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Des paroles et pas d’actes : la déchéance de nationalité, dernier acte du naufrage démocratique du quinquennat Hollande

Pactes de compétitivité, CICE, plans contre le chômage, réorientation européenne, déchéance de nationalité… François Hollande a multiplié les grandes annonces lors de son quinquennat. Mais l'inefficacité de la plupart d'entre elles le conduit sans doute vers la défaite finale.

Blabla

Publié le - Mis à jour le 12 Février 2016
Des paroles et pas d’actes : la déchéance de nationalité, dernier acte du naufrage démocratique du quinquennat Hollande

Atlantico : Mesures antiterroristes, révision de la Constitution, pacte de responsabilité, lutte contre le chômage, réorientation européenne… En quoi le quinquennat de François Hollande s’est-il caractérisé par un écart substantiel entre les effets d’annonce et la mise en place de ces politiques, notamment vis-à-vis des résultats obtenus ?

Christophe Bouillaud : Il faut d’abord rappeler que François Hollande avait choisi un slogan de campagne assez classique à gauche : "Le changement, c’est maintenant".

Ce slogan laissait entendre qu’il allait y avoir des changements assez rapides dans la vie quotidienne des gens. En réalité, François Hollande s’est lancé dès l’été 2012 dans une stratégie axée sur le moyen terme, voire le long terme : baisse du coût du travail et regain de compétitivité en France. Cela s’est vu quand il a mis en place le CICE et quand il a parlé de pacte de responsabilité et de socialisme de l’offre. Dès le départ, on observe donc un décalage entre le discours électoral – "on va changer les choses tout de suite" – et la stratégie économique et sociale mise en œuvre – "on va agir pour le moyen terme". D’où une déception extrêmement rapide, et cela se voit très tôt dans les sondages, de son électorat le plus populaire qui décroche dès l’automne 2012. Il y a donc assez vite une différence fondamentale entre le discours et la stratégie des petits pas qui est mise en œuvre, et qui s’opèrerait plutôt sur une période de deux quinquennats. 

Pour ce qui est des mesures antiterroristes et de l’aspect sécuritaire, c’est peut-être là où il y a le moins de décalages. Dans la campagne électorale de 2012, cet aspect avait joué un rôle mineur. Nous étions dans une période où le terrorisme djihadiste n’était pas autant d’actualité. Les propositions étaient majoritairement socio-économiques, avec en parallèle une volonté de rupture avec le style sarkozyste en matière de sécurité.

En revanche, l’une de ses phrases les plus marquantes est bien sûr la célèbre "mon ennemi n’a pas de visage, c’est le monde de la finance", prononcée lors du discours du Bourget. Le problème, c’est que concrètement, les mesures que François Hollande a fait adopter durant la législature élue en 2012 sont des mesures à l’eau tiède ! A titre d’exemple, la loi bancaire de 2013 est unanimement qualifiée de médiocre dans le contrôle des oligopoles bancaires. De ce point de vue-là, rien n’a été fait. Ou très peu.

En ce qui concerne le chômage, sa promesse d’inverser la courbe du chômage dès la fin 2013 a eu un effet absolument terrible de décrédibilisation, surtout qu’il s’était donné lui-même un délai, tablant sur une période d’un an et demi pour changer les choses. Nous sommes début 2016, et le chômage n’a pas été aussi haut en France depuis des années. Ce taux de chômage très élevé décrédibilise totalement toute l’action présidentielle.

Par ailleurs, François Hollande a commis au niveau européen une faute cardinale. Il avait promis à son électorat qu’il ne continuerait pas la politique menée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel et qu’il réorienterait l’Europe. Or, son premier acte européen en tant que Président, c’est d’approuver le traité signé par Sarkozy ! Il n’obtient aucune réorientation de la politique économique européenne, en-dehors de l’aide de Mario Draghi pour changer la politique monétaire. Mais sur la politique budgétaire, le contrôle du budget des Etats, la stratégie économique et sociale de l’Union européenne, il n’obtient rien de rien. C’est bien le problème. C’est d’autant plus problématique qu’étant le représentant d’un pays comme la France, élu au suffrage universel direct, il avait le poids et la légitimité nécessaires juste après son élection pour dire stop. Or, il n’a pas voulu aller à la crise avec l’Allemagne et a préféré s’adapter complètement à ce que proposaient Angela Merkel et compagnie. Résultat : nous nous retrouvons en 2016 avec une politique économique infléchie non pas par la France mais par Mario Draghi, et qui de surcroît ne marche pas ! Quatre ans après 2012, la politique économique ne marche toujours pas, une nouvelle crise globale se profile à l’horizon et nous sommes toujours dans la même situation. Il était peut-être trop pro-européen pour oser engager une crise qui aurait été, à mon avis, salutaire en 2012. Soit nous n’aurions plus l’euro et nous serions déjà ressortis en 2016 des affres de la fin de l’euro, soit nous aurions enfin une politique économique européenne digne de ce nom.

Ironie de l’histoire, Lionel Jospin avait fait une erreur semblable en 1997. Il avait aussi promis de changer les choses, et il a finalement accepté tout ce qu’on lui proposait au premier Conseil européen. Son seul "succès" est d’avoir fait en sorte que le Pacte de stabilité soit dénommé Pacte de stabilité et de croissance…

Jacques Julliard : C’est un constat qu’on pourrait faire pour chaque président de la République, mais c’est effectivement particulièrement vrai pour François Hollande au niveau de l’opinion publique. La raison de tout cela, à mon avis, réside dans le fait qu’il n’était pas prêt lorsqu’il a été élu président de la République. Plus exactement, il n’avait pas pris la mesure de la situation économique de la France à l’époque. Ce qui me frappe quand je regarde tous les sondages que j’ai vus, c’est que les Français ne sont pas tellement hostiles à la politique que François Hollande préconise. Ils disent même très souvent qu’on n’en fait pas assez pour aider les entreprises. En revanche, ils lui reprochent de ne pas avoir obtenu de résultats. Ce n’est pas la nature de sa politique qui est pointée du doigt, c’est l’échec de sa mise en œuvre. C’est assez frappant, et cela vient à mon avis du fait que François Hollande a perdu un an et demi au début de son quinquennat, et qu’il court après depuis. Toute sa politique économique aurait peut-être obtenu de meilleurs résultats s’il avait pu la mettre en œuvre d’emblée. Il pâtit de cela aujourd’hui.

En ce qui concerne les autres sujets, mon jugement sera plus nuancé. Sa politique extérieure est par exemple approuvée par l’opinion. Lui-même, quand on l’interroge, affirme qu’il n’est pas en contradiction avec l’opinion, mais que celle-ci ne le juge que sur sa politique économique. Il est alors obligé de reconnaître que non seulement les résultats ne sont pas là, mais la situation a continué de s’aggraver.

Par rapport à la déchéance de nationalité, au vu de tout le capital politique engagé par François Hollande sur une mesure qui est reconnue inefficace par le Gouvernement lui-même, quel message est envoyé aux Français ? Que peut-on anticiper du point de vue de l’opinion publique ?

Christophe Bouillaud : La justification qui est donnée, c’est de respecter la parole présidentielle. François Hollande a été perçu par beaucoup d’électeurs, particulièrement à gauche, comme ayant trahi ses promesses de 2012. C’est donc pour lui une façon de dire que cette fois-ci, il ne compte pas trahir sa promesse faite devant le Congrès. Le problème, c’est que pour les électeurs de gauche, c’est encore pire ! Il respecte une promesse d’extrême-droite, si j’ose dire, alors qu’il ne serait pas capable de respecter ses promesses de gauche… L’électeur de gauche peut donc se sentir doublement trahi.

Jacques Julliard : Il faut d’abord rappeler que les Français sont massivement favorables à cette mesure, dans une proportion de l’ordre de 80 à 85%. Les gens comprennent très bien l’importance des mesures symboliques. A la Libération, quand on a fait l’indignité nationale, ce n’était pas non plus une mesure efficace, mais elle redonnait de la valeur à l’idée-même de nation. Comment peut-on concevoir que des gens restent français alors qu’ils affirment eux-mêmes faire la guerre à la France ? La grave erreur de François Hollande est d’avoir voulu introduire cela dans la Constitution et d’avoir laissé s’introduire un débat sur la binationalité. Mais là-dessus, il est beaucoup plus proche de l’opinion publique que la plupart de ses opposants. Sur ce genre de mesures, il est plutôt populaire. A chaque mesure énergique contre le terrorisme, il est suivi par l’opinion. En revanche, dès qu’on pense à autre chose, on pense au chômage. Et sa popularité s’effondre subitement. Il suffit du chômage pour perdre une élection, mais l’absence de chômage ne suffit pas pour la gagner. En témoigne l’expérience de Lionel Jospin il y a quelques années.

 
Commentaires

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  • Par ALAIN B - 10/02/2016 - 08:00 - Signaler un abus La mediocratie

    Bon courage à celui qui passera après Hollande !!!

  • Par Mike Desmots - 10/02/2016 - 08:18 - Signaler un abus Soyons clair Normal 1er aux abois....

    A essayer de se présidentialiser avec une grande mise en scène à Versailles cette fois et en touchant à la constitution ...alors qu'un loi aurait suffit ...d'autant que l'impact de la déchéance de nationalité sur des djihadistes kamikazes...ca à l'air surréaliste....!

  • Par Bartleby1 - 10/02/2016 - 08:27 - Signaler un abus Le problème est que François

    Le problème est que François Hollande est tiraillé entre, d'un côté l'idéalisme de la gauche bienpensante et bisounours, et de l'autre la réalité du pouvoir qui demande beaucoup plus de cynisme. Comme il est pragmatique, il s'est en quelque sorte "droitisé" tout en restant mesuré, d'où une politique faiblarde et mesquine, et de surcroît, la gauche de la gauche se sent trahie. En voulant rassembler le plus possible, en voulant ménager le chèvre et le chou, Hollande commet au final une politique totalement inefficace et finit par décevoir tout le monde, c'est un imbécile doublé d'un incompétent. Un second quinquennat Hollande serait dramatique pour l'économie française.

  • Par Mike Desmots - 10/02/2016 - 08:50 - Signaler un abus @Bartleby 1,Hollande n'est qu'un socialiste dogmatique ordinaire

    D'ailleurs le marxo/socialisme et ses dérivés ... se vend avec de la propaganda, et sa désinfo (actuellement en novlangue) des contre vérités et de vrais mensonges ...le tout expliquer en usant du sophisme ...c'est d'ailleurs dans l'ADN de tout socialiste ...car les réalités fabriquées du dogme ,doivent être plus fortes...que la réalité des autres...! la preuve le socialisme vit sur l'argent des autres et la croissance des autres ...d'ù l'impasse économique , intellectuelle et politique... dans laquelle barbote depuis 4 ans le capitaine de pédalo...a noté que forcément chaque événement tragique qui impacte le pays ,est une tribune inattendue ,pour défendre les "valeurs socialistes" , qu'en aux traitement de réalités ...?

  • Par Ganesha - 10/02/2016 - 09:01 - Signaler un abus Banque

    Fidèle à mon habitude, et constatant que la plupart des intervenants publient des textes sans aucun rapport avec l'article qu'ils sont sensés commenter, je vous ai découpé quelques citations. Cet article exprime quelques vérités importantes, mais la plupart d'entre vous restent inextricablement bloqués dans leurs idées préconçues…incapables de répondre aux argument auxquels ils sont confrontés. Page 1 : ''la loi bancaire de 2013 est unanimement qualifiée de médiocre dans le contrôle des oligopoles bancaires. De ce point de vue-là, rien n’a été fait. Ou très peu'' ; Contrairement à ce qu'affirment ici régulièrement les gentils messieurs et les adorables dames qui sont ''Fan de Sarko'', celui-ci n'a pas pris de mesures efficaces vis à vis des banques en 2008, et contrairement à sa promesse du Bourget, Hollande n'a pas fait mieux !

  • Par Ganesha - 10/02/2016 - 09:04 - Signaler un abus Superlibéraux

    Il reste encore sur Atlantico quelques ''Fan de Merkel'', et pas mal de ''superlibéraux'' qui restent adeptes des théories de Margaret Thatcher. Puissent-ils lire au moins ces quelques phrases de la page 2 : ''quand les éleveurs de porc bretons ont affirmé que les conditions de travail et de rémunération dans les abattoirs en Allemagne étaient tellement difficiles qu’ils sont très compétitifs (exemple du travailleur polonais payé trois euros de l’heure…)''. Et un peu plus bas : ''on voit aujourd’hui en Allemagne que la politique Schröder n’est peut-être pas si bien que cela. Il y a certes moins de chômeurs, mais il y a plus de pauvres qui travaillent. Et ils sont en train de créer un salaire minimum. La technique pour baisser le chômage est toujours la même : si vous permettez de payer les travailleurs très faiblement, ils finiront bien par trouver un travail. Mais c’est un job qui ne leur permettra pas de vivre. Et ça, ça ne passe pas en France.'' Chers amis, ''lecteurs de droite'' sur Atlantico, si vous n'avez toujours pas compris, attendez cet après-midi, et relisez calmement après le déjeuner !

  • Par Ganesha - 10/02/2016 - 09:22 - Signaler un abus Mike Desmots, Retour à la Réalité !

    Mike Desmots, toujours les mêmes considérations philosophiques, les mêmes anathèmes ! Mais aucune analyse de la réalité, pas un regard sur le monde d'aujourd'hui tel qu'il est, sur les faits ! L'échec de l'économie mondiale durant ces 40 dernières années, votre explication, c'est ''qu'il reste encore quelques traces de socialisme que l'on a pas réussi à extirper'' ? Si vous êtes abonné à Canal+, vous n'avez pas regardé hier soir l'émission sur les Paradis Fiscaux et les délires de la Finance. Les achats-revente d'actions en quelques milli-secondes par des ordinateurs ? Ou sur France 5, l'émission sur le transport maritime ? C'est vraiment tout cela que vous appelez le ''Socialisme'' ?

  • Par Orchidee31 - 10/02/2016 - 10:25 - Signaler un abus Oh la la ganesh

    Vous nous saoulez - Vous n'avez que ça à faire ? Vous ne travaillez pas ? Vous ne faites pas de sport ? Ça vous ferez du bien de vous aérer les neurones......

  • Par Mike Desmots - 10/02/2016 - 10:34 - Signaler un abus @Ganesha ..la courbe de votre monologue est caduc.....SVP

    Changez la poudre de la lessiveuse...;ou de marque de moquette..

  • Par zouk - 10/02/2016 - 10:58 - Signaler un abus François Hollande pas prêt!

    Après tant d'années dans l'opposition, comment n'avait-il pas préparé un programme? Ne fut-ce que d'achever ce qu'avait entrepris Jospin, non pas que toutes les décisions de Lionel Jospin fussent toutes bien inspirées, mais la continuité aurait peut-être assuré un peu de cohérence. Oublions donc tous ganesha, de très loin le grand prix toutes catégories de la nullité haineuse.

  • Par janckroirien - 10/02/2016 - 11:16 - Signaler un abus Je suis bien ...

    ... d'accord avec vous @Orchidée et Mike , allons donc déjeuner et boire à notre santé intellectuelle puisque selon Ganesh on en a besoin !

  • Par jurgio - 10/02/2016 - 11:33 - Signaler un abus Pourquoi parloter sur Hollande ?

    Ce motocycliste n'est là que pour profiter de sa situation (usurpée) et préparer sa prolongation. Toutes ses paroles, tous ses actes vont dans ce sens et sont allées en ce même sens. C'est clair.

  • Par MONEO98 - 10/02/2016 - 12:19 - Signaler un abus Quand l'idéologie se fracasse sur la réalité

    Toujours les mêmes regards historiques et le mêmes comparaisons...la réalité est simple le quart de siècle de la mondialisation est derrière nous; .Au lieu de nous réformer;le Dieu Etat est intervenu partout ,installant de succursales locales encore plus budgétivores. avec de plus en plus de "ponctionnaires" et autres subventions permettant à une foule d'obligés associatifs et culturels de vivre aux dépens des autres......... Regardez autour de vous; ce ne sont que plaintes et demandes de capitaux publics car dans les gênes de notre pays élus et électeurs se tiennent par la main Nous aurions pu profiter de la mondialisation ,nous nous en sommes protégés, maintenant que le développement mondial couine c'est trop tard.Pareil pour le problème des banlieues ,les pouvoirs ont nié la réalité ,traité les réaliste d'extrémistes et maintenant que le résultat des politiques stupides au moyen orient produit ses effets migratoires , nous voila fort dépourvus....trop de chômeurs , trop de dettes et trop de problèmes causés par les migrants déjà installés il semble impossible que tout cela ne finisse pas mal, très mal ... 70 ans de paix européenne c'est fini

  • Par jybro - 10/02/2016 - 13:01 - Signaler un abus naufrage ou renflouage et redressement? question de lecture

    de votre choix (lamentable) de photo d'entrée d'article. AUX ARMES CONCITOYENS, RAPPEL DES TROUPES DU MALI, 1er temps: mise en place du piége: la DECHEANCE 2eme temps: Merci le parquet d'examiner la QPC pour Jérome,car s'il avait du déballer tout sur les fraudes et fonds secrets du PS et affidé(e)s aie!! RENVOI A 8mois!! ( avec 1 petite ass vie en suisse tu es streessé et tu vas les couilles pendante à la cellule de régul!!) 3eme temps Grace a loulou fafa au CC( autre piege scandaleux) tou va bien se passer. 4 eme temps : Combien de socialeux au CC? 5 mon général.... 5 eme temps Bonjours les décisions ah les beaux jours pour FH

  • Par Deneziere - 10/02/2016 - 13:46 - Signaler un abus Hollande n'a aucun pouvoir économique. Point.

    Comme le disait M. Mucherie dans Atlantico, quand Hollande parle, "les courbes ne bougent pas sur un écran Bloomberg". Les gens en sont beaucoup plus conscients qu'avant. A contrario, il a un pouvoir militaire, il en a usé, et l'opinion l'a suivi. Prétendre que les mesures économiques prises vont donner des résultats dans le moyen-terme, comme le dit un intervenant de l'article, est un acte de foi que les français ne veulent plus faire, et qui en dit long sur l'idéologie constructiviste de son auteur.

  • Par brennec - 10/02/2016 - 13:59 - Signaler un abus Quelle relance européenne?

    "Il faudrait alors que François Hollande agisse au niveau européen pour obtenir une vraie relance européenne" si cette relance se fait par la demande comme on peut être sur que ce sera le cas vu que les élites européennes n'ont toujours pas compris que keynes fait partie du problème, on sait que ça ne marche pas. On a trop d'exemple qui le montrent (parmi lesquels la relance mitterandienne). A croire d'ailleurs que ceux qui disent que les gouvernements n'apprennent rien et que ce sont les peuples qui apprennent quelque chose ont raison.

  • Par vangog - 10/02/2016 - 17:22 - Signaler un abus Et donc?...

    moi, je propose un duel entre Melenchouille et Marine Le Pen au second tour, comme celui qui se profile aux USA entre Trump et Sanders...on peut être certains qu'il y aura du changement!

  • Par Benino - 10/02/2016 - 17:36 - Signaler un abus Zigou Zag ou l'arroseur arrosé !

    Le locataire rémunéré de l'Elysée Palace s'est pris les pieds dans le tapis dans cette "réforme de la Constitution" qui va tourner en eau de boudin. Normal. Poet Poet, petit Machiavel de bistrot, avait convoqué le Congrès juste avant les régionales et son annonce solennelle avait un double but : D'abord une peau de banane dans les pattes de la droite avec une idée de Sarkosy (discours de Grenoble) et une rodomontade après les attentats du vendredi 13 octobre. Mais le rusé comptait sur le Conseil Constitutionnel pour un bon refus. Pas de bol et mauvais calcul, le CC n'a pas retoqué la belle idée ! Alors on a assisté à une série de Zig et de Zag suivis de Zag et de Zig pour pousser la poussière sous le tapis. Le grand rassembleur qui accusait l'ancien Président de cliver et stigmatiser tout le monde s'est mis ce même monde à dos. Personne n'y comprend rien et le temps passe et repasse. En attendant la gauche est cassée en morceaux et le chomage continue de grimper... Le premier ministre Valsatrois va t'il valser dans le remaniement prochain ? La Tobi est partie mais il reste encore beaucoup de prédateurs, Globula (de la santé ), Belle Cassette ? ( L'éducation en ruine), et d'autres..

  • Par Ganesha - 10/02/2016 - 18:05 - Signaler un abus Intégrismes

    Il y a sur ce site une communauté de ''libéraux'', avec lesquels tout dialogue est impossible… Récemment, je suis intervenu dans une discussion de catholiques intégristes et j'ai essayé de leur expliquer que l'homosexualité était une variante naturelle, aussi innée que la couleur des cheveux, que les homos étaient des êtres aussi ''normaux'' que les autres, qu'ils avaient droit à notre respect, et de vivre selon leur orientation. J'ai eu autant de succès que si j'avais fait la promotion de la charcuterie devant un groupe de musulmans. Ce qui est stupéfiant, ce sont les commentateurs qui viennent affirmer que nous vivons dans une ''économie socialiste'' ! Certes, quand Sarko avait entrepris de diminuer les effectifs de la police, des infirmières et des enseignants, Hollande a eu au moins le bon sens d'arrêter cette folie. Mais, tout de même, le monde occidental a-t-il vraiment mené une ''politique socialiste'' depuis 40 ans, avec Reagan,Thatcher, Merkel ? La France a-t-elle connu le ''socialisme'' depuis 1983 ? Le Krach boursier qui s'annonce, c'est vraiment du ''Socialisme'' ?

  • Par Ganesha - 10/02/2016 - 18:15 - Signaler un abus BFM-TV

    Ce qui serait intéressant, c'est que certains d'entre-vous soient capables de présenter des arguments. Certes, on vous répète à longueur de journée sur BFM-TV que l'économie va bien, partout dans le monde, sauf en France... et cela, à cause du ''Socialisme''! Ce qui est bizarre, dans ce cas, c'est la progression des partis souverainistes et anti-capitalistes dans la quasi totalité des pays démocratiques ! Ce qui est amusant, ce sont les commentaires qui se limitent aux insultes et anathèmes : cela montre simplement le désarroi des contradicteurs...

  • Par Borgowrio - 11/02/2016 - 03:05 - Signaler un abus Abandonnez vos chimères

    Rien de nouveau sous la pluie . Bon sang , tout ça était archi- prévu . Et même ," l'alignement des planètes" limite les dégâts . Cette culture anti-capitaliste, véritable religion des peuples du sud est tenace et nous amène à des pignoufs aux manettes

  • Par Anguerrand - 11/02/2016 - 07:57 - Signaler un abus Vous allez bien Ganesha ?

    Vous dénoncez les libéraux, dans un pays où tout le monde attend tout de l'état, où les transfert sociaux sont les plus élevés du monde ( en clair et pour vous via les impôts des gens qui bossent, on pique de l'argent pour donner pour le RSA, les suppressions de taxes, des aides de toutes sortes) .il semble donc que vous soyez un rouge bien foncé qui a rejoint le FN. Ce serait intéressant que vous nous disiez ou l'on trouve des cathos intégristes, moi je n'en connais pas un. ( une centaine en France?) Par contre des musulmans intégristes, il y en a pelle. Le résultat de vos contacts avec les musulmans, ils mangent tous du porc maintenant ? Ne seriez vous pas un peu simplet? Sur votre second post, achetez des journaux d'économie, vous verrez que tous les pays libéraux se portent bien mieux que notre France socialiste, en particulier avec un chômage a 5%. Ne me refaite pas le coup des esclaves, les RSA sont évidemment plus heureux, vivre sur le dos des autres français, ceux qui bossent ça n'a rien de glorieux surtout quand on passe sa vie dans un pays pauvre à faire du surf avec les aides reçues de France. J'imagine que vous en faites parti? C'est quand la fête de l'Huma?

  • Par Ganesha - 11/02/2016 - 12:02 - Signaler un abus Anguerrand

    Non Anguerrand, je vous ai déjà répondu cent fois sur le chômage à 5 % ! Quant aux autres pays qui vont si bien... pourquoi abandonnent-ils tous les partis traditionnels ? Trouvez-vous d'autres ''dames de compagnie''....

  • Par janckroirien - 11/02/2016 - 17:23 - Signaler un abus Ganesha

    Avez-vous d'autres occupations que celle de noircir des lignes visant à contredire tout le monde avec vos affirmations éminemment sectaires et personnelles, ou bien non, vous n'avez que ça pour vivre ?

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Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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Jacques Julliard

Jacques Julliard est journaliste, essayiste, historien de formation et ancien responsable syndical. Il est éditorialiste à Marianne, et l'auteur de "La Gauche et le peuple" aux éditions Flammarion.

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