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Mossoul : pourquoi la bataille contre l'Etat Islamique est loin d'être terminée

Les forces militaires irakiennes, soutenues par leurs alliés chiites ont pris le contrôle de l'Est de Mossoul le 24 janvier dernier. Cette petite victoire marque une première étape dans la chute du groupe Etat islamique. Le groupe terroriste va devoir être amené à repenser sa stratégie s'il veut garder son pouvoir de nuisance.

Victoire ou revers ?

Publié le

La réponse viendra quand les premiers éléments de la coalition entameront la conquête de la partie occidentale de Mossoul. Mais une chose semble certaine, les attentats terroristes devraient se multiplier sur l’ensemble de l’Irak et ailleurs de manière pour Etat Islamique de rappeler qu’il continue à avoir une puissance de nuisance considérable.

Sur le front syro-irakien, Etat Islamique est indubitablement la force rebelle la plus puissante. Son concurrent direct, le Fateh al-Cham, ex-Front al-Nosra (qui a « officiellement » rompu ses liens avec Al-Qaida « canal historique ») tente de conforter ses positions dans la province d’Idlib située au nord-ouest de la Syrie. Les autres mouvements dont plusieurs ont participé à la réunion d’Astana à la mi-janvier organisée à l’initiative de la Russie, de la Turquie et de l’Iran, résistent autant que faire se peut.

Six mouvements(1) se sont alliés à Ahrar al-Cham pour combattre Fatah al-Cham et Etat Islamique. Ahrar al-Cham (qui n’a pas participé à la réunion d’Astana mais qui est soutenu par Ankara) se pose désormais en mouvement rebelle majeur. Il va falloir voir ce qui va sortir du conflit larvé avec Fateh al-Cham/Ahrar al-Cham.

 

 

 
Commentaires

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  • Par Gordion - 30/01/2017 - 10:31 - Signaler un abus Iran et Irak..

    ...partitionnés de fait sont le théâtre d'affrontement des puissances nucléaires de la guerre froide (E-U en Irak, Russie en Syrie), la sanctuarisation des leurs espaces d'affrontement - ou plutôt d'influence - est un fait. Leurs supplétifs, alliés qu'ils soient ethniques, religieux ou les deux n'est que le prolongement de la stratégie de ses puissances. Le seul fait nouveau est le retour de l'Iran, qui cherche à s'implanter de façon pérenne en Syrie, poussant ainsi ses ressources en Irak et au Liban. Les deux inconnues dans ces manœuvres longues sont l'attitude des E-U avec Trump - des signaux contradictoires ont été envoyés - et la capacité des Kurdes désunis à contrer les offensives de la Turquie (d'où le rapprochement du PKK turc qui tire les ficelles derrières le PYS syrien avec ll'Iran). Résumé qui n'est que la partie émergée de la complexité de cette carte régionale...

  • Par Gordion - 30/01/2017 - 10:32 - Signaler un abus correction

    ...PYD syrien...

  • Par Ganesha - 30/01/2017 - 11:06 - Signaler un abus Sunnistan indépendant

    Regardons la réalité en face : Assad et ses alouites en Syrie, les chiites en Irak, ne sont pas assez nombreux pour imposer leur volonté sur l'entièreté du territoire de leur pays. La création d'un ''sunnistan indépendant'' est inéluctable.

  • Par emem - 30/01/2017 - 13:47 - Signaler un abus Le véritable ennemi

    La bataille contre l'EI est loin d'être terminée parce que l'EI est un leurre qui permet d'évacuer le véritable djihad, celui qui est inscrit dans le coran

  • Par emem - 30/01/2017 - 13:47 - Signaler un abus Le véritable ennemi

    La bataille contre l'EI est loin d'être terminée parce que l'EI est un leurre qui permet d'évacuer le véritable djihad, celui qui est inscrit dans le coran

  • Par fanfoué - 30/01/2017 - 20:21 - Signaler un abus Un sacré merdier

    La complexité de la situation et la fluctuation des alliances rendent impossible toute paix à court ou moyen terme. Il y a là un scénario à la libanaise mais à la puissance 10, et dont les retombées seront bien plus importantes. C'est des décennies de conflit qui attendent les populations de la région.

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Alain Rodier

Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la criminalité organisée.

Il est l’auteur, en 2017 de Grand angle sur l'espionnage russe chez Uppr et de Proche-Orient : coup de projecteur pour comprendre chez Balland, en 2015, de Grand angle sur les mafias et de Grand angle sur le terrorisme aux éditions Uppr ; en 2013 du livre Le crime organisé du Canada à la Terre de feuen 2012 de l'ouvrage Les triades, la menace occultée (éditions du Rocher); en 2007 de Iran : la prochaine guerre ?; et en 2006 de Al-Qaida. Les connexions mondiales du terrorisme (éditions Ellipse). Il a également participé à la rédaction de nombreux ouvrages collectifs dont le dernier, La face cachée des révolutions arabesest paru chez Ellipses en 2012. Il collabore depuis plus de dix ans à la revue RAIDS. 

 

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