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Moi Président ! Complainte d’un dirigeant de PME aux candidats de tous poils

Il est des mesures de bon sens qui devraient dépasser l’esprit partisan, pour s’appliquer, non par dogmatisme mais par réalisme. Des mesures qui parlent des hommes et des femmes dont le sort est lié aux décisions que prendront les uns ou les autres. Car au final, derrière ces guerres de chiffres se cachent des situations humaines, et que ces hommes et femmes rappellent qu’ils ne sont pas des statistiques.

Les entrepreneurs parlent aux Français

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Moi Président ! Complainte d’un dirigeant de PME aux candidats de tous poils

A l’heure où j’écris cet article, je ne sais pas encore si Fillon ou Juppé ont gagné la primaire. Mais quelque soit le gagnant et quelque soit le gagnant de celle de gauche qui pourrait être aussi surprenante que celle de droite, il est des mesures de bon sens qui devraient dépasser l’esprit partisan, pour s’appliquer, non par dogmatisme mais par réalisme. Non pour faire plaisir à l’Europe ou à un quelconque censeur international ou national. Non pour céder à un lobby au muscle plus puissant qu’un autre pour maintenir la musculation protectionniste telle qu’elle s’exerce depuis plus de 30 ans.

Non pour céder à ce qu’on pense que le peuple pourrait bien penser par des gens qui pensent pour eux et non pour le peuple… (je sais il faut relire la phrase pour la comprendre !).

Des mesures qui parlent des hommes et des femmes dont le sort est lié aux décisions que prendront les uns ou les autres. Car au final, derrière ces guerres de chiffres se cachent des situations humaines, et que ces hommes et ces femmes rappellent, dans tous les pays du monde, qu’ils ne sont pas des statistiques, mais des humains et qu’il est temps de le rappeler à ceux qui les ont transformé en graphiques Powerpoint pour journal télévisé.

Il serait donc judicieux d’arrêter de parler des emplois que l’on va supprimer, pour expliquer ceux que l’on va créer. Des activités que l’on va sabrer pour expliquer celle que l’on va faire naître et croître. Des programmes que l’on va réformer pour évoquer ceux que l’on s’empêchera de vouloir faire depuis les châteaux-forts étatiques pour les laisser aux mains des français. De parler d’identité malheureuse ou heureuse, pour préférer la notion d’avenir, d’emploi, d’inclusion, car l’identité ne se construit que dans la réussite personnelle, la certitude d’avoir une existence, un destin, un avenir, comme une maison se repose sur ses fondations et sa capacité de résister aux outrages du temps avant de savoir si elle se distingue par son style gai ou austère. De parler du nombre de professeurs, avant de leur assigner un objectif pour nos enfants. De supprimer ou non le principe de précaution, avant de supprimer la classe politique qui a fait de l’absence de risque son ADN. Etc.

Mes 5 mesures si j’étais président, de façon très prétentieuse, seraient les suivantes, si je devais vraiment les annoncer. En effet, des mesures n’ont de sens que lorsqu’elles sont au service d’une ambition, d’une utopie, d’une croyance. Certains diraient d’une vision. Mais je n’aime pas ce terme car il fait plus appel à des vertus habituellement attribuées à des pythies ou pire, des cartomanciennes, qu’à des hommes politiques. Une nation pour être en marche, ou au pas de course, a besoin de savoir pourquoi elle marche et vers quoi. Savoir qu’elle s’élève plutôt que de stagner ou régresser, car être en marche ou au trot, vers l’abyme présente un intérêt assez réduit !

 
Commentaires

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  • Par Olivier K. - 28/11/2016 - 16:44 - Signaler un abus Excellent!

    Je vote pour votre programme!

  • Par novichok - 28/11/2016 - 22:11 - Signaler un abus Dilution

    Deux pages de digressions sans intérêt pour enfin lire les cinq mesures, c'est trop long, et c'est dommage car elles sont sensées. Simplifiez votre propos préliminaire et ce sera nettement plus attrayant.

  • Par vangog - 29/11/2016 - 00:49 - Signaler un abus Cela se nomme la co-gestion...

    et c'est appliqué, en Allemagne depuis les années soixante-dix. Certains candidats l'avaient proposé aux Français, mais les syndicats gauchistes ont refusé une opportunité offerte aux salariés qui aurait pu leur faire perdre leur pouvoir de chantage par classe sociale...à cette époque, les syndicats ont refusé aussi les fonds de pension dont l'exemple venait d'un autre grand pays libéral, et qui, modulés avec le système de retraite français, aurait permis aux Français de financer leurs retraites, tout en possédant une partie de leur industrie...la raison de ce refus? La perte de pouvoir des syndicats gauchistes...tout le reste n'est que vœu pieux d'entrepreneur ou d'ancien premier ministre candidat, qui n'ont jamais eu le courage de dire non aux assassins de la liberté...

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Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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