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Les pièges qui pourraient bien se cacher dans le “sauvetage” de nos économies par les banquiers centraux

Qu'est-ce qui nourrit les marchés actuels ? Une vraie reprise ? Ou l'argent facile et rapide des banques centrales ? Voici quelques éléments de réponse...

Decod'Eco

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Les pièges qui pourraient bien se cacher dans le “sauvetage” de nos économies par les banquiers centraux

Ils ont causé la bulle de la dette gouvernementale. Crédit Reuters

Début 2013, les Japonais ont promis d'imprimer de la monnaie pour acheter leurs propres obligations, rejoignant la clique des Anglais, des Américains et des Européens. Ils continueront jusqu'à ce que les prix grimpent. Ils visent une inflation de 2%. Atteindront-ils leur cible ?

Partout dans le monde, les banquiers centraux sont aux commandes. Ils font bouger les marchés... ils changent des économies... ils maintiennent en vie des entreprises qui auraient fait faillite... et renflouent des secteurs entiers avec des prêts quasiment gratuits.

On félicite les banquiers centraux pour avoir sauvé la civilisation... et maintenant, ils ont l'intention de la rendre encore meilleure.

Mais qui sont-ils ? Avec le destin de l'économie mondiale entre les mains... savent-ils ce qu'ils font ?

Voici ce que publiait l'agence Reuters il y a quelques jours :

"Alors que les Etats-Unis vacillaient au bord de la crise financière en 2007, on avait quasiment ignoré les avertissements d'un visionnaire de la Réserve fédérale, selon qui les problèmes de la banque d'affaires Bear Stearns n'étaient pas résolus et présentaient 'un risque énorme'."

"C'était durant une réunion de la banque centrale américaine en 2007, lorsque les décideurs abordèrent le récent renflouage par Bear Stearns de deux de ses hedge funds ayant subi des pertes sur les prêts subprime. La banque d'affaires se révéla ensuite être l'un des premiers dominos à chuter durant une crise brutale et une récession mondiale -- et pourtant, le président de la Fed de New York de l'époque, Timothy Geithner, et d'autres étaient tous d'accord pour dire que la situation était circonscrite. C'était bien différent, dirent-ils, du problème Long-Term Capital Management, le fonds de couverture qui s'était effondré en 1998 et avait failli causer une crise mondiale".

* Quand les banques centrales ne comprennent rien...

Bien sûr, il s'avéra que Fisher avait raison. Aujourd'hui, après un embargo de cinq ans, nous avons accès aux notes de la Fed de l'époque. Ce que nous voyons n'est guère surprenant : les banquiers centraux n'avaient pas la moindre idée de ce qui se passait.

Aucun d'entre eux ne comprenait la situation. Aucun ne réalisait que l'économie mondiale tout entière était sur le point de prendre une volée de bois vert.

"Je serai la première à dire qu'il est toujours difficile d'avoir exactement la bonne politique monétaire", a déclaré une autre autorité, Janet Yellen, prochaine présidente potentielle de la Fed si Ben Bernanke attrape un rhume ou une idée.

"Mais les prouesses analytiques de la Fed sont excellentes et notre historique de prévisions est hors pair".

Nous espérons qu'elle n'était pas sous serment, sans quoi elle risque la prison. Les prouesses de la Fed sont loin d'en être. De nombreux hedge funds, instituts de recherches, banques et organismes indépendants avaient une idée bien plus claire de la manière dont les choses pouvaient tourner.

Non que quiconque l'ait su avec exactitude. Bear Stearns ? N'importe quel autre grand acteur de la finance aurait pu y passer. On ne connaît jamais les détails et le timing. Tout ce qu'on peut savoir, c'est que les erreurs seront corrigées. Plus on leur permet de durer... plus la correction est grande.

 
Commentaires

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  • Par Equilibre - 30/01/2013 - 11:13 - Signaler un abus Oui

    Et dommage pour nous tous

  • Par gdv - 30/01/2013 - 13:45 - Signaler un abus Encore un peu de temps Monsieur le bourreau

    C'est tellement énorme que c'est probablement vrai. Les conséquences en sont tellement désastreuses que l'hypothèse cataclysmique est rejeté automatiquement par l'esprit de quasi tous les responsables car cela résonne commet un gigantesque aveu d'incompétence. Quand vous annoncez à quelqu'un, sans détenir les éléments de preuve, que sa mort est prochaine, il y a de grande chance pour qu'il vous rit au nez. En fait, ils sont effectivement en train de créer de la monnaie quasiment sans limite, mais la démocratie telle qu'elle est comprise aujourdh'ui dans nos société occidentales, permet-elle un autre choix ?

  • Par The_Wizard - 30/01/2013 - 15:23 - Signaler un abus ben voilà.

    "les banquiers centraux n'avaient pas la moindre idée de ce qui se passait"; oui, pas plus que Goldman Sachs quand ils arbitraient déjà leurs produits toxiques grecques et américains au moment leur ancien patron alors Secrétaire au Trésor n'avait jamais entendu parler de la Reserve Féderale et encore moins de Ben Bernanke.

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Bill Bonner

Bill Bonner est le fondateur et président d'Agora Inc., une maison d'édition publiant des lettres d'information financières pour les investisseurs particuliers.

Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450 000 lecteurs... ), il intervient également dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning.

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