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Non, non et non Macron n'est pas le candidat du "Système"! Il est simplement un produit financier très réussi …

Le président de la République a toutes les qualités requises pour se vendre. Mais on n'est pas obligé pour autant de l'acheter.

Mauvaise pioche

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Non, non et non Macron n'est pas le candidat du "Système"!  Il est simplement un produit financier très réussi …

 Crédit SYLVAIN THOMAS / AFP

Le titre de l'article paru sur Atlantico est un peu long. Mais nous sommes allés jusqu'au bout. "Quel candidat le "Système" dont il (Macron) était l'incarnation pourrait-il trouver pour le remplacer si sa personnalité devait continuer à braquer les Français !". Système vous avez dit système, comme c'est système… L'auteur, Christophe Boutin, fait remarquer intelligemment que ce mot doit être utilisé avec précaution. Il dégage en effet un persistant parfum de complotisme.

Ceux qui dénoncent le "Système" pensent que c'est Goldman and Sachs qui régente le monde. Pour ce qui est de la France, ils voient dans tout ce qui se fait la main occulte de Rothschild. Et ils sont persuadés qu'au forum de Davos, on décide, dans le plus grand secret, du destin de la planète.

Les pourfendeurs du "Système" veulent en réalité, devenir, comme le calife d'Iznogoud, le système à la place du système ! Marine le Pen excelle dans cet exercice. Mais elle-même est une pure création d'un système qui entend remplacer le système en place. Une riche héritière : son père est millionnaire. Et elle doit sa carrière à une transmission héréditaire. Que serait-elle si elle n'était pas la fille de Jean-Marie ?

On balayera donc la formule un peu rapide qui fait de Macron le " candidat du Système". Il est bien autre chose : l'incarnation présidentielle d'un produit financier. Pour comprendre sa personnalité il faut se tourner vers les mécanismes de la banque (Macron est passé par là). Les organismes financiers, certes indispensables, vivent de nous en proclamant que nous vivons d'eux. Ils nous sollicitent pour que nous souscrivions aux produits financiers dont ils ont la gestion. Un livret de développement durable, un compte épargne, une assurance vie, un portefeuille d'actions … Des rendements supposés garantis. Faibles en général. Elevés quand il s'agit de produits à risques.

Mais, in fine, c'est toujours la banque qui gagne. Elle ne prend aucun risque, laissant cette triste éventualité aux épargnants. C'est ce que Macron a brillamment mis en œuvre. Nous l'avons acheté en 2017. Mais le cours de ce placement nt dégringole.  Un sondage, publié par Atlantico, dit que sous Macron, 55% des Français ont peur de la pauvreté. C'est sûr, on s'est fait avoir…

 
Commentaires

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  • Par assougoudrel - 10/07/2018 - 08:50 - Signaler un abus Deux types de président

    Hollande qui ne trouvera jamais de reconversion, même pas dans une baraque à frites, qu'il coulerait en moins de deux et Macron, même si il n'est pas bon, qui aura toutes les portes ouvertes pour "service rendu" à la finance. Cela ne fait qu'un an qu'il est en place et ce n'est que le début de sa mission qui n'est pas de redresser le pays, au contraire.

  • Par cloette - 10/07/2018 - 09:43 - Signaler un abus Le problème

    C'est que l'Economie n'est pas une science exacte, et que les placements financiers sont toujours à risque .Attendons la prochaine crise , attendons que l'orage passe, apprenons à danser sous la pluie !

  • Par vangog - 10/07/2018 - 13:38 - Signaler un abus Marine Le Pen a gagné plusieurs élections importantes...

    et ce n’est pas l’argent de son père mais le vote des électeurs qui lui a permis de gagner ces élections. Tous ses comptes de campagne ont toujours étés validés par la commission des comptes de campagne...la campagne d’Emmanuel Macron a été financée par Soros: 2 365 910,16 euros, David Rothschild : 976 126,87 euros, GoldmannSachs: 2 145 100 euros, soit des sommes très supérieures aux financements privés autorisés par la CNCC...mais que le « système a autorisés,quand même...ne confondez pas Marine Le Pen avec cet escroc qui finira mal, Rayski!

  • Par zen-gzr-28 - 10/07/2018 - 14:29 - Signaler un abus C'est vrai, on se fait avoir

    Mais au fait, combien d'électeurs ont cru à ce Président...Pas les abstentionnistes, en tout cas ! Mais,hélas, tout le monde se fait avoir.

  • Par Podoclaste - 10/07/2018 - 15:26 - Signaler un abus Pur produit de quoi ?

    Macron, inconnu avant 2014 (j'ai un projet, je ne sais pas si ça va marcher), élu en 2017, produit fabriqué de novo par la journalistique française, qui depuis De Gaulle (les Français ne sont pas des veaux, tout de même !) baise les pieds des locataires de l'Elysée et de Matignon, tandis qu'elle façonne le mental des sans-dents. Atlantico, un peu moins. Un peu. Et encore, ça dépend des articles.

  • Par gerint - 10/07/2018 - 21:48 - Signaler un abus Podoclaste

    La journalistique est aux mains des financiers qui comme Attali l’annonçait en 2014 ont fabriqué Macron

  • Par Pharamond - 11/07/2018 - 13:14 - Signaler un abus Midi à sa porte

    "Chacun voit midi à sa porte".Macron l'homme des banques,plus généralement des riches? On peut le voir comme cela.On peut aussi le voir autrement,. La France est un pays à économie fragile,sous-capitalisée -voir ce qu'en dit notre prix Nobel Jean Tirole-endettée à +/- 98% de son PIB,on peut continuer longtemps ces litanies.Pour créer de l'emploi,il faut investir.Comme nous sommes un pays sous-capitalisé et très endetté,d'où pourrait venir l'argent? De l'étranger,il faut attirer des capitaux étrangers.Ces investisseurs étrangers nous disent que notre bureaucratie,nos lois du travail et notre coût du travail sont des obstacles et des freins aux investissements en comparaison avec d'autres pays à économies presque similaires;autant donc investir ailleurs. Que fait-on? On laisse les choses aller comme cela? La politique d'E.Macron consiste,me semble-t-il,à attirer les investisseurs étrangers pour pallier au manque de capital, et enclencher un cercle vertueux:investissements,donc emplois,distribution. On ne peut pas distribuer la tarte tatin avant de l'avoir faite et pour la faire il faut le temps de mélanger les ingrédients,chauffer le four,ne pas se tromper dans le réglage des degrés

  • Par Pharamond - 11/07/2018 - 13:24 - Signaler un abus Midi à sa porte (2)

    attendre qu'elle refroidisse un peu pour pouvoir la manger. Nous sommes à l'époque du" tout-tout de suite";la nature des choses à ses rythmes,ses cycles. De surcroît,nous sommes dans une économie mondialisée,ce qui se passe en Allemagne,en Italie en Chine nous affecte,surtout aux USA: jusqu'où ira D.Trump? Pourrons nous continuer à vendre nos produits la-bas à des prix compétitifs.On revient à ce qui était dit avant:il faut que notre économie soit compétitive.

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Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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