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Pourquoi 10 ans après, le lent poison du "non" à l’Europe qu’on n’avait pas su entendre continue de se distiller

Il y a dix ans, les Français votaient à près de 54% pour le "non" au traité établissant une constitution pour l'Europe, et ce malgré le soutien apporté au projet par les grands partis, tels que l'UMP ou le PS. Trois jours plus tard, c'était au tour des Néerlandais de rejeter le texte, scellant son sort. Mais les élites européennes ont refusé de tirer des leçons de cet échec.

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Publié le - Mis à jour le 29 Mai 2015
Pourquoi 10 ans après, le lent poison du "non" à l’Europe qu’on n’avait pas su entendre continue de se distiller

Des opposants à la Constitution européenne lors du referendum. Crédit Reuters

Atlantico : Vendredi 29 mai prochain, le “non” au traité établissant une Constitution pour l’Europe aura dix ans. 55% des Français avaient alors voté contre. Quel type de message le peuple a-t-il alors adressé à l'Europe ?

Alain Wallon : Le message était aussi facile à lire (un "Non" majoritaire au projet d’une constitution pour l’Europe) que difficile à interpréter : que refusait, en fait, cette majorité de votants ?

Leur avait-on demandé quelle Europe ils auraient souhaité construire pour les vingt, cinquante ans à venir ? Pouvaient-ils être tous en mesure de transmettre aux membres de la "constituante", par une voie démocratique et traçable, des propositions d’amendements au projet ? D’un côté, il y avait un schéma compliqué, un texte quasi illisible en l’absence d’outils de décryptage. Et de l’autre le dessin simplifié, parfois à l’extrême, d’une énorme cible dans laquelle même un tireur aveugle pouvait placer sa flèche. La campagne en faveur du "non" est ainsi devenue un "attrape-tout" qui a réussi à coaguler une addition de refus, plus ou moins canalisés autour de positionnements politiciens hexagonaux. Comment rater un éléphant dans un tunnel ? Le "carton" était quasi certain ! Il n’y a donc pas eu un message unique, mais une multitude de messages adressés à l’Union européenne. Mais que cette diversité de protestations fasse une majorité d’opposants au projet de constitution, c’était un message décisif et une demande incontournable de clarification : que faire désormais pour que les Européens se saisissent de leur Europe et en portent eux-mêmes le projet ?

Bruno Cautrès : Alors que la ratification par référendum du Traité de Maastricht le 20 septembre 1992 (par une courte majorité de 51.05% et avec une participation de 69.69%) avait manifesté en France un clivage entre deux visions antagonistes sur la question de la place de l’Etat nation (la souveraineté nationale versus l’intégration européenne), n’épargnant aucun parti politique, treize ans après, en 2005, c’est un message plus complexe que le peuple français avait adressé. Si dès 1992, c’est bien un clivage entre partisans et opposants à l’intégration européenne qui s’est affirmé dans l’opinion française, le référendum du 29 mai 2005 a accentué ce phénomène de recomposition idéologique en permettant aux électeurs d’exprimer plusieurs formes d’opinions sur l’Europe. Ainsi, le référendum de 2005, sur le TCE (Traité Constitutionnel Européen) a vu par exemple s’affirmer un "Non de gauche" : une partie des électeurs de gauche voulait exprimer qu’il était à la fois en faveur de l’Europe mais pas de "cette Europe-là". C’était alors moins le principe de l’intégration européenne que ses modalités et ses choix socio-économiques qui étaient ainsi contestés. A droite aussi cette fracture s’est manifesté mais davantage entre la droite parlementaire et le FN ; pour les  électeurs du "Non de droite" et plus encore du "Non d’extrême droite" c’était la question de l’identité nationale, du contrôle des frontières et de l’immigration qui étaient au cœur de leur contestation contre le Traité constitutionnel. Il faut également indiquer que le mot de "Constitution" avait, dans l’imaginaire politique français, une charge symbolique très forte, la "Constitution" étant pour nous le texte de loi suprême. Et il faut également remarquer que ce référendum avait lieu un an après le plus grand élargissement de l’histoire de l’UE, la faisant passer en 2004 de 15 à 25 membres. Le sentiment que l’Europe devenait nettement plus grande tout en voyant ses prérogatives renforcées a donc exacerbé les inquiétudes.  

Les dirigeants européens en ont-ils pris la mesure ? 

Alain Wallon : Cet échec a été un coup de semonce. Il a mis à jour, de façon flagrante, l’inadéquation des moyens actuels de médiation, d’organisation du débat politique, de transmission et de retour d’information entre les instances de direction nationales ou supranationales investies dans le système européen et les citoyens. La prise de conscience de ce manque patent a eu lieu, à Bruxelles comme dans les capitales européennes ; mais elle n’a donné lieu qu’à des modifications limitées à la partie supérieure – la "superstructure" - de ce système : c’est le "mini" Traité de Lisbonne et les réformes de fonctionnement qu’il a permis de mettre en place, évitant certes la paralysie de la machine institutionnelle après les nouveaux élargissements de l’Union mais ne répondant pas à la hauteur de l’enjeu : assurer l’adhésion des peuples, et pas seulement des structures, des appareils , au projet européen. C’est comme dans les inondations : la rivière déborde, envahit la maison, on sauve les meubles en les montant à l’étage, l’assurance remboursera le frigo… mais la maison restera en zone inondable ; on surveillera seulement les lézardes en espérant qu’elles ne s’agrandissent pas.

Bruno Cautrès : Pour les dirigeants européens, le vote négatif des français en 2005 fut un choc considérable. La crise institutionnelle qui s’en est suivie (puisque certains pays avaient ratifié la Constitution par référendum avant le vote des français, comme l’Espagne, ou par voie parlementaire ce qui avait été le modèle dominant en Europe) a mis beaucoup de temps à trouver ses solutions et certains évoquaient une "fin de l’Europe". La crise s’est résorbée, en partie, avec le Traité de Lisbonne et l’élection du nouveau président français, Nicolas Sarkozy, en 2007. Mais au-delà des discours sur le fait que dorénavant les peuples seraient davantage entendus et écoutés, on peut se demander si ce traité n’a pas l’allure du retour par la fenêtre de bien des aspects de la défunte Constitution européenne. Ce sentiment existe parmi plusieurs segments de la population française. 

 
Commentaires

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  • Par toupoilu - 25/05/2015 - 07:51 - Signaler un abus Pour que l'europe retrouve de la legitimité,

    il faut accepter qu'elle soit entre les mains du peuple. Contrairement a ce que dit un des intervenant de l'article, il ne faut pas "expliquer" mieux ce que l’Europe nous apporterait, ce qui revient a dire que si le peuple vote mal, c'est parce qu'il n'a rien compris, mais il faut accepter que son avenir même soit débattu démocratiquement. Dusse t-elle en mourir. L’Europe est par exemple une passoire immigrationiste, et si ça peut convenir a l’Allemagne, ça ne convient peut être pas aux français. Et ils doivent avoir le dernier mot.

  • Par cloette - 25/05/2015 - 08:41 - Signaler un abus L'Europe

    C'est une puissance mercantile sans âme bien trop dépendante des États Unis

  • Par vangog - 25/05/2015 - 10:01 - Signaler un abus Pas de frontières, pas d'armée, pas de conscience commune...

    la constitution du lobbyisme des banquiers, des assureurs, des multinationales et des ecolo-trotskystes...les Européens ont eu raison de ne pas voter pour cette mauvaise copie... On voit, aujourd'hui, les dangers mortels que font courir à l'UE son absence de frontières et d'armée. Les dictateurs de tout poil lorgnent sur cette construction bancale, affaiblissant ses fondations et attendant qu'elle s'effondre... Plutôt qu'appeler l'UE à l'aide pour se défendre contre les visées expansionnistes du dictateur Poutine, les pays nordiques et la Pologne sont obligés de s'agenouiller devant l'OTAN. Les islamistes profitent du laxisme immigrationnistes des derniers pays socialistes comme la France, pour y instiller leur venin mortel. Toute l'UE est déstructurée par cette immigration de la misère, et le dumping fiscal et social entretenu par les multinationales pour affaiblir leurs concurrents plus faibles et rendre captives les PME...les européens furent lucides en ne votant pas pour cette constitution au rabais, ils seront lucides en mettant à bas cette UE social-démagogique sans âme et sans frontières...

  • Par Nicolas V - 25/05/2015 - 10:17 - Signaler un abus Une UE créée par les USA, au profit de la Finance

    Ms, on a pas bien expliqué, c'est trop complexe pour le peuple. Vs ns prenez pr des brêles. Aucun pardon à Sarko ni à Hollande, qui ont trahi la volonté populaire. Élections , 50% d'abstentions + 12,5% MLP ms vous n'avez pas compris. La Grèce , 1 pb ? C'est l'UE le pb, qui a achete des gouvernants corrompus, qui a forcé des achats d'armes inutiles, non ? Contre rétro-coms, c'est Siemens le pb, etc... C le désastre humanitaire le pb (même reconnu par Merkel) vs corrompre, vs êtes fauteurs de guerres , désastres humanitaires, crimes de guerre et eugénisme (Grèce , ex-Prez MSF). Europeistes, on vs dit va f... (Sic Beppe Grillo) vs êtes moribonds, hors signature Tisa, TTIP , les USA n'ont plus besoin de vs. Valets congédiés. Le peuple Français est libre malgré les lois Valls (vs n'avez plus que ça , une dictature )

  • Par cloette - 25/05/2015 - 10:27 - Signaler un abus Ce referendum

    fut une illustration parfaite du dicton : " Élections , piège à cons "

  • Par joke ka - 25/05/2015 - 10:33 - Signaler un abus europe

    si un référendum avait lieu aujourd'hui c est à 2 mains que je voterai NON ... l'Europe à l'origine était une belle idée ...à présent une bande de fonctionnaires engraissés par nos impôts prospèrent et jouent des coude pour garder leurs privilèges ..dommage..trop de décalage entre eux et nous pauvres payeurs

  • Par l'enclume - 25/05/2015 - 11:13 - Signaler un abus Tu l'as dit bouffi

    A la lecture des commentaires, me revient la citation d'Albert Einstein : "Il y a deux choses infinies dans le monde, l'univers et la bêtise humaine"

  • Par GP13 - 25/05/2015 - 12:08 - Signaler un abus Oui à l'Europe des Nations

    Le non à la constitution européenne est un non à une Europe fédérale. Il est abusif de procéder au glissement de sens en affirmant que le non à l'Europe fédérale est un non à l'Europe. Une Europe des Nations reste à construire, laquelle ne sera pas un État fédéral. C'est simple à comprendre et donc il faudrait demander aux élites pourquoi elles ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre les messages démocratiques qui leur sont adressés.

  • Par J'accuse - 25/05/2015 - 16:42 - Signaler un abus L'Europe unie, oui; l'Union européenne, non.

    Les plus grands progrès attribués à l'Union européenne, notamment la croissance des échanges, auraient pu l'être sans s'accompagner de la monstruosité politico-administrative que nous connaissons; la PAC plaît en France parce que notre pays en retire plus qu'elle en donne, mais ce dirigisme économique est une erreur; l'euro aurait été aussi mieux "fabriquée" sans Bruxelles. Les dirigeants politiques font comme s'il fallait construire l'Europe, alors que l'Europe a mis 2000 ans à se construire, et donc elle est déjà construite ! Ce qu'ils appellent ainsi, est en fait la création artificielle d'une entité supranationale de plus en plus totalitaire, dont les peuples ne veulent pas, et n'ont même jamais voulue. Je ne suis pas du tout persuadé que les Pères de l'Europe (Schuman et Monnet) avaient rêvé de ça, et il me semble évident que de Gaulle s'y serait opposé. L'UE est une sorte d'URSS ouest européenne, dirigiste et bureaucratique, qui s'attribue à tort tous les mérites des progrès depuis 1950, et qui ne donne la parole aux peuples que pour se perpétuer sans jamais se remettre en question. La contestation fondamentale ne fait que commencer ...

  • Par Ganesha - 25/05/2015 - 19:37 - Signaler un abus Colère, Hilarité, Austérité

    Article dont la lecture provoque d'abord la colère, puisqu'il commence très fort : le traité de 2005 était ''trop compliqué, illisible'' ! ''La concurrence libre et non-faussée'', c'était donc si difficile à comprendre ? Il provoque aussi la franche hilarité quand il rêve d'un approfondissement de la construction européenne ! Les peuples d'Europe sont tellement émerveillés par les brillants résultats de la politique d'Austérité (appauvrissement pour le plus grand nombre) du Capitalisme libéral, qu'ils vont, de gaîté de cœur, jeter aux orties ce qu'il leur reste de souveraineté nationale ?

  • Par Anguerrand - 25/05/2015 - 20:47 - Signaler un abus A Ganesha le gauchiste FN

    On vous retrouve bien comme tous les nouveaux adhérents du FN, anciens gauchistes, sans propositions constructives, sans arguments comme à chaque intervention. Vous êtes contre le " captitalisme liberal" je vous fais remarquer que c'est un pléonasme, de plus Hollande qui avait comme ennemi la finance, n'a de cesse d'aller draguer le monde pour obtenir des capitaux qui permettent d'investir, donc de créer des emplois, on peut être FDG - FN comme vous mais on peut aussi penser....CQFD.

  • Par thymthym711 - 25/05/2015 - 21:09 - Signaler un abus L'Europe n'est pas une Nation.

    "L’abandon de souveraineté,... ne s’est jamais fait depuis le début de la construction européenne sans bénéfices supérieurs aux inconvénients du partage à plusieurs." C'est l'avis de M. Wallon. Il est permis de penser le contraire et même de penser que cela ressemble à un énorme mensonge comme beaucoup de ceux qui ont été proférés avant le référendum de Maastricht en 1992 et avant celui de 2005 pour la constitution européenne. Qui peut croire que les pays qui sont dans l'UE vont mieux depuis 1992 ? Qui peut croire que la construction européenne telle qu'elle est faite depuis des décennies n'est pour rien dans la dégradation de la situation des pays de l'UE ? Qui peut croire que cette construction européenne a amélioré la situation des plus pauvres dans les pays de l'UE ?

  • Par Babaswami - 25/05/2015 - 21:26 - Signaler un abus Escroquerie

    Après 60 ans d'"Europe"à marche forcée, , le roi est nu. L'Allemagne quitterait cette construction utopique et ratée si elle le pouvait politiquement. On veut nous faire croire que l'Angleterre dépérirait si elle quittait l'Europe. Mais elle ne fait déjà pas partie de l'euro et son économie est repartie de l'avant ! Et la Suisse ? elle est pauvre la Suisse ? Demandez aux frontaliers français ! Demandez aux Suisses si ils veulent entrer dans ce machin !

  • Par Ganesha - 25/05/2015 - 21:43 - Signaler un abus Progrès Humain

    Anguerrand, le RSA à 450 euros, c'est déjà le ''Revenu Universel'', le doubler puis le tripler ne sera qu'une simple évolution… Mais il faudra d'abord que Marine vienne ''couper les vivres'' à tous ceux qui ne possèdent pas la carte d'identité française. Le vrai ''changement de civilisation'', ce sera quand le travail n'apportera plus qu'un ''simple complément de salaire'' au revenu citoyen, qui sera toujours conservé. Une merveilleuse opportunité pour les créateurs d'entreprise ! Qui seront aussi libérés des charges sociales ! Le financement de tout cela ? Même pas besoin d'augmenter la pression fiscale ! Limitation des patrimoines possibles, lutte contre la corruption et les paradis fiscaux. Vous et moi sommes probablement trop vieux pour voir cela pleinement réalisé, mais je veux croire que l'espèce humaine continuera sa progression !

  • Par lexxis - 25/05/2015 - 21:53 - Signaler un abus L'IMPOSTURE!

    C'est intéressant de voir comme dans notre monde actuel, il se trouve des tas de gens et souvent parmi ce qu'on appelle les élites, pour ne pas être choqués par ce qui s'appelle une forfaiture, une forfaiture au plus haut niveau. Car le détournement en "oui parlementaire" du "non référendaire" a été une énorme faute, qui discrédite durablement ses auteurs , comme leurs complices en infligeant un camouflet impardonnable au peuple français. Alors après, on peut nous raconter des tas de chose sur l'Europe, sur Bruxelles, sur la Commission…Désolé tous ces gens-là nous ont déjà menti, ils nous ont abusés et désormais nous savons que la vérité est plus proche du contraire de leur discours que du contenu leurs promesses. Et puis pour l'abstentionnisme, comment s'étonner de sa progression quand le politique se fait faussaire en transformant en oui le non issu des urnes?

  • Par vangog - 26/05/2015 - 01:14 - Signaler un abus Contrairement à ce qu'affirme ce terranoviste de la pensée...

    Les Francais ont parfaitement lu, compris et perçu l'irrationalité de la constitution européenne, avant de voter. Comme disait l'islamiste de Lille: "quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup!..." Et le loup européen était beaucoup trop visible pour échapper aux yeux perçants des Français, qui en ont connus, des loups...construire un machin aussi grotesque que cette technostructure lobbyiste sans âme, ni armée, ni frontières..il fallait au moins l'appui de tous les UMPS d'Europe pour arriver à faire gober cela aux nations européennes! Aujourd'hui, les nations degueulent leur technostructure et se sentent mieux...ouf!

  • Par Nicolas V - 26/05/2015 - 01:31 - Signaler un abus Dictature

    Pour durer un peu +, dictature en France av loi Renseignement, fin argent liquide, ns dépendrons exclusivement des banques et du gouv qui ponctionnera ce qu'il veut, et interdiction de manifester. Votre UE otanesque on la d... le et point barre, votre nazisme, vos crimes contre l'humanité et contre les peuples et contre la France

  • Par Nicolas V - 26/05/2015 - 01:41 - Signaler un abus En toute connaissance de cause

    Je sais parfaitement que ce que je viens d'écrire est poursuivable pour "atteinte aux interets du pays"c.-à-d. du Régime PS/UMP/Centre. Soyons si nombreux qu'il ne ns arrivera rien.

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Alain Wallon

Alain Wallon a été chef d'unité à la DG Traduction de la Commission européenne, après avoir créé et dirigé le secteur des drogues synthétiques à l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, agence de l'UE sise à Lisbonne. C'est aussi un ancien journaliste, chef dans les années 1980 du desk Etranger du quotidien Libération. Alain Wallon est diplômé en anthropologie sociale de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, VIème section devenue ultérieurement l'Ehess.

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Bruno Cautrès

Bruno Cautrès est chercheur CNRS et a rejoint le CEVIPOF en janvier 2006. Ses recherches portent sur l’analyse des comportements et des attitudes politiques. Au cours des années récentes, il a participé à différentes recherches françaises ou européennes portant sur la participation politique, le vote et les élections (Panel électoral français de 2002 et Panel électoral français de 2007, Baromètre politique français). Il a développé d’autres directions de recherche mettant en évidence les clivages sociaux et politiques liés à l’Europe et à l’intégration européenne dans les électorats et les opinions publiques.  En 2014 il a publié Les européens aiment-ils (toujours) l'Europe ? aux éditions de La Documentation Française.

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