Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mardi 30 Mai 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Pourquoi Marine Le Pen a raison sur le critère de recomposition de la vie politique qu'elle pressent (mais largement tort sur le fait que le FN pourrait en profiter seul)

Lors de son discours à l'issue des résultats du second tour des régionales, la chef du Front national a déclaré que, pour 2017, l'offre politique opposerait "mondialistes" et patriotes".

Fin du clivage droite-gauche ?

Publié le - Mis à jour le 18 Décembre 2015

Lundi 14 décembre, Jean-Pierre Raffarin s'est d'ailleurs positionné sur cette déclaration, et s'est identifié aux "patriotes d'ouvertures" par opposition aux "patriotes de fermeture". Quelles en sont les différentes nuances ? Comment les discours et les programmes des différents partis se structurent-ils autour de ce marquage, quelles en sont les différences tant sur les thématiques économiques, que sociales etc ?

Pierre-Henri Tavoillot : D’accord avec cette distinction, à ceci près que je refuserais aux “patriotes de fermeture” le qualificatif de patriote, car on sait ce qu’a donné la ligne Maginot … Mais il faut entendre et mettre clairement sur la table les critiques des “souverainistes”, notamment à l’égard du fonctionnement de l’Europe aujourd’hui. Elle est économique, mécanique, bureaucratique, mais elle n’est pas politique ; et il faut que les gouvernants — représentants des peuples — reprennent la main à tous les niveaux. Je crois qu’on peut être pro-européen en étant souverainiste, c’est-à-dire penser que la marge de manœuvre de la France augmentera grâce à l’Europe.

A vrai dire, c’est même la seule manière sensée d’être européen — Mais, pour y arriver, il faut faire une critique radicale et constructive des évolutions de l’UE. Le projet Europa de Valéry Giscard d’Estaing, trop peu débattu, me semble la seule perspective plausible actuellement disponible. Il s’agit, selon lui, d’ajouter à l’UE des 28, à l’espace Schengen des 26, à la zone euro des 19, une autre Europe : un cercle “noyau dur” de 6 ou 7 pays prêts à s’engager dans un processus d’intégration budgétaire, fiscal et diplomatique accru. Ce cercle renouerait avec une “certaine idée de l’Europe”, c’est-à-dire avec quelque chose comme la civilisation européenne. Comment la définir ? Là encore, on peut avancer des idées simples et claires : c’est une civilisation à la fois chrétienne et laïque — laïque parce que chrétienne ; c’est aussi la civilisation de l’autonomie, qui a permis à tous les individus quels que soient leur classe, leur race ou leur sexe d’accéder à l’âge adulte et à une citoyenneté de plein exercice ; c’est enfin la civilisation de l’Etat-Nation, de la démocratie et de l’esprit critique. Ce n’est pas rien tout de même ! La tâche consiste à inventer la structure politique qui permette à cette entité culturelle majeure d’exister. Et, là, je ne vois cette question essentielle abordée dans aucun parti !

Raul Magni-Berton : Le terme "patriote" n'est qu'un slogan. Tout le monde est patriote, surtout lorsqu'il n'y a que les votes des compatriotes qui comptent. Mais si on traduit les expressions de Marine Le Pen et Jean-Pierre Raffarin dans des termes plus neutres, on peut aisément comprendre qu'ils disent la même chose. L'un est protectionniste (Le Pen) l'autre est mondialiste (Raffarin). Cette opposition est très marquée entre partis de centre-droite et d'extrême droite. A gauche c'est différent : les partis d'inspiration socialiste ont toujours défendu à la fois l'internationalisme et la protection sociale. Mais défendre les deux est une position difficile puisqu'il est plus aisé de concevoir une politique de solidarité lorsqu'on identifie une communauté au sein de laquelle cette solidarité s'exerce. Pour cette raison, le PS et ses alliés sont aujourd'hui moins crédibles pour offrir une protection à leurs citoyens. 

Yves Marie Cann : En politique expérimenté, Jean-Pierre Raffarin signifie avant tout à Marine Le Pen et à ses soutiens qu’ils n’ont pas le monopole du patriotisme et souligne à juste titre que l’on peut tout à fait être attaché à son pays, ses valeurs, son histoire, etc. sans pour autant prôner la fermeture au monde et donc des frontières. Jean-Pierre Raffarin s’inscrit ainsi dans la continuité d’une droite à la fois modérée, européenne et ouverte sur le monde.

Le « peuple » de gauche n’est pas insensible à la thématique du protectionnisme économique mais celui-ci doit alors s’inscrire dans un cadre européen et ne saurait s’accompagner d’une fermeture des frontières. La difficulté aujourd’hui pour la gauche vis-à-vis de larges pans de la population, c’est que l’Europe est avant tout perçue comme le cheval de Troie des excès et des dérives de la libéralisation des échanges économiques, lesquels fragilisent notamment les classes populaires. 

Le protectionnisme économique est d’ailleurs un point de différenciation majeur entre une grande partie de l’électorat FN et celui de LR qui perçoit la mondialisation des échanges économiques avant tout comme une opportunité. Toutefois sur le plan culturel, notamment à travers la thématique de la défense de l’ « identité française » ou des références à l’héritage judéo-chrétien, les porosités s’avèrent fortes entre les deux électorats.

Marine Le Pen sous-entend par-là que le Front national serait la seule formation politique à tirer partie de cette demande... Cela vous semble-t-il vraiment justifié ?

Pierre-Henri Tavoillot : Il me semble qu’après le 11 janvier puis le 13 novembre, le “patriotisme” a cessé d’être un monopole d’extrême droite : enfin ! Le retour du tragique dans l’histoire de France a permis de renouer avec la conviction qu’il y avait un socle non négociable de “valeurs” qui méritent d’être défendues et qui sont motifs de légitime fierté. C’est plutôt un bon signe qui témoigne d’une aptitude au sursaut de notre démocratie réputée “tardive” et lasse. Et il me semble que ce même patriotisme sera fatal à Marine le Pen lors de la présidentielle — je prends ici ce risque de prévision —, car je ne vois pas les Français accepter de donner d’eux-mêmes une telle image au monde. J’ose espérer qu’ils ont encore cette forme d’orgueil.

Raul Magni-Berton : Les partis politiques qui ont percé par une critique systématique des élites ne sont pas toujours d'extrême droite. En Grèce, en Espagne ou en Italie des partis de gauche ont réussi à percer par leurs intention de protéger les citoyens contre une trop forte dépendance de stratégies internationales qui leur enlèvent le sentiment de contrôler leur avenir. De même, les mouvements "altermondialistes" critiquent, de fait, la mondialisation telle qu'elle se développe actuellement. 

Mais il est vrai qu'en France c'est le FN qui a réussi a capter l'attention des électeurs qui souhaitent plus de protection. De plus, s'agissant d'électeurs à revenus modestes et plutôt isolés, il est plus difficile pour eux de s'organiser. Quand un parti arrive à coordonner ces personnes, il se crée un phénomène "boule de neige", un peu comme les réseaux sociaux. 

Cela n'empêche pas d'autres partis en France de s'adresser à cet électorat, comme par exemple, le Nouveau Parti Anticapitaliste.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Mike Desmots - 15/12/2015 - 07:46 - Signaler un abus Marine Le Pen a compris quelle ne pourra pas être présidente..

    sans faire d' analyses complexes style science Po ou journaleux de gauche , tout le monde se rend compte ,que cette élection valide la nature ,la force et l'interchangeabilité des partis gauche/droite en présence ,d'abord le FN (petit parti) s'est battu seul ! contre, la Nomenklatura au pouvoir et ses réseaux, les gauches et le PS , LR/UMP et les centres, la press et les médias de gauche et au final les animateurs de la désinfo de service ,les sociétés de sondages...! A la réflexion.... , je me demande en toute honnêteté, dans ces circonstances quel parti en France aurait put faire mieux ? ou à la limite... égalité...réponse aucun....!

  • Par cloette - 15/12/2015 - 10:37 - Signaler un abus patriote mondialiste

    un patriote ( c'est à dire souverainiste ) peut être mondialiste et un mondialiste peut être patriote ! Il y a cependant des mondialistes purs , par exemple l'Eglise catholique qui n'a pas de patrie en principe, je cherche un exemple de patriote pur ( la Corée du Nord ? même pas ! son chef n'a t il pas fait ses études en Suisse ? ) Il faut de plus s'entendre sur le sens du mot mondialisme politique avec un Gouvernement mondial ? culturel ? (, celui qui existe depuis au moins Louis 14 ! depuis toujours en fait ! ) On parle sans doute du mondialisme économique , il existe aussi depuis toujours , mais ne masque t il pas aujourd'hui des ambitions dictatoriales ?

  • Par Angelique E - 15/12/2015 - 10:41 - Signaler un abus recomposition identitaire

    Je ne suis pas vraiment d accird avec les conclusions developpees. LeFN augmente parce qu il est le seul a defendre l identite francaise voire meme europeenne face a l immigration de masse et maintenant l islamisation pressante avant c etait le RPR sui tenait ces discours mais avec de moins en moins d actes accordes au discours : la droite n a plus le choix si elle veut donner la priorité a la defense de l identite. Celle ci parait d autznt pnus prioritaire piur les ckasses populaires touchees par l apauvrissement face aux avantages donned gebereusement et sans contrepartie aux immigrés auxquels on n exige meme pkus l assimilation ni même l integration. Je pzrtage donc bp plus l analyse d Atlantico sur la recomposition du paysage politique. Mais dans tous les cas il semblerait que le PS soit aujourd hui en meilleure pisition face au LR pour survivre et regler la mise du centrisme, droite et gauche. A moins que le LR se divise d ici 2017.

  • Par GP13 - 15/12/2015 - 10:55 - Signaler un abus Les frontières sont d'abord des limites.

    Les partisans de la mondialisation ne veulent pas de la notion de limites. Ce sont les puissants, profiteurs qui s’accommodent de la loi de la jungle. Ceux là s'enrichissent énormément. Ils justifient cela en faisant remarquer que la pauvreté diminue dans le monde, en camouflant soigneusement que la précarité augmente énormément et partout. Paradoxalement, les tenants de l'abolition des limites, comme tous les idéologues, restent aveugles aux réalités: La COP 21 a créé, pour le monde, une nouvelle limite , celle de la hausse de la température. Pourquoi ce qui serait valable pour le monde ne le serait pas pour les peuples ?

  • Par vangog - 15/12/2015 - 11:41 - Signaler un abus Cette réflexion des patriotes nous amène sur le terrain

    philosophique. Car nous devons reconnaître que les patriotes ont une longueur d'avance sur les mondialistes, non seulement dans les urnes, mais aussi dans les idées. Cette avance se confirme dans tous les pays de l'Est, qui ont connu la dictature socialiste, et se révèlent mieux armés contre la dictature technocratique europeiste. Avec la France patriote, ils seront le fer de lance de ce nouveau mouvement patriotique qui convaincra l'Europe que le mondialisme est une impasse mortelle. Si elles le sont sur le plan politique, les deux positions ne sont pas si antinomiques que cela, sur le plan philosophique. Elles peuvent même se rejoindre sur certains points...la vision d'un monde sans frontières et du métissage universel est probablement ce qui attend le monde, à terme. Mais ceux qui veulent précipiter et forcer cette mixité, courent le danger de confronter des populations qui possedent plusieurs siècles de retard sur la globalisation, les unes avec les autres. Ils font, d'autre part, une erreur grossière typiquement gauchiste, en croyant que la pauvreté doit s'exiler afin de trouver refuge dans les pays les plus riches. Cette erreur (Merkel) est mortifère et génératrice de guerre

  • Par vangog - 15/12/2015 - 11:51 - Signaler un abus Le mondialisme et le patriotisme se rejoignent philosophiquement

    en refusant la théorie gauchiste de "l'exil contre la pauvreté", et en acceptant l'axiome que "les peuples ont vocation à vivre et prospérer dans le pays de leurs origines", la mondialisation et le patriotisme peuvent devenir amis! Il suffit alors d'imaginer des instruments permettant aux peuples de rester sur les territoires de leur enfance. Ceci implique d'en finir avec le très bête "devoir d'ingérence" gauchiste, de cesser les subventions aux associations caritativo-immigrationnistes, et de laisser les pays qui en sont séparés, franchir naturellement les cinq siècles qui les séparent de la globalisation. Les dictateurs éclairés tels que Assad, Al-Sissi, El Sebsi doivent être appuyés par l'Occident, alors que les dictateurs archaïsants des monarchies pétrolifères et de la Turquie doivent être combattus.La Lybie réclame un nouvel homme fort capable de Federer les clans et tribus, en usant de la force, si nécessaire, et l'Occident doit perdre sa vision messianique et bisounoursique du monde, laissant la nature faire son travail historique. Car les guerres civiles et immigrationnistes dont nous sommes menacés, sont les conséquences de l'ingérence occidentale dans la politique orient

  • Par cloette - 15/12/2015 - 12:32 - Signaler un abus une Europe des Nations

    Comme elle a toujours été ! ce serait mieux que cette Europe fabriquèe actuelle qui n'apporte rien culturellement . De même un monde harmonieux serait l'idéal avec entraide des plus riches envers les plus pauvres et des pays qui garderaient leurs élites qui n'auraient pas envie d'émigrer , ce serait l'idéal !

  • Par Clodo31 - 15/12/2015 - 15:25 - Signaler un abus Guignols

    Mais ces guignols vivent dans le microcosme parisiano-bobo cher a Raymond Barre... Ils n'ont pas compris que le vote FN, c'est avant tout le rejet d'un système oligarchique, composé au mieux de fieffés menteurs, au pire d'escrocs et de repris de justice. Quarante ans qu'ils nous servent la même soupe socialiste: assistanat, fonctionnairisation, endettement et incurie nous ont ruiné, alors autant voter pour le FN, eux au moins n'ont pas encore prouvé leur malhonnêteté.

  • Par l'enclume - 15/12/2015 - 17:34 - Signaler un abus J'ai la mémoire qui flanche !!!!!

    Clodo31 - 15/12/2015 - 15:25 - Prenez exemple sur la révolution française. Les grands bourgeois ont été remplacés par de petits bourgeois qui voulaient la place. Le résultat, le peuple a été berné. Cela se passe toujours ainsi, depuis de très, très nombreuse décennies.

  • Par winnie - 15/12/2015 - 17:42 - Signaler un abus Donc...

    A en croire pas mal de contributeurs de ce site et des gens de la rue ( 50% abstantioniste ) il n'y a rien a faire, plus qu'a laisser faire. LR ne vaut rien, PS ne vaut rien, FN serait incapable. Ne vous faites pas d'illusion, d'autres changerons pour vous et vous vous soumetterez! Il ne faudra pas vous plaindre !

  • Par Ganesha - 15/12/2015 - 17:54 - Signaler un abus France 5

    Pour ceux que cela peut intéresser, Florian Philippot a été reçu hier soir, lundi, pendant une demi-heure sur France 5, en première partie de ''C'est à vous''. Et on l'a laissé parler, avec courtoisie ! Même le journaliste Patrick Cohen a été correct. Quelle différence avec l'émission qui vient juste avant : C'est dans l'Air'', avec Yves Calvi, gros con de droite et sa troupe de courtisans ! Disponible pendant une semaine sur France.pluzz.fr

  • Par Anguerrand - 15/12/2015 - 20:54 - Signaler un abus " Gros con de droite " dit Ganesha

    Vous ne pouvez pas vous empêcher d'être d'une grossièreté crasse. En lisant votre post, jetait d'accord avec vous mais systématiquement votre propos est dévalué par votre grossièreté, question d'éducation? Si tous les membres du FN sont comme vous ou Vangog, ça ne donne pas envie de voter FN. Le QI est bien bas. Par ailleurs, le refus des journalistes de recevoir des politiques FN etaient un scandale.

  • Par vangog - 16/12/2015 - 01:39 - Signaler un abus Je le vois plutôt socialiste, Calvi...

    excellent manipulateur de plateau télévisuel, se posant beaucoup de questions, comme un bon journaliste, mais possédant très peu de réponses, comme un politicien gauchiste...oui, c'est ça...socialiste tendance Melanchoniste!

  • Par Ganesha - 16/12/2015 - 05:16 - Signaler un abus Politique à la Télé

    D'après les commentaires que je lis ici et là, nous sommes nombreux à partager la même opinion : nous regardions ''C'est dans l'Air'' avec plaisir il y a dix ans, nous la regardons beaucoup moins aujourd'hui et avec plus d'exaspération, sachant que mr Calvi n'invite dans son émission que des intervenants ''bien pensants''. Je serais curieux de connaître l'évolution des chiffres d'audience ! Vangog, Il est amusant que je ressente Calvi comme un ''beauf de droite'', alors que pour vous,''c'est un socialiste''. Cela prouve simplement que nous sommes d'accord sur la notion d'UMPS ! Regardez, si vous le pouvez, ce ''C'est à Dire'' : c'est un véritable ''bol d'air frais'' : Florian Philippot y est traité comme un ''Être Humain'' ! Sur Arte, dans son 28 minutes, Elisabeth Quin n'est certainement pas ''pro-FN'', mais elle semble un peu plus capable de réfléchir et de comprendre...

  • Par Mike Desmots - 16/12/2015 - 07:14 - Signaler un abus au final c'est les patriotes des autres pays ....

    qui nous vendent le mondialisme.. ...pour mieux exister...!

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Pierre-Henri Tavoillot

Pierre-Henri Tavoillot est philosophe, spécialiste de l'histoire de la philosophie politique. Il codirige la collection "Le Nouveau collège de philosophie" (Grasset). Il a notamment publié Tous paranos ? Pourquoi nous aimons tant les complots en collaboration avec Laurent Bazin (Editions de L’Aube, 2012) et vient de faire paraître Faire, ne pas faire son âge aux éditions de L'Aube.

Voir la bio en entier

Raul Magni-Berton

Raul Magni-Berton est actuellement professeur de science politique à Sciences Po Grenoble.

 

Voir la bio en entier

Yves-Marie Cann

Yves-Marie Cann est politologue, spécialiste de l’Opinion publique. Il a dirigé les études d'opinion (Politique, société et affaires publiques) au sein de l'Institut CSA. Il est désormais Directeur des études politiques chez Elabe, cabinet d'études et de conseil.

Suivez Yves-Marie Cann sur Twitter : @yvesmariecann

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€