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Pourquoi il est urgent de réparer les institutions de la Ve République avant de miser sur les gadgets démocratiques comme les primaires

Primaires à gauche comme à droite, débat sur le cumul des mandats, réforme du septennat... A mesure que les Français ont délaissé la politique, les réponses apportées n'ont eu de cesse de revenir sur les fondements de la Vème République.

Dévoiement des institutions

Publié le - Mis à jour le 22 Janvier 2016
Pourquoi il est urgent de réparer les institutions de la Ve République avant de miser sur les gadgets démocratiques comme les primaires

Atlantico : Primaires à gauche comme à droite, débat sur le cumul des mandats, réforme du septennat... En quoi ces dernières réformes portent-elles atteinte à l'esprit de la constitution imaginée par Charles de Gaulle ?

Maxime Tandonnet : A mon avis, la pratique des institutions actuelles n'a plus grand rapport avec la Vème République créée par le Général de Gaulle. Ce dernier a créé un président de la République qui devait être le guide de la France, le gardien des institutions, le garant de la sécurité et de l'avenir du pays, placé au-dessus des factions et de la politique politicienne. Il suffit de relire l'article 5 de la Constitution pour en saisir l'esprit. Le Premier ministre devait être l'homme de la politique quotidienne, celui qui pilote le gouvernement du pays, responsable de sa politique économique et sociale, par exemple.

Là aussi, il suffit de lire les articles 20 et 21 de la Constitution. Ce partage des rôles est subtil et classique dans l'histoire politique française. Il permet de placer le chef de l'Etat au-dessus des contingences et de sanctuariser sa popularité. Car pour le Général, tout l'équilibre du régime reposait sur la confiance entre le peuple et son président. Cette logique gaullienne a totalement volé en éclat. Aujourd'hui, le Président de la République se mêle de tout dans les détails les plus infimes, il est omniprésent au quotidien sur le plan médiatique. Il revendique et assume une responsabilité directe dans la politique économique et sociale comme le soulignent les engagements répétés de l'actuel président sur l'emploi. Cette confusion des rôles fait du président le véritable chef de gouvernement. Il est en concurrence avec le Premier ministre et nul ne saurait dire comment se répartissent leurs responsabilités. Une telle situation provient en grande partie du quinquennat qui a désacralisé le président de la République élu presque en même temps que l'Assemblée nationale, et se présentant dès lors en chef d'une majorité politique, sinon d'un parti. Elle est dramatique car le président de la République reste le chef de l'Etat, représentant de la Nation vis-à-vis de l'étranger. Donc il doit se protéger et ne peut pas engager les grandes réformes nécessaires et impopulaires. Quant au Premier ministre, il n'existe plus vraiment dans ce schéma, poussé à se cantonner à la communication. Résultat, plus personne ne gouverne le pays... Je suis convaincu que cette dérive des institutions a une part de responsabilité dans le décrochage français.

>>> Lire également - Primaire de la droite et du centre : 88% des sympathisants de droite et du centre considèrent que le vainqueur bénéficiera d’une dynamique (mais ont-ils raison ?)

Bertrand Mathieu : L'idée du Général de Gaulle était de dire qu'il fallait un système où l'exécutif serait fort, avec un pouvoir des parlementaires limité. Cela a remarquablement bien marché, et c'est probablement ce qui permet encore aujourd'hui aux institutions, dans une situation politique désastreuse, de tenir le coup. Si l'on a un Président de la République qui arrive à se maintenir en place, et un gouvernement qui réussit à gouverner, c'est grâce aux institutions, et non aux personnes… Mais le problème est que l'on a déséquilibré ces institutions avec plusieurs réformes, dont celle sur le quinquennat par exemple. Plus grave encore, on déstabilise la constitution en la révisant pour des réformes qui ne sont pas fondamentales, comme récemment.

Il y a un problème absolument évident : celui de la crise de la démocratie, de la défiance des électeurs envers les politiques. Mais elle ne peut exiger une réponse constitutionnelle, car ce n'est pas en bricolant la constitution que l'on réussira à régler cette coupure entre les responsables politiques et les électeurs. Je crois que pour rétablir de la confiance entre les gouvernants et les électeurs, il faudrait utiliser davantage le référendum. J'en reviens là au cœur de la Vème République, qui est d'avoir un lien direct entre le Président et les électeurs.

Prenons la réforme du quinquennat : c'est l'exemple même de la réforme qui n'est pas réfléchie, et dont les conséquences sont globalement mauvaises puisqu'elles brouillent entre autre les rôles du Président et du Premier ministre. La réforme de la nationalité n'a rien à faire non plus dans la constitution. Si le concept de nationalité doit être abordé dans la constitution, et je pense que c'est nécessaire, cela devrait être en profondeur.

J'ai participé au comité Balladur en 2007, et nous avons eus une réflexion d'ensemble sur la constitution ; le rapport s'intitulait "Pour rénover la démocratie". Le problème c'est qu'on a dit qu'il fallait renforcer le rôle du Parlement à travers un certain nombre de mesures techniques.

En réalité, on n'arrivera à résoudre cette crise qu'avec une recomposition de la classe politique. Je vois deux scénarios : soit il y a un éclatement de l'offre politique, et dans ce cas on retombe dans le jeu de la IVème politique et sa multitude de partis. Soit il peut y avoir une recomposition, avec des alliances centre-droit, centre-gauche, et Front national par exemple. Sinon, on continuera à ajuster les institutions pour les adapter à la situation politique, et ce serait catastrophique. Adapter la constitution à une situation instable n'aboutira qu'à une aggravation. Nous manquons d'un leader politique, car la Vème République est faite pour un monarque républicain.  Et personne n'arrive pour le moment à se vêtir des habits du monarque.

 
Commentaires

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  • Par Lafayette 68 - 16/01/2016 - 09:30 - Signaler un abus Intéressant mais...

    Rien sur l'Europe et le fait que la France a vu se superposer à ces institutions celles de l'UE : la France n'est plus gouvernée à Paris ,c'est Bruxelles et Francfort qui ont le vrai pouvoir ...Et ça change tout . Le basculement c'est Maastricht puis l'euro. Et le fait que l'on ne tient pas compte du vote des Français : faut-il rappeler 2005 et le référendum ? Comme les Grecs : on se fout du peuple. Le Président est donc descendu d'un cran , il parle vie quotidienne , commémore comme sous la 4ème et le premier ministre va à ONPC! .Si vous y ajoutez le boboisme et le réflexe antifa parano, vous avez le tripartisme qui s'installe ...On l'a vu en décembre.

  • Par vangog - 16/01/2016 - 10:08 - Signaler un abus Un "monarque républicain"?

    Nous en avons un, en la personne de Flamby-le-menteur, neo-monarque socialiste et sa clique de courtisans gauchistes, à qui sont offerts grosses commissions et comités à prébendes contre leurs votes corrompus...c'est ce système qui est pervers, non les institutions de la cinquième. Le nouveau gouvernement de Marine Le Pen, qui arrivera vers 2022, 2023 pour sauver la France de la décomposition, luttera de toutes ses forces contre cette corruption du pouvoir. Oh, certes, il y aura des pleurs et des menaces, les patriotes en ont l'habitude! Mais la décontamination du pouvoir, des médias, de la Justice et de l'Education par sa clique consanguine, malfaisante et minoritaire est indispensable, pour faire gagner la France de nouveau...patience, car Marine arrive!

  • Par arcole 34 - 16/01/2016 - 10:21 - Signaler un abus LA REPUBLIQUE CONSULAIRE DU GAL DE GAULLE ET DE GEORGES POMPIDOU

    Est finie , et effectivement le problème de l'équilibre des pouvoirs entre l' exécutif et le législatif se pose . Le fonction présidentielle est désacralisée et la classe politique souffre d'un déficit de confiance . Il y a actuellement au-delà du problème constitutionnel , une crise morale sans précèdent et un retour du quadripartisme entre la gauche , les LR , le FN et la gauche radicale sur fond d'insécurité et d'instabilité internationale . Sans pour autant oublier comme le dit Lafayette 68, le processus européen qui à travers la subsidiarité gère les problèmes que lui délègue les états nationaux , c'est à dire la politique agricole , la pêche , les normes en matière d'environnement et de production industrielles .Le problème est que le chef de l'état désigne le premier ministre qui sauf de par le passé dans les périodes d 'alternance , est issu de la même majorité politique . Donc le problème est de savoir qui est vraiment le chef de la majorité politique s'il y a une concurrence effrénée entre les deux pour s'assurer le leadership , et préparer les élections pour la réélection . De toute manière la constitution est vidée de son contenu par 24 amendements depuis 1958 , hélas .

  • Par Mike Desmots - 16/01/2016 - 10:25 - Signaler un abus J'attends anxieusement le retour de Leonarda ,Valérie et Cahuzac

    pour avoir ...une idée définitive de la valeur des manips abusives .....de Normal 1er ...heureusement...! , annonceur...de la fin de règne du marxo/socialiste du 20ème siècle....

  • Par arcole 34 - 16/01/2016 - 10:33 - Signaler un abus CHOUETTE LES CITOYENS SERONT HEUREUX D'APPRENDRE QU'ILS

    seront sauvés en 2022 par MLPS? . Tiens on ne parle plus de 2017 ??. Je suppose que la grande prêtresse des supers patriotes va avoir tout son temps pour lisser un programme économique en phase avec la réalité sociale et économique de notre cher et vieux pays .Et c'est vrai que MLP et son entourage sont blancs comme la neige et n'ont rien à se reprocher et que les prébendes n'existent pas au Fn . Par exemple que les concubins n'étaient pas des assistants parlementaires et que la patronne devait communiquer sur Jeanne et Riwal mais que touchée soudain par une crise de mutisme , chut ne faisons pas de bruit . elle a bien raison de se taire pendant une année en raison qu'elle n'a jamais quelque chose a dire si ce n'es répétée jusqu'à plus soif les mêmes antiennes comme jadis Arlette Laguiller . Elle doit trouver un nouveau nom pour son clan familial et des sinécures pour sa cour et son fou mais qui est le bouffon de la Reine ?. C'est pour cela que mon contributeur Fn préféré sur Atlantico parle de monarchie Républicaine , je pensais qu'il allait dire la monarchie ripouxblicaine . Après le programme économique de l'URSS pourquoi pas celui de la Corée du Nord , Florian serait content .

  • Par zouk - 16/01/2016 - 11:17 - Signaler un abus Nos INSTITUTIONS

    Primaires + quinquennat + élections législatives couplées à l'élection présidentielle, voilà réuni le trio assassin de la Constitution. Plutôt que de chercher à en écrire une nouvelle, dans un tumulte d'opinions partisanes contradictoires, pourquoi ne pas organiser un référendum sur le retour à la Constitution originelle de la 5° République, complété en une question UNIQUE de l'interdiction complète du cumul des mandats et de la radiation immédiate de la fonction publique de tout fonctionnaire au jour de son élection à quelque mandat que ce soit. Nous constaterions un renouvellement fondamental du personnel politique et la restauration de l'autorité de l'Etat.

  • Par Anguerrand - 16/01/2016 - 11:32 - Signaler un abus A Arcole34

    Je parie que nos FN préférés vont vous faire leur copié- collé habituel. Les Ganesha, vangog et qq autres. Comme d'habitude à court d'arguments, ils nous livrerons leur antienne habituelle de ce qu'ils croient etre le programme FN. Par contre n'attendez pas de commentaires sur le programme economique de MLP -Philippot il est Melanchoniste. Vous aurez droit à " UMPS, a Ripoublicains, a menteurs, a tricheurs, ces gens là n'étant que les perroquets de leurs idoles MLP et Philippot le gauchiste. c'est bien connu ces deux derniers sont des saints et ne tromperons jamais leurs électeurs ( comme Syriza qu'ils ont soutenu et qui a fait exactement le contraire de ce qu'ils avaient promis pour se faire élire). Heureux les simples d'esprits.

  • Par Ganesha - 16/01/2016 - 11:32 - Signaler un abus Montre en Or

    Cet article ''passe tout près de la montre en or'' ! Mais il la rate ! Quel est le principal problème de la République française aujourd'hui ? Le fait que les élections législatives ne sont plus ''à mi-mandat'' ! Elles l'étaient auparavant. Elles le sont toujours aux États-Unis. Souvenez vous des cohabitations : cela a même permis à Mitterrand d’être réélu ! Les secondes moitiés des présidences de Sarko et maintenant Hollande se déroulent avec un peuple français au bord de l'explosion, tellement est grande la frustration… Si les Régionales ont joué un rôle de ''substitution'', alors Marine cueillera tranquillement le pouvoir en 2017. Comme un fruit mûr ! La part ''conservatrice'' du peuple français, ceux et celles qui n'osent pas encore sortir du carcan ''PS-Ripoublicains'', ont accordé une toute dernière chance au ''président normal'' … Un mois plus tard le bilan est déjà évident ! Sans appel !

  • Par LYH - 16/01/2016 - 11:43 - Signaler un abus LYH56

    Article intéressant mais qui ne prend pas en compte "l'environnement" mondial et européen. Nos politiques ne sont guère que les exécutants des "orientations" décidées ailleurs, dans les "instances d'influence" comme Bilderberg, Trilatérale et autres Davos ! Quant à l'origine de la déviance des institutions de la Vème République : pour ma part je pense qu'elle remonte à Mitterrand, habitué des magouilles de partis de la 4ème, qui n'a pas démissionné quand il a été mis en minorité lors des élections législatives de mars 1986. Le général, lui, aurait démissionné car il considérait vraiment le droit du peuple et donc de la démoocratie !

  • Par lémire - 16/01/2016 - 12:53 - Signaler un abus La constitution n'a jamais tenu debout, est-ce le problème ?

    En 58, un président au-dessus des partis, mais élu par l'Assemblée (une alliance de circonstance des gaullistes à la SFIO). Pour corriger, on fait élire le président au suffrage universel : De Gaulle est mis en ballotage en 65, secoué aux législatives de 67, il subit mai 68 et se fait hara-kiri en 69. Puis viennent les duels Pompidou-Chaban, Giscard-Chirac (le PM voulait être chef de la majorité parlementaire), etc. Et la cohabitation n'avait pas été prévue (cf. discours de Giscard en 78) Pourquoi met-on tant de choses dans la constitution ? Parce que le Conseil Constitutionnel peut être saisi ou se saisir de tout (il a commencé avec la valeur constitutionnelle du préambule). Et il ne peut inspirer confiance, il ne publie ni les attendus de ses décisions, ni les opinions dissidentes, et il a été présidé par un Roland Dumas. Et c'est lui qui a mis les traités au-dessus des lois votées par le parlement. "Rendre compte" n'a jamais existé dans le vocabulaire et la pratique politique française (et de l'UE). On peut s'en féliciter, mais il y a des conséquences.... La neutralité de la fonction publique et de la magistrature est resté un mythe, l'ENA et l'ENM ont été au mieux inutiles

  • Par bd - 16/01/2016 - 13:36 - Signaler un abus La primaire, un "Gadget démocratique"?

    Tiens tiens... Comme par hazard, c'est un conseiller proche de Nicolas Sarkozy en sérioeuse perte de vitesse dans les sondages qui utilise ce terme manipulatoire. C'est minable!

  • Par bd - 16/01/2016 - 13:42 - Signaler un abus N.Sarkozy préparerait-ils un boycottage de la primaire?

    Ce serait pour le coup une preuve flagrante de son appétit pour le pouvoir... à tout prix! N.Sarkozy contrôle peut-être l'appareil mais pas l'opinion. Les Francais se rendent déjà compte de qui il est vraiment. N. Sarkozy est fini! Les Sarkosaures essaieraient-ils de le maintenir y compris en promouvant des manipulations anti-démocratiques? Ils n'ont rien compris: ... Ca , c'est vraiment très anti-français!

  • Par arcole 34 - 16/01/2016 - 14:19 - Signaler un abus @zouk - 16/01/2016 - 11:17

    Je suis entièrement d'accord avec vous et vous avez énoncé les facteurs qui affaiblissent notre constitution . et de toute façon l'exécutif est plombé par le cumul des mandats et il ne faut pas faire une fixation sur la constitution mais sur une réforme en profondeur de la classe politique . Loin des clameurs habituelles des poujadistes populistes de service qui sévissent dans le monde politique .

  • Par arcole 34 - 16/01/2016 - 14:29 - Signaler un abus @Anguerrand - 16/01/2016 - 11:32

    Entièrement d'accord avec vous les chiens de garde de la morale publique et politique du FNPS sont sur les dents , ils n'arrivent pas à se faire élire mais par contre ils lisent dans l'avenir : c'est de la voyance pornographique . ils ne sont pas avares de donner des leçons qu'ils s'empressent à ne pas s'appliquer à eux mêmes . Certains découvrent l'eau tiède et s'aperçoivent qu'à peine élu pour un quinquennat , le président doit penser aux prochaines législatives et présidentielles . Cependant je reconnais que le découvreur de ladite eau tiède ne dit pas que des bêtises et cela est vrai que le quinquennat ne permet de s'inscrire dans la durée et cela au niveau d'éventuelles réformes en profondeur . Maintenant je reste réservé quand à l'élection de la Madone des patriotes et néosripouxblicains .Après les analyses de la situation politique à l'aune de MLPS/Philippot n'engagent que leurs supporters et relève de la spéculation parce que entretemps Marinette risque de décrocher un mandat non pas électif mais judiciaire , alors 2017 c'est pas demain pour elle , le chemin à parcourir est encore long et semé d'embûches .

  • Par arcole 34 - 16/01/2016 - 14:41 - Signaler un abus @LYH - 16/01/2016 - 11:43 MAIS NON

    Car si en son temps Mitterrand dénonçait le coup d'état permanent , accusant le Gal de vouloir mettre en place une dictature personnelle , et par là même il dénonçait aussi la constitution de la Ve qu'il jugeait aillée sur mesure pour l'homme du 18 juin . Simplement vous constaterez que s'il avait été un adversaire acharné de la Constitution , il a su quand il a été élu président la préserver et surtout l'utiliser à son profit . il ne voulait en aucun la changer et tous les présidents qui lui ont succédés en ont profités . Le Gal a démissionné suite au référendum d'avril 1969 qui lui avait été défavorable , il aurait pu rester jusqu'en 1972 date de la fin de mandat , il ne l' a pas fait en raison de son sens de l'état ( ¨..on ne peut pas être l'homme du 18 juin et celui des petites combines .¨) mais aussi il avait pris conscience qu'il était fatigué par 10 ans de pouvoir intense . Je suppose que le poids des âges se faisant sentir et le désamour des français . Mais je suis d'accord les présidents qui lui ont succédés n'ont jamais été dans son optique. Le seul qui a dissous l'assemblée était Jacques Chirac en 1987 et à quel prix , mais il avait rendu la parole au peuple depuis rien.

  • Par arcole 34 - 16/01/2016 - 14:55 - Signaler un abus @bd - 16/01/2016 - 13:42

    Ce qui est anti français , c'est l'élection d'une présidente d'un parti politique à 99,9%. Et vous parlez de pratique démocratique comme un alcoolique en désintoxication qui est en manque de son produit ?vous avez raison un parti politique et son chef qui sont sortis vainqueurs des dernières élections ces dernières années ne sont pas légitimes ?. Mais je pense que les français ont faits la différence te feront la différence pour l'avenir . Mais dans quel monde vivez vous ?.Mais nous sommes sauvés car l'alliance objective de MLPS et de Hollande est en marche , non pas pour le bien de notre pays et de son peuple mais effectivement remplir les appétits de pouvoir d'un clan familial qui n'arrive pas à se faire élire démocratiquement par les français , il ne lui reste plus qu'à faire un putsch pour éliminer la démocratie et la ripoublique quand je lis les aficionados du FNPS . Un parti qui s'est concerti tout récemment du moins en apparence à la démocratie acclamative comme Poutine en Russie , et aux vertus républicaines . question pourquoi , ils ne l'étaient pas avant , alors actuellement ils ne le seront pas plus . C'est votre pensée qui antifrançaise à débiter le catéchisme du FNPS.

  • Par Babaswami - 16/01/2016 - 15:18 - Signaler un abus Le Poison présidentiel

    Lisez le "Poison présidentiel" de G. Ottenheimer. Tout y est parfaitement expliqué. Confier tous pouvoirs pendant cinq ans à un individu qui ne prépare que sa réélection, ou qui joue au roi fainéant, a conduit la France là où elle en est. Il faut slmplement enlever au président de la république la présidence du conseil des ministres et sa faculté de nommer les 1000 plus hauts postes de l'Etat et vous aurez fait un énorme pas vers un pays "normal".

  • Par cloette - 16/01/2016 - 20:25 - Signaler un abus une primaire ouverte

    n'est pas démocratique car c'est une bonne occasion pour ceux qui ne sont pas du parti de fausser un résultat , c'est une atteinte démocratique ! Chaque parti fonctionnant normalement devrait pouvoir présenter un candidat sans autre forme de procès par consensus parce qu'un chef s'est imposé , ce n'est pas antidémocratique c'est une affaire privée , l'élection est bien au suffrage universel et elle tranche ! .C'est pourquoi il est naturel que MLP soit présidente de son parti elle s'est évidemment imposée de par son nom ce n'est pas choquant , c'est pourquoi l'ex UMP est en état de faiblesse et le PS aussi ! Ils ne devraient pas de plus faire de primaire ouverte c'est une grave erreur , leur vote les regarde !

  • Par bobthe log - 16/01/2016 - 23:46 - Signaler un abus enfin

    article qui a le merite de poser le probleme de fond de ce qu'est devenu notre democratie spectacle. Il y a en effet a revoir nos institutions. Je suis personnellement favorable a un mandat presidentiel unique de 7 ans qui aura l'avantage de clarifier la fonction presidentielle.

  • Par Ganesha - 16/01/2016 - 23:57 - Signaler un abus Cloette, Primaires

    Cloette, je suis d'accord avec vous : je compte bien aller voter aux primaires des Républicains, avec comme seul objectif : comment être le plus nuisible possible à ce parti que je déteste !

  • Par Gordion - 17/01/2016 - 05:57 - Signaler un abus @zouk@arcole 34@Anguerrand@lafayette 68

    Oui!

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Maxime Tandonnet

Maxime Tandonnet est historien, et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Il est l'auteur de "Histoire des présidents de la République", Perrin, 2013, et alimente régulièrement son blog personnel.

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Bertrand Mathieu

Bertrand Mathieu est un professeur et juriste français, spécialiste de droit constitutionnel. Il est notamment professeur de droit à Paris-I, membre du Conseil de la magistrature et Président de l'Association française de droit constitutionnel. C'est un ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature. Il est Vice président de l’Association internationale de droit constitutionnel. Son dernier ouvrage paru s'intitule "Justice et politique: la déchirure?"  Lextenso 2015.

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