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Non, je ne remplacerai pas mon assistante par un algorithme

Non je n’investirai pas dans ceux qui tuent la relation humaine. Première promesse de ma table de la Loi à moi entrepreneur.

Les entrepreneurs parlent aux Français

Publié le
Non, je ne remplacerai pas mon assistante par un algorithme

Certaines expériences changent votre vision en vous redonnant la vue. Nous regardons sans voir comme nombre de politiques entendent sans écouter. C’est une utilisation « discount » des sens dont nous avons été dotés, un sens bien unique pour une machine aussi sophistiquée que l’homme. L’index remplace le cerveau et lui dicte ses désirs immédiats par un glissement du doigt sur l’écran. La nécessité, l’urgence, que nous impose ce monde, à qui nous le devons bien, c’est de questionner notre avenir plutôt que d’obéir à une dictature du temps court.

Comment pouvons nous être aussi obsédés par la seconde qui suit, quand notre espérance de vie augmente sans discontinuer depuis les 30 dernières années. Nous n’avons jamais eu autant de temps sur le papier et aussi peu depuis l’écran. L’informatique, puis le digital n’ont pas supprimé le papier, ils sont supprimé l’intelligence. La vision. Le recul. La pensée. L’index devient l’extension du néant au lieu d’être au service de nos décisions.

Croire que la seconde qui suit est plus importante que les 2 millions d’années qui ont fait de nous ce que nous sommes et tellement plus importante que de contribuer à donner sens et contenu aux million d’années qui nous attendent sur cette terre si nous apprenons à lui rendre avec plus d’application, ce qu’elle nous offre depuis si longtemps malgré notre habilité à la piller et la violer. Puisque nous entreprenons, soyons des entrepreneurs d’un avenir brillant, sage et fou, rivé sur l’homme comme l’athlète sur la ligne d’arrivée. En respectant les règles d’un jeu dont nous ne maîtrisons pas les règles, malgré notre incroyable prétention et arrogance.

Pourquoi ce quart d’heure philosophique d’un entrepreneur qui n’a finalement rien de plus que ces congénères et devrait se contenter d’être le moine soldat de la technologie, comme tout le monde, d’admirer béatement chaque innovation uniquement pour son caractère innovant, de se pâmer devant toute start-up qui lève un peu d’argent en oubliant qu’elle ne sera plus vivante 3 ans plus tard, de grimper aux rideaux dès qu’une de nos sociétés commence à présenter les stigmates d’une future licorne et d’oublier qu’une licorne reste un phantasme sans réalité. Parler économiquement correct, en indiquant que le monde recèle d’opportunité de créer des emplois intellectuels, basés sur le savoir, la connaissance, la créativité, quand plus de 6 millions de nos concitoyens sont illettrés. Je devrais trouver génial ce dernier joujou d’intelligence très artificielle qui me permettra de me passer de mon assistante, car l’algorithme fera tellement mieux son boulot et pour tellement moins cher. Je devrais. Mais je ne le ferai pas. Je ne suis pas devenu entrepreneur pour penser comme tout le monde mais pour questionner mon monde, pour commencer modestement et questionner celui des autres, une fois l’orgueil venu !

 
Commentaires

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  • Par kelenborn - 23/01/2017 - 15:14 - Signaler un abus "deplorable"

    On en a connu un qui, il y a cinq ans devait être un président normal: on a vu le résultat En voila un autre , qui, avec des trémolos dans la plume dignes de Saint Nicolas Hulot ou Saint Bernard Kouchner décrivant la communion des hommes et des animaux pour le plus grand bonheur d'Ushuaia, nous explique comment, de son bras puissant, il va faire un monde meilleur! Que tout cela est beau! Il produit quoi ce couillon? Certainement pas ce que nous devons importer parce que nos usines ont fermé: non du vent , mis en boites par Macron, pour être commercialisé dans le grand Lidl de l'escroquerie nouvellement installé boulevard Saint Germain. Et d'ailleurs "C’est décidé, en 2017 je ne mettrai pas plus les pieds dans les incubateurs qui financent la fin de l’emploi, que dans une conférence sans femmes. " Juppé disait " je ne mangerai plus de cerises en Hiver" et il n'a pas compris pourquoi une dame qu'il croisait dans une rue de Bordeaux lui a crié "mort aux cons"!!!!

  • Par Semper Fi - 24/01/2017 - 05:42 - Signaler un abus Bravo...

    Entepreneur moi-même, je pense et me conduis exactement de la même manière.

  • Par moneo - 25/01/2017 - 11:49 - Signaler un abus moi aussi

    avec 3 chiffres je le prouve 90/58/90 -:)

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Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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