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Des pesticides dans les cheveux : l’étude qui fait peur sans raison scientifique valable

Une enquête de l'association Générations futures révèle la présence de résidus de perturbateurs endocriniens, essentiellement des pesticides, dans les cheveux de 28 femmes d'Ile-de-France en âge de procréer. Un faux-problème créé de toutes pièces par une étude dont aucune conséquence ne peut être tirée.

C’est grave, docteur ?

Publié le

Parmi ces substances retrouvées, plusieurs sont interdites en France, comme le Gamma HCH, l'hexachlorobenzene (HCB) ou la trifluraline. Comment peut-on expliquer leur présence dans les analyses ?

Ce sont des persistants, et c'est pourquoi ils ont été interdits. On peut les retrouver jusqu'à 200 ans après. Ce sont des sous-produits non commercialisés mais qui sont issus d'incinérations ou d'hydrocarbures.

Sommes-nous de plus en plus exposés à des substances dangereuses pour notre système hormonal ? Quelles seraient ces substances ? Quelles seraient leurs conséquences ?

Nous sommes de moins en moins exposés.

Nous sommes passés de 1500 pesticides autorisés à 450. La dernière étude chez les femmes en âge de procréer montre qu'il y a jusqu'à 26 résidus de perturbateurs endocriniens dans les urines. Tous ces chiffres-là, nous les avons. Mais ils diminuent régulièrement depuis 30 ou 40 ans, à raison de 3% en moyenne par an. C'est dire l'ampleur de l'exposition à l'époque… On dit qu'il y en a plus qu'avant, mais en fait il y en a beaucoup moins. Nous avons simplement appris à les détecter.

 
Commentaires

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  • Par henir33 - 13/03/2015 - 12:11 - Signaler un abus encore une alerte qui fait plouf

    Générations Futures et son piteux Président François Veillerette passent leur temps à chercher des poux qui n'existent pas. Ils feraient mieux de s'occuper de la pollution des eaux par les produits contenus dans les pilules contraceptives ou des taux de mycotoxines dans les céréales bio, tous deux risques bien réels. Pourquoi les médias continuent de relayer les dires erronés de GF ???

  • Par Karg se - 13/03/2015 - 17:21 - Signaler un abus Merci

    Merci pour cette mise au point, vous pouvez indiquez des sources académiques au sujet du 3% de contamination en moins par an?

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Jean-François Narbonne

Jean-François Narbonne est l'un des experts de l'ANSES, l'Agence nationale de sécurité sanitaire, professeur de Toxicologie, expert pour l’affaire du Chlordécone.

Il est par ailleurs professeur à l'Université de Bordeaux 1 et docteur en nutrition.

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