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Pourquoi le Califat islamique pourrait bien être une menace plus grave qu’Al-Qaïda et peut-être même la pire à laquelle l’Occident ait été confronté

L'Etat islamique est plus sophistiqué et mieux financé que tout autre groupe terroriste, a averti jeudi 21 août le Pentagone. Le retour de ses jihadistes dans les pays occidentaux ou des attentats sont donc des menaces prises très au sérieux.

Ennemi public n°1

Publié le - Mis à jour le 29 Août 2014
Pourquoi le Califat islamique pourrait bien être une menace plus grave qu’Al-Qaïda et peut-être même la pire à laquelle l’Occident ait été confronté

Des combattants de l'Etat islamique, en juin 2014. Crédit Reuters

Altantico : Le Pentagone a reconnu jeudi 21 août que l'Etat islamique constitue une menace terroriste inégalée jusqu'alors. Il est «plus sophistiqué et mieux financé que tout autre groupe que nous ayons connu. Il va au-delà de tout autre groupe terroriste» selon le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel. Quels éléments viennent appuyer ce diagnostic ?

Frédéric Encel : Disons que c'est surtout pour les alliés des Etats-Unis que l'Etat islamique est extrêmement dangereux ! A commencer par l'Arabie saoudite, la Jordanie, et bien entendu les Kurdes d'Irak. Cela dit, soyons honnêtes, le péril est perçu comme tel dans l'ensemble du Moyen-Orient, y compris par l'Iran et les chiites du sud de l'Irak. Concrètement, la menace tient à la fois au fanatisme absolu des barbares qui composent l'Etat islamique (EI), des racistes au dernier degré, et l'armement dont ils disposent grâce à l'effondrement de l'armée irakienne et aux prises de guerre effectuées en Syrie depuis deux ans.

Jean-Charles Brisard : L’Etat islamique ou l’Etat terroriste constitue à l’évidence la principale menace sécuritaire dans le monde. D’abord parce qu’il a conquis des territoires et qu’il a ainsi pu acquérir des ressources et un matériel militaire inédit pour une organisation terroriste. Sur le plan financier, l’Etat islamique est non seulement l’organisation terroriste la plus riche au monde, mais il est également autosuffisant, c’est-à-dire qu’il n’est pas dépendant de l’apport financier extérieur, comme l’était Al-Qaida. Ses principales sources de financement sont constituées de l’extorsion, des impôts qu’il prélève localement, des rançons et surtout des transactions commerciales portant sur des ressources qu’il contrôle. Enfin, sa force de mobilisation via internet et les réseaux sociaux lui permet de recruter des milliers de djihadistes étrangers, constituant une ressource sans précédent et, à terme, des bombes à retardement potentielles.

À quoi tient aujourd'hui la supériorité du califat en termes de dangerosité ?

Jean-Charles Brisard : En quelques mois, l’Etat islamique est parvenu à déplacer l’épicentre du djihad mondial de la zone afghano-pakistanaise vers la zone syro-irakienne, et surpasse désormais Al-Qaida par ses capacités militaires et financières, tout autant que par sa force d’attraction et de recrutement. L’attentisme et la réticence des Etats régionaux et occidentaux, à commencer par les Etats-Unis, à s’engager dans un nouveau bourbier en Irak, a également facilité l’avancée de l’Etat islamique.

Frédéric Encel : D'abord, il faut rappeler qu'en face, il n'y avait jusqu'à présent pas d'adversaire puissant. Ni les opposants à Bashar el Assad, ni les Peshmergas [combattants kurdes] - courageux mais faiblement armés - ni même les Saoudiens qui refusent depuis toujours de se battre et de défendre eux-mêmes leur pays, n'ont pu constituer de vrais freins. Ensuite, la détermination des islamistes radicaux de l'EI à piller, chasser, torturer et massacrer s'apparente à une véritable rage "purificatrice". Ils ne tolèrent aucun chiite, chrétien, yézidi, juif, et pas davantage les homosexuels ou autres libres penseurs.

En quoi la nature de la menace qu'il représente est-elle différente d'Al-Qaïda, voire inédite ?

Jean-Charles Brisard : L’Etat islamique est une organisation djihadiste, composée de combattants, tandis qu’Al-Qaida, née à la fin du conflit afghan en 1988, est une organisation d’anciens combattants qui, comme le disait son fondateur Oussama Ben Laden, est là pour "perpétuer l’esprit du djihad" à travers une guerre asymétrique contre l’Occident. Al-Qaida s’est progressivement détournée du champ de bataille et a laissé la place sur le plan opérationnel, d’abord à des structures affiliées, puis à des organisations et cellules inspirées de cette idéologie mais sans lien organique avec elle. Al-Qaida s’est transformée en une organisation d’organisations, et s’est progressivement déterritorialisée, dématérialisée et globalisée. Face au discours de plus en plus inaudible des leaders d’Al-Qaida, le djihad de l’Etat islamique attire à lui une nouvelle génération. Le silence des dirigeants d’Al-Qaida depuis quelques semaines est d’ailleurs sans doute le signe d’un désarroi face à une organisation rivale qui dispose des ressources et de l’influence lui permettant de prétendre au rôle de leader du djihad mondial.

Frédéric Encel : Al-Qaïda et l'EI constituent tous deux des organisations sunnites radicales hautement criminelles, racistes, antisémites, phallocrates et apocalyptiques. Mais leur stratégie diverge. Al-Qaïda cherche à frapper quand et où bon lui semble à travers la planète via des attentats suicide, et depuis un QG qui peut parfaitement changer. C'est fondamentalement un réseau, avec des ramifications locales, du Pakistan au Mali en passant par la Syrie. L'EI, lui, part d’un lieu précis déjà conquis, établit les structures d'un Etat théocratique, se dote d'une véritable armée centralisée, et à partir de là s'étend et conquiert des territoires par la guerre, de manière assez classique. Je dirais que l'EI est moins immédiatement dangereux pour nous autres Occidentaux et pour nos amis dans le monde arabo-musulman modéré, car hors de portée directe de leurs terroristes. Tandis que des groupes islamistes radicaux affiliés à Al-Qaïda tuent de façon universelle en quelque sorte.

Quel défi représente pour les pays occidentaux le phénomène des djihadistes issus de leurs rangs ?

Frédéric Encel : La question est de savoir ce que feront les jihadistes français, belges ou encore britanniques lorsqu'ils rentreront du "front" ? On ne peut ni les déchoir de leur nationalité (sauf à renoncer à incarner des démocraties), ni les envoyer préventivement en prison (hors des garde à vue légales), ni encore les flanquer de policiers jour et nuit. Efficaces, nos services de renseignement, de police et de justice font face à un vrai défi, notamment en France.

Jean-Charles Brisard : La menace est double. D’abord parce que les djihadistes occidentaux ayant combattu dans les rangs de l’Etat islamique représentent intrinsèquement une menace, par le simple fait qu’ils reviendront ultra-radicalisés et formés au maniement des armes et des explosifs, et ce quel que soit l’agenda terroriste de l’Etat islamique. Ces personnes n’ont pas besoin d’être « activées » ou de se constituer en cellules. Elles sont susceptibles de commettre des attentats individuels fondés sur des considérations personnelles, à l’instar de Mehdi Nemmouche. Sur la base des expériences passées en Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie et Irak, on estime globalement qu’environ 10% de ceux qui reviennent se livrent à des actes de terrorisme. Dans le cas français, la proportion est de 50% selon un magistrat antiterroriste. Au-delà de ces phénomènes individuels, les djihadistes étrangers constituent pour l’Etat islamique une force de frappe inédite par son ampleur contre l’Occident, lui conférant, s’il le décidait, une capacité de projection terroriste sans commune mesure avec les projets terroristes les plus audacieux de l’organisation Al-Qaida.

Quels types d'attaques terroristes les pays occidentaux peuvent-ils craindre sur leurs sols ? Leur potentiel destructeur pourrait-il être supérieur à ce qui a été connu jusqu'à présent ?

Frédéric Encel : Le terrorisme est par nature multiforme. Des sicaires antiques aux islamistes radicaux contemporains, en passant par les nihilistes russes du XIXè siècle et les Brigades rouges, ou le FPLP palestinien des années 1970, les méthodes évoluent sans cesse. Cela peut aller d'attaques à l'arme blanche un jour de fête commerçante sur des grands boulevards - afin de créer un sentiment de psychose et de frapper l'économie locale - à un nouveau 11 septembre. Cela dit, sachons raison garder ; globalement, le terrorisme islamiste a globalement échoué dans ses principaux objectifs, en particulier en Occident où il n'a jamais réussi à créer le chaos.     

Jean-Charles Brisard : La menace du terrorisme individuel est éclatée, insaisissable et imprévisible. Elle est donc potentiellement beaucoup plus dangereuse que celle qui émanait d’organisations structurées, y compris de groupes ou de cellules locales. Il est peu probable que ces djihadistes puissent mener des attentats majeurs comme ceux qui ont été perpétrés par Al-Qaida, lesquels nécessitent une infrastructure et une logistique importante. Pour autant, des attentats à forte valeur symbolique contre des objectifs vulnérables auraient un impact tout aussi important.

Au-delà de son expansion en Syrie ou au Liban, le califat pourrait-il cibler ses attaques terroristes sur des pays non occidentaux  ?

Frédéric Encel : Jusqu'à présent, pour la raison qu'on a vue, ce ne sont pas des Etats occidentaux qui ont été visés. Si les islamistes radicaux de l'EI n'avaient pas été freinés par l'aviation américaine, ils auraient peut-être conquis Erbil, au Kurdistan, Bagdad, voire l'est jordanien. 

Comment dans ces conditions se prémunir contre la menace que représente l'Etat islamique ?

Jean-Charles Brisard : Sur le plan international, lutter efficacement contre l’Etat islamique représente un défi militaire, politique, diplomatique et financier. La communauté internationale a commencé à agir sur ces différents leviers, timidement et tardivement. Militairement, les frappes américaines contre les positions avancées de l’Etat islamique ne peuvent à elles seules contraindre cette organisations à renoncer à ses gains territoriaux. Elles peuvent tout au plus contenir ses forces et affaiblir temporairement ses capacités. Passer d’une stratégie de « containment » à une stratégie d’éradication impliquerait de frapper ses bases arrières et ses centres de commandement en Syrie. Une telle décision aurait nécessairement des implications politiques et diplomatiques multiples.

Sur le plan financier, le défi, s’agissant d’une organisation qui tire une part importante de ses profits de transactions commerciales, est d’être en mesure de surveiller les transactions suspectes, d’identifier leurs commanditaires, intermédiaires et destinataires, afin d’entraver ces financements. En l’état actuel, il n’existe aucune organisation internationale disposant des compétences et des capacités lui permettant de surveiller, d’analyser et de vérifier de telles transactions. Sur le plan interne la lutte contre le phénomène djihadiste est une absolue nécessité, avec l’objectif d’empêcher les départs de djihadistes. Le gouvernement français a présenté une série de mesures administratives et législatives en ce sens qui constitue une première réponse à ce phénomène. Il conviendra d’aller plus loin, sur le modèle de ce qui se fait dans d’autres pays européens avec la mise en œuvre d’un véritable plan de prévention de la radicalisation, afin d’entraver ce phénomène dès son origine. Enfin, ces mesures nationales n’auront de sens que si elles s’accompagnent d’une coopération effective des Etats de transit, notamment la Turquie et les pays d’Afrique du Nord. 

Frédéric Encel : Ils leur manque heureusement la reine des batailles : l'aviation. En outre, comme ils détiennent pour l'heure surtout des zones de plaines, des F15 ou des Rafale peuvent efficacement les circonscrire. D'où leurs récents échecs militaires. Néanmoins, sans envois de troupes au sol - que personne ne souhaite assumer - je vois mal comment les nervis de l'EI pourraient être chassés des zones qu'il asservit déjà. Dans tous les cas, sans jamais confondre ces barbares qui dévoient l'islam et l'immense majorité des musulmans, pacifiques et modérés, on doit tout tenter pour les combattre.

 
Commentaires

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  • Par Vipas - 25/08/2014 - 12:11 - Signaler un abus le silence des babouches

    Jusqu'à quand nous infligera-t-on l'antienne de "la majorité des musulmans, pacifiques et modérés"? Einstein se disait plus terrifié par le glissement des pantoufles (la majorité des Allemands "pacifiques et modérés") que par le claquement des bottes. Les babouches (les musulmans modérés) , lorsqu'elles seront sûre de ne plus rien avoir à craindre se précipiteront à la suite des bottes de leurs maîtres encagoulés

  • Par Outre-Vosges - 25/08/2014 - 13:18 - Signaler un abus Et pourquoi diable ?

    « On ne peut ni les déchoir de leur nationalité (sauf à renoncer à incarner des démocraties) » nous déclare tranquillement Frédéric Encel. On comprend que ce bonhomme ait pu accéder à une maitrise de conférences à Sciences-Po Paris, poste pour lequel être politiquement correct est la première des qualités, la compétence étant quelque chose de très secondaire. Je ne vois pas en quoi la France serait coupable d’exclure de son sein un individu qui a renié les principes sur lesquels elle est fondée, et qui en outre a fait allégeance à un autre État, à savoir l’État islamique. Je me demande ce que le dit bonhomme peut enseigner à ses étudiants, si ce n’est les dogmes auxquels il faut croire pour accéder aux sinécures que le parti socialiste réserve à ses fidèles.

  • Par chrisbord - 25/08/2014 - 14:47 - Signaler un abus Il es trop tard

    Hollande et toute sa clique ont fait tout leur possible pour ces "djeunes" revenant en France soient accueillis avec tous les égards dus a leur rang ! On ira même leur donner le "rsa" en prison si après attentat ils sont identifiés ! Je m'arrête je vais être traité de tous les noms d'oiseau pour avoir blasphémer ! Il serait grand temps que les français se réveillent et très vite avant le déferlement des "modérés" accompagnant l'ensemble de ceux qui sont encore sur les champs de bataille !

  • Par Outre-Vosges - 25/08/2014 - 15:14 - Signaler un abus N’en oublions pas

    À @chrisbord : Sans compter les « modérés » qui enseignent à l’ESG Management School et à Sciences-Po Paris.

  • Par michoulacolere - 25/08/2014 - 16:48 - Signaler un abus Pour Vipas et Outre-Vosges

    Chers confrères internautes , Entièrement d' accord avec vous ! Il serait temps que nos démocraties réagissent un peu "virilement" aux menaces explicites qui visent notre société. Ces gens nous détestent, vomissent l' Occident , et surtout, ne savent que brailler en brandissant des Kalachikovs (et je ne parle pas des égorgements filmes , dignes d' un autre âge...). Rien de positif , pas de réalisations techniques dont ils seraient d' ailleurs incapables.. Enfin, quand Dali Boubakeur , recteur (grand Mufti) de la Mosquée d Paris , appellera a une grande manifestation a Paris qui fera au moins 10 000 personnes , je commencerai a croire aux musulmans dits "modérés" , dont le concept ne vise qu'a nous endormir pour conclure avec ces soi-disant musulmans "modérés" des "accommodements raisonnables" ( viande halal dans les cantines scolaires , femmes voilées se baignant habillées dans les piscines, etc...). Rappelons que les politiciens Français et anglais d' avant-guerre (Daladier , Chamberlain, Halifax, etc...) n' avaient que cette expression a la bouche pour apaiser Hitler. On connait le résultat... Ils ont récolte le déshonneur et la guerre.

  • Par Anguerrand - 25/08/2014 - 17:20 - Signaler un abus L'islam modéré n'existe pas

    Il y un islam qui rejette les démocraties occidentales et leurs valeurs. Dans l'islam c'est le Coran qui et la base de tout, les gouvernement civils, élus ou non n'ont aucune valeur pour eux. Les lois à appliquer sont celles de dieu, donc la charia. Je suis tout à fait d'accord avec michoulacolere ci dessus pour dire que si un islam modéré existait, d'abord il serait déviant de la doctrine islamique, et on n'a JAMAIS vu de manifestation contre les nombreuses exactions d'islamiste, pas même les plus cruelle et meurtrières. Qui ne dit mot consent. Bien au contraire que on voit des manifestations de joie des que l'occident est attaqué, ou la liesse après l'attentat du 11 septembre 3500 morts et des populations qui fêtent ce joyeux événement! Quand aux responsables religieux jamais un mot de compassion, de dénonciation, et encore moins d'organisation de protestations contre cette barbarie, l'islam est un ennemi intérieur qui sait qu'il va gagner, le temps ne compte pas pour les arabes, en Europe il gagnera sans armes mais en faisant des enfants à profusion avec l'aide de la CAF et par l'invasion due à l'immigration massive et totalement incontrôlé avec l'aide des associations.

  • Par Hugues001001 - 25/08/2014 - 17:26 - Signaler un abus Et au final...

    quand ces barbares assassins commettront des attentats en Europe ou ailleurs, il se trouvera certainement des cons comme Benjy Biolay pour justifier et tacler d'islamophobe toute personne qui réagirait ou pour blamer la "société" pour les "errements" de ces "jeunes désoeuvrés"...Quant à la déchéance de nationalité, elle existe M. Encel, notamment pour les cas de participation à des actes terroristes. Et si ces individus ont une double nationalité quelconque, alors il ne faut certainement pas se priver de les déchoir de la nationalité française, et les coller en prison pour 40 ans pour avoir participé à une entreprise terroriste: la seule présence sur le territoire contrôlé par l'EI devrait être constitutive d'une participation à une telle entreprise. Sinon, je ne souhaite pas grand chose aux dictatures gorgées de pognon qui financent ces assassins, i.e. le Qatar et l'Arabie saoudite. Mais j'applaudirai des deux mains quand la bête se sera retournée contre ses maîtres et que les potentats ventrus assis sur des trônes en or commenceront à craindre pour leur pouvoir et à considérer que ce dernier, comme les écoeurants luxe et richesses dans lesquels ils vivent, peuvent avoir une fin.

  • Par celajun - 25/08/2014 - 18:46 - Signaler un abus Sciences po !

    C'est en n'utilisant pas à leur égard la déchéance de nationalité qu'on trahit la démocratie et la République, pas en le faisant. Ce sont des traîtres qui se sont engagés dans des actes terroristes (ce qu'ils ont fait personnellement n'a aucune importance, ils ont forcément commis des crimes et été complices d'autres). On doit donc les juger pour haute trahison. Il faut vraiment être dans cette institution de démolition des valeurs qu'est Sciences Po, nid d'antifas et autres fanatiques violents pour oser dire le contraire. On devrait d'ailleurs pour éviter d'utiliser cette procédure les faire abattre par les services spéciaux pour être sûrs qu'ils ne remettent plus les pieds en Europe. Par ailleursd, l'émir du Qatar devrait être traduit devant le TPI qui, pour une fois servirait à quelque chose, les avoirs qataris saisis et toutes les possessions de cet Etat terroriste confisquées car tout le monde sait très bien qui finance ce fameux groupe terroriste génocidaire. Il faudrait d'ailleurs aussi enquêter sur l'implication du gouvernement Erdogan qui, selon toute vraisemblance, facilite leurs activités en les laissant s'entraîner sur le territoire turc.

  • Par sheldon - 26/08/2014 - 00:35 - Signaler un abus Et qu'en pense le FN ?

    Je le trouve de plus en plus timoré dès que l'on parle de l' islam ! Est ce la politique du chiffre ?

  • Par Outre-Vosges - 26/08/2014 - 08:50 - Signaler un abus Quand la « droite » fait profil bas

    Je me posais exactement la même question que @scheldon en constatant l’attitude de plus en plus timorée du FN. Je n’ai jamais eu beaucoup de confiance en Marine Le Pen, maintenant je n’en ai plus du tout : la place est libre pour qu’apparaisse un candidat de la vraie droite.

  • Par Gré - 26/08/2014 - 21:34 - Signaler un abus Démocratie ? On va en crever

    Comment peut-on écrire "On ne peut ni les déchoir de leur nationalité (sauf à renoncer à incarner des démocraties)". Moi, ce que je veux, c'est vivre dans un état qui défend mes libertés et mes droits en échange du respect de la loi. C'est ça la Démocratie. Défendre les "droits" des terroristes, c'est de la trahison, de la haute trahison. A certains moments, je me demande si l'armée ne sera pas le dernier rempart de nos libertés - comme en Egypte. Désolé si ça gêne ...

  • Par vangog - 26/08/2014 - 23:44 - Signaler un abus @sheldon le FN a été à l'avant-garde de ce combat contre

    Coran-le-barbare...et regrette que les Français se réveillent encore trop tard, quand le mal est fait! Les gauchistes (UMP et UDI inclus) se sont servi de l'immigrationnisme...puis se sont fait "retourner" comme des crêpes par ceux qui devaient devenir leurs électeurs potentiels...triste spectacle que cette France qui a déjà 24% d'origine immigrée, puis 50% en 2050, puis 80% en 2090...le FN a été à la pointe de ce combat et est curieux de voir si ceux qui ont élu les UMPS, auront le courage de renier les politiques qui les ont portés pendant quarante ans? Nous n'avons jamais renié nos discours politiques, mais, si nous nous étions trompé, nous aurions le courage de le dire...et d'en prendre le contre-pieds! A bon entendeur, salut!

  • Par Texas - 27/08/2014 - 00:27 - Signaler un abus Bullshit !

    La théologie est exactement la même , les moyens financiers sont impossibles à vérifier mais vraisemblablement identiques, et il est préferable d' être Occidental que Chiite ou Alaouite...pour l' instant .

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Frédéric Encel

Frédéric Encel est professeur de relations internationales, docteur en géopolitique habilité à diriger des recherches et maître de conférences à la Paris School of Business et à Sciences-Po Paris. Il a notamment publié Petites leçons de diplomatie (éditions Autrement), De quelques idées reçues sur le monde contemporain, Géopolitique du sionisme (Armand Colin) ainsi qu'un Atlas de la géopolitique d'Israël, parus aux éditions Autrement. Il a assuré la chronique internationale quotidienne de France Inter en 2013-2014. Il est l'auteur de Géopolitique du printemps arabe (septembre 2014, PUF, Grand Prix de la Société de Géographie), et co-auteur avec Yves Lacoste de Géopolitique de la nation France (PUF, octobre 2016).

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Jean-Charles Brisard

Jean-Charles Brisard est spécialiste du terrorisme et ancien enquêteur en chef pour les familles de victimes des attentats du 11 septembre 2001.

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