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Pourquoi le bio est l’ennemi du bien

Le bio est sur toutes les lèvres, et ne connait pas la crise. Seul hic : il n’y aurait pas, s’agissant de la valeur nutritive et de l’impact sur la santé, de différences entre l'alimentation bio et l'alimentation traditionnelle, selon une étude de chercheurs de l’Ecole de médecine de l’Université Stanford.

Contrepoint

Publié le 3 décembre 2012
 
Et si consommer bio ne changeait rien ?

Et si consommer bio ne changeait rien ? Crédit Flickr/Muffet

Au mois de septembre dernier, une équipe de scientifiques, emmenée par le Professeur Gilles-Eric Séralini, ardent militant de la cause anti-OGM, rendait publics, à grand renfort de trompettes, les résultats d’une longue expérimentation "démontrant" la nocivité des aliments génétiquement modifiés. Ou du moins du maïs "NK 603" tolérant à l’herbicide Roundup commercialisé par la satanique firme américaine Monsanto.

Une de ces violentes controverses dont notre pays a le secret s’en était suivi. Certains soulignaient les lacunes et le caractère plus idéologique que scientifique de l’étude publiée ; le Professeur Séralini et ses amis, jugeant bien sûr que  "c’est celui qui le dit qui l’est", estimaient eux aussi qu’un parti-pris idéologique ou/et la défense d’intérêts peu avouables motivaient leurs détracteurs. Soupçon contre soupçon, donc, "obscurantistes" contre "empoisonneurs". La France telle qu’en elle-même.

Les pouvoirs publics – affolés par la réaction que pouvait provoquer dans l’opinion publique la "bombe" lancée par les chercheurs-militants de l’équipe du professeur caennais et pressentant du reste par ailleurs que l’étude publiée était pour le moins sujette à caution – saisirent de la question les autorités sanitaires compétentes, à l’échelle nationale et européenne. Fin octobre, le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) et l’Agence française de sécurité sanitaire (ANSES) rendaient des avis réfutant les conclusions des travaux de l’équipe de Gilles-Eric Séralini – en recommandant cependant que soient menées des études sur les effets à long terme de la consommation d’OGM. Le 28 novembre, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publiait son évaluation finale de l’étude en question, indiquant que les "évaluations distinctes et indépendantes réalisées par l’EFSA et six Etats-membres de l’UE" avaient fait apparaître des "lacunes importantes (…) dans la conception et la méthodologie" de l’étude publiée par le Professeur Séralini, ce qui impliquait que "les normes scientifiques acceptables n’[avaient] pas été respectées et, par conséquent, qu’un réexamen des évaluations précédentes de la sécurité du mais génétiquement modifié NK 603 n’[était] pas justifié".

Gageons cependant que ces condamnations sévères ne suffiront pas à clore le débat : les écologistes – mais souvent aussi, reconnaissons-le, leurs adversaires – ont en effet pour habitude de mettre en doute l’honnêteté, le sérieux – l’ "objectivité" comme on dit – des travaux et études dont les résultats contrarient leur vision du monde au motif que leurs auteurs seraient, au mieux, acquis par conviction à une conception de la science et une idéologie du progrès hostile à la nature, au pire et le plus souvent, financés, voire stipendiés, par telle puissante multinationale, tel lobby particulièrement influent, telle officine peu recommandable. Soupçon contre soupçon, disions-nous.

Essayons cependant de ne pas céder à cette tentation, à cette facilité qui consiste à discréditer un discours non à cause de ses faiblesses ou de ses incohérences internes mais à cause des motivations, secrètes ou non, inconscientes ou pas, de celui qui le tient. Peu importe, en vérité, que Séralini et ses amis soient des idéologues environnementalistes. Ils en ont bien évidemment le droit. Peu importe même que leurs convictions personnelles constituent la motivation principale de leurs travaux scientifiques. Le contenu seul de ceux-ci doit être réfuté ou confirmé. Sur "le terrain scientifique", comme on dit. Laissons donc se poursuivre la controverse, si elle doit se poursuivre. Mais en attendant que le débat progresse, à défaut d’espérer le voir se clore prochainement, que faire si nous décidons, malgré tout, de prendre au sérieux les travaux du Professeur Séralini ? Que faire, alors que le très circonspect nouvel Observateur, rarement dans l’erreur et jamais dans l’excès, nous affirmait voici deux mois, en même temps qu’il nous mettait en garde contre "les néo-fachos et leurs amis", que "Oui, les OGM sont des poisons !" ? Que faire, sinon s’éloigner le plus possible de cette alimentation méphistophélique ? Que faire, donc, sinon se tourner vers le "bio" ?

Un secteur qui ne connaît pas la crise : malgré des prix souvent deux fois plus élevés que ceux des aliments « conventionnels », les ventes de produits biologiques ont explosé ces dernières années dans les pays riches, notamment aux États-Unis où, entre 1997 et 2010, elles sont passées de 3,6 à 26,7 milliards de dollars…

Pas de pesticide, pas d’herbicide, pas d’engrais. Que du naturel. Le bon peuple est rassuré. Et puis, pour que le business connaisse un tel succès malgré (ou grâce à) des prix aussi élevés, il faut bien que ce soit meilleur pour la santé, non ?

Ben… pas vraiment, en fait, semble dire une équipe de chercheurs de l’Ecole de médecine de l’Université Stanford, qui a publié le 4 septembre dernier, dans la revue Annals of Internal Medicine, les résultats d’une méta-analyse de près de 240 études menées, au cours des quatre dernières décennies, sur les mérites comparés de l’alimentation biologique et de l’alimentation traditionnelle. Sur l’ensemble de ces travaux scientifiques, 17 études (randomisées) visaient à comparer des groupes d’individus – certains consommant "du bio", d’autres des aliments "conventionnels" – tandis que 223 études cherchaient à mesurer la teneur en éléments nutritifs et les taux de contamination fongique, bactérienne ou par les pesticides de différents aliments (fruits, légumes, lait, œufs, volaille, viande…) issus de l’agriculture et de l’élevage « bio » ou conventionnel.

Résultats : il n’y aurait pas, s’agissant de la valeur nutritive et de l’impact sur la santé, de différences significatives entre les deux types d’alimentation ; le « bio » n’apparaît, en moyenne, pas plus riche en vitamines ; les aliments "bio" contiennent certes davantage de phosphore mais les carences en phosphore sont aujourd’hui très rares ; il n’y aurait pas de différence, entre lait « bio » et lait ordinaire, s’agissant de l’apport en protéines[1]

Par ailleurs, s’il y a cependant évidemment beaucoup moins de pesticides dans les fruits et légumes « bio », il convient de souligner d’une part que ceux-ci n’en sont pas absents[2] et d’autre part que les pesticides détectés dans l’alimentation conventionnelle demeurent bien sûr inférieures au seuil légal autorisé.

En outre, si l’élevage biologique permet de produire une viande contenant moins de bactéries résistantes aux antibiotiques que l’élevage conventionnel, ces bactéries sont détruites lors la cuisson de la viande.

Il ne s’agit cependant pas de condamner l’alimentation biologique en soi ou de l’assimiler à une simple supercherie. D’abord parce que, malgré leur nombre, les études compilées par l’équipe de chercheurs de Stanford demeurent lacunaires. Il n’y a, en particulier, pas d’études de long terme concernant les effets sur la santé de l’alimentation biologique – les études existantes ne dépassant pas deux ans. Ensuite parce que les études rassemblées sont hétérogènes (différences de méthodes, différences dans les facteurs étudiés, etc.) et que la méta-analyse en présente une moyenne, qui dissimule, dans quelques cas, une différence significative entre les deux modes d’alimentation observée au cours de certaines études.

Enfin, plus fondamentalement, parce qu’il peut exister d’autres raisons de continuer à « manger bio » : souci de préserver la biodiversité (à défaut de réduire l’empreinte écologique de son alimentation[3]), volonté de réduire l’exposition aux pesticides, en particulier des femmes enceintes et des jeunes enfants, préférence pour le goût des produits « bio »…

Pas d’hostilité au « bio », donc, pas d’idéologie « pro- »  ou « anti-»  de la part de nos chercheurs américains. Mais simplement, à l’origine, la volonté de l’une des deux directrices de l’étude, Dena Bravata, médecin interniste, de fournir une réponse aux questions récurrentes de ses patients concernant les mérites de l’alimentation biologique.

Pas d’hostilité, mais des résultats qui font apparaître le « bio » pour ce qu’il est : une alimentation de nanti – dont l’existence est à ce titre parfaitement légitime mais ni plus ni moins que celle, par exemple, des épiceries Hédiard ou Fauchon – et non un mode de production appelé à remplacer l’agriculture traditionnelle pour le plus grand bonheur de l’humanité. Comme le souligne Roger Cohen, dans les colonnes du New York Times, « acheter de la nourriture biologique pour bébé (…), c’est un peu comme inscrire ses enfants dans une école privée : c’est un comportement de classe qui témoigne de l’amour porté à sa progéniture mais dont l’effet sur l’ensemble de la société est sujet à débat ».

De fait, pour légitime qu’elle soit, la nourriture « bio », en faisant l’objet d’une attention trop grande de la part des citoyens comme des pouvoirs publics pourrait conduire à dissimuler ou à sous-estimer certains problèmes, autrement plus importants, concernant l’alimentation. Comme, dans les pays riches, le développement de l’obésité : un tiers des adultes et un sixième des enfants et des adolescents américains sont considérés comme obèses – soit trois fois plus qu’en 1980.

L’étude a d’ailleurs le mérite de rappeler ou de souligner qu’une alimentation saine ne suppose aucunement de consommer davantage de produits « bio », que les vitamines présentes dans les fruits et légumes dépendent de leur maturation plutôt que de leur origine conventionnelle ou biologique et qu’il importe de consommer des fruits et légumes quel que soit leur mode de production.

A ce sujet, Bjorn Lomborg, le célèbre éco-sceptique danois, fait une remarque intéressante : parce que le prix des fruits et légumes biologiques demeure très supérieur à celui des fruits et légumes issus de l’agriculture traditionnelle, une généralisation de l’agriculture biologique pourrait conduire certains ménages à réduire leur consommation. Le statisticien indique ainsi qu’une baisse de 10% de la consommation de fruits et légumes provoquerait une augmentation de 4,6% des cancers aux Etats-Unis, soit 26 000 décès supplémentaires par an…

Généraliser l’agriculture biologique n’apparaît donc pas souhaitable. Et, à en croire le ministère américain de l’Agriculture, pas réaliste non plus : remplacer, sur le seul territoire américain, l’agriculture conventionnelle par l’agriculture biologique supposerait d’augmenter de 40% la surface cultivable, ce qui reviendrait à consacrer à l’agriculture américaine (intégralement « bio », donc) une surface supplémentaire supérieure à celle de la Californie, en gros équivalente à celle de l’Espagne...

Certes, la généralisation du « bio », ou simplement son large et rapide développement s’accompagnerait naturellement, comme on l’observe du reste déjà à l’heure actuelle, d’une forte baisse des prix. Cela étant, compte-tenu des rendements de l’agriculture biologique, on ne peut raisonnablement espérer que les prix du « bio » rejoignent un jour ceux de l’agriculture conventionnelle.

Plus globalement et plus fondamentalement, nourrir la planète suppose d’augmenter les rendements agricoles pour faire baisser les prix et non de favoriser leur réduction à coups de subventions publiques et/ou de hausse des prix, comme l’exige le développement de la filière « bio ».

Or, comme l’indiquait voici quelques années le Fonds international de développement agricole (FIDA), pour chaque augmentation de 1% du prix des denrées de base, 16 millions de personnes supplémentaires sont plongées dans l’insécurité alimentaire. Les émeutes de la faim de 2008 nous ont à cet égard rappelé que, dans un monde où l’écart de productivité entre la culture manuelle la moins performante et la culture motorisée la plus performante est de 1 à 1000, garantir la sécurité alimentaire des pays en développement passe (entre autres) par l’amélioration des rendements agricoles. Ce qui suppose de faciliter, entre autres, l’accès aux engrais et aux produits phytosanitaires – non de dissuader ou d’empêcher d’y recourir.

 « Nos enfants nous accuseront », s’exclament cependant le réalisateur Jean-Paul Jaud et toutes les bonnes âmes avec lui, de n’avoir pas pris la mesure des dangers de l’agriculture conventionnelle et d’avoir insuffisamment développé le « bio ». C’est possible. Gageons cependant que s’ils devaient un jour effectivement nous accuser, ce pourrait être d’avoir consenti trop d’efforts et dépensé trop de temps et d’argent dans des politiques ineptes de soutien au développement du « bio » ou des agrocarburants et, ce faisant, de n’avoir pas su garantir la sécurité alimentaire de la population mondiale alors que nous en avions les moyens. Ces moyens sont multiples. L’un d’entre eux permet d’augmenter les rendements, de réduire l’usage des pesticides, de rendre les plantes résistantes à certains insectes ou à certaines maladies ou encore de permettre certaines cultures dans des climats secs et sur des sols salins. Comment appelle-t-on ça déjà ?



[1] Mais certaines études ont cependant observé la présence d’acides gras oméga -3 plus nombreux dans le lait « bio ».

[2] L’étude indique que la présence de pesticides est détectée dans 38% des cas sur les produits conventionnels et dans 7% des cas tout de même sur les produits « bio ».

[3] En raison de rendements faibles, l’agriculture « bio », rapportée à sa production, n’apparaît pas plus respectueuse de l’environnement.

 

 


Commentaires

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  • Par Kata strophes - 04/12/2012 - 14:12 - Signaler un abus J'ai toujours autant de mal à

    J'ai toujours autant de mal à comprendre qu'on puisse être aussi condescendant avec les tenants de l'Agriculture Bio (tout en les méprisant juste assez pour leur faire croire qu'on les respecte), et terminer sur des arguments pro-OGM aussi profondément fallacieux... et dont je n'arrive pas à déterminer si elles font partie des nombreuses "faiblesses ou [...] incohérences internes" qui discréditent ce discours ou "des motivations, secrètes ou non, inconscientes ou pas, de celui qui le tient."
    Je pense qu'il manque des bases d'agronomie et d'écologie à bon nombre de journalistes tenant d'écrire sur ce genre de sujet.
    @patho: rothénone et nicotine sont interdits en Bio, et ça aussi c'est un fait. quant à la bouille bordelaise, la viticulture française n'a pas attendu le label AB pour s'en gaver... ne déformons pas tout.

  • Par ntzsch - 04/12/2012 - 13:17 - Signaler un abus Si vous aimez les pesticides, mangez-en !

    Moi, je préfère m'en abstenir, et les légumes de mon potager ne sont pas prêts de voir un pulvérisateur.
    Personne n'a jamais prétendu que les produits bio avaient une valeur nutritive supérieure aux autres.
    L'auteur est persuadé que l'agriculture bio n'utilise pas d'engrais. Il ne connait pas bien le sujet.

  • Par Alcis - 04/12/2012 - 00:59 - Signaler un abus Chercher le profit, vous trouverez l'erreur...

    "Comment ça s'appelle déjà ? (Le moyen d’augmenter les rendements, de réduire les pesticides, de rendre les plantes résistantes à certains insectes ou à certaines maladies ou encore de permettre certaines cultures dans des climats secs et sur des sols salins ?) " L'AGROECOLOGIE ! selon Marc Dufumier, Olivier de Schutter et beaucoup d'autres.
    Je fais partie des gens que les produits "conventionnels" rendent malades. Mon père, médecin, en faisait le test lorsque j'étais enfant "en aveugle". D'autres attendent plus longtemps... pour avoir un cancer.
    Lisez la charte du bio (revue à la baisse par l'Europe), vous verrez la différence avec l'agriculture pollueuse. Et puis n'attend-on pas une recrudescence de cancers dans les prochaines décennies ? L'origine ? Tout le monde le sait !
    Evidemment, inutile de parler aux boursoufflés de la souffrance des agriculteurs conventionnels - et encore moins de celle des animaux de batterie. Inutile de parler des destructions de l'environnement (80 millions d'hectares de terres arables perdus chaque année en Europe - pour ceux qui aiment les comptes).
    En fait, chercher le profit, vous trouverez non seulement l'erreur mais aussi le menteur...

  • Par OlivR - 03/12/2012 - 19:23 - Signaler un abus Bio bobo...

    Mais le Bio tous ceux qui ont la tête sur les épaules savent que c'est un phénomène bien marketé de Bobos citadins en mal de valeurs, qui ont l'impression de faire leur retour à la nature (comme Marie-Antoinette en son temps qui jouait à la fermière).
    Pour s'en convaincre y a qu'à demander à nos grand-parents ce qu'ils en pensent. Il y a 60 ans tout le monde mangeait "bio" et on crevait à 50 ans. Aujourd'hui l'espérance-vie est de 80 ans, les gamins sont plus carencés, les accidents alimentaires ne concernent plus guère que les pousses de graines germées... alors bon an, mal an, sans vouloir rentrer dans le débat OGM ou pas, la bouffe "pas bio" c'est p'tet pas si dégueu que ça !
    PS : Ce sont les mêmes qui nous donnent des leçons de morale parce qu'ils font tourner leur monospaces au colza alors que 60% de la population mondiale crève la dalle...le bio n'est pas la pire de leur contradictions...

  • Par Benjamin_Linus - 03/12/2012 - 19:03 - Signaler un abus BIO?

    Encore un bon argument marketing.
    Le "BIO" coute la peau des fesses.
    L'autre jour, par hasard, j'ai jeté un œil dans un de ces magasins qui fleurissent par-ci par-là...
    2 Euros pour 2 pommes (par exemple).
    Je ne sais pas ce qu'elle ont de si extraordinaires.
    Des "pépins" en or massif?

  • Par kettle - 03/12/2012 - 17:49 - Signaler un abus "la valeur nutritive "

    Personne n'a jamais pretendu que le bio avait plus de valeur nutritive !

  • Par francoisk - 03/12/2012 - 17:31 - Signaler un abus De bien mauvaises sources!

    La méta étude en question est largement aussi décriée que celle Séralini.
    L'équivalence nutritive bio-non bio est en effet prouvée, mais n'a pas de lien avec les motivations liées à la consommation du bio (santé plus que nutrition, et écologie), et cette étude est, sur le plan méthodologique, digne de la poubelle: elle mésinterprète des résultats sur les conséquences sanitaires de l'alimentation industrielle, et passe naturellement sous silence les impacts écologiques. Sans compter un système de production agricole/élevage productiviste qui marche sur la tête et n'enrichit que les industriels au détriment des revenus des producteurs et de la santé des consommateurs... A part ça, tout va pour le mieux?
    Le NYT avait d'ailleurs publié une descente en règle de "étude": http://opinionator.blogs.nytimes.com/2012/10/02/that-flawed-stanford-study/.

  • Par Lady Melodia - 03/12/2012 - 15:59 - Signaler un abus Bien vu !

    "Ces moyens sont multiples. L’un d’entre eux permet d’augmenter les rendements [...] Comment appelle-t-on ça déjà ?"
    Joli clin d'oeil de l'auteur aux OGM ;)
    Ceci étant, avant de pouvoir nourrir la planète avec des OGM, ceux ci devront baisser de prix ; à quand les OGM génériques ? :D
    Blagues à part, je comprends parfaitement les craintes de certaines personnes à l'égard des OGM, tout simplement parce qu'il n'y a pas si longtemps encore, j'y étais farouchement opposée, avec les même arguments que ceux que j'entends aujourd'hui dans la bouche des réticents.
    Depuis, mes études scientifiques m'ont aidées à y voir plus clair, notamment sur le fait que la toxicité est un phénomène précis obéissant à des règles, et pas une sorte de nébuleuse.
    Ainsi, de la même manière que nous ne nous transformons pas en l'animal que nous mangeons, les OGM ne font pas muter nos cellules.
    Pourquoi ? parce que les OGM ne sont que des organismes auxquels on a rajouté une protéine bonus (souvent une enzyme) et que les protéines ne font pas muter (en plus elles sont détruites par la digestion).
    Après, des allergies sont possibles mais c'est vraiment tout ce qu'on risque.

  • Par THEGAP - 03/12/2012 - 15:44 - Signaler un abus Bio diversité de l'offre et santé

    1/ le bio élargit l'offre et dans un pays comme le notre c'est très bien!
    2/ par certains aspects on peut trouver chez les agriculteurs et éleveurs bio des cultivars anciens des races rustiques et des gouts disparus. Cela pourrait être fait en conventionnel mais l'expérience prouve que ce n'est pas le cas.
    3/ s'agissant des herbicides et pesticides les commentaires comme l'article sont dans la posture. L'utilisation de plusieurs produits biocides ne peut pas avoir 0 conséquences sur la santé. C'est juste improbable:
    - soit parce que la multiplicité des contaminations est quasi impossible a tester
    - soit parce que les effets carcinogènes ou de disruption hormonale sont très long à apparaitre
    - soit parce que notre espérabnce de vie s'alllonge et notre durée d'exposition aussi surtout à la fin ou nos mécanismes réparateurs sont altérés.
    4/ Il ya des gens qui achètent des pommades anti rides alors pourquoi pas du bio?
    5/ en revanche ce que vous n'avez pas souligné c'est qu'en règle générale les végétaux sauvages, ou non traités sont plus riches en polyphénols. Ce n'est pas anodin du point de vue de l'oxydation du vieillissement et certainement d'autres processus.

  • Par mcfire - 03/12/2012 - 14:20 - Signaler un abus ,

    que ca soit meilleur pour la santé, je m'en fiche, ce qui compte c'ets que ca soit meilleur pour les sols et l'environnement alentour
    c'est pas une question d'idéologie mais bien de durabilité
    pour aller loin faut menager sa monture

  • Par stee - 03/12/2012 - 13:23 - Signaler un abus @patho

    Je mange ma propre production BIO, car j'ai la chance d'avoir de la terre en bon état. Dire que l'industrie agro sauve la planète c'est comme présenter un pompier pyromane. Donnez moi plutôt des indications sur tous les produits phyto en conventionnel qui n'ont aucune influence sur notre organisme.En Bio il y a un cahier des charges , si cela n'est pas respecté, je ne sais pas quoi vous dire.
    Ce qui me tient à coeur ce n'est pas le fait que ce soit bio ou pas , c'est seulement le fait que pour produire il ne faut pas détruire comme le fait le conventionnel avec la perte de notre sol et donc provoquer la crise de la nourriture ce qui va renforcer la chimie et l'industrie pour fabriquer les petites pilules , plus besoin de champs et d'agriculteurs...c'est plus facile et plus rentable

  • Par patho - 03/12/2012 - 12:30 - Signaler un abus @stee

    Libre à vous de consommer du bio et de penser que c'est mieux pour la santé, c'est une idéologie te ça ne se discute pas; mais pour les pesticides bio: renseignez-vous sur les fongicides bio (et notamment la bouillie bordelaise) et les insecticides bio (les plus utilisés étant : roténone, pyrethrines, nicotine); impact sur santé, impact sur environnement, présence de molécules "naturelles" ou "chimiques", fabrication en usine classée SEVESO.
    @stee: en 1950, des famines touchaient des MILLIONS de personnes; le problème s'est NETTEMENT amélioré; en 1950, en France, des DIZAINES de milliers de personnes étaient victimes d'intoxications alimentaires; le problème s'est NETTEMENT amélioré; désolé, ce sont des faits.

  • Par stee - 03/12/2012 - 11:52 - Signaler un abus Moi je mange bio

    C'est incroyable cette polémique qui consiste à dire que manger bio c'est du marketing, le bio c'est une affaire de pro , celui qui vient du monde conventionnel doit réapprendre oui c'est beaucoup moins facile que de traiter avec des produits dont nous avons aucun retour sur la santé. Buvez du roundup vous allez m'en dire des nouvelles... allez faire un tour sur le nombre d'agriculteurs en pleine santé manipulant ce genre de chose ,
    Ce genre d'article démontre que le système industriel commencent à ce faire toucher sur son terrain , manger des produits naturel c'est du marketing on aura tous vu , la santé c'est la vie non . A cette vitesse de réflexion le bio va nous faire du mal...
    notre bouffe est médicalisé en permanence, sommes nous malades dès la naissance ?
    Le conventionnel détruit les sols, ça c'est pas du marketing...et provoque l'endettement du monde agricole.
    En 1950 il y avait 4 000 000 d'agriculteurs maintenant 350 000 vous savez pourquoi ?

  • Par ZOEDUBATO - 03/12/2012 - 11:50 - Signaler un abus Autrement dit le bio est à la limite de l'arnaque

    Entre les nomes pour la maison, les prduits de jardinage, les produits de bricolage, les voitures et les transports et le bio les Verts sont responsable d'environ 60% des augmentations du coût de la vie pour les plus défavorisés(et l'état pour 35 %, les industriels et grands groupes n'étant implicables que dans 5% de ces augmentations)
    NB : le pétrole est un produit naturel qui subit aussi peu de transformation "synthétique" que les engrais dits naturels, les gazs bio,ou les métaux des éoliennes et des cellules solaires, les produits de traitements et de nettoyage bio, etc..

  • Par Ravidelacreche - 03/12/2012 - 11:26 - Signaler un abus "obscurantistes" contre "empoisonneurs"

    Le professeur Dionysius Lardner a affirmé en 1830 « Le voyage en chemin de fer à grande vitesse n'est pas possible car les passagers incapables de respirer mourraient par asphyxie. » (wikipédia)

  • Par zen aztec - 03/12/2012 - 11:16 - Signaler un abus @patho

    Je suis arboriculteur conventionnel,j'ai des collègues bio,je sais que ceux ci obtiennent régulierement de nouvelles autorisations de produits phytos car ils n'arrivent plus à maîtriser les parasites ou maladies qui prennent de l'ampleur dans leurs vergers...d'accord avec vous sur le côté marketing

  • Par Silmarwen - 03/12/2012 - 11:12 - Signaler un abus Bio ou pas...

    Personnellement, bio ou pas bio je ne vois aucune différence. La seule chose qui me rassure avec le terme bio c'est que je suis sûre que ce n'est pas des produits génétiquement modifiés. Je ne suis pas fan des OGM, d'une on a aucun retour concernant les effets sur la santé, ensuite là aussi c'est de la poudre aux yeux. Ce sont des produits qui sont sensés aider à nourrir l'ensemble de la population mondiale et il y a toujours des gens qui meurent de faim. Bref ! Non le bio ne rend pas plus en forme, il y a quand même des pesticides mais au moins on peut essayer de retracer l'aliment.

  • Par patho - 03/12/2012 - 10:18 - Signaler un abus C'est quoi le bio ?

    Le bio n'a pas pour principe de base la santé, ni l'environnement, ni le développement durable. C'est une posture 100% idéologique sans aucun fondement scientifique qui considère qu'il faut se passer de toute substance "synthétique" et n'utiliser que des "naturelles" (www.agencebio.org); mais notez que cette posture idéologique est bafouée par exemple par l'utilisation de pesticides bio tels que la bouillie bordelaise (100% chimique) et de "compléments" à l'insecticide pyréthrines par exemple (piperonyl butoxide ou PBO). Ces faits sont faciles à vérifier. Le bio est passé d'une idéologie à un marketing efficace.

Baptiste Marsollat

Baptiste Marsollat est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il a travaillé comme rédacteur pour diverses publications administratives.
Il contribue par ailleurs régulièrement au magazine slate.fr et participe occasionnellement aux travaux de l’Observatoire du principe de précaution.

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