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Otan ou Europe, « ils ne veulent pas payer » : mais d’où vient le mal allemand ?

Les Allemands plus que réticents à ce que leur pays augmente ses dépenses militaires pour qu'elles atteignent les 2% du PIB exigé par l'Otan. L'explication est autant historique que politique.

Oursins

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Ne peut-on pas également voir cette situation comme étant également le résultat des intérêts économiques recherchés par Berlin, notamment dans le contexte spécifique de la guerre commerciale initiée par l'administration américaine ? 

L’aspect économique entre naturellement en compte dans ce jeu sur les codes de la défense commune. A la critique de sa politique commerciale Trump répond en pointant du doigt le manque d’engagement de Berlin dans le système interétatique qu’est l’Otan. On voit donc un jeu symbolique de mise sous pression des dirigeants allemands renvoyés à leurs propres arguments sur l’unilatéralisme américain, mais aussi un enjeu plus strictement lié aux dépenses de défense elles-mêmes. Trump pointe la faiblesse des dépenses essentiellement pour dénoncer le poids financier qui pèse sur les Etats-Unis, où les dépenses militaires représentent 3% du PIB, mais aussi au passage pour pointer la question du modèle allemand de compression des dépenses et des investissements publics.

Le président américain trouve là un moyen de pression qui est à la fois en ligne avec la doctrine de retrait relatif des affaires mondiales du type « America first » et qui repose sur la critique de politiques non-coopératives. Cette approche a notamment trouvé un écho au Royaume-Uni, qui consacre 1.8% de son PIB aux dépenses militaires et où de nombreux analystes s’accordaient à critiquer l’approche allemande en matière de dépenses militaires, alors que l’élite britannique se montre généralement critique des mesures commerciales de Donald Trump. On voit aussi un certain débat prendre forme en France, où la part du PIB consacré à la défense s’élève à 2.2%.

 

 

 
Commentaires

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  • Par moneo - 12/07/2018 - 10:51 - Signaler un abus une hypothèse

    une pierre 2coups l'argent dépensé en dépense militaire mettrait à mal les beaux résultats économiques et puisque les autres paient pour la sécurité c'est tout bon...

  • Par Claude Romain - 12/07/2018 - 12:11 - Signaler un abus inversion de chiffres

    Il me semble que c'est 2.2% pour les britanniques et 1.8% pour les français.

  • Par Labarthe - 12/07/2018 - 14:52 - Signaler un abus Les dindons de la farce....

    En Afrique subsaharienne les français envoient des jeunes risquer leur peau, pendant ce temps les allemands sous prétexte d’ aide au développement, préparent le chemin à des contrats avec des entreprises allemandes, en promotion leur production.

  • Par Anouman - 12/07/2018 - 21:21 - Signaler un abus OTAN

    On n'y était pas jusqu'à Sarko et ça ne posait pas de problème.Pour ce qui est des Allemands il est préférable qu'ils n'aient pas d'armée puissante , ça ne leur réussit pas. Quant à la menace Russe il faudrait changer de disque, il est rayé.

  • Par nf04 - 12/07/2018 - 22:36 - Signaler un abus L'OTAN, faute de mieux !

    @ Anouman Si ! la France était dans l'OTAN avant Sarkozy mais pas dans le commandement intégré. De ce fait, elle y avait des troupes, participait aux manoeuvres communes, voire à interventions militaires (cf. les Balkans), était déjà très engagée dans l'interopérabilité des moyens, mais sans pouvoir participer aux décisions. D'où la décision de Sarkozy.

  • Par vangog - 12/07/2018 - 22:58 - Signaler un abus A Innsbruck, premier Conseil des ministres européens...

    sous Présidence autrichienne. Ouf! Vous ne l’apprendrez pas d’Atlantico! ...Herbert Kickl, ministre de l’intérieur autrichien et membre éminent du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) a eu l’excellente idée d’instaurer la politique de la carotte et du baton envers les pays d’exode de leurs peuples. « Soit ces pays d’exode reprendront leurs clandestins, soit les Nations... » la bécasse de France 24 a eu beau le couper dans sa démonstration, tous les européens lucides ont compris que les pays organisant l’exode de leurs peuples devront subir la rétorsion des Nations européenes, dorénavant, s’ils ne reprennent pas leurs clandestins, et continuent d’organiser l’invasion avec les caritativo-gauchistes...

  • Par ciara - 13/07/2018 - 11:14 - Signaler un abus @vangog

    j'aime beaucoup le terme caritativo-gauchistes et j'aurais bien aimé en être l'auteur

  • Par philippe de commynes - 13/07/2018 - 11:33 - Signaler un abus Japon/Allemagne

    Les dépenses militaires du Japon en terme de PIB sont encore moindre que celles allemandes, Trump somme le Japon de les augmenter ? Non, car il sait qu'il serait alors très critiqué, "comment pousser à s'armer plus ceux qui nous ont fait Pearl harbor ?", et là on se dit que ce serait normal que l'allemagne aie un budget militaire élevé ...pourtant aussi horrible qu'aie été le comportement du Japon durant la 2nde guerre mondiale, l'Allemagne aura été incomparablement pire, on objectera que c'est différent que l'Allemagne a beaucoup changé ...seulement au XIXème siècle déja elle était considéré comme la terre de plus haute culture/civisilation de l'Europe, çà n'a pas empéché la suite ... Si l'Allemagne doit payer , il doit y avoir des solutions plus intelligentes qu'à travers l'augmentation de son budget militaire ...

  • Par moneo - 13/07/2018 - 16:05 - Signaler un abus @Philippe de commynes

    des solutions plus intelligentes , lesquelles ? nous n'aurons jamais d'armée européenne ça commencé en 56 et maintenant avec l'arme nucléaire.. faut oublier Par contre on peut penser qu'une tendance Allemande existe pour se rapprocher de la Russie et donc de le'x bloc soviétique ( compliqué quand même avec le pays limitrophes de la Russie qui sont eux totalement phobiques vis à vos de leur ancien maître) si l'UE explose alors la question se posera Mais si l'immigration non maitrisée amène au Pouvoir les nationalistes allemand alors tout e l 'equation changera... l'UE est defendue par l'Otan .la France a une place à part tant que technologiquement des adversaires potentiels considéreront il n' y a pas intérêt à déclencher une riposte nucléaire... si nous ne suivons pas la cadence technologique alors nous serons nous aussi face à la question centrale qui doit défendre le pays avec quelles conséquences? La vraie question devrait être peut on faire partie d l 'UE et acheter du matériel militaire non UE? ou sont les alliances militaires de fabricants UE ? OU sont le les drones UE? les successeurs du rafale? les missiles ?

  • Par moneo - 13/07/2018 - 18:24 - Signaler un abus japon anti militariste ?

    http://www.liberation.fr/planete/2017/12/22/au-japon-shinzo-abe-appuie-sur-la-gachette-des-depenses_1618470 faut réviser le connaissances

  • Par philippe de commynes - 16/07/2018 - 09:49 - Signaler un abus @moneo

    J'essai d'éviter de dire n'importe quoi, donc avant mon post, j'avais été voir là http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/JPN/fr/MS.MIL.XPND.GD.ZS.html et là https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/MS.MIL.XPND.GD.ZS?locations=JP&view=chart. Par contre vous pouvez envoyez un mail à libération pour que leur journaliste apprenne le calcul d'un pourcentage parce que 5190 milliards de yens ça fait 46,13 milliards de dollars, pour un pib 2018 anticipé de 5063 milliards de dollars,déja ça saute aux yeux que le budget militaire est de moins de 1% de pib, je ne sais pas comment le journaliste a pu trouver "le Japon va consacrer plus de 5% de son budget total aux dépenses militaires", ... et par la même occasion vous induire en erreur ...

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Rémi Bourgeot

Rémi Bourgeot est économiste, chercheur associé à l’IRIS et spécialiste des marchés de capitaux. Il a poursuivi une double carrière de stratégiste de marché dans le secteur financier et d’expert économique sur la zone euro et les marchés émergents pour divers think tanks.

Sur la zone euro, ses études traitent des divergences économiques, de la BCE, du jeu politique européen, de l’Allemagne et des questions industrielles.

Parallèlement à ses travaux, il enseigne l’économie de l’Union européenne dans le cadre de l’IRIS-Sup. Il est diplômé de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (SupAéro) et de l’Ecole d’économie de Toulouse.

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