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Partition et voix : Verdi au sommet

Même si la mise en scène et la direction d'orchestre laissent à désirer, "Le Trouvère" présenté à l'Opéra Bastille restera comme un grand événement grâce à la splendeur de la musique et à la beauté exceptionnelle des voix.

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Partition et voix : Verdi au sommet

L'auteur

Né en 1813 à Le Roncole dans un milieu modeste, Giuseppe Verdi  commence  très tôt sa carrière musicale, puisqu’à l’âge de onze ans, il devient l’organiste de l’église de Bussetto.

Grâce à un mécène (dont il épousera la fille) et aussi à une bourse, il part approfondir ses études musicales à Milan, où, en 1839, il a la chance exceptionnelle de recevoir la commande d’un opéra de la part de la Scala. Son « Oberto » lui vaut un succès suffisant pour continuer dans cette voie de compositeur d’opéra.

Mis à part les quelques mois qu’il met à surmonter l’épreuve terrible de la mort de sa jeune épouse et de leurs deux enfants, Verdi n’arrêtera  plus  et enchaînera les opéras à une vitesse stupéfiante, tout en insufflant à cet art un sang neuf . A partir de 1850, ayant déjà signé, entre autres, les partitions  de « Macbeth » et de «  Luisa Miller », il se retrouvera  sans rival dans son pays et acclamé dans le monde entier. En 1871, pour « Aïda », le Caire ira même jusqu’à lui offrir une rémunération d’un montant jamais atteint par un compositeur. Il mourra à Milan le 27 janvier 1901, en léguant sa fortune à la maison de retraite des vieux musiciens qu’il avait fondée dans cette ville. 

Parmi ses œuvres les plus connues, « Un Bal masqué »et « Otello ». « Le Trouvère » (créé  à Rome en 1853)  est la  seconde œuvre de ce qu’on nomme sa « trilogie populaire ». Il la créa après « Rigoletto » (1851), et juste avant «  La Traviata »( 1853).

Thème

Inspiré, pour son livret, par  la pièce  de l’espagnol Antonio Garcia Gutiérrez, El Trovador, publiée en 1836, «  Le Touvère » présente une des intrigues  les plus complexes du répertoire lyrique.  Il met notamment en scène une histoire de rivalité amoureuse entre un comte ( le comte de Luna)et un troubadour(Mancero), épris tous les deux d’une même femme (Leonora), une dame d’honneur de la princesse d’Aragon. La lutte entre les deux rivaux sera sans merci, attisée par une guerre opposant les partisans d’Aragon (dont fait partie le comte) à ceux de Gascogne (auxquels appartient le troubadour). Dans  cette histoire déjà très touffue, va s' imbriquer une autre, dans laquelle une bohémienne (Azucena) va faire croire au troubadour  Mancero qu’elle est sa véritable mère, alors qu’en fait, elle l’a jadis enlevé -par vengeance- à une riche famille et qu’il est, en réalité, le frère du comte. Le drame sera à son paroxysme quand, à la fin de l’œuvre, le comte apprendra que celui qu’il vient de tuer est  son frère.

Echevelé ?  Invraisemblable ?  Abracadabrantesque ? Oui, sans aucun doute. Mais lors de sa création, le public fit un triomphe à cette œuvre. Sûrement parce qu’elle contient tous les ingrédients chers à l’univers romantique de l’époque. Sûrement aussi parce que Verdi, alors au sommet de sa gloire, y fait preuve d’une virtuosité musicale éblouissante.

 
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Dominique Poncet pour Culture-Tops

Dominique Poncet est chroniqueuse pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

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