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Ce petit choc de civilisation que provoque Muriel Pénicaud sans avoir l’air de s’en rendre compte le moins du monde

Dans le parisien, la ministre du travail posait une question purement rhétorique ce mercredi puisque la poser est déjà y répondre : "Est-ce qu’il ne vaut pas mieux parfois avoir un travail et accepter 10 % de salaire en moins ?". Problème, elle parle aussi des seniors. Mais voulons-nous vivre dans un monde où un pseudo pragmatisme économique prend le pas sur l’humain ?

Tu sais ce qu’ils te disent les vieux trop chers ?

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Ce petit choc de civilisation que provoque Muriel Pénicaud sans avoir l’air de s’en rendre compte le moins du monde

 Crédit LUDOVIC MARIN / AFP

Atlantico : A l' occasion d'une interview donnée au Parisien, la ministre du travail Muriel Pénicaud déclarait, à propos d'une question relative à la difficulté rencontrée par les séniors (de plus de 45 ans) de trouver un emploi,"​ Est-ce qu’il ne vaut pas mieux parfois avoir un travail et accepter 10 % de salaire en moins ? C’est un arbitrage". En quoi une telle déclaration, même si celle-ci peut décrire une certaine réalité, remet-elle en cause une société qui repose sur le respect des plus âgés, de la sagesse, mais également de la faiblesse que peut représenter le vieillissement ?

De ce point de vue, ne peut-on pas y voir une remise en cause civilisationnelle, basée sur l'efficacité économique -comme absolu- et faisant des personnes de plus de 45 ans des personnes en voie d'obsolescence  ? 

 
Serge Guérin : Il faut déjà dire que à l'heure ou l'espérance de vie augmente, refaire le "coup" des 45 ans est quelque chose d'hyper violent. Ce seuil des 45 ans avait déjà été mis en place par un certain Laurent Wauquiez à propos de la notion d'entretien à mi- carrière : à 45 ans, on passerait du mauvais côté de la barrière. Dans le même temps on dit aux gens qu'il faudra travailler au moins jusqu'à 65 ans voir au-delà. On voit bien ici qu'il y a une contradiction, on dit à la fois qu'à 45 ans un travailleur ne vaut plus son prix, et en même temps on dit aux personnes qu'il faudra encore travailler 20 ans
 
La deuxième chose, c'est qu'il faut peut-être dire que malheureusement beaucoup de gens de 45 ans n'ont pas du tout attendu les remarques de Muriel Pénicaud. Il y a plein de gens qui face à la difficulté de retrouver une situation salariale stable, après avoir perdu un boulot, ont accepté cela et travaillent déjà pour des revenus bien moindre que le critère annoncé des 10 %. Je connais certaines personnes qui ont perdu 50 voire 60 % de leur revenu précédent parce qu'ils préfèrent cette situation plutôt que de se retrouver au chômage ou se retrouver en fin de droits. On est déjà en grande partie dans cette réalité là, il y a plein de gens qui, pour rester sur le marché du travail, soit acceptent une perte de salaire soit acceptent une perte de statut.
 
Ce phénomène est déjà bien imprégné dans les mentalités, et si quelqu'un veut rester dans ce travail il doit se contraindre à réduire son pouvoir d'achat et/ou à réduire son statut. En terme de constat, Muriel Pénicaud fait malheureusement le bon. Toutefois je ne pourrais pas postuler que c'est un horizon très excitant pour les gens.
 
Ce phénomène indique une fois de plus que l'on fait comprendre aux gens de plus de 45 ans que peu importe le travail fourni, ils ne valent plus leur prix du fait de leur âge, on leur fait comprendre que "bah non vous n'êtes plus bon", c'est un message un peu rude qui a été envoyé par la ministre du travail
 
Bertrand Vergely : Oui et non. Oui si l’on refuse de payer pour travailler en sacrifiant son salaire. Là on est éjecté. Non si on accepte de payer pour travailler en sacrifiant son salaire. En ce sens, le message qui est lancé n’est pas tant celui de l’obsolescence des seniors que celui de l’argent roi. Les seniors vont pouvoir rester. Mais il va falloir payer. En fait, c’est davantage l’exploitation des seniors que cela traduit plutôt que leur rejet. 
Il y a des années de cela une forme importante d’informatique m’a demandé de répondre à la question « Qu’est-ce que la diversité ? » À l’époque le gouvernement avait été formé par des ministres issus du monde politique mais aussi par des ministres venant de la société civile et représentant la diversité. Il s’agissait alors de montrer que la politique ne néglige pas la société avec sa diversité culturelle et sociale. Aussi avais-je basé mon propos sur l’idée qu’une entreprise devait tenir compte, des femmes, des handicapés, des jeunes qui n’ont pas d’expérience, des seniors qui ont 60 ans et des étrangers. Si le monde qui est le nôtre veut survivre, avais-je souligné, il faut qu’il permette aux femmes de faire des enfants, à ceux qui ont des handicaps de travailler, aux jeunes qui n’ont pas d’expérience d’en acquérir une, aux seniors qui en ont d’en faire profiter l’entreprise, aux étrangers de s’intégrer.
 
Nous avons besoin de faire des enfants. Nous avons tous un handicap. Nous manquons tous d’expérience ou bien nous avons tous une expérience utile. Enfin, nous sommes tous des étrangers. La diversité c’était cela. C’était la vie même. Aussi l’accepter était-ce la même chose que d’accepter la vie même. Quand on veut vivre il faut savoir durer. Quand on veut durer il faut intégrer la diversité à savoir les femmes, les handicapés, les jeunes, les vieux et es étrangers. Quand on ne le fait pas, on est voué à la mort.
 
Il faut savoir dans quel monde on veut vivre. Veut-on vivre dans un monde avec un vrai projet de vie à long terme permettant à la société de durer en intégrant ses membres et en se reproduisant ou veut-on vivre dans un monde sans projet de vie à part le court terme et dans lequel le profit immédiat tient lieu d’objectif ? Si le long terme permettant aux êtres humains de s’intégrer dans la société guide nos choix et nos valeurs nous vivrons dans un monde fort capable de se reproduire et de durer. Si, à l’inverse, le court terme l’emporte nous vivrons dans un monde incapable de se reproduire et de durer. En ce sens, ce qui se passe aujourd’hui va plus loin que la civilisation. C’est la vie même que l’on attaque  Certes, il vaut mieux avoir un emploi que pas d’emploi du tout. Mais, payer pour travailler, ce n’est pas normal. Cela fait penser à ces supermarchés où l’on paye pour vendre. C’est choquant. C’est brutal, le message qui est lancé revenant à dire que quand on a plus de 45 ans si l’on veut pouvoir travailler il faut payer. Dire cela c’est ne plus rien respecter. C’est ne plus se respecter soi-même. Tout le monde coûte cher. À tout moment ; Qu’est-ce que ça veut dire que de dire « À 45 ans tu coûtes trop cher ? » À 44 ans on ne coûte pas cher ?

 

En mettant l'efficacité économique au premier plan de l'échelle des valeurs, dans une époque de transformation économique et numérique extrêmement rapide, ne favorise-t-on pas l'internalisation par les personnes de plus de 45 ans de leur chemin obsolescence, et donc de leur mise à l'écart ? En quoi l'angoisse qui peut en découler ne peut que déboucher sur une remise en cause d'un "capitalisme mondialisé" déshumanisé ? 

 
Serge Guérin : Il y a premièrement un élément des plus discutables : celui qui dirait qu'à cause de l'âge un salarié, un travailleur serait devenu obsolète ou moins bon. Au nom de quoi ? Aucune étude académique sérieuse, aucune recherche ne va dans ce sens-là. Les gens qui prennent de l'âge acquièrent de l'expérience, et cette expérience est justement bénéfique pour l'employeur. Les jeunes apportent plein de choses dans une économie mais les plus âgés apportent quant à eux une transmission de leur savoir, de leur savoir être surtout car on observe de gros problèmes de comportement dans l'entreprise et l'on sait que les personnes ayant de l'expérience savent comment gérer ces situations générées par des éléments plus jeunes, de la manière dont on se comporte dans le collectif etc…  Une progression dans l'âge ne rime absolument pas avec perte de productivité, incompétence au contraire ce sont les expériences vécues qui renforcent les compétences. Sur le sujet de la compétence un enjeu se pose, et c'est aussi l'un des principaux soulignés par Muriel Pénicaud, c'est celui  de la formation.
 
En France, après 45 ans on ne forme plus personne, c'est ça le vrai scandale et c'est aussi ça qui explique l'obsolescence programmée. Si on ne les formes plus même à cet âge-là, ils ne seront pas plus compétents à 65 ans. Si en revanche on poursuit la formation sur les plans de la personnalité, de l'expérience, les gens ne s'en retrouveront que renforcés.
 
Au nom de quoi cet apriori idéologique est-il établi ?  Évidemment si l'on est coursier à 25 ans chez Deliveroo, on sera moins efficace à 65. Les gens voyaient auparavant leurs revenus augmenter avec l'ancienneté, ce qui était assez classique. La réalité c'est que le système n'a pas attendu Muriel Pénicaud, cela fait trente ans qu'un certain nombre de personnes, pour s'en sortir, connaissent des hauts et des bas professionnels, tout comme ils connaissent des hauts et des bas dans leur vie personnelle. Notre système ne s'inscrit donc plus dans une vision progressive du niveau de vie, d'une courbe ascendante. Il y a des hauts et des bas, la formation en continue est donc le moyen de palier à ces fluctuations. Le marché du travail est tel qu'aujourd'hui il faut accepter des baisses tendancielles de revenus
 
Sans doute que dans un certain nombre de cas, un salaire moins cher, un package de pouvoir d'achat moins élevé peut être accepté en échange par exemple d'une mutuelle de meilleure qualité, ou alors de quelques jours pour développer des activités de formation. On peut envisager un système qui prenne en compte les attentes et les besoins de chacun. Dans une vision un peu classique, à partir d'un certain âge, les enfants sont grands et ont quitté le foyer, les parents ont donc moins besoin de moyens et sont alors moins contraints en terme de pouvoir d'achat.
 
La ministre dit également quelque chose qui s'appuie sur la réalité, c'est que premièrement le salaire ne peut être l'alpha et l'oméga de toute analyse, deuxièmement, encore une fois c'est quelque chose qui est ancré dans l'inconscient collectif, c'est l'image que l'on peut renvoyer en tant que senior sur le marché du travail.
 
Bertrand Vergely : Bien évidemment. Ce que le capitalisme ne comprend pas c’est que s’il veut durer il a intérêt à avoir du personnel qui travaille pour lui et, pour cela, il a intérêt à soigner la société. Si demain, il élimine les femmes qui font des enfants, les handicapés, les jeunes, les vieux et mes étrangers, c’est bien simple, il n’y aura plus personne pour faire tourner le système. C’est donc un bien mauvais choix que de lancer comme message : « À 45 ans, si tu veux rester dans la course, tu pates ». Avec un tel
 message, ce n’est pas tant l’âge que l’on méprise que le profit que l’on sacralise. Aveuglé par le désir de faire de l’argent, tous les moyens sont bons pour en faire. En ce
sens, les vieux ce n’est pas mal. C’est bien au contraire. Cela permet de faire de l’argent en faisant croire qu’ils coûtent cher. Ce qui est totalement cynique. Oui. Il s’agit là d’un
paradoxe. En apparence, faire payer les vieux pour travailler cela ressemble à une exclusion. Erreur. C’est bien plutôt une façon originale de les intégrer en disant en substance : « Les vieux, c’est génial, parce qu’on va pouvoir faire de l’argent avec eux. On va pouvoir les exploiter ». Celui qui a inventé ce truc est un petit malin. Il peut écrire un manuel du parfait capitaliste pour les temps futurs il est sûr de faire un tabac.
 
 
Commentaires

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  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 21/06/2018 - 09:00 - Signaler un abus Il faut dire que 'homme ńest

    Il faut dire que 'homme ńest pas fait pour l'oisiveté, et qúil ńest pas mauvais qúune ministre ose enfin expliquer aux français qu'il vaut mieux un boulot précaire que pas du tout. Ensuite, quand je vois ĺétat de certains jeunes retraités, je me dis qu'ils auraient pu continuer 10ans de plus, c'eut été meilleur pour leur santé mentale, et pour la sécu, en évitant tellement de maladies psychosomatiques....

  • Par Dorine - 21/06/2018 - 09:17 - Signaler un abus Ben voyons, paul qui roule

    descendez dans l'arène et vous verrez que c'est ce qui passe déjà, et pas seulement pour les vieux. Beaucoup de jeunes sont concernés.Mais je trouve que la tendance est surtout à une forme d'esclavagisme moderne dans le fond et pas trop sur la forme encore. ça vient, ça vient tout doucement. On prépare les esprits. Un économiste ou historien écrivait, il y a quelques 20 ans, que l'esclavage était la meilleure des économies !

  • Par vangog - 21/06/2018 - 10:05 - Signaler un abus Et si on laissait la liberté décider?....

    Plutôt que laisser des énarques, sciences pipologues et pédagogues biberonnés au neo-marxisme, décider pour ce que feront les Français de leur vieillesse, pourquoi ne pas les laisser choisir, eux-mêmes,en toute liberté?...mais, j’ecris ça, et je me rends compte que c’est hyper-réac, toute cette liberté, comme ça, d’un coup!...en plus, ça peut-être aussi dangereux que de realimenter un Biafrais trop rapidement...il faut y aller mollo, sachant que les Français ont été sevrés très longtemps!

  • Par assougoudrel - 21/06/2018 - 10:12 - Signaler un abus Un travail = 10% de salaire en moins

    Est-ce que ce travailleur aura 10% de taxe en moins, 10% en moins sur son loyer etc...? Il faudra le dire à Obono qui trouve que les députés devraient toucher plus pour vivre confortablement.

  • Par moneo - 21/06/2018 - 10:13 - Signaler un abus application universelle?

    ça s'applique aussi aux politiques et à madame Penicaud?

  • Par vauban - 21/06/2018 - 10:22 - Signaler un abus Que viennent faire les »étrangers « 

    Dans cette interessante problématique ?Encore du prosélytisme larvé pour le *vivrensemble* quelqu’en soit le coût ,societal culturel et salarial (tirage vers le bas)

  • Par kelenborn - 21/06/2018 - 10:32 - Signaler un abus TB Dorine

    Et puis, comme Ganesha n'a pas tout à fait tort de dire que la plupart des gens qui sont ici sont des retraités ( sinon on se demanderait ce qu'il foutent au boulot- car on ne doit pas commenter Atlantico une truelle à la main ), si , comme le dit Popol une bonne partie pourrait continuer à bosser ( donc prendre le boulot de ceux qui ont du mal à en trouver), j'aimerais bien que chacun dise quel boulot il faisait avant de ratiociner sur les forums! Y aura pas la presse au portillon !

  • Par Atlante13 - 21/06/2018 - 10:34 - Signaler un abus Article effarent, indécent,

    et qui plus est provoqué par une ministre risquant une mise en examen pour détournement supposé de fonds publics. Mais surtout, il passe sous silence plus de 6 millions de français travaillant dans la fonction publique, où les salaires sont automatiquement actualisés sous des critères multiformes. Il passe sous silence les haut-fonctionnaires qui garnissent les étagères des sociétés d'Etat en attendant qu'on leur trouve un petit boulot, sinon on crée sans cesse de nouveaux iBidules inutiles pour les occuper grassement à ne rien faire. Il passe sous silence les retraités de la haute fonction syndicale, qui sont recasés dans des organismes d'Etat (Igas, Igof? etc...) à plus de 10.000 €/mois pour penser à l'avenir de cette société qui devra les entretenir bien après leur 60 ans (ne cherchez pas, prenez l'annuaire des patrons des syndicats toutes tendances confondues). Et merci au théologien qui se croit obligé de rappeler qu'une société sans migrants n'est pas viable, heureusement qu'il est là.

  • Par kelenborn - 21/06/2018 - 10:36 - Signaler un abus MAIS CELA DIT

    Jour après jour le cynisme des larbins ministres de Macroléon s'étale sans vergogne! Pourquoi se gêneraient ils ?Quand on pense que Hollande est descendu à 12% d'avis favorables, il faut croire que la cervelle des frogs s'est encore altérée! et on n'est pas au fond du trou!

  • Par Ganesha - 21/06/2018 - 12:24 - Signaler un abus Loi de la Jungle

    La devise officielle de l'Europe était parfaitement explicitée â la deuxième page du référendum de 2005 : c'est en la lisant que j'ai décidé, sans aller plus loin, de voter ''non''. ''La Concurrence libre et non Faussée'' ! En d'autres termes, une Loi de la Jungle, totalement impitoyable ! Et ce qui est hilarant, c'est d'imaginer les vieux débris cacochymes d'Atlantico, tout ratatinés devant le clavier de leur ordinateur !

  • Par WhiteWalker - 21/06/2018 - 13:13 - Signaler un abus D'accord avec Vauban

    Moi non plus, je ne vois pas ce que les étrangers viennent faire avec les personnes âgées, handicapés, mères de famille ... Propagande immigrationniste sournoise, probablement liée au fait que l'un des auteurs est théologien.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 21/06/2018 - 13:59 - Signaler un abus bien entendu, je ne parle pas

    bien entendu, je ne parle pas des feignasses, qui passent leur temps à éviter le boulot, et gagnent leur vie à la sueur de “”leurr frère“”, ou des aides sociales.....

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 21/06/2018 - 14:00 - Signaler un abus @dorine

    voir commentaire précédent !

  • Par spiritucorsu - 21/06/2018 - 14:20 - Signaler un abus Hors sol!

    Toute cette noria de parasites qui s'est engouffrée dans l'appareil d'Etat,les entreprises et la fonction publique à l'occasion de l'arrivée au pouvoir de notre grand"conducator",avide de privilèges et de bonnes places,est complètement hors sol.Tout comme l'était d'ailleurs la royauté,et la noblesse la veille de la Révolution.On sait comment tout cela s'est terminé et madame Penicaud serait bien inspirée de revoir ses classiques.En effet le peuple Français n'en est plus à prendre pour de la "brioche",ce qui n'est en tout état de cause que cynisme,arrogance de parvenu,cupidité,et totale absence d'empathie.

  • Par ajm - 21/06/2018 - 16:20 - Signaler un abus Nuage.

    Penicaud est sur un nuage. Même dans les grandes entreprises du CAC 40 les plus vertueuses et respectueuses, les seniors de plus de 45 ans qui ne sont pas dans le tout petit noyau des cadres dirigeants, savent , qu'au mieux et dans la meilleure configuration possible, ils maintiendront en nominal leur situation jusqu'à leur retraite , et ce , en travaillant beaucoup et en avalant chaque nouvelle année leur ration de couleuvres fraiches et de désagréments variés et inedits.

  • Par alam - 21/06/2018 - 23:11 - Signaler un abus On rêve

    Je travaille dans la recherche. Je peux vous assurer que la créativité, la compétence n' a rien à voir avec l 'âge. L' expérience oui et c' est sans doute comme dans beaucoup d' activités ce qui est déterminant. Triste époque ou l 'on dénie l' évidence. Ganesha aurait sans doute mérité de travailler plus longtemps. Il aurait eu moins de temps pour répandre ses scories staliniennes sur internet.

  • Par clauderené - 22/06/2018 - 09:01 - Signaler un abus harmonisation avec un autre pays ? ou constat

    La Ministre ignore le monde du travail, je prend cela pour un constat sans plus….je l'espère Heureusement que les employeurs sont plus lucides, ils conservent l'expérience des ainés. Ou, pour la Ministre … c'est le futur rôle social des entreprises. si c'est le cas patientons jusqu'aux prochaines échéances électorales

  • Par Raymond75 - 22/06/2018 - 11:14 - Signaler un abus Concurrence destructive des emplois et salaires

    La mondialisation financière ne repose que sur l'écrasement des salaires, ici avec le chômage de masse depuis 30 ans, ailleurs en maintenant des salaires très bas pour exporter ... La ministre ne fait que rendre officiel cela, en se soumettant comme tout le monde dans la supercherie européenne aux dictats des spéculateurs.

  • Par winnie - 23/06/2018 - 07:16 - Signaler un abus Quand on annonce. ...

    qu il vaut mieux un boulot precaire que pas de boulot, c'est que l' on a pas envie ni interets a recreer des entrprises en France, mais comme le chomage coute cher nos chers dirrigeants vont nous faire livrer des pizza en velo a 70 ans.

  • Par theodorum - 23/06/2018 - 17:37 - Signaler un abus Tout revoir !

    Dans ce cadre d'une révision du rôle de l'ÉTAT dans l'économie, donc dans le cadre du procès du libéralisme : La solution consisterait en un système de rémunération mixte : d'une part une retenue légale d'une sorte de fixe par emploi sur une taxe générale sur la Valeur ajoutée de 20 %, d'autre part une participation à la masse salariale elle-même indexée sur la valeur ajoutée de l'entreprise à hauteur de 50 %. Des taux d'intérêt faibles favoriseraient les investissements au lieu d'un auto-financement important au départ nécessitant des marges élevées et par la suite des bénéfices excessifs, donc fragiles face à une concurrence agressive. Cela permettrait d'éviter les licenciements, la partie fixe faisant l'objet d'un crédit d'impôt éventuel et la partie variable des salaires s'adaptant à la hausse comme à la baisse des ventes de l'entreprise. D'ailleurs ce contrôle de la valeur ajoutée brute des entreprises qu'il ne faut pas confondre avec la TVA, qui elle rapporte à l' ETAT, limiterait drastiquement l'intérêt des licenciements boursiers, comme les excès de marges bénéficiaires.

  • Par Aspirant - 23/06/2018 - 18:52 - Signaler un abus Sacrifice

    On m'a déjà dit, il y a plus de trente ans, que mon âge ( 38ans à l'époque) était un frein à l'embauche. Alors ??? Je me suis installé à mon compte.

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Serge Guérin

Serge Guérin est professeur au Groupe INSEEC, où il dirige le MSc Directeur des établissements de santé. Il est l’auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont La nouvelle société des seniors (Michalon 2011), La solidarité ça existe... et en plus ça rapporte ! (Michalon, 2013) et Silver Génération. 10 idées fausses à combattre sur les seniors (Michalon, 2015). Il vient de publier La guerre des générations aura-t-elle lieu? (Calmann-Levy, 2017).

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Bertrand Vergely

Bertrand Vergely est philosophe et théologien.

Il est l'auteur de plusieurs livres dont La Mort interdite (J.-C. Lattès, 2001) ou Une vie pour se mettre au monde (Carnet Nord, 2010), La tentation de l'Homme-Dieu (Le Passeur Editeur, 2015).

 

 

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