’organisation du secteur bancaire et la nécessité de le réformer font l’objet d’un consensus grandissant. La nature de cette réforme est en revanche nettement moins consensuelle. Mais une des propositions profite du charme de la mythologie interventionniste du New Deal, une solution toute prête qui nous nous épargne l’effort de penser neuf et a pour elle l’autorité de la sagesse économique des années 1930 : rétablir le Glass-Steagall Act qui séparait les banques commerciales et les banques d’affaires.

Le fantôme de Franklin Roosevelt étant devenu le guide de l’opinion publique, il est heureux que la guerre déclarée aux banques par le candidat Hollande se limite aux apparences, et que la réforme proposée par le gouvernement soit essentiellement inexistante.

A mes yeux, les partisans de l’interdiction des banques universelles font trois erreurs importantes.

  1. La première vient d’un mauvais diagnostic. L’industrie financière pose un problème « systémique ». Cela signifie que ce n’est pas la composition interne de telle ou telle banque qui pose problème, mais les relations qu’entretiennent entre elles les différentes institutions financières. Ce ne sont pas les liens entre les différentes activités d’une même banque qu’il faut analyser en priorité, mais les interactions entre banques.

  2. La seconde erreur relève d’un mépris des faits. En effet, la concentration des critiques sur le modèle de la banque universelle, néglige qu’à l’exception de la banque écossaise RBS, les firmes ayant soumis l’économie à des risques systémiques étaient des institutions spécialisées : Washington Mutual (commerciale, 2008), Lehman Brothers (affaires, 2008),LTCM (hedge fund, 1998), Continental Illinois (commerciale, 1984)… Tout au contraire, les banques universelles ont joué un rôle clé dans le sauvetage des banques spécialistes lors de la dernière crise : JPMorgan Chase (universelle) ayant repris Washington Mutual et Bear Stearns(affaires) ; Merrill Lynch (affaires) ayant été secouru par Bank of America (universelle).

  3. Enfin, l’appel mystique à la sagesse de Roosevelt est une amnésie historique. Le système, par lequel des institutions semi-publiques – telle Fannie Mae fondée en 1938 – rachetaient aux prêteurs les crédits hypothécaires afin de stimuler le marché immobilier et de le rendre accessible aux ménages pauvres, est le cœur de la crise des subprimes. Ce système est hérité du New Deal.

Personnellement, si je suis en faveur du découpage des banques en petits morceaux, je trouve en revanche que la doctrine Glass-Steagall est un critère de découpage sans grande pertinence. Si la question du modèle de la banque universelle peut faire débat, un retour au Glass-Steagall Act ne répond pas aux problèmes systémiques du secteur bancaire. D’ailleurs la doctrine du « too big too fail » datant de 1984 et de la faillite de Continental Illinois, l’émergence du problème actuel dans la sphère publique précède de quinze années l’abrogation  du Glass-Steagall Act en 1999. L’objet de ce premier billet est juste de vous exposer ce que constitue le risque systémique à travers l’exemple du marché interbancaire.

 
Commentaires

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  • Par ElmoDiScipio - 08/02/2013 - 10:03 - Signaler un abus Merci Monsieur. Mais bon

    Merci Monsieur. Mais bon quelques précisions. Les banques de Détail ne drainent aucune épargne des ménages. Celle ci est l'apanage des Asset Managers (de 2.500 a 3.000 ards d'Euros sur les 3.300 ards totaux du patrimoine financier des français). Les dépots liquides des clients des banques couvrent essentiellement les besoins courts terme des banques. Il y a un "artifice comptable" où la reglementation considère comme du court ce qui en fait est bien un placement long terme bloqué du client 1er année d'eco financière : les banques en France sont quasiment toujours EN BANQUE. C'est à dire qu'elles dégagent un besoin net de liquidités que seule la BCE couvre (ou marché interbancaire international) contre des titres d'Etats en garantie. La transformation bancaire (preter long terme avec des ressources court terme) ne se trouve vraiment que dans les établissements spécialisés immobilier et Collectivités Locales (et encore). Ne pas oublier que les crédits non Souverains sont tous pondérés entre 50 et + de 200%. A 9 % de Cook la couverture est de 4 fois le défaut en temps de crise. La transformation n'existe qu'entre l'infra annuel. Ou entre le moyen/long terme.

  • Par ElmoDiScipio - 08/02/2013 - 10:04 - Signaler un abus Tiens un article modéré et (quasi) à contre courant

    Merci Monsieur. Mais bon quelques précisions. Les banques de Détail ne drainent aucune épargne des ménages. Celle ci est l'apanage des Asset Managers (de 2.500 a 3.000 ards d'Euros sur les 3.300 ards totaux du patrimoine financier des français). Les dépots liquides des clients des banques couvrent essentiellement les besoins courts terme des banques. Il y a un "artifice comptable" où la reglementation considère comme du court ce qui en fait est bien un placement long terme bloqué du client. 1er année d'eco financière : les banques en France sont quasiment toujours EN BANQUE. C'est à dire qu'elles dégagent un besoin net de liquidités que seule la BCE couvre (ou marché interbancaire international) contre des titres d'Etats en garantie. La transformation bancaire (preter long terme avec des ressources court terme) ne se trouve vraiment que dans les établissements spécialisés immobilier et Collectivités Locales (et encore). Ne pas oublier que les crédits non Souverains sont tous pondérés entre 50 et + de 200%. A 9 % de Cook la couverture est de 4 fois le défaut en temps de crise. La transformation n'existe qu'entre l'infra annuel. Ou entre le moyen/long terme.

  • Par ElmoDiScipio - 08/02/2013 - 10:12 - Signaler un abus Sinon l'image de Dexia

    Pour illustrer la séparation retail/Banque d'Affaire est un peu comique... Dexia n'a pas de Banque d'Affaire et Dexia AM est une entité séparée. La séparation est aussi une énorme illusion(et je reste poli). Car d'une part aucune banque de détail ne traitera dans le marché (c'est à dire avec toutes les banques d'investissements de la planète) ses besoins de couvertures et son ingénierie financière. C'est un peu comme si tous les producteurs de voitures faisaient appels à des ingénieurs concepteurs indépendants et non exclusifs. D'autre part en cas de crise le premier payeur d'un défaut d'une banque d'affaire (ou d'une banque de détail) serait les banques de son groupe c'est à dire sa banque de détail (ou sa banque d'affaire). C'est ce qui se passe dans le monde depuis 40 ans à chaque crise. La séparation des entités feraient exploser le nombre de titrisations dans le monde comme l'a fait l'hyper spécialisation des établissement de crédits aux USA depuis la crise des années 80 (credit consol, credit immo, crédit, voitures, credit publics,...) . Le raisonnement c'est toujours plus pratique à l'épreuve de l'histoire et des réalités du secteur.

  • Par EOLE - 08/02/2013 - 10:34 - Signaler un abus Question de moralité et d'efficacité économique

    La titrisation est un procédé qui consiste à vendre un risque redouté par le vendeur à un acheteur qui n'a aucun moyen de le mesurer ou, dit autrement, on liquide la créance en faisant courir à l'acheteur le risque d'être lui-même liquidé. Ceci est globalement destructeur pour l'ensemble de l'économie mais profitable pour l'architecte vendeur de la titrisation.

  • Par EOLE - 08/02/2013 - 10:45 - Signaler un abus Question de moralité et d'efficacité économique (2)

    Les produits dérivés permettent de parier par effet de démultiplication des variations de leurs cours sur toute valeur cotée officiellement ou non. Bien évidemment on peut à la fois acheter des produits dérivés et leur valeur support pour en manipuler les cours. Le système fait que les gros opérateurs plument globalement les petits à ce jeu de dupes. Le problème c'est qu'on est jamais certain d'être le plus gros et que les risques pris (quelques centaines de fois le montant global de la valeur support) peuvent entraîner des gains très forts mais aussi des pertes totales. Quant aux manipulations, elles peuvent être extrêmement ponctuelles, puisque les cours sont cotés en continu et les opérations passées au millionième de seconde.

  • Par EOLE - 08/02/2013 - 10:51 - Signaler un abus Question de moralité et d'efficacité économique (3)

    Ce qui importe donc est de protéger le consommateur et l'épargnant des risques inconsidérés pris par leur banque, souvent indirectement du fait des titrisations en cascades. Le mieux serait évidemment d'interdire ce type d'opérations. Le minimum est de les cloisonner en ne les autorisant qu'à des banques spécialisées dont le capital ne pourrait être détenu par une autre banque ou un assureur...

  • Par Equilibre - 08/02/2013 - 11:32 - Signaler un abus Proposition (très très) simple, pour ne pas dire simpliste

    pour ne pas dire plus. Et si on appliquait en avance une partie de bâle 3 et son ratio Tier 1. Cela permettrait d'amortir les conneries. Après, je ne doute pas qu'il y ait des conséquences dont certaines pourraient être fâcheuses... C'est juste un proposition très très simple

  • Par SteakKnife - 08/02/2013 - 13:31 - Signaler un abus Tout ça est très intéressant...

    ...mais ne répond pas à la vraie question : est-ce que les banques sont là pour financer l'économie réelle et investir, ou est-ce que les banques ne sont destinées qu'à s'en foutre plein les poches en faisant de l'argent avec l'argent, puis à se casser la gueule tous les 10 ans et entraîner tout le monde dans leurs conneries?

  • Par EOLE - 08/02/2013 - 14:02 - Signaler un abus La mémoire courte face à des faits têtus

    Vous avez la mémoire bien courte face à des faits extrêmement têtus. Souvenez-vous de l’affaire KERVIEL. Une perte de 5 milliards € pour la Société Générale. Cette somme représente le solde des positions acheteuses et vendeuses cumulées prises par KERVIEL sur un seul marché très étroit de produits dérivés. C’est d’ailleurs pourquoi il s’est fait prendre, vraisemblablement pas par la SG qui autrement aurait soldé ses positions sur une période plus longue pour limiter ses pertes mais probablement par une autorité de marché qui a enjoint la SG… Pour un solde de 5 milliards, le total des positions prises par KERVIEL devait avoisiner 100 milliards €, soit nettement plus que ne rapporte à l’Etat français la totalité de l’impôt sur le revenu. Chaque grande banque détient des milliers de comptes en produits dérivés souvent pour des montants bien plus importants que ceux gérés par KERVIEL qui n’était pas dans le top des traders de la SG. Le risque global est kolossal. Les Etats doivent par ailleurs garantir (en France 70.000 €) les dépôts des particuliers, bref suppléer la déficience des banques qui ont accumulés ces risques. Voilà de quoi il s'agit.

  • Par kassian - 08/02/2013 - 14:27 - Signaler un abus @EOLE

    les traders portent du risque dans leurs books (les banquiers corpo aussi) c'est pourquoi la banque a des contraintes énormes en capital réglementaire (encore augmentées à l'occasion de Bâle III). En pratique la banque d'investissement bénéficie de son propre funding coté actif et passif. La séparation avec la banque de détail ne changera pas grand chose. D'ailleurs Kerviel malgré sa paume colossale n'a pas fait couler la banque et aucun épargnant de Société Générale n'a été lésé : la séparation n'avait aucun intérêt dans ce cas d'espèce.

  • Par Vinas Veritas - 08/02/2013 - 16:15 - Signaler un abus une vérité tout de même

    l'article déclare la vérité qui transparait : le secteur bancaire dans son ensemble constitue un secteur tout à fait à part et qu'il nomme comme industrie financière. Les banques n'ont pas pour objet de produire mais de faciliter les échanges de liquidités pour les producteurs/consommateurs de biens et services. Tout est dit !

  • Par The_Wizard - 08/02/2013 - 17:08 - Signaler un abus point barre

    les pertes de trading lèsent évidemment les épargnants (contrairement à ce que dit l'article). les banquiers font supporter leurs pertes liées à la spéculation sur la communauté, comme: 1/ les épargnants qui ne demandent pas que leurs économies soient jouées au casino. 2/ l'état/le contribuable, qui assure la politique économique et sociale de la nation. ni l'un ni l'autre ne sont tenus de supporter les extravagances des spéculateurs. conclusion: séparation des activités qui ameneront les responsables à assumer leurs responsabilités, réguler les banques de dépot dans cet objectif. point barre.

  • Par EOLE - 08/02/2013 - 19:48 - Signaler un abus @Kassian

    Malheureusement tous ces casinos bancaires sont interconnectés et interdépendants. Une brusque défaillance, comme une panique boursière, ferait sauter en cascade tous les casinos sans que quiconque puisse réagir opportunément. Cela ferait simultanément des dizaines de milliers de "soldes KERVIEL" soit quelques centaines de milliers de milliards d'Euros... une paille quoi. En raison des participations croisées tout le système bancaire et assuranciel s'effondreraiente et les épargnants pourraient dire adieu à leurs petites économies. Et ce ne sont pas les réserves d'aucun "Bâle" qui pourraient absorber ces pertes gigantesques, même en les multipliant par 100 (presque dix fois les bilans très incomplets présentés par les banques).

  • Par ElmoDiScipio - 10/02/2013 - 12:52 - Signaler un abus Il est dommage

    qu'un tel article sérieux et détaillé soit encore une fois pollué par les énièmes beaufitudes de paumés des forums. La crétinerie tient vraiment chaud à tous les décérébrés.

  • Par The_Wizard - 12/02/2013 - 14:02 - Signaler un abus Il est dommage,

    que l'article se fondasse sur des idées confuses qui conduisent de mauvais raisonnements qui aboutissent à des solutions balourdes. Avant de proposer de découper les banques en petits morceaux, il faudrait comprendre ce qu'elles font, à commencer par savoir ce qu'est une banque d'affaire, un conseil d'entreprises qui peut s'intéresser aux marchés dans ce sens. L'exemple de Kerviel évoqué dans l'article n'a rien à voir et il est ridicule de séparer banque d'affaire/banque dépôt, si on ne comprend pas le global capital market et la confusion des genres qui aboutissent aux crises, dont l'actuelle.

  • Par laurentso - 13/02/2013 - 11:16 - Signaler un abus L'exemple de Kerviel est mal choisi

    S'il n'a pas fait couler la SG, il s'en est fallu de peu ! De plus, Kerviel n'était qu'une goutte d'eau par rapport aux actifs pourris de la SG que la banque avait d'elle-même placée dans une structure séparée (dont on sait peu de choses, d'ailleurs, vue qu'elle est hors-bilan). D'autre part, les banques d'affaires qui ont coulé en 2007-2009 n'ont pas entraîné la faillite du système, justement. Voila un exemple, cité par l'auteur, qui plaide pour la séparation bancaire. Enfin, le caractère "investisseur de long terme" des banques d'affaires reste à démontrer. Où en sont les engagements dans des produits pourris style subprimes ? Où en sont les activités de conseils de ces banques, qui vont pour une bonne part dans le sens de fusions-acquisitions destructrices de valeur pour l'actionnaire, à long terme ? Il ne s'agit pas de séparer les activités pour que 2/2 = 1 + 1 mais de redéfinir le rôle de la Finance, au sens large, dans l'économie réelle. Les endettements des Etats, le développement durable, nécessitent des investissements pour 40 ans. Comment les financer avec des banques dont l'horizon dépasse rarement la quinzaine de jours ?

  • Par ElmoDiScipio - 13/02/2013 - 12:54 - Signaler un abus Laurentso

    Vous êtes vraiment prof d'économie ou c'est juste pour amuser la galerie ? Expliquez nous ce qu'est un sub prime ? En quoi il est un actif pourri ? Role de la finance ? Aucune statistiques ne démontrent autres choses que les banques prettent chaque années plus que les années passées aux ménages et aux PME (Banque de France) C'est quoi la refonte de la finance ? Encore plus de prets.. à l'anglo saxonne ? La banque n'a pas d'horizon en particulier elle transforme les circuits financiers pour mettre en parallèle des besoins à 24 heures ou à 30 ans. A part les reportages TV qui se font l'écho de commerçants ou de micro entrepreneurs qui pleurent de ne pas avoir plus de trésorerie pour payer leurs salariés.. je n'ai jamais vu les PME en France se plaindre des restrictions de crédit. Même le capital risque francais et les baby angels qui financent les start ups se plaignent d'avoir plus d'argents que de projets.... La France a besoin d'entrepreneurs pas de renouveau des banques .. c'est du leurre sémantique.

  • Par laurentso - 13/02/2013 - 13:44 - Signaler un abus @ElmoDiScipio

    Vous vivez sur quelle planète pour ne pas savoir ce que sont les subprime ? Les "statistiques" que vous évoquez, évidemment, montrent une hausse des encours. Encore heureux ! "Je n'ai jamais vu les PME en France se plaindre des restrictions de crédit." Vous rigolez ou quoi ? Tous les petits patrons se plaignent des taux usuraires demandés par les banques lorsqu'ils souhaitent financer un investissement. Cela demeure un peu moins vrai aujourd'hui que les taux sont faibles, mais allez voir un banquier avec un business plan, vous m'en direz des nouvelles... La France a besoin d'entrepreneurs ET d'un remodelage complet de la Finance, c'est à dire de la manière dont l'épargne des ménages est utilisée pour financer l'économie à moyen et court terme (je sais, c'est plus compliqué que cela...).

  • Par The_Wizard - 13/02/2013 - 15:12 - Signaler un abus @ laurentso + ElmoDiScipio

    les activités très risquées mais très lucratives sucent largement le sang de l'économie quand ça tourne au vinaigre; des banques sauvées à milliards sur le dos du citoyen/entreprise par des gouvernements que les questions économiques dépassent(sauf à être corrompus). des états comme la France ou la grèce conduisent des politiques sociales/économiques comme un banquier décadent, toujours sauvé par la cavalerie des contribuables et des épargnants. Voilà le problème. Vous pouvez tourner la chose dans tous les sens, les seules réformes à entreprendre, c'est l'instauration d'un libéralisme social économique qui se désintéresse des banques en faillite, et un état qui protéger le béotien épargnant dans son pouvoir d'achat. traduction: séparation des activités, émergence d'entités type caisses d'épargne/mutuelles dont les activités seraient réglementées; permettant à chacun de choisir son client/fournisseur de finance, selon ses besoins et son appétence aux risques.

  • Par ElmoDiScipio - 13/02/2013 - 15:45 - Signaler un abus Laurentso

    Non non c'était une boutade, c'est juste pour esperer vous entendre dire que le Subprime c'est un juste pret pas un produit financier toxique ou pas comme il semble transparaitre dans la bouche de ceux qui ni connaissent pas grand chose Le spread credit des PME en France a baissé comme dans tous les pays de l'OCDE a des niveaux INACCEPTABLES ce qui est l'origine de la crise depuis 2006. Mais il est hélas devenu cretin de considérer un spread de 1,5 % sur des taux à 2% totalement inacceptable des banques quand ces mêmes spread étaient à 2-3% 10 ans plus tot quand les taux étaient à 5-6% Pour le reste l'Epargne francaise ne sert jamais les PME car elle est captée pas l'Etat dans des placements obligataires faussement présentés comme sans risque et par la reglementation bancaire qui oblige tous les acteurs financiers à détenir ces titres comme garanties diverses. Tant que votre imagination vous fera croire que les banques doivent prendre l'Epargne des ménages pour la prêter aux PME, vous n'aurez tjrs rien compris au fonctionnement du secteur. Merci a The Wisard pour sa contribution claire et frappée au coin du bon sens. Démonstration magistrale ... on applaudit.(sans rire)

  • Par ElmoDiScipio - 13/02/2013 - 15:53 - Signaler un abus Laurentso(suite)

    Si le rôle d'une banque était d'utiliser (même avec son accord) l'épargne d'un ménage pour le prêter aux PME nous serions dans un systeme de conflits d'intérêts : le banquier juge la rentabilité d'une PME avec l'argent des autres...ne prend pas de risque et empoche son gain quel que soit le résultat. Cet exemple un peu simpliste est hélas l'image stupide qu'ont les grands contempteurs de la finance (pourtant les 1er à dénoncer les moindre manque déontologiques). L'Epargne c'est l'Assurance, les Assets Managers et dans une moindre mesures les Notaires... Pas les banques. ET C'EST SAIN ET NORMAL. Les seuls cas sont les Financements des grands structures (dans les BFI) où l'Epargne est celle d'autres institutionnels aguerris. Quand vous aurez compris ce simple état de fait vous aurez compris l'inanité d'une séparation BFI/banque de Détail, compris l'origine de la crise actuelle (tout sauf du fait des BFI) et compris que le financement de l'économie souffre de la demande pas de l'offre.

  • Par ElmoDiScipio - 13/02/2013 - 15:56 - Signaler un abus @The Wisard

    "les activités très risquées mais très lucratives sucent largement le sang de l'économie " Vous nous donnez un exemple CONCRET et expliquez comment ça marche et comment on fait des "gains faciles" ?

  • Par The_Wizard - 14/02/2013 - 08:58 - Signaler un abus @ElmoDiScipio

    vous trouverez quantités d'exemples sur quantités de produits fixes/variables, indices et bien sur les dérivés de ces produits, sur internet. le principe reste que plus vous misez, plus vous vous exposez, plus vous tentez des gains importants, à l'inverse des pertes parfois encore plus importantes; coté francais, la Société Générale s'étaient d'ailleurs fait une spécialité de prendre des risques, en lancant leur "grosse voiture du capital market" à 200 km/h en plein centre ville sans se demander si les freins fonctionnaient; pas très raisonnable (à mon sens). Cela dit, les Fangio du dérivé font ce qu'ils veulent, mais avec leurs fonds (propres); les banques n'ont pas à couvrir leurs mises de casino avec les clients de la banque commerciale. cela devrait tomber sous le bon sens. donc séparation. c'est assez clair.

  • Par ElmoDiScipio - 14/02/2013 - 16:22 - Signaler un abus The Wisard

    Pschitt.... Des exemples pas la litanie du vocabulaire de la presse à scandales svp. "Un produit variable, fixe, dérivés et indice..blabla bla " ca ne veut rien dire, ce sont des supports d'investissements ou d'emprunts.. en aucne façon des explications plausibles de votre première affirmation. Vous faites comment pour faire du fric facile avec un emprunt à taux variable ou un placement sur Indice SX5E (avec ou sans dérivés) ??? Des explications pas du "name dropping" ... La SocGen n'a de mémoire jamais fait faillite ou perdu du fric sur sa BFI en rapport avec de la gestion de Casino de ses fonds propres. C'est un intermédiaire de génie sur les dérivés actions.... pas une banque de Trading pour compte propre. Je ne vois d'ailleurs pas d'où vous tirez ces brumeuses (pour ne pas dire fumeuses) explications. Peut être n'avez vous aucune compréhension du fonctionnement d'une activité de trading..

  • Par ElmoDiScipio - 14/02/2013 - 17:50 - Signaler un abus The Wisard

    Quand vous déposez votre épargne à votre banque vous déposez quoi ? Du liquide ? Non bien sur .. mais des titres ou des fonds ... donc cela ne rentre pas dans le bilan de la banque par nature....... Alors que font les banques de vos liquidités ? Ah ben non bien sur, les banques sont en général en manque de liquidités quotidiennes d'où les refinancements BCE. Ah ben mazette les banques n'ont donc aucune épargne des clients pour faire mumuse au Casino ? Pas cool.

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Acrithène

Acrithène tente tous les jours de vulgariser la science économique sur son blog.

Il est diplômé d’HEC Paris (finance) et de l’Ecole d’Economie de Toulouse (économie théorique) et actuellement doctorant.

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