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Le patron de la DGSI : "Nous sommes au bord de la guerre civile". Au bord ? Non, nous y sommes déjà !

Un constat effrayant. Formulé par un homme qui sait de quoi il parle.

La vérité, enfin...

Publié le
Le patron de la DGSI : "Nous sommes au bord de la guerre civile". Au bord ? Non, nous y sommes déjà !

Patrick Calvar est le chef de la DGSI, les services de renseignements intérieurs. À ce titre, il sait plus de choses que nous autres. À ce titre aussi, il peut, en petit comité, nommer les choses. Donc dire la vérité débarrassée des voiles opaques du journalisme loukoumesque et du politiquement soumis. Voilà donc ce qu'il a dit, selon Le Figaro, devant la commission parlementaire chargée d'enquêter sur les attentats du 13 novembre.

"La France est au bord de la guerre civile". Des précisions ? Le Figaro, qui avait accès à la déposition de Patrick Calvar, les donne. D'où viendrait l'étincelle qui mettrait le feu aux poudres, transformerait la France en territoire incontrôlé où des groupes prendraient les armes et se feraient justice eux-mêmes ?

Qui verrait une nation en décomposition où alterneraient violences et vengeances du camp d'en face. Où la spirale des affrontements ne s'arrêterait plus. Rien n'est à exclure dans un pays aussi éruptif que la France d'aujourd'hui. (…) Mais l'élément déclencheur peut aussi surgir (…) d'une expédition punitive dans les banlieues ou pour prendre un exemple plus lointain, d'un viol collectif comme celui commis par des immigrés maghrébins à Cologne lors du Nouvel An… Parmi toutes ces sources de dérapage, la plus redoutée reste l'attentat dirigé contre des enfants, la prise d'otages dans une école qui susciterait en retour un déferlement de violence. Le plus haut niveau sur l'échelle de l'insupportable…

"Un viol collectif commis par des immigrés maghrébins", "une expédition punitive dans les banlieues"… Là, on parle français. Très simplement. Une langue oubliée par la plupart de ceux qui nous dirigent et qui nous informent. Patrick Calvar craint la guerre civile ? Eric Zemmour en son temps avait dit la même chose. Il s'est fait lyncher. Va-t-on lyncher le patron de la DGSI ?

Patrick Calvar voit l'avenir en noir. Mais cela ne peut servir à dédouaner le présent. Car la guerre civile, nous y sommes déjà d'une certaine façon. Une guerre civile se définit par l'affrontement armé entre citoyens d'un même pays. Quand des Français vont, au nom de leur religion, massacrer des journalistes et des dessinateurs français, on appelle ça comment ? Quand d'autres Français, inspirés par la même religion, assassinent des jeunes Français pendant un concert, ça a quel nom ? Quand un Français, obéissant à une divinité qu'il se représente comme cruelle, assassine des enfants français à Toulouse, on nomme ça comment ? Quand un Français tue deux autres Français parce qu'ils sont policiers, quels mots faut-il choisir pour qualifier cet acte ?

Pour l'instant, la guerre civile ne fonctionne que dans un sens. Mais certains y sont mieux préparés que d'autres. Nos banlieues sont truffées de kalachnikovs : à 250€ pièce, on aurait tort de s'en priver… Patrick Calvar dit craindre une réaction possible de groupes de "l'ultradroite". Peut-être a-t-il raison. Pourtant, on voit mal nos identitaires et autres skinheads aller faire leurs provisions de kalachnikovs en banlieue…

Et puisque nous en sommes à la guerre civile, on conclura avec Alain Juppé, qui perd parfois de vraies occasions de se taire. "Si on estime que l'islam n'est pas compatible avec la République, alors on s'achemine vers la guerre civile", a dit l'ancien Premier ministre. C'est traiter avec beaucoup de mépris des millions de Français qui pensent que l'islam doit se soumettre à la République, et non pas l'inverse. C'est aussi insulter inutilement des dizaines de milliers d'Arabes, hommes et femmes, qui se battent quotidiennement contre le voile, contre le salafisme et contre l'emprise grandissante de prédicateurs haineux. Si guerre civile il y a (ou qu'il y aura), c'est de leur côté qu'il faut être.

 
Commentaires

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  • Par Deudeuche - 24/06/2016 - 09:33 - Signaler un abus On parle de guerre civile

    Ou contre les "Sarrazins"?

  • Par cloette - 24/06/2016 - 15:46 - Signaler un abus Début de cette guerre

    Elle a commencé ou du moins on s'en est aperçu à l'attentat contre les tours jumelles , ce n'est donc pas une guerre civile mais mondiale .

  • Par Borgowrio - 24/06/2016 - 16:55 - Signaler un abus On en est loin ( de la guerre civile )

    Pour le moment , la guerre coté français se fera dans les urnes . Il faudra encore de nombreux massacres et une emprise de l'Islam beaucoup plus forte avant que nos chers petits enfants rois , gâtés , éduqués par les enseignants de gauche, bougent ... Et encore ... De toute façon , il est bien tard ... Le choc quand on voit l'Irlande , patriote , fraiche , bon enfant ... Nous avons déjà dit adieu à ce "bon" temps

  • Par vangog - 25/06/2016 - 00:29 - Signaler un abus 250 Euros la kalashnikov, prix socialiste ou prix ripoublicain!

    A votre avis, qui peut faire grimper très rapidement le prix de ces kalashnikovs, de ces barrettes de shit, de ces faux papiers? Allez, je vous donne deux minutes...

  • Par Joly Maurice - 26/06/2016 - 08:58 - Signaler un abus Guerre civile....

    C'est partout les mêmes problèmes dans nos pays occidentaux, "terres d’accueil"... Et c'est partout les même qui causent les problèmes, voulant instaurer là ou ils arrivent les lois de là d'ou ils viennent.

  • Par ISABLEUE - 25/07/2017 - 09:33 - Signaler un abus On le sait depuis 2001 lorsqu'on a vu à la tv les petits cons de

    7-8 ans manifestement leur joie après l'effondrement des twins. Il faut rester vigilants et s'armer pourquoi pas. Bombes lacrymos etc. et arrêter le politiquement correct. On voit se qui se passe sur l'esplanade "des mosquées" à Jérusalem, tout est bon pour tuer ce qui n'est pas musulman. Des portiques de sécurité, il y en a aussi à la Mecque, mais bon, là, c'est pas grave, c'est entre eux.. On reste définitivement des mécréants colonisateurs pour la majorité..

  • Par ISABLEUE - 25/07/2017 - 09:36 - Signaler un abus Excellent article, il faut lire en ce moment les Revenants

    Prix Albert Londres 2017, qui décrit bien l'enrôlement des djihadistes, le retour de certains.. Ils s'ennuyaient, pour la plupart, dans notre société "trop mercantile"... ceux qui sont revenus sont pour la plupart des dangers..... A lire....;

  • Par ISABLEUE - 25/07/2017 - 09:37 - Signaler un abus Ils n'ont toujours pas compris que le délit de blasphème

    n'existe pas et détestent toujours Charlie..... De quoi nous écoeurer encore et encore.

  • Par Olivier62 - 25/07/2017 - 10:25 - Signaler un abus Inconséquence

    "Patrick Calvar dit craindre une réaction possible de groupes de "l'ultradroite"". Bien sûr, le danger ce serait que les "de souche" cessent de se faire massacrer avec complaisance, et échappent au sinistre destin que nos élites leur ont concocté ! M. Rayski, malgré quelques éclairs de lucidité (déjà rarissimes dans les milieux médiatiques) ne peut se résoudre à en finir avec la culture de l'excuse. Evoquer le danger de guerre civile, c'est déjà admettre que toutes les conditions sont là pour qu'elle se déclenche. Mais il faudrait aller plus loin et expliquer que ce danger est dû à la folle et criminelle politique d'immigration de remplacement que les élites mondialistes ont organisé -ce que M. Rayski se garde bien de faire. Pour M. Juppé "Si on estime que l'islam n'est pas compatible avec la République, alors on s'achemine vers la guerre civile". En effet, mais c'est justement pour cela, pour faire exploser la société française, qu'on a introduit des masses totalement inassimilables, et animées d'une religion totalement incompatible avec nos valeurs.

  • Par A M A - 25/07/2017 - 20:16 - Signaler un abus Rien n'arrive par hasard,

    Rien n'arrive par hasard, mais il n'y a pas de complot bien entendu. "Qui" veut "quoi", voilà la question.

  • Par jerome69 - 26/07/2017 - 10:21 - Signaler un abus quelques preuves de plus

    Si l 'on regarde un peu derrière nous,pas très loin. on voit que lors du soit disant printemps arabe et les élections qui ont suivie en Tunisie, pour les premières + de 70% des tunisiens vivant et votant en France ( double nationalité certainement ) ont voté pour le partie islamiste. Moins il est vrai au deuxième élection apres le désastre du partie islamique au pouvoir. lors des récentes élections Turc, une écrasante majorité ont voté pour le partie islamiste de Erdogan. un sondage parue en Angleterre suite au attentat en France, bien sur resté inconnu en France, ont montré que 50% environ des - 25 ans approuvaient ces actes.( je sais pas s'ils ont fait leur sondage à St Denis ...) tout ca pour dire que certes quelques uns combattent islam obscurentiste, l 'islam quoi, mais qu'une majorité attende avec envie son avènement et sa prise de pouvoir en France. avec le taux de natalité, les vagues d' émigrant qui vont arrivér, tous musulmans, la France a tous les paramètres pour devenir une nouvelle turquie dans les 20 ans ou 30 à venir. S'en suivra t'il une Saint Barthelemy à la sauce Hallal ?

  • Par Liberte5 - 26/07/2017 - 16:00 - Signaler un abus Il n'y aura pas de guerre civile!!!!!

    Pour faire une guerre civile il faut être deux. Or,là il n'y a qu'un groupe, qu'un clan , qu'un adversaire déclaré: les islamistes et tout ceux qui les soutiennent plus ou moins ouvertement. Enfin et ils sont influents , les médias, les pro immigrés etc. qui se posent en collabos.Quant à ceux qui auraient dans l'idée de résister, ils sont cloués au pilori ex: Zemmour, Camus, etc. Alors dormez tranquille, il n'y aura pas de guerre civile.

  • Par assougoudrel - 26/07/2017 - 20:48 - Signaler un abus Il n'y aura pas de guerre civile, mais

    un nettoyage complet. Vous croyez que les généraux et les amiraux, dont beaucoup sont issus de grandes lignées de militaires depuis des siècles et dont beaucoup sont de la noblesse, laisseront des cochonneries foutre le bordel dans le pays, à cause d'une bande de "couilles de loup" de dirigeants. Je n'y crois pas un seconde à cette guerre civile, car le ménage sera fait et beaucoup retourneront chez eux sans passer par la case départ. Je leur fait entièrement confiance.

  • Par Jasmin84 - 26/07/2017 - 21:39 - Signaler un abus Et Bien moi je ne leur fait

    Et Bien moi je ne leur fait pas du tout confiance. La peur s'est installée parmi nos dirigeants Macron a encore dit cet am que la république n'a pas à combattre une religion. Ok alors on fait quoi, on s'incline ! On se soumet ! On regarde ailleurs !!!! Leur lâcheté est incommensurable et çe sont nos enfants qui en paieront le prix. Il faudrait revoir la série "V" Tout y est. La lâcheté vis à vis de l'envahisseur, la collaboration, la compromission, la soumission.

  • Par assougoudrel - 26/07/2017 - 22:11 - Signaler un abus @Jasmin84

    Je parle de confiance en les militaires et non à nos dirigeants qui ne sont rien que des moins que rien.

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Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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