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Les pauvres sont les mieux placés pour savoir quoi faire de l’argent qui leur est donné et cette étude le prouve (allo l’Etat providence, vous m’entendez ?)

Contrairement à une idée répandue, donner de l'argent directement aux personnes touchées par la pauvreté, à l'image de ce que serait un revenu universel par exemple, s'avère plus efficace que les aides trop encadrées dans leur utilisation. Au regard des évolutions de la pauvreté observées en France ces dernières décennies, cette solution devrait être envisagée par les pouvoirs publics.

Solution

Publié le - Mis à jour le 16 Décembre 2016
Les pauvres sont les mieux placés pour savoir quoi faire de l’argent qui leur est donné et cette étude le prouve (allo l’Etat providence, vous m’entendez ?)

Atlantico : Parmi les solutions proposées pour lutter contre la pauvreté, deux économistes, David Evans (Banque mondiale) et Anna Popova (Université de Stanford) ont montré dans un récent papier de recherche l'efficacité de donner directement de l'argent aux plus pauvres, plutôt que de leur fournir de la nourriture ou un logement (voir ici). Quel peut-être l'avantage d'une telle mesure ? Qu'est-ce que cela révèle de la conception qu'ont de la pauvreté les dirigeants, et plus largement la société ?

Julien Damon : C'est un débat classique.

Faut-il privilégier des prestations monétaires ou des prestations en nature ? Faut-il verser des sommes sur des comptes en banque (avec liberté d'utilisation) ou fournir des services (des repas, des hébergements) ? Faut-il, au mendiant, donner un sandwich ou une petite somme d'argent ? De fait, il y a derrière cela d'abord des considérations morales. On estimera souvent le pauvre irresponsable et on préférera lui donner son aumône en nature (c'est le sandwich plutôt que la pièce). Plutôt qu'une allocation de rentrée scolaire (la très disputée ARS) versée aux parents, en septembre, on préférera acheter des livres aux enfants. En fait les vrais experts de la pauvreté ce sont les pauvres eux-mêmes. Ils savent plus que ceux qui les observent ce dont ils ont besoin, pour vivre au quotidien mais aussi pour améliorer leur existence voire pour investir. D'un point de vue personnel, je pense qu'il faut privilégier tout ce qui permet aux gens, notamment les pauvres, de maximiser leur liberté et leurs capacités de choix, aussi restreintes soient-elles. Dans bien des cas l'allocation monétaire vaut mieux que les services. En tout cas pour les plus pauvres, plutôt que de leur donner plusieurs sandwichs dans la journée, il vaut mieux augmenter leurs revenus du jour.

Votre dernière note pour la Fondapol propose un ensemble de mesures destinées aux pouvoirs publics pour lutter contre la pauvreté. A-t-on pu constater une évolution notable au cours des dernières décennies de ce que signifie être pauvre en France ? Si oui, comment s'explique-t-elle ? 

La tendance depuis les années 1970 était – jusqu’aux secousses récentes attachées à la crise -  à une forte baisse puis à une stabilisation du taux de pauvreté. Cette diminution puis cette stabilisation de la pauvreté, mesurée sous sa forme monétaire relative (aujourd'hui un individu est compté comme pauvre sous un seuil à 1 000 € par mois), masquent de profondes transformations. Tout d’abord, la pauvreté a rajeuni : en quarante ans, le taux de pauvreté des moins de 25 ans a été multiplié par deux, alors que celui des plus de 65 ans était divisé de moitié. Elle s’est aussi déplacée des familles nombreuses vers les familles monoparentales. Les familles monoparentales trouvant très majoritairement à leur tête des femmes, la "monoparentalisation" de la pauvreté alimente une féminisation de la pauvreté. Celle-ci touche désormais des actifs qui travaillent, en raison des doubles mutations du monde du travail et de la famille. Elle est mieux, quoiqu’imparfaitement, prise en charge par un Etat providence qui n’a jamais cessé de se développer, en particulier en matière d’aide sociale. La pauvreté, par ailleurs, s’est urbanisée, baissant environ de 4 points entre 1996 et 2012 dans les communes rurales et augmentant de 5 points dans l’agglomération parisienne. Tandis que la pauvreté se stabilisait, en moyenne nationale, elle était clairement en augmentation dans l’agglomération parisienne et dans les autres unités urbaines de plus de 200 000 habitants.

Au total donc, la pauvreté a surtout changé plus qu’elle n’a augmenté ou diminué. Si l’on doit lui donner un visage, éloigné des chiffres froids, autrefois, le pauvre était âgé, issu d’une famille nombreuse, et habitait dans une zone rurale. Aujourd’hui, il est jeune – on devrait dire elle est jeune -, vient d’une famille monoparentale, demeure en zone urbaine et ne parvient pas à s’insérer sur le marché du travail. Autrefois – disons pendant les 30 Glorieuses – la pauvreté concernait des personnes âgées qui avaient peu de chances d’en sortir et des actifs qui avaient des probabilités élevées d’en sortir. Aujourd’hui, la pauvreté concerne des jeunes et des femmes qui vont et viennent entre des périodes au-dessus et en-dessous du seuil de la pauvreté. D’où la pertinence de ne plus seulement raisonner en termes de pauvreté, mais aussi de précarité et de vulnérabilité, insistant davantage sur les risques que sur les situations.

 

Pour quelles raisons, selon vous, les décideurs publics appréhendent-ils le phénomène de la pauvreté uniquement d'un point de vue statistique et non pas démographique ? Quelles répercussions cela a-t-il sur l'état et l'efficacité des outils mis en place jusqu'à présent en vue de réduire la pauvreté en France ? 

Les pouvoirs publics raisonnent de façon statistique ET démographique mais surtout de manière émotionnelle. Il s'agit de frapper l'opinion (quand on est dans l'opposition politique) ou bien de donner des gages aux associations (lorsque l'on est au pouvoir). La pauvreté est vue dans une optique très compassionnelle. Chaque année est annoncée son augmentation, voire son explosion. Si la statistique moyenne ne permet pas l'indignation, alors il s'agit de mettre tout de même en avant des situations particulièrement difficiles. Il faut revenir à la raison avec des mesures peut-être froides, mais solides, qui permettent d'éclairer et suivre l'action publique.

 

 
Commentaires

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  • Par john mac lane - 10/12/2016 - 10:52 - Signaler un abus La pauvreté...Les technocrates en parlent beaucoup!

    La "pauvreté" c'est le sujet socialiste par excellence. Les obligés de la gamelle de l'état ont tous un point de vue dessus. On doit faire comme si ou comme ça...Mais toujours la solution c'est l'état et l'étatisme et la redistribution de l'argent des autres d'une manière ou d'une autre. La solution n'est pas l'état, mais l'encouragement à la solidarité micro-économique. Mais un technocrate ne voudrait pas penser que chacun puisse aider son prochain sans l'état. Le technocrate, l'Enarque ou prof de Science Po ne peut imaginer qu'on ne passe pas par l'état. Car dans cette caste on imagine pas faire confiance a la société civile et la fraternité. Instinctivement leur monde c'est l'état. Ils confondent la société et l'état.

  • Par Ganesha - 10/12/2016 - 10:56 - Signaler un abus Merci à Atlantico !

    Merci à Atlantico de publier, au moins de temps en temps, des articles raisonnables ! L'auteur nous présente la situation actuelle de façon relativement réaliste, tout en essayant de minimiser l'énorme augmentation des inégalités, dans l'entièreté du monde occidental, durant ces dernières années. On sent manifestement qu'il a envie, qu'il est sur le point, de nous parler du Revenu de Base. Mais là, il s’arrête net ! Pourquoi ? Parce qu'il sait, par expérience, que dès qu'on aborde ce sujet, tous les ''Dupont Lajoie'' d'Atlantico surgissent comme des cafards qui sortent de leur tanière !

  • Par Ganesha - 10/12/2016 - 10:59 - Signaler un abus Contrairement à ce qu'imaginent ces vieux grincheux

    Contrairement à ce qu'imaginent ces vieux grincheux, ce sera un immense progrès pour l'humanité. Un encouragement vigoureux pour l'initiative privée. Assuré d'avoir le minimum vital, ne craignant pas de mourir de faim, l'inventeur génial ou l'industriel audacieux, le Thomas Edison ou le Henry Ford du 21ème siècle, créera la ''start-up'' qui procurera ensuite d’innombrables emplois et révolutionnera le monde ! C'est, que vous l'admettiez ou non la seule solution réaliste face au chômage. Et, accessoirement, le remède miracle contre l'immigration, puisqu'il ne sera versé qu'aux citoyens français… qui se contenteront alors, paradoxalement, d'un salaire moins élevé que les étrangers. Contrairement à vos jérémiades habituelles, c'est l'exact contraire du Communisme. Aucune intention de toucher à la propriété privée, ni aux moyens de production ! Évidement, ce qui gêne les masos-cathos, c'est que la Bible dit ''Vous gagnerez votre pain à la sueur de votre front''. L'URSS montrait sa culture chrétienne en enfermant ses contradicteurs au Goulag pour des ''travaux forcés à forcés à perpétuité''. Ici, ce qui vous désole, c'est qu'il deviendra optionnel !

  • Par Ganesha - 10/12/2016 - 11:02 - Signaler un abus C'est impossible à financer !

    Et comme d'habitude, il y en aura bien quelques débiles parmi vous pour nous sortir la ''tarte à la crème du grand spécialiste de l'économie : C'est impossible à financer ! ''. Lisez plutôt ce qu'en disent des Prix Nobel ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_partisans_du_revenu_de_base

  • Par Anguerrand - 10/12/2016 - 12:09 - Signaler un abus Le " revenu universel " c'est 300 milliards

    Qu'elle personne sensée peut penser en dehors de Mélenchon, MLP ou notre spécialiste en économie Ganesha peut raisonnablement penser que la France exsangue et avec une telle dette peut supporter une telle dépense, au détriment de ceux qui bossent. Avec ce revenu universel les consommateurs achèteront des produits PAS chers donc importés, et les travailleurs français verront avec plaisir que l'on donne du travail...au chinois. Bravo Ganesha, je suis un " masos- catho, un vieux grincheux, un débile et je pense qu'effectivement on doit gagner sa vie à la sueur de son front, PAS à la sueur de ceux qui travaillent " ce son vos termes toujours aussi grossiers. Avez vous noté le nombre d'économistes qui sont contre ? Ne croyez pas que vous êtes indispensable au point de faire 3 posts éminemment contestables que personne ne lira puisque ce sont toujours les mêmes. Bravo vous avez fait fort sur les insultes, votre haine et votre éducation digne d'un soudard peuvent se soigner. Avez vous fait un copié- collé sur le causeur ?

  • Par zouk - 10/12/2016 - 12:19 - Signaler un abus Secours aux plus pauvres

    Sans aucun doute, le simple bon sens commande de laisser chaun faire de ses ressources l'usa

  • Par zouk - 10/12/2016 - 12:25 - Signaler un abus Secours aux plus pauvres

    ....ge qui lui semble le meilleur. Certes certains abuseront de cette liberté, n'est ce pas déjà d'ailleurs le cas? Est-on vraiment certain que toutes les aides destinées à l'enfance dont l'allocation de rentrée scolaire ne sont jamais détournées par le chef de famille pour... son plaisir personnel?

  • Par zouk - 10/12/2016 - 12:30 - Signaler un abus A. ANGUERRAND

    Maso catho, comme vous, ne perdez plus votre temps avec Ganesha, il est indécrottable. J'ai réagi, et vite abandonné en constatant que cela ne servait qu'à déclencher une nouveau débordement d'insanités.

  • Par Ganesha - 10/12/2016 - 13:22 - Signaler un abus Confucius

    Il paraîtrait que c'est Confucius qui serait l'auteur du fameux proverbe : “Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson”. Le Revenu de Base, c'est d'enfin avoir compris qu'il fallait aussi lui donner un poisson quotidien, pendant qu'il construisait son bateau de pêche... Dans une époque où toutes les formes d'activité humaine sont en pleine ''restructuration'', c'est du simple bon sens ! Et une urgence : seuls quelques aveugles et inconscients s'imaginent que l'on pourra laisser indéfiniment augmenter le chômage et la pauvreté !

  • Par Deneziere - 10/12/2016 - 13:52 - Signaler un abus Revenu de base ? OK, mais alors payé en bitcoins.

    L'idée de revenu de base ne me choque pas, encore qu'il y ait des zones d'ombre micro-économiques, et qu'il suppose de se débarrasser de toutes les autres allocations, ce que beaucoup de supporters feignent d'ignorer. Par contre, quand ces supporters sont des bolchos frontistes pour qui la finance se limite à la fréquentation des pissotières de banques Russes, et qu'ils veulent tous revenir au franc, je ne sais pas trop quel manche à queue va se retrouver gouverneur de la banque centrale si Mareine La Pine arrive au pouvoir. Alors moi, je vous le dit tout net, il est hors de question que MON revenu de base me soit distribué sous forme d'une monnaie de singe manipulée par des bas-du-front démagogues.

  • Par goethe379 - 10/12/2016 - 13:54 - Signaler un abus Statistiques relatives

    Le seuil de pauvreté en France c'est la moitié du revenu médian. Ce revenu se situant autour de 1750€ mensuel, on est pauvre à 875€. Si demain par hypothèse, nous doublons le salaire de tous les français, il y aurait toujours autant de pauvres. Au USA, le calcul est différent. Est considéré comme pauvre celui qui ne bénéficie pas des minima pour vivre décemment. Il est déconnecté des revenus des autres. Le bonheur comme le malheur se mesure toujours par comparaison et non pas en absolu. C'est parfois une erreur.

  • Par Ganesha - 10/12/2016 - 15:12 - Signaler un abus Goethe379

    Goethe379, que ce soit au taux de 50 ou de 60 %, en 2011, la pauvreté aux USA dépassait celle de tous les pays d'Europe. http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=990&id_groupe=20&id_mot=116&id_rubrique=117

  • Par Ganesha - 10/12/2016 - 15:18 - Signaler un abus Goethe379, Food stamps

    Un indicateur intéressant, c'est le nombre de bénéficiaires des ''food stamps'', l'équivalent du gouvernement américain de nos Restos du Cœur. Ils étaient plus de 43 millions en Septembre 2016... http://www.fns.usda.gov/sites/default/files/pd/29SNAPcurrPP.pdf

  • Par DANIEL74000 - 10/12/2016 - 15:36 - Signaler un abus Bénéficiaire ?

    L'état providence est un monstre aveugle qui récompense les siens ! Handicapé reconnu certes par l'organisme et le protocole officiel, mais après 60 ans donc sans AAH et aides diverses car je suis fier d'être Français et d'avoir et encore de cotiser et payer des impôts, j'affirme haut et fort que la distribution va vers les frais de fonctionnement et non vers les ayant-droits. J'ai demandé, non sans mal, les comptes de la MDPH locale : 80 % de frais de fonctionnement,et 20 des allocations distribuées. C'est cela l'état providence ! J'aurai confiance en mon pays et à son inutile administration lorsque nos anciens serons secourus gratuitement dans les MAPAD et autres machins départements ou communautaires et que les criminels paieront au juste prix le carcéral : bâtiment et soins. Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit sauf en France le pays du statut public qui a tué le service public par des sévices publics. Je paie pour apprendre mais ne peux comprendre

  • Par vacciné - 10/12/2016 - 16:04 - Signaler un abus plus un à goethe

    le taux de pauvreté avec le calcul actuel , ne veut rien dire . il classerait pauvre un qatari vivant assez bien , et non pauvre un bangladeshi se contentant de survivre. qu'on remplace cet indicateur idiot dont on nous bat les oreilles à longueur de journée par quelque chose de plus signifiant: ce "pauvre" mange t'il sainement? est-il habillé correctement? Soigné si malade? logé décemment? ses enfants ont ils accés à l'école? est il en sécurité? A t'il accés à quelques loisirs , même modestes et simples?

  • Par Benvoyons - 10/12/2016 - 16:06 - Signaler un abus Si les Français préfèrent les sirènes

    Socialistes ou Socialistes Nationalistes pas de problème. S'ils préfèrent vendre leur liberté à un État qui ne lui veut bien évidemment que du "Bien "S'ils veulent devenir comme les Français d'avant Guerre 39/45 qui n'ont pas voulu voir et entendre et bien pas de problème avec ça. Bientôt nos Fonctionnaires et ceux élus qui veulent donner 500,800.1000 € par habitant pourront le faire allègrement entre eux. Promettre plus que le Budget actuel de l'Etat est tout à fait digne des bonimenteurs des Bonneteaux . Budget État 2016: 357 Milliards € et ils promettent 300 à 600 milliards€ en +++++ Les Français qui n'ont connu que le Socialisme URSS & RDA dans les livres pourront enfin gouter l'asservissement du "Bien être Socialiste". Faut pas vous en faire au début cela est normal après vos Libertés n’existent plus car l’État ne peut plus assurer votre "Bien être" sans vous diriger TOTALEMENT!!! Moi je vote Fillon au moins il me restera ma Liberté Plus l’État te donne,Plus il te prend, et moins tu es libre En effet plus il a besoin de te détenir pour assurer les prestations. Ainsi essaye de quitter la Sécu :)::) Tu n'as plus aucune Liberté

  • Par lafronde - 10/12/2016 - 17:54 - Signaler un abus Lutter contre la misère ? OK ! Libérez le travail !

    Imaginons la légalisation du travail au noir ! Sans charge sociale, sans contrat, juste une assurance accident du travail si nécessaire. Pareil pour le commerce au noir ! Pas de TVA, pas de taxe ni d'impôt ! Avec un tel système libéral, chacun trouvera à s'employer, notamment parce que l'entreprise sera vraiment libre, rentable, attractive. C'est la démonstration que ce qui tue l'activité économique ce sont les taxes et les règlementations. Par conséquent nul besoin d'allocation, ou d'aide de e de l'Etat, l'activité économique locale suffit à fournir les emplois nécessaires. Sur les quatre cent Mds d'€ du budget, seul cent Mds sont nécessaire pour l'Administration, et cent autres pour des services qui gagneraient à être privatisés et décentralisés : Ecole. La moitié (200 Mds) sont de la redistribution sociale ou de la rente. N'oublions pas que l'économie marchande est la base de toute richesse imposable. Toute dépense publique (allocation ou autre) a d'abord été perçue, et réduit d'autant l'activité et l'emploi marchands. Enfin subsidiariser la dépense sociale au niveau municipal permet de repérer les fraudeurs. Privatiser la dépense de santé permet de la déplafonner.

  • Par lafronde - 10/12/2016 - 18:08 - Signaler un abus Attention aux prestations universelles avec la CEDH !

    Le pb des prestations universelles de l'Etat, c'est que personne ne sait à qui elles profitent. En fait on le sait à cause du Conseil d'Etat, de la Cour de Casse, ou le la Cour européenne des Droits de l'Homme, dès qu'une prestation es attribuée à des nationaux, le Droit européen EXIGE d'en faire bénéficier les immigrés, légaux ou non ! Face vous avez l'aide humanitariste européenne, pile vous avez l'impôt dû par les mécréants aux musulmans : la djiziya. Etes vous vraiment certain de vouloir étendre le revenu universel Mr Ganesha ?

  • Par lafronde - 10/12/2016 - 18:31 - Signaler un abus 2017 Un coup d'Etat local ?

    Au fil des siècles notre Etat s'est approprié des fonctions d'ordinaire mieux remplis par la Société civile locale et son expression politique la municipalité. Ceci a débuté par l'Absolutisme royal, mais le coup d'envoi de la centralisation est la Révolution. Elle abroge les Etats et Parlements de province, centralisant fiscalité et Magistrature. Elle nationalise les biens du clergé qui servait d'assurance contre les mauvaises récoltes et les disettes. Etatisation de la solidarité. Guizot rend l'école communale obligatoire, elle sera étatisée sous le 2d Empire. La IIIe République interdira l'enseignement par les congrégation, étatisation de l'enseignement secondaire et de l'Université. Dès 1919 l'Etat règlemente le logement et recours à la progressivité de l'impôt. 1945 voit l'étatisation de la Mutualité française. Révolutions et Guerres ont été le moteur de l'étatisation. Il n'est pas étonnant que la Suisse, pays neutre soit resté plus subsidiarisé, plus libre, plus prospère. L'essentiel s'y décide au niveau cantonal. Prenons-en de la graine, faisons un coup d'Etat, local, cantonal, municipal ! Elire ses magistrats, grève de l'impôt, et milice citoyenne locale armée, comme aux US.

  • Par Anouman - 10/12/2016 - 19:53 - Signaler un abus Pauvreté

    Si le nombre de pauvres augmente c'est déjà qu'ils ne meurent pas de faim (au sens littéral). Mais s'il y en a plus c'est aussi parce que le taux de chômage est élevé et fait pression sur les salaires à la baisse. C'est d'ailleurs pourquoi le chômage intéresse moyennement nos politiques qui ne veulent pas trop froisser le medef. Pour maintenir ce taux de chômage élevé on a les délocalisations en Europe, l'immigration (légale et illégale- parce les illégaux travaillent, c'est même un critère de régularisation!) et l'ouverture du marché des services à l'Europe. Si on ajoute l'incompétence de nombre de dirigeants d'entreprise (mais ça ils ne le font pas exprès, c'est génétique) on arrive à ce qu'on connait. Dans ce système les aides sociales jouent le rôle de modérateur pour éviter une révolution. En conséquence la seule option acceptable est de supprimer toutes les aides pour faire un peu réagir les gens.

  • Par Jardinier - 10/12/2016 - 19:58 - Signaler un abus Le revenu universel ce n'est pas 300 milliards,

    C'est bien plus, 540 milliards si on le met à un niveau décent, c'est à dire 700 euros. Je met mon grain de sel, en le proposant différent en fonction de l'age, faible jusqu’à 18 ans (200 euros)(ça remplacera les allocs et évitera les dérives), normal pendant la vie active (700 euros) et fort après 65 ans (1200 euros) (ce qui permet de mettre les retraites dans le pot). Et c'est finançable, si on accepte que le revenu universel ne soit PAS un système de solidarité supplémentaire, mais un remplacement bien plus simple, bien plus efficace, bien plus juste, et surtout qui entraine une cohésion bien plus forte dans la société qui le met en place, parce qu'elle n'oppose plus ceux qui payent et ceux qui reçoivent. On dépense déjà ces sommes ou a peu près en prestations sociales hors santé. Le vrai problème, c'est la transition, comment payer les énormes droit à la retraite des salariés ayant déjà beaucoup cotisé. Si on règle ce problème, c'est faisable, et très sain. La contrepartie de ce droit à vivre (succinctement), c'est la liberté la plus large pour les forts, ce qui entrainera une énorme croissance de l'activité (et de l’impôt).

  • Par Jardinier - 10/12/2016 - 20:04 - Signaler un abus L'autre probleme pour etre honnete,

    C'est que ce système dissocie travail et droit, et donc qu'il pourrait favoriser le travail au noir et donc les passager clandestins. la solution est d'asseoir l’impôt autrement, solution à trouver.

  • Par pierre de robion - 10/12/2016 - 22:54 - Signaler un abus Tout est relatif!

    Un pauvre en France est un nabab en Inde! Et les RMIstes aux portable à 300€ ça existe aussi, comme ceux roulant en BMW! Il y aurait bien des abus à éradiquer avant de prendre en compte les besoins des vrais pauvres dont le premier besoin serait d'apprendre à se responsabiliser! Croissez et multipliez et si vous vous retrouvez seule et en difficulté, le "Dieu Etat" y pourvoira!

  • Par pierre de robion - 10/12/2016 - 23:02 - Signaler un abus @toupoilu

    A quoi bon échafauder des scénarii à partir d'un postulat impossible (comme vous l'admettez vous-même "Le vrai problème, c'est la transition, comment payer les énormes droit à la retraite des salariés ayant déjà beaucoup cotisé. Si on règle ce problème, c'est faisable")! Laissez cela à Ganesha!

  • Par hmrmon - 12/12/2016 - 04:45 - Signaler un abus Les pauvres

    Les pauvres, chroniques, ne sont-ils pas pauvres parce qu'ils sont irrationnels, alors comment, par quel miracle, peut-on s'imaginer qu'ils vont devenir, tout à coup, suffisamment rationnels pour dépenser le revenu de base plus rationnellement?

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Julien Damon

Julien Damon est professeur associé à Sciences Po, enseignant à HEC et chroniqueur au Échos

Fondateur de la société de conseil Eclairs, il a publié, récemment, Les familles recomposées (PUF, 2012), Intérêt Général : que peut l’entreprise ? (Les Belles Lettres),  Les classes moyennes (PUF, 2013)

Il a aussi publié en 2010 Eliminer la pauvreté (PUF).

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