Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Samedi 01 Novembre 2014 | Créer un compte | Connexion
Extra

La part de responsabilité des femmes dans les inégalités salariales dont elles font l’objet

Le réseau professionnel féminin European PWN a récemment mené une enquête auprès de 3 000 de ses membres sur leur rapport à l'argent : insatisfaites du niveau de leur salaire aux trois quarts, les femmes sondées sont presque autant à ne pas oser demander une augmentation.

Les femmes et l'argent

Publié le
La part de responsabilité des femmes dans les inégalités salariales dont elles font l’objet

75 % des femmes sont insatisfaites de leur salaire. Crédit Getty image

Atlantico : Une étude menée par le réseau professionnel  féminin European PWN auprès de 3 000 de ses membres  vient confirmer ce qu’on pouvait penser être un poncif sur les rapports des femmes à l’argent : alors que 75 % des sondées se disent insatisfaites de leur rémunération, elles sont  66 % à ne pas oser demander une hausse de salaire. Comment expliquer cette réticence ? Est-elle proprement féminine, ou bien le produit d’un conditionnement sociétal ?

Marie Andersen : Les femmes doivent se faire une place dans un milieu traditionnellement masculin. Or, enfants, elles n'ont pas été aussi entourées d'hommes qu'elles ne l'ont été de femmes.

Durant ces années de formation de leur personnalité, elles n'ont pas développé de confiance suffisante dans le fait d'être appréciées des hommes. Se mettre sur le même pied qu'eux est ressenti comme périlleux sur le plan émotionnel, même si rationnellement elles le souhaitent et le revendiquent. C'est à mon sens une dimension ontologique autant que culturelle. On n'efface pas en une ou deux générations la domination des femmes par les hommes dans le domaine public et professionnel. Les femmes ont beaucoup de pouvoir sur le plan familial, mais le milieu de l'entreprise est un fief des hommes depuis toujours. Elles sentent que s'y épanouir est encore fragile, presque un privilège (que leurs mères et certainement leurs grands-mères ne connaissaient pas) et cette nouveauté rend leur position encore un peu fragile. A tort ou à raison, elles ne sont pas prêtes à la mettre en péril pour une question de rémunération.

Catherine Berliet : La réticence première des femmes à parler d’argent et à demander une augmentation n’est pas  intrinsèquement liée au genre féminin, je dirais qu’elle provient en amont d’un conditionnement sociétal inhérent à l’éducation et/ou à la tradition catholique qui n’a fait que diaboliser l’accumulation de richesses. Jésus ne disait-il pas dans l’évangile selon St Luc : "Malheur aux riches". "On ne parle pas d’argent", tel fût probablement le leitmotiv de votre plus tendre enfance, car parler d’argent c’était et c’est encore quelque chose de tabou, mais c’est aussi considéré  comme un manque d’éducation. Aujourd’hui  nous parlons plus volontiers de sexe que d’argent. L’argent a mauvaise presse, l’argent est presque honteux : caché, tu, vilipendé.  Il reste associé au secret : celui des paysans qui le "planquaient" dans leurs lessiveuses et  se gardaient d’en parler pour ne pas attirer la convoitise. Il est également étroitement lié à l’image marxiste qui considère que le profit est condamnable. Et enfin cette réticence vient aussi du fait que les Français entretiennent un rapport très particulier à l’argent, dans le sens où ils se gardent bien d’évoquer leurs émoluments. L’omerta salariale sévit dans notre pays : est-ce une pudeur raisonnable ou  un antidote contre la jalousie ambiante et rampante ? Rien à voir avec les Américains qui convertissent tout en dollars et n’ont aucune honte à parler de leur surface financière ou à exhiber leurs richesses comme des trophées. Le "combien tu vaux ?" ne choque pas et n’humilie pas outre Atlantique, il pousse au respect.

"Elles lient beaucoup moins leur rémunération à leur succès (40 %) qu'à la valeur de leur travail (68 %)", indique l’étude. Faut-il y voir le "complexe de la bonne élève", qui les pousserait à attendre que leurs mérites soient récompensés, au lieu de chercher à se mettre en avant ?

Marie Andersen : De manière générale, les femmes préfèrent signaler leurs désirs sans les exposer franchement, espérant être comprises. Une appréciation (financière ou de quelque nature qu'elle soit) est plus appréciée si elle n'a pas été demandée. De plus, les femmes ont tendance à ventiler leurs besoins de gratification vers diverses sources : utilité, fierté, sécurité... La rémunération n'est pas leur unique nourriture narcissique. 

Catherine Berliet : Une fois encore la valeur travail ressurgit pour nous rappeler que le labeur a un prix et qu’il s’inscrit dans une logique forcément vertueuse. Attendre d’être remarquée, d’être choisie, d’être élue, je vois dans ce comportement une position de vie "Enfant" en Analyse Transactionnelle, et même "d’enfant soumis", celui qui reçoit les bons ou mauvais points, celui qui est subordonné au bon vouloir et à la toute-puissance de son N+1. Or ce dernier représente symboliquement l’autorité parentale à laquelle nous ne manquons pas de nous identifier, à laquelle nous ne savons pas toujours nous soustraire, ou avec laquelle nous ne savons pas dialoguer, composer.

L’éducation que nous recevons paramètre notre disque dur. Nous sommes nombreux à avoir entendu : "Ne te mets pas en avant", "Ne te fais pas remarquer", "Sois low profile", autant de petites voix ou d’injonctions parentales qui  ont freiné chez nous toute velléité d’occuper le terrain, ou tout désir de se positionner en adulte susceptible d’exprimer librement une demande, (d’augmentation par exemple) de l’étayer, de l’argumenter et de la négocier, sans peur ni sentiment de culpabilité. Se mettre en avant est plutôt considéré comme une prise  et un abus de pouvoir et non comme une expression libre de soi, de ses besoins et de ses droits.

69 % des femmes interrogées avouent ne pas parler de leur salaire avec leurs ami(es), et 38 % ne savent pas si leur salaire est équivalent à celui d’un homme. L’argent est-il un sujet plus tabou pour les femmes que pour les hommes ? Pourquoi ?

Marie Andersen : Symboliquement, l'argent, c'est le pouvoir de la force. Or ce type de pouvoir n'est pas traditionnellement celui des femmes. Les femmes prennent le pouvoir par le verbe, elles font et défont les liens entre les gens, elles entretiennent le réseau amical et social. Elles laissent le pouvoir de la force aux hommes, sachant depuis des siècles que sur ce plan, elles sont moins compétitives. Dans une société pacifiée comme la nôtre, elles ne devraient plus craindre la force des hommes. Ils sont censés avoir appris à la canaliser et ne devraient plus chercher à dominer les femmes. Mais il leur reste le pouvoir de l'argent, et intuitivement, beaucoup de femmes pressentent, à tort ou à raison, qu'il n'est pas de leur intérêt de se mettre en compétition avec les hommes sur ce plan-là. 

Catherine Berliet : Je ne pense pas que l’argent soit plus tabou pour les femmes, et aucune étude scientifiquement fondée ne peut nous l’affirmer. Il n’en demeure pas moins qu’il y a certainement une forme de réserve et de pudeur culturelle qui vient freiner les femmes et leur interdire de se mesurer, de se comparer ou de s’étalonner.

Et si la très sérieuse étude dévoilée en août dernier à San Antonio, au congrès de l’Academy of Management nous donnait la clé… Cette enquête sur les effets conjoints de l’amabilité et du genre sur les salaires, tendrait à prouver qu’un brin d’agressivité  et d’esprit de compétition favoriserait la capacité à défendre sa position lors d’un conflit ou d’une demande d’augmentation. Les écarts de salaires sont significatifs entre les gens aimables et les gens grincheux, et le phénomène est plus marqué chez les hommes que chez les femmes. Mu par son cerveau reptilien, il suffirait au mâle dominant de faire « grr…grr… » pour remporter  ses batailles salariales.  Alors, serait-ce une histoire de testostérone ?

L’étude met pourtant en avant le fait qu’elles sont de bonnes gestionnaires : 60 % assurent la gestion du compte bancaire du couple avec leur conjoint, quand 34 % s’en occupent seules. Comment expliquer ce déséquilibre en termes d’engagement financier entre sphère privée et sphère professionnelle ?

Marie Andersen : Les femmes ont naturellement plus besoin de sécurité que les hommes. Historiquement en effet, ce sont les hommes qui sont garants de la sécurité. Ils la font ou la défont. Les femmes, aujourd'hui, ont compris qu'elles pouvaient se construire une sécurité financière, la seule sur laquelle elles ont l'impression d'avoir le contrôle. L'augmentation des divorces et du célibat ne fait que confirmer cette nécessité des femmes de se constituer cette garantie, synonyme de liberté. Elles ne sont plus dépendantes du salaire des hommes et peuvent voguer comme bon leur semble, si le couple n'est plus un havre de paix et de sécurité.

Catherine Berliet : L’image de la femme qui  sait tenir les cordons de la bourse est une réalité : elle officie en grande prêtresse du foyer et en manitou de la gestion des comptes. Nous observons dans ce comportement la volonté de dépenser justement l’argent gagné honnêtement : le bon usage et  la bonne affectation. Ce souci d’organisation en interne,  c’est une forme de rigueur, mais aussi une façon de marquer son territoire, de protéger les siens.  Alors pourquoi  tout se complique-t-il  en milieu professionnel ? Je dirais que les enjeux ne sont plus les mêmes et que l’environnement brouille la donne. Les femmes se sentent plus vulnérables dans ce territoire parfois complexe et hostile où il s’agit d’aller chercher une augmentation de salaire avec les dents, et devoir défendre "bec et ongles" ce qu’elles veulent puisqu’elles le valent bien…  Mais sur ce champ-là, le retrait est de mise. Et si c’était tout simplement un  manque de confiance en soi, ou la  crainte d’un refus qui les renvoie inévitablement à un  "je ne vaux rien" ? D’où ce pseudo désintérêt qui ne serait en fait qu’une défense  salutaire pour échapper aux fluctuations du papier monnaie… et de leur propre identité.

Propos recueillis par Gilles Boutin

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par totor101 - 08/11/2013 - 09:45 - Signaler un abus gestion du foyer

    c'est la qu'elles se rattrapent ! avez vous vu la différence de surface des rayons femme et homme dans un hyper pour - les vêtements - les produits d'hygiène et de beauté on peut très bien gagner moins et s'en payer plus en verrouillant les cordons de la bourse pour la mâle !!!!

  • Par jerem - 08/11/2013 - 10:03 - Signaler un abus Mais oui on entend .....

    donc quand on mettra dans les oreilles autre chose que le 25% des pipauteurs et pipauteuses et qu'on rappellera qu'a travail identique et temps de travail égal l'ecart de salaire a été reduit a 9% . donc reste encore 9% certes mais qu'on arrete de nous bassiner avec le 25% . On aimerait entendre parler aussi des trimestres données pour maternité et des 5 années d'esperance de vie supplémentaires par rapport aux hommes ..... car vraiment les présentations victimaires ca commence a bien faire. Et on peut dire cela et etre parfaitement raccord pour dire que les femmes qui se retrouvent seules a elever leurs enfants devraient avoir des recours nettement plus efficaces pour se rappeler aux bons souvenirs des geniteurs .

  • Par CV - 08/11/2013 - 10:30 - Signaler un abus @jerem

    La maternité est affaire de femme certes mais doivent elles être pénalisées pour autant ? Franchement c'est d'un ringard, le congé légal est de 16 semaines, combien de temps doivent-elles payer cette absence ? Je compte bien demander mon augmentation annuelle comme d'habitude à mon retour de grossesse, on verra bien si on me l'accorde. Pourquoi devrais-je me censurer ? On félicite les hommes devenant père et accable les femmes. Qaunt à l'espérance de vie, c'est souvent question d'hygiène de vie.

  • Par Temüdjin - 08/11/2013 - 12:09 - Signaler un abus On ne devrait pas avoir à demander une augmentation

    Une entreprise n'est pas, ne devrait pas être un souk où l'on perd de l'énergie, de l'attention et du talent au service du job, à discutailler pour une augmentation de salaire, à fortiori quand l'évidence d'une sous-rémunération s'impose comme c'est notoirement le cas des femmes.

  • Par sna-hyper - 08/11/2013 - 13:50 - Signaler un abus différences...

    A la puberté, au collège les garcons se retrouvent sur un champ de bataille et doivent se battre pour ne pas se faire bouffer. Ca leur sert d'entrainement pour la suite. Les filles c'est plus tard quand elles débarquent en entreprise mais elles ont une longueur de retard.

  • Par ISABLEUE - 08/11/2013 - 14:58 - Signaler un abus Houla... c'est chaud et ça réflechit....

    Psychologue et coach.. Ca y est ! On y est arrivé, à l'égalité homme femme ! Il y a des crétins dans les deux camps...

  • Par Temüdjin - 08/11/2013 - 15:12 - Signaler un abus ISABLEUE ...

    Ne vous dévalorisez pas ! Va de soi que je ne partage pas votre avis tant je vous devine peu crétine.

  • Par clara - 08/11/2013 - 15:28 - Signaler un abus LE RAPPORT à L' ARGENT ?

    oh c'est très simple : Si vous en avez on vous envie et on ne pense qu'à vous le piquer ! Voir comment le prix d'une même prestation varie en fonction de vos revenus estimes Si vous en manquez on vous méprise et vous n’intéressez personne . Il est donc préférable de ne pas divulguer ses revenus . C'est ça le fameux tabou.

  • Par Temüdjin - 08/11/2013 - 16:00 - Signaler un abus Oui, clara ...

    Sans compter (si j'ose dire !) sans compter l'amour. Comment fait-on lorsque, notoriété oblige et que l'on est plein aux as, trouver la perle rare que l'on croit suffisamment pour oser savoir qu'elle (ou il) vous aime, vous et votre portefeuille ? Dur. J'imagine.

  • Par adena - 08/11/2013 - 18:44 - Signaler un abus équité actuariale

    Une femme, à travail égal, n'a pas à être payée autant qu'une homme ! Tout simplement parce qu'elle vit plus longtemps que lui, d'environ 3 ans en moyenne, et que par conséquent sa pension actualisée sera plus élevée que celle d'un homme pour un même niveau de cotisations. Idéalement, on devrait créer deux taux salariaux de cotisation pour les retraites avec un taux plus élevé pour les femmes, ce qui aboutirait à un salaire brut (ou brut chargé) identique entre hommes et femmes mais un salaire net moindre pour ces dernières, conséquence logique des 3 années de pension supplémentaires qu'elles coûteront ensuite au système de protection sociale une fois à la retraite.

  • Par jerem - 08/11/2013 - 22:50 - Signaler un abus @CV - 08/11/2013 - 10:30

    je vais reformulé . Aucun probleme a considerer que le congé maternité soit pris en charge, compte dans les trimestres , donne droit a maintien del'emploi etc .... en revanche s'interroger sur le niveau d'égalité des salaires et mettre de coté des aspects qui font l'objet de mise en oeuvre parce que des ringards estimaient que le travail se paie differemment selon le sexe ; oui cela ne va pas . Donc a travail (emploi et duree) egal , salaire egal ..... mais faut pas aussi faire l'autruche sur les trimestres pour maternité et l'impasse sur l'esperance de vie different surtout au moment ou l'on introduit "la pénibilité" .... (tres astucieusement car le débat au départ evoquait l'esperance de vie mais il aurait été mal vu d'aborder cet aspect) . je vous la resume . une femme conductrice d'un rame RATP ayant eu 3 enfants par a quel age ? a 49 ans avec 10% de pension au titre de la maternité et une esperance de vie de 85 ans ? (36 ans de retraite)..... ca vous pose pas un probleme d'equilibre inversé? alors que l'on parle des taches à la maison , aucun probleme , du salaire aucun probleme... mais on parle correctement des sujets en evoquant tout

  • Par jerem - 08/11/2013 - 22:56 - Signaler un abus @ CV - 08/11/2013 - 10:30

    " On félicite les hommes devenant père et accable les femmes. Qaunt à l'espérance de vie, c'est souvent question d'hygiène de vie." la grosse paranoia . vous avez vu ca ou que l'on félicite le pere et pas la mere . (on l'accable ? celle qui a donné la vie ? ca va pas !) si je devais vous repondre avec des arguments aussi fort je vous dirais que pour l'hygiene de vie , vous allez devoir remercie les hommes qui vous laisse faire la vaisselle et le repassage pendant que pepere prend sa zapette et sa biere pour regarder son match de foot . en fait le partage inegal des taches menageres est un bien fait pour la femme. j'espere que ce raisonnement vous parle aussi bien que vos deux remarques .

  • Par ARES - 09/11/2013 - 06:27 - Signaler un abus ...

    En France, parler salaires et meme parfois profession on évite à cause de la jalousie ... tant que les esprits sont étroits pour vivre heureux vous connaissez la suite ... Connaissez vous des hommes qui jalousent les femmes de part leurs réussites et salaires ? C'est une tendance qui existe c'est assez déroutant ... Il y a des femmes qui sont autonomes financièrement et elles n'ont pas besoin d'un autre salaire pour vivre plus que correctement ... Demandez une augmentation je crois que cela va avec l'esprit du poste et de la personne en tous les cas lorsque l on connait son entreprise on sait ce que l'on peut ou non faire ... au mieux si vous etes un bon élément il y a tjrs des entreprises/group qui essaient de vous débaucher ...

  • Par jerem - 09/11/2013 - 11:44 - Signaler un abus @ARES - 09/11/2013 - 06:27

    En france .... evidemment ailleurs c'est le livre ouvert . recemment dans un interview un gentil americain a l'esprit tres ouvert a gentiment décliné l'invitation a dire combien il gagnait par an .... comme quoi les regles generalistes .... nous zvons été tres choqué par ce manque d'ouverture qui fait toute la richesse de l'amerique .... c'est comme l'age des femmes ...; les americaines sont bien les dernieres a ne pas dire quel age elles ont ..... Dans le genre adage passe partout ; chacun voit midi a sa porte

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Marie Andersen - Catherine Berliet

Marie Andersen est psychologue clinicienne et psychothérapeute à Bruxelles depuis plus de trente ans. Elle est l'auteur des best-sellers La Manipulation ordinaire, L'Emprise familiale et l'Art de se gâcher la vie. Son dernier ouvrage est paru en septembre : Faire le choix du Bonheur (Ixelles éditions).

Catherine Berliet intervient depuis 15 ans en conseil, formation, coaching de cadres et dirigeants pour le compte de grandes entreprises française. Diplômée en communication, elle est également thérapeute, praticien en Rêve Eveillé libre. Elle est co-auteur de Manager au quotidien et Les outils de développement personnel du manager aux Editions Eyrolles. Elle est aussi l’auteur de Et si je prenais mon temps aux Editions Eyrolles.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€