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Petits conseils aux parents désemparés pour gérer le blues de la 3ème semaine d’école

Comme tous les enfants, le Prince George n'aime la rentrée qu'un instant. Son père a même confié qu'il n'appréciait plus vraiment cette drôle de routine qui l'oblige à quitter le giron familial. Et c'est particulièrement normal.

Triste

Publié le - Mis à jour le 4 Octobre 2017
Petits conseils aux parents désemparés pour gérer le blues de la 3ème semaine d’école

Atlantico : Les tabloïds anglais ne s'en remettent pas : à peine un mois après sa rentrée, le prince George, l'enfant modèle, en "aurait assez" de l'école ! Qu'est-ce qui fait qu'il est fréquent que l'enfant connaisse à cette période une sorte de "blues du mois d'octobre" et qu'il rechigne plus que d'habitude à enfiler son cartable pour aller à l'école ?

 

Florence Millot : Il y a plusieurs facteurs. Le premier est lié au temps et à l'importante baisse de la quantité de lumière qui accompagne le raccourcissement des jours alors qu'on s'engouffre vers l'automne et l'hiver.

L'été a été l'occasion d'une exposition particulièrement importante, l'occasion de faire le plein de vitamine D, de profiter de la chaleur... les vacances pour faire court ! Mais évidemment, cela dépend d'où on habite !

Septembre est marqué par le renouvellement, l'excitation de la découverte, ce dont ne bénéficie plus octobre. Ne serait-ce qu'en terme de luminosité, de température, la situation s'est généralement dégradée. Cela joue bien-sûr sur l'humeur des enfants et des parents, mais l'effet est particulièrement plus fort chez les jeunes enfants parce que leur système nerveux est encore immature. Les mêmes-effets qui nous touchent en cette période sont amplifiés chez l'enfant. Il peut paraître alors déprimé, ne plus trop vouloir sortir, ronchonner... C'est un contre-coup : pendant l'été, les enfants découvrent le monde, ils sont libres. Et là ils arrivent au mois d'octobre : on ne peut plus rien faire, il fait beau, on rentre chez soi, et comme assez naturellement, les familles sortent moins de chez elles quand il commence à pleuvoir et que la température commence à baisser, du coup l'enfant passe d'un extrême à l'autre. L'enfant a expérimenté la liberté et doit maintenant rester assis à l'école, rester à la maison... et il commence à comprendre que cet état va durer ! Il comprend alors vraiment ce que c'est que l'école, ce que veut dire un rythme de travail scolaire. Et plus l'enfant est petit, plus l'environnement n'est pas assimilé (entente avec la maîtresse, les camarades etc.) et plus ce genre de petites déprimes apparaît.

 

Faut-il s'inquiéter de cette "déprime" quand elle survient violemment, avec pleurs, refus de lever le matin, mauvais comportement à l'école etc ?

 

Même s'il peut y avoir des changements qui paraissent un peu brutaux chez l'enfant, cela ne pourra jamais être uniquement lié au blues d'octobre, il y aura toujours quelque chose en plus. C'est en revanche possiblement réactivé par l'atmosphère particulière de cette époque. Avec la morosité de la température et du quotidien qui prend le pas, l'enfant peut choisir de s'exprimer à ce moment-là. Mais si la déprime se manifeste de la sorte, ce ne sera pas que du fait de l'époque, évidemment ! C'est un peu comme la goutte d'eau qui fait déborder le vase en revanche. A cette période, on voit les choses d'une façon plus sombre, en quelque sorte !

 

 
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Florence Millot

Psychologue pour enfants.

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