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Philippe à Matignon : la double erreur politique de la-droite-qui-y-va sans assumer de prendre sa carte de La République En Marche

Le positionnement "sur le seuil" de certains candidats de la droite, les juppéistes en tête, qui refusent de quitter LR tout en prônant une alliance avec LREM brouille les cartes. Une telle attitude est en plus très risquée en cette période électorale.

Marais

Publié le - Mis à jour le 19 Mai 2017
Philippe à Matignon : la double erreur politique de la-droite-qui-y-va sans assumer de prendre sa carte de La République En Marche

En acceptant le poste de premier ministre, Edouard Philippe prend une décision qui ébranle la droite. Il serait malvenu de la lui reprocher en tant que telle. Au moins a-t-il le courage d'afficher ses convictions quand beaucoup d'autres à droite jugent qu'il est urgent d'attendre d'y voir plus clair avant d'assumer leurs inclinaisons ou leurs envies de carrière.

On peut aussi reconnaître à Edouard Philippe la clarté de son engagement contre le FN qui l'a mené, comme il l'a répété lundi soir sur TF1, à souhaiter la victoire d'Emmanuel Macron.
 
Là, où les choses se compliquent, c'est dans la suite du raisonnement que le maire du Havre a exposé lors de son premier 20H.
Faire gagner Emmanuel Macron contre le FN était un objectif totalement compatible avec son engagement chez Les Républicains. Soit. Mais ce lundi soir face à Gilles Bouleau, le nouveau premier ministre a enchaîné comme si cela coulait de la plus transparente des sources politiques qu'il fallait désormais aider Emmanuel Macron à réussir. Seulement voilà, souhaiter le succès d'un quinquennat pour le bien de la France et des Français est une chose parfaitement louable. Souhaiter la défaite de sa propre famille politique, ayant en toute logique vocation à assumer la possibilité d'une alternance républicaine et le contre-pouvoir parlementaire nécessaire au bon fonctionnement de toute démocratie est moins évident.
 
Car il ne peut pas y avoir de demi-mesure en la matière. En l'absence d'accord de gouvernement entre Les Républicains et La République En Marche, la victoire des uns emporte nécessairement la défaite des autres… et réciproquement.
 
Sauf à considérer qu'aux yeux d'Edouard Philippe, le programme des Républicains est exactement le même que celui d'Emmanuel Macron, un ralliement sans négociation de la moindre inflexion politique de la part du rallié ressemble quand même furieusement à un changement de famille politique.
 
François Bayrou en rejoignant Emmanuel Macron au mois de mars avait posé ses conditions, acceptées par En Marche dans la foulée et dont on a bien vu à l'occasion du psychodrame déclenchée par les investitures LREM le week end dernier qu'elles comportaient aussi un accord électoral.
 
Manifestement le programme de gouvernement défini par Emmanuel Macron et combattu par Edouard Philippe pendant la campagne présidentielle -comme en attestent ses tweets et autres chroniques dans Libération- convient désormais en tout point au nouveau premier ministre puisqu'il n'a fait état d'aucun engagement qu'il aurait obtenu en échange de son arrivée à Matignon. On n'ose imaginer à l'heure du renouveau démocratique que des promesses aient pu être faites sans qu'elles soient clairement affichés.
 
Tout au plus est-il apparu lundi que les négociations sur la nomination d'Edouard Philippe à Matignon avaient pris du retard car elles achoppaient sur le nombre de ministres de droite qui le rejoindraient et sur un point discret mais central, le choix de son directeur de cabinet. Autrement dit, le minimum minimorum de Ia négociation politique. Quelle autonomie pourrait bien avoir un premier ministre qui se serait vu imposer par l'Elysée son bras droit, véritable ordonnateur de la politique gouvernementale au quotidien ?
 
Pour autant, même sans accord politique, Édouard Philippe ne semble pas considérer qu'il trahit sa famille politique ni ses propres engagements passés.
 
L'intervention lundi après-midi de son mentor Alain Juppé paraissait, elle, plus gênée aux entournures. Derrière l'affirmation par le maire de Bordeaux de sa volonté de faire campagne aux côtés des candidats LR et UDI aux législatives sur une plateforme qui lui convient "pour l'essentiel", l'ambiguïté demeure sur l'après élections.
 
Dans la mesure où on imagine mal Édouard Philippe décidant d'aller à Matignon sans en avoir discuté avec Alain Juppé et où celui-ci s'est abstenu de dénoncer une trahison ni même une decision malvenue dans son tempo -avant les Législatives- l'hypothèse la plus crédible est qu'Alain Juppé valide sans le dire la perspective de la constitution à venir d'un groupe de parlementaires élus sur l'étiquette LR mais faisant le choix de compléter la majorité présidentielle.
 
L'appel lundi soir d'une vingtaine de personnalités de la droite et du centre, rejoints par Nathalie Kosciusko-Morizet, à saisir la main tendue par le nouveau président de la République montre bien d'ailleurs la logique politique à l'œuvre chez les juppéistes : il faut travailler avec Emmanuel Macron.
 
Et quand on écoute les arguments avancés par les personnalités concernées, il apparaît que, pour elles, ce qui se joue s'inscrit dans la logique d'un accord politique global, pas dans celle de ralliements individuels.
 
Et c'est bien là l'erreur que commet cette droite juppéiste. Une erreur qu'on pourrait même qualifier de double : d'une part, elle aborde son ralliement en ayant l'air de penser que cela s'inscrit dans le fil des coalitions gouvernementales à l'allemande, d'autre part, elle semble se comporter comme si la victoire d'Emmanuel Macron était en fait la victoire secrète d'Alain Juppé.
 
Sur le terrain de la coalition, Emmanuel Macron a pourtant été clair, il l'a dit et répété : il n'y aura pas d'accord de gouvernement entre forces politiques sous son quinquennat. Et quand bien même changerait-t-il d'avis, le ralliement d'Edouard Philippe ne ressemble en rien aux accords de gouvernement tels qu'ils se pratiquent en Allemagne, négociés pendant des semaines voire des mois au lendemain des élections législatives et pas à leur veille. Croire, en outre, que  la partie des Républicains prête à travailler avec Emmanuel Macron serait susceptible de faire peser la balance à droite au-delà de ce qu'est déjà prêt à consentir le président ressemble à une douce illusion. On se souvient du groupe CDS qui entre 1988 et 1993 s'était détaché de l'UDF à l'Assemblée nationale afin d'apporter ses voix au coup par coup au gouvernement de Michel Rocard mais dont le bilan politique était resté bien mince. À l'époque, le gouvernement de Michel Rocard "gauchisait" délibérément certaines des propositions de loi sur lesquelles il savait avoir besoin des voix du CDS afin de donner l'impression à ses alliés centristes de leur faire des concessions en amendant ses textes mais en revenant surtout in fine à ce qui aurait été de toute façon la version souhaitée par le gouvernement.
 
Sur le terrain de la victoire secrète d'Alain Juppé que représenterait le quinquennat qui vient de s'ouvrir, la droite Macron-compatible risque fort de déchanter également. Le nouveau président de la République l'a montré, il entend faire preuve d'autorité et ceux qui prétendraient l'influencer seront sèchement renvoyés dans leurs buts. Le sort réservé à François Bayrou au moment des investitures le confirme, hors de question pour le nouveau président de se mettre en situation de dépendre de la tutelle -même bienveillante- de qui que ce soit. Que le juppéisme et le macronisme aient des points de convergence est une chose, qu'il s'agisse strictement du même projet politique en est une autre fort différente.
 
Au final, quelle que soit la minimisation du poids politique d'Edouard Philippe qu'ont tenté de mettre en avant ceux des Républicains qui s'opposaient à son arrivée à Matignon, Emmanuel Macron réussit incontestablement un coup politique. Certes d'une ampleur moindre que s'il était parvenu à débaucher Xavier Bertrand voire Alain Juppé lui-même, un coup politique néanmoins.
 
Car même à supposer que la droite parvienne au prix d'on ne sait quels tortillements sémantiques à sauver la façade de son unité jusqu'au soir du second tour des élections législatives, on voit mal comment les Républicains pourraient ne pas exploser en deux groupes, l'un prêt à soutenir le gouvernement d'Emmanuel Macron, l'autre s'inscrivant dans son opposition, fût-elle constructive.
 
Ce coup politique se révèle d'autant plus en faveur d'Emmanuel Macron qu'on ne voit pas bien le gain politique que les Républicains pourraient retirer de l'arrivée d'Edouard Philippe à Matignon, dans la mesure encore une fois où rien ne semble avoir été négocié sur le terrain des concessions politiques. Cette nomination va à l'encontre de la position difficilement arrêtée par le parti d'attendre les législatives avant de se prononcer sur l'attitude à adopter face au nouveau président. Et elle prive LR du coup qui aurait pu être joué post Législatives dans l'hypothèse où la République En Marche ne parviendrait pas à réunir une majorité absolue sur son étiquette. Le ralliement d'un groupe issu des rangs des Républicains aura alors beaucoup moins de valeur puisque le Rubicon aura déjà été franchi par Edouard Philippe et par ceux des Républicains qui appellent aujourd'hui à répondre à sa main tendue.
 
À l'instar d'Edouard Philippe, une partie de la droite a ainsi fait ce lundi un choix qui ressemble plus à l'assouvissement d'envies de carrière qu'à la construction d'un véritable renouveau.
 
À sa décharge, Les Républicains depuis la défaite de François Fillon à la présidentielle n'ont pas franchement prouvé leur capacité à proposer une dynamique ni un programme enthousiasmants. D'autant que dénoncer les faiblesses ou la relativité de l'adhésion des Français au projet politique d'Emmanuel Macron ne saurait certainement pas suffire à exonérer la droite de la construction d'un projet à la hauteur des exigences de renouveau de la nouvelle ère ouverte par la présidentielle 2017.
 
En attendant que ladite droite s'y mette, Emmanuel Macron pourra continuer à marquer des points sur la lancée de son parcours gagnant de borgne au pays des aveugles.
 
Commentaires

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  • Par Chateaubriant - 16/05/2017 - 08:18 - Signaler un abus A la rédaction d'atlantico

    Serais-ce possible de ne plus avoir sans arrêt cette vidéo où on voit la tronche de hamon en train de bouffer des frites ?

  • Par tubixray - 16/05/2017 - 08:52 - Signaler un abus Coup de maitre

    La tentative d'E. Macron de neutraliser la droite LR semble bien engagée avec l'aide des socialo compatibles tels que Bayrou, Juppé et NKM pou n'en citer que quelques uns ..... L'interview Kebab du sieur Hamon me hérisse le poil tout autant que Chateaubiant !

  • Par Orchidee31 - 16/05/2017 - 09:00 - Signaler un abus Châteaubriant

    Bien dit - pour le reste écœurement total -

  • Par Marie-E - 16/05/2017 - 09:04 - Signaler un abus On s'est fait entuber

    En plus ona les LR piteux comme Juppé et ses copains islamo compatibles qui vont à la gamelle comme d'habitude. Ils vont sauver leurs fesses, pardon leurs sièges sans se soucier de leur parti et encore moins de la France. Si les LR résistants ne font pas un bon score, les NKM et consorts disparaîtront dans l' anonymat de la nouvelle Assemblée ce qui ne sera pas un mal pour la France mais au lieu d'un parti godillot qui vote comme un seul homme même si c'est contraire à ses idées, là nous aurons une majorité en principe au départ éclectique qui votera en godillot. La France est bien mal barrée. ..

  • Par 2bout - 16/05/2017 - 09:20 - Signaler un abus Et pis,

    si tout le monde est d'accord avec tout le monde, pourquoi nous les cons de citoyens on continuerait à nourrir grassement ces gens-là ?

  • Par cloette - 16/05/2017 - 09:22 - Signaler un abus Il faudrait

    Une majorité d'opposition à l'assemblée , mais c'est mal parti . Sinon ce sera un gouvernement qui n'en fera qu'à sa tête, mais qui suscitera le rejet absolu pire que Hollande .

  • Par cloette - 16/05/2017 - 09:25 - Signaler un abus Tapez donc

    "Dictature Macron" sur Google , ça défile ! ( et ce n'est que le début ! )

  • Par bern4243 - 16/05/2017 - 09:51 - Signaler un abus c'est invraisemblable?

    voila les ralliements de "droite"?: sur quel programme? : encore des augmentations d'impots a travers la CSG ; bing on tape sur les classes moyennes (celles qui votent plutot a droite) , mais ne desesperez pas si c'est pas nous ça sera encore pire!! mais vous les signataires avez vous une éthique politique ? etes vous fideles à vos convictions ? entre le ralliement et la démarche constructive il y a un monde que vous venez de franchir ; bref on ne gouverne pas la france comme on gère une ville ; c'est facile pour collomb de faire remarquer qu'il n'y a plus de FN à Lyon quand on a evacuer celui ci dans sa banlieu . Mais bon sang a qui donc faire confiance? je suis demparé

  • Par cloette - 16/05/2017 - 10:03 - Signaler un abus Le gros problème

    C'est que Macron n'est pas un économiste . il suit une feuille de route européisme mondialiste, c'est tout . Qu'a -t-il fait au Gv ? Rien ! Des cars Macron en chute , et une loi Macron qui n'a servi à rien . Il légalisera la PMA ? Avec ça la France est sauvée .... ! On vit une époque d'incompétents !

  • Par Deneziere - 16/05/2017 - 10:11 - Signaler un abus Si cela peut vous consoler : il y a plus cocus que vous

    Les gauchistes, et les écolos qui ont appelé à voter Micron se sentent encore plus mal partis. L'opposition va se situer entre Hamon et Mélenchon et elle sera virulente. La vraie chance de la droite libérale et identitaire, c'est que la macronie aura besoin d'elle pour contenir son opposition de gauche.

  • Par Ganesha - 16/05/2017 - 10:40 - Signaler un abus LREM : Félicitations et tous mes voeux de bonheur !

    Annonce officielle : le parti politique auquel se rattachent la quasi totalité des lecteurs d'Atlantico, vient de disparaître ! Il fusionne avec ''En Marche'', et la nouvelle formation s'appelle, très logiquement, ''Les Ripoublicains En Marche''! Son programme : la transformation du pays autrefois connu sous le nom de ''France'', en un califat islamique, qui sera un simple lānder du Reich allemand. Félicitations et tous mes voeux de bonheur !

  • Par Jean-luc laffineur - 16/05/2017 - 12:51 - Signaler un abus Excellent

    Excellente synthèse, tout est dit. Merci M. Ferjou

  • Par Jean-luc laffineur - 16/05/2017 - 13:05 - Signaler un abus Bon et maintenant?

    Et maintenant, on fait quoi? On va aller voter LR pour élire des députés non fiables qui prendront l'étiquette LREM une fois assis dans leurs fauteuils? Moi je pense que je n'irai pas voter. Ou alors je glisserai un bulletin Fillon dans l'urne. Ca commence à bien faire : après l'immense déni de démocratie résultant du 1) flinguage de Fillon 2) largage de celui-ci par ses "copains" du LR; 3) retoquage du programme de Fillon au mépris du résultat de la primaire, nous devrions à présent voter pour des rigolos qui changeront de parti après que nous les aurons élus....faut pas pousser!!!

  • Par clint - 16/05/2017 - 13:08 - Signaler un abus Résultat :je voterai LR même...pour un "anti mariage pour tous"!

    Assez écoeurants ces ralliements de ceux qui se renient ! Ou qui s'étaient reniés en allant à l' UMP/LR ?? Par exemple Bournazel qui a fait la campagne pour la mairie de Paris en se faisant passer pour la "droite dure" contre NKM !! Baroin a raison de ne pas (trop) laisser passer ces "trahisons" : il fallait au moins attendre le résultat des élections pour décider d'une stratégie. Vraiment des "rats has been" prêts à s'affaler pour un maroquin ou un petit secrétariat d'état bidon ! Ce qu'ils sont en train de construire est le FN vs Mélenchon en 2022. J'attends les prochaines grèves face aux VRAIS problèmes : délocalisations, fermetures, émigrations, etc, etc et ce que ces rigolos vont faire !! ite missa est !

  • Par hermet - 16/05/2017 - 13:27 - Signaler un abus La droite est nulle

    La droite Française paye ses ambiguïtés, encore une fois il faut se tourner vers l'Angleterre, eux ils ont eût Tatcher une droite assumée et libérale et nous Giscard-Chirac...maintenant ils ont May qui fait le lien entre les 2 droites (FN-LR) et ça marche : le UKIP est dans les cordes et les travaillistes à la rue, l'Angleterre est une encore vraie grande démocratie à suivre : Good save England !

  • Par Tinos - 16/05/2017 - 14:13 - Signaler un abus degout

    Si la droite tombe dans ce piege c'est qu'elle est vraiment nulle et ne mérite plus d'exister.

  • Par piloupili - 16/05/2017 - 14:21 - Signaler un abus une fois encore la droite se fait bruler la priorité

    Macron est un habile stratège, son but étant clairement d'exploser la droite. Nous avions un excellent programme d'opposition, à défendre lors des législatives. En l'amollissant on nous répond qu'il est macronistiquement compatible! quel est l'enjeu maintenant? Une opposition molle, un projet sans force, et un électorat ou résigné ou en colère. Merci à Ferjou pour votre analyse

  • Par Marie-E - 16/05/2017 - 15:09 - Signaler un abus message privé

    à Ganesha. Même si je vote LR ce qui à vos yeux me range définitivement chez les sous doués, je vous précise que vous devez dire UN LAND et non un Länder (ce terme étant le pluriel de Land).

  • Par assougoudrel - 16/05/2017 - 15:10 - Signaler un abus Tout s'achète

    Même si le LR serait majoritaire à l'Assemblée, pour faire passer une loi, Macron a suffisamment de gens de la Finance avec lui qui achèteront des voix de beaucoup de cette majorité pour parvenir à ses fins. Une "mise" au départ qui pourrait leur faire gagner très gros au final. Quand au deuxième tour de la présidentielle, Macron avait une tocarde face à lui et son "monde" savait qu'il n'aurait pas fallu un Fillon en face de lui. Même s'il n'aurait pas la majorité, il sera gagnant quand même avec tous ces vendus. Mais une cohabitation ne serait pas une bonne chose pour son image, son égo démesuré.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 16/05/2017 - 15:19 - Signaler un abus Erreur d'analyse....

    C'est grâce à Hollande que droite et gauche explosent........ Macron ne fait que ramasser les morceaux ! La seule réussite d'Hollande aura été de mettre fin au régime des partis. Bravo l'artiste !! On ne s'y attendait pas..... Et ça fait tellement de bien de les voir disparaître... FN et Front de gauche inclus .

  • Par clint - 16/05/2017 - 15:22 - Signaler un abus @Marie-E : "Ich weiß nicht was so was soll es bedeuten,

    Daß ich so traurig bin, ...." La Lorelei pleurant la disparition de la droite ! Un clin d'oeil qui me rappelle la beauté de la langue allemande !

  • Par clint - 16/05/2017 - 15:25 - Signaler un abus @Marie-E : "Ich weiß nicht, was soll es bedeuten, "

    Mes excuses, voila ce à quoi ça conduit de ne pas se relire avant et de ne pas avoir avant l'envoi une possibilité de relecture !

  • Par ermonty - 16/05/2017 - 15:30 - Signaler un abus Lucide

    Encore une fois JS Ferjou nous livre un article lucide et une analyse intelligente - en plus c'est bien écrit et sans fautes, ce qui devient une rareté chez des journalistes dont on se demande bien où et par qui ils sont formés... - Quand à la droite nous sommes revenus au temps du règne de la Mite quand elle avait gagné le qualificatif de " la droite la plus bête du monde". Elle reprend sa "couronne" aujourd'hui- bravo les artistes(en particulier Juppé dont la capacité à se tromper parait sans limites) -. Même s'il est vrai qu'une partie de la famille socialiste (Hamon and Co) apparait encore plus stupide, si tant est que ce soit possible, il ne fait aucun doute que le gros des contingents des parasites qui ont continué à nous ruiner ces 5 dernières années est en train de se recycler activement et avec succès dans les troupes en marche (vers où ? c'est bien la question)

  • Par Carol Langloy - 16/05/2017 - 15:53 - Signaler un abus vieilles histoires

    Mais quelles sont ce vieilles histoire de gauche et de droite. La droite n'existe plus, la gauche non plus. En réalité, il reste les conservateurs (plus ou moins extrêmes), les libéraux, et les marxistes (plus ou moins extrêmes) Macron essaie de rassembler les libéraux autrefois enfouis à droite sous les conservateurs, ou à gauche sous les marxistes. Les raisonnements qui parlent encore de gauche ou de droite (ou même du centre !), sont complètement rétrogrades. La question que pose l'auteur, reformulée, donne donc : les libéraux anciennement alliés avec les conservateurs, vont-ils plutôt rallier leur parti naturel, ou rester plus ou moins alliés avec les conservateurs ? Et si au lieu de parler encore de partis, on parlait plutôt de projets ? Blair a dit : il n'y a pas d'économie de gauche ou de droite, il n'y a qu'une économie qui marche ou pas.

  • Par Marie-E - 16/05/2017 - 16:04 - Signaler un abus Merci Clint

    très beau clin d'oeil La Lorelei, le poème de Heine car pour moi c'est un très beau souvenir ... J'étais en 1971 avec mes copains et copines correspondants franco allemands à Bonn pour visiter le Bundestag et voir la rencontre Pompidou -Brandt (l'entente franco allemande déjà) et ensuite nous avons descendu le Rhin jusqu'au rocher de La Lorelei. Alors la Lorelei pleurant la disparition de la droite, quel beau symbole mais rien n'est encore perdu...

  • Par Anouman - 16/05/2017 - 18:08 - Signaler un abus LR

    Bonne analyse. Mais peut-être y aura-t-il plus de 20LR à se rallier à Macron. Mais ils ont choisi d'appeler à voter Macron, ils n'ont même pas vu le piège venir. Pas très malin.

  • Par Wortstein - 16/05/2017 - 19:04 - Signaler un abus Die Luft ist Kuehl und es dunkelt

    Un petit vent frais va bientôt souffler entre les LR Macrobiotisés et les LR canal historique. L'ombre de la scission des 2 composantes de la droite va s'étendre vite fait après le deuxième tour. On ne peut plus maintenir ensemble ces 2 entités trop dissemblables.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 16/05/2017 - 19:22 - Signaler un abus @carol langloy

    ......et oui, le libéralisme est en marche, et ce n'est pas trop tôt,...la France n'a jamais connu de politique libérale, alors ça va être une découverte. Pourtant quelquechose m'inquiète, j'ai du mal à imaginer deux énarques conduisant une politique libérale......................Mais j'ai probablement tort...

  • Par perceval - 16/05/2017 - 20:11 - Signaler un abus Excellente analyse

    Mais si vous y réfléchissait ça fait des décennies que nos cadors de droite se font rouler dans la farine par ceux d'en face....et pourtant Dieu sait si ces derniers ne sont pas des flèches...ça en dit long!

  • Par clint - 16/05/2017 - 21:03 - Signaler un abus @Paul...mousse : Macron est un libéral quand il le décide !

    Il a été "magouilleur" contre C. Ghosn qui ne se laissait pas dicter le management du groupe Renault-Nissan-Mitsubishi par un ministre de l'économie : il a d'ailleurs fallu qu'il se calme car Nissan, plus puissant que Renault, être prêt à rompre l'alliance !

  • Par pierre de robion - 16/05/2017 - 22:22 - Signaler un abus Le cul entre 2 chaises, prélude au cul en l'air!

    Je veux bien tout ce qu'on voudra, mais comment, à moins de considérer au 1er tour les empoignades LR-UDI versus LREM comme de simples primaires, avec désistement automatique en faveur du candidat le mieux placé pour le 2d tour, comment, dis-je, réunir sur un projet, non discuté au préalable, des gens qui se seront écharpés pendant 5 semaines? L'attitude de Juppé est typique de la tactique "faux derche" qui en bon Ponce Pilate magnifie l'un tout en soutenant les autres! Je suis oiseau, voyez mes ailes, je suis souris, vive les ...rats!

  • Par KOUTOUBIA56 - 16/05/2017 - 22:32 - Signaler un abus tout est dit je rajouterais

    tout est dit je rajouterais que la droite compte un nombre de mange merde incalculable. cette fabienne keller, elle finirait avec moi dans la rue et en slip. comment ces gens la n'ont même pas le respect de leurs électeurs ne serait ce qu'une semaine. MR WAUQUIEZ sortez la trique et foutez les dehors a commencer par ce fumier de Juppé qui n ous met le bordel de puis plus de 20 ans.

  • Par JMAndré - 17/05/2017 - 06:10 - Signaler un abus Tout et son contraire

    Cette élection (et cet article) procède d'une totale confusion de la pensée politique, et engendre un imbroglio qui confine à l'absurde. A vouloir absolument y déceler une logique on y perd le simple bon sens. Nous sommes entrés dans un monde kafkaïen sans même s'en rendre compte. Comment peut-on être, avec conviction ...!, dans deux réalités contraires en même temps ? Ils divaguent. Quant à Macron l'Enchanteur il n'additionne pas des valeurs opposées (gauche et droite) pour les réconcilier en vue du bien commun, il va les dissoudre à son profit de narcissique.

  • Par lafronde - 18/05/2017 - 16:09 - Signaler un abus @Carol Langloy @Paulquiroule...

    Macron l'a dit, et répété, il est progressiste et veut rassembler tous les progressistes. C'est clair. Mais vous écrivez qu'il veut rassembler les libéraux. Il s'agit d'une erreur le libéralisme est fondé sur la Liberté, l'autonomie de la Société civile, organisée par subsidiarité, vis à vis d'un Etat centralisé comme le nôtre. Le progressiste ne limite pas le pouvoir de coercition de l'Etat, mais au contraire s'en sert pour imposer son "Programme de Progrès" au moyen de la fiscalité, de la subvention-rente et du Code pénal. Nos principaux partis politiques sont tous étatistes : personne ne remet en cause les monopoles de la Sécu, de l'Ednat, ni ne propose la liberté sociale (choix de sa Prévoyance) ni le chèque Education. Aucun ne propose de mettre fin au légicentrisme, et de faire jouer la concurrence fiscale entre les collectivités locales. Le libéralisme c'est ça. Vous voyez bien que Macron n'a rien d'un libéral. C'est un progressiste jacobin. C'est logique, car sans Etat-tuteur du pays, pas d'outil de coercition pour le progressiste. Le Progressisme fils de l'Absolutisme royal et de la Révolution confisquée par les petits-bourgeois parisiens. Ce système a donné la Terreur.

  • Par lafronde - 18/05/2017 - 16:37 - Signaler un abus Macron, vainqueur d'une UMP-LR incohérente.

    Le Président Macron et son gouvernement centriste est la punition des multiples erreurs et fautes de l'UMP et de ses dirigeants. L'UMP est née de l'accession du FN au 2e tour de la présidentielle. l'UMP-LR explose suite à l'accession quinze ans plus tard du FN au 2e tour, à son détriment cette fois. Face au cartel des gauches, l'UMP a toujours été gênée par l'essor du FN. Chirac eut été avisé d'entériner l'instauration de la proportionnelle par Mitterrand ! Pire encore le front républicain retranche les suffrages de Droite mais additionne ceux de Gauche. Cette asymétrie électorale a engendré un sinistrisme gouvernemental qui laisse un héritage : dettes, chômage de masse, législation sociétale progressiste, déficit carcéral, laxisme pénal, délinquance record, non-assimilation d'un bonne part de l'immigration, islamisation, terrorisme. Tous ces sujets pourraient être traité, et les erreurs ou fautes dénoncées. C'est le rôle d'une Presse libre, pluraliste et indépendante, prescrite par l'Art. 34 de notre Constitution. Sauf que le CSA, agence nommé par les dirigeants de l'Etat, bloque le pluralisme de la Presse dans l'Audiovisuel, au profit du camp progressiste, celui de Macron !

  • Par lafronde - 18/05/2017 - 17:08 - Signaler un abus Une UMP-LR incohérente

    Chirac et Sarkozy ont eu une décennie pour agir. Ils n'en ont pas profité pour ouvrir l'Audiovisuel aux familles de pensée conservatrice, libérale, et pourquoi pas réactionnaire ou patriote ? Ils ont laissé ce pouvoir à une Presse progressiste. Erreur funeste car la Gauche au pouvoir met son sectarisme en action. Mais en fait autant Chirac que Sarkozy et l'essentiel de leur staff étaient déjà progressiste. Ils ne diffèrent des socialistes "de gouvernement" qu'en étant moins radicaux. Avec eux les politiques publiques ont un effet cliquet. Réforme sociétale gauchisante, mais pas d'abrogation lors de l'alternance à Droite. ce sinistrisme donnant de plus en plus d'espace au FN et aux entre-deux : 27% des voix à ce 1er tour présidentiel. Cette année LR a cessé d'être un parti présidentiable. Tout l'intérêt des Législatives est que des candidats peuvent se désister pour d'autres. Des candidatures conservatrices ou libéral-conservatrices sont nécessaire à l'expression de l'opinion publique. Que LR laisse donc le choix à l'électorat de Droite. Tout candidat LR devrait avoir sa signalétique soit progressiste, soit conservatrice ! L'ambigüité n'a pas amené l'alternance à Droite !

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Jean-Sébastien Ferjou

Jean-Sébastien Ferjou est l'un des fondateurs d'Atlantico dont il est aussi le directeur de la publication. Il a notamment travaillé à LCI, pour TF1 et fait de la production télévisuelle.

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