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Moins de mètres carrés, plus d’euros : 20, 30, 40 ou 60 ans, qui endure quoi pour se loger dans la France de 2015

Alors que la baisse du prix de l'immobilier à Paris se généralise, l'augmentation depuis le début des années 2000 demeure toujours à 114% sur l'ensemble du territoire. Fondation d'un foyer, agrandissement de la famille ou décohabitation avec les parents, chaque catégorie d'âge doit faire face à des difficultés propres à ses aspirations de vie.

Etat des lieux

Publié le - Mis à jour le 6 Mars 2015
Moins de mètres carrés, plus d’euros : 20, 30, 40 ou 60 ans, qui endure quoi pour se loger dans la France de 2015
  • Malgré la baisse récente des prix de l'immobilier constatée à Paris, entre 2000 et 2014, son prix moyen sur toute la France a subi une augmentation de 114%.

  • Le taux d'effort (part des dépenses rapporté sur le revenu) en matière de logement a globalement augmenté pour toutes les catégories d'âge et de situation. Au début des années 2010, il était à son plus haut depuis 70 ans, et le taux d'endettement des Français se situait la même année à 74% (il était à 50% en 1998). 

  • Les jeunes adultes sont les plus touchés, avec un taux d'effort plus important que les autres classes d'âge (22% de leurs revenus consacrés au logement, contre 8,6% pour les 45-59 ans par exemple).

  • Malgré un rapprochement des revenus des retraités à celui des actifs jusqu'en 2007, les plus de 60 ans sont la deuxième catégorie pour laquelle le logement représente un défi, du fait notamment d'une diminution substantielle des revenus et des aspirations de vie nouvelles qui demandent mobilité et disponibilités financières.

  • D'une manière générale, les politiques publiques depuis 20 ans sont les mêmes, et elles n'ont pas à ce jour su répondre aux problématiques qu'elles avaient vocation à résoudre. 

20 ans

Christophe Robert : Plusieurs variables sont venues jouer à créer les problématiques auxquelles les jeunes adultes sont aujourd'hui confrontés en matière de logement. Nous sommes face à une population qui a beaucoup évolué depuis 20 ans. Elle reste plus longtemps chez ses parents pour des raisons d'augmentation du temps d'études notamment. La structure familiale a évolué avec l'augmentation des séparations conjugales qui produisent un effet immédiat : la démultiplication des besoins en logements. 

Décohabitation des 18-30 ans entre 2006 et 1992

Lecture : En 2006, en région Nord-Pas-de-Calais, 48,1% des personnes de 18 à 30 ans vivent chez leurs parents. Depuis 1992, cette proportion a augmenté de 3,2 points. Sources : Insee.

La jeunesse est confrontée à une double difficulté : d'une part, ils se positionnent sur le marché des petits logements, c'est-à-dire ceux qui sont les plus chers car ils font l'objet d'un turn-over plus important, sans compter le fait qu'ils font l'objet d'une révision du loyer à chaque remise en location.

Ensuite, ils vivent généralement dans les villes, les grands ensembles urbains où la proposition universitaire est plus importante qu'ailleurs : ce sont dans ces même endroits que l'on observe généralement les loyers les plus chers, ce phénomène étant corrélé à la pénurie de biens proposés.

Pour ceux qui ne sont pas étudiants, et qui n'ont pas forcément la chance d'avoir un réseau de solidarité familiale pour les aider et qui sont en situation de rupture familiale, les moins de 25 ans ne peuvent pas bénéficier du RSA et se retrouvent souvent sans rien sans ressources, sans solidarité et ils sont surreprésentés dans la demande d'hébergement d'urgence. 

En 1995, le coût du logement n'était pas le même : l'augmentation des loyers s'est accompagnée des charges. Cela touche l'ensemble de la population mais particulièrement les jeunes car ils se trouvent sur le marché des petits logements, comme je le mentionnais plus haut qui proportionnellement coûtent davantage. De même, La généralisation d'un premier emploi avec des contrats précaires (CDD, intérim, stages) n'est pas en mesure de répondre aux garanties des propriétaires. Et au fil de ces dernières décennies on a vu se multiplier les demandes de garanties, de cautions, la multiplication des sécurisations demandées par les propriétaires.  

 
Commentaires

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  • Par Lorenzaccio - 02/03/2015 - 09:33 - Signaler un abus Bien mais...

    Article intéressant, mais par pitié, corrigez vos fautes de grammaire !

  • Par sagittaire - 02/03/2015 - 10:18 - Signaler un abus SOLIDARITE HYPOCRITE

    Pendant que les moins de 25 ans de notre pays ne perçoivent aucune aide et sont touchés par la précarité et en demande d'hebergement d'urgence , notre gouvernement loge gratuitement des milliers de réfugiés ... lors des prochaines elections , tout le monde sera encore étonné des résultats du FN . il faut croire que chez les gens de l'UMPS , on pense d'abord a nourrir les voisins plutot que sa famille ? Bizarre mais je n'arrive pas a y croire , alors pourquoi nous parler de solidarité a longueur d'année pendant que des milliers de jeunes non délinquants se demandent si etre intelligent et en phase avec le systeme ne serait pas de devenir malhonnete puisque tout le monde serait ému et leur proposerait de l'aide pour sortir de la délinquance...

  • Par vangog - 03/03/2015 - 00:58 - Signaler un abus Le post précédent est sincère et touchant.

    Il est anormal que les populations importées par les UMPS , pour alimenter leur électorat communautariste et la faible croissance qu'ils n'ont jamais réussi à générer naturellement, aient plus d'avantages que nos jeunes. Il est anormal que ces UMPS ne pensent qu'à détruire les Départements, seul structure de proximité permettant de faire le choix de nos jeunes plutôt que de leurs clandestins chéris, afin de privilégier des super-métropoles enfumées, dans tous les sens du terme, pour riches bobos désœuvrés et nomenklatura UMPS, retraitée à cinquante ans, qui, seule, pourra s'offrir les loyers hors d'atteinte de ces villes-démesure. Les écolo-trotskystes en profiteront pour pousser leur complainte larmoyante anti-croissance, anti-voitures, anti-progrès, anti- tout, et nos jeunes, qui doivent déjà payer, sur plusieurs générations, les dépenses social-demagogiques de leurs parents impécunieux, ne profiteront que des logements minables qui subsisteront, après que les familles nombreuses des immigrés clandestins aient été servis...ce système gauchiste est pourri jusqu'à la moelle et s'effondrera tout seul, sans le moindre effort des patriotes!

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Christophe Robert

Christophe Robert est délégué général de la Fondation Abbé Pierre. Il est sociologue de formation.

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Pierre Madec

Pierre Madec est économiste au département analyse et prévision à l'OFCE.

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