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Le modèle suisse ou la force tranquille de la nation (n’en déplaise à Emmanuel Macron...)

La Suisse met en vigueur ce 1er juillet une législation de « préférence indigène » avantageant la recherche d'emplois des résidents par rapport aux frontaliers. De son côté, Emmanuel Macron continue de cracher son venin sur les pays dont les choix nationalistes populaires les font passer, selon lui, pour des lépreux.

Préférence indigène

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Le modèle suisse ou la force tranquille de la nation (n’en déplaise à Emmanuel Macron...)

 Crédit Fabrice COFFRINI / AFP

Atlantico : Emmanuel Macron dénonçait le 21 juin « la lèpre qui monte » « le nationalisme qui renaît, la frontière fermée que certains proposent » ce qui lui avait valu les réponses de Matteo Salvini, mais également de Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump qui a pu déclarer : « nous avons été traités de déplorables, d’obscurantistes et maintenant de lépreux… Les Français sont en train de réaliser combien Macron est devenu embarrassant. » Au delà de ces échanges, ne peut on pas voir un risque à critiquer ainsi les nations à priori ?

N'est ce pas également nier le caractère parfaitement démocratique de certaines nations, et leur capacité à faire des choix ?

Christophe Boutin : L’historien de l’évolution des sociétés démocratiques de la fin du XXe et du début du XXIe siècles sera certainement étonné de la violence et de la suffisance qui auront ponctué les réactions des représentants de la super-classe mondiale lorsque les peuples avaient le malheur de ne pas faire le « bon choix ». Aux USA ou en Europe, dans ces États démocratiques dont le principe est pourtant, comme le rappelle l’article premier de notre Constitution, le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », c’est en effet aussitôt, de la part de l’oligarchie au pouvoir,un incommensurable mépris qui se déverse dans ce cas. « Lèpre », « sans dents », « déplorables », « racistes », tout est fait pour salir et stigmatiser ceux qui n’ont pas fait le choix de leurs princes.
Le même historien relèvera aussi les procédés mis en œuvre pour contrôler cette expression démocratique : atteinte à la liberté d’expression et au pluralisme des courants d’idée et d’opinion, pourtant censément garantis par les textes fondateurs des déclarations des droits,grâce à des lois pénalisant tout écart de la doxa ; organisation, après un blocage, d’une nouvelle consultation, en espérant un choix différent ; vote d’un texte d’abord rejeté par référendum par un Parlement aux ordres ; utilisation des « marchés » pour faire pression sur les économies des États frondeurs et leurs populations ; lenteurs dans la mise en œuvre des choix démocratiques par des négociations sans fin ou l’absence de textes règlementaires d’application ; refus d’organisation de nouveaux référendums ou de prise en compte des pétitions de citoyens ; organisation de manifestations « spontanées »… Refermant ses archives, cet historien verra peut-être dans tout cela une courageuse tentative des « sachants » pour museler enfin la plèbe ignare,ou,peut-être, l’une des causes de la révolution qui a suivi… il est encore trop tôt pour le dire. 
 
Quoi qu’il en soit, il est intéressant de voir combien est grande chez cette oligarchie mondialiste la détestation de la nation. Belle idée, puisque de gauche, au XVIIIe, lorsqu’au nom de la nation on mettait à bas la monarchie, la nation, devenue de droite à la fin du XIXe siècle (Taine, Renan, Maurras…), est alors passée du côté obscur de la Force. Synonyme d’enfermement sur soi, vecteur des plus sombres pulsions, l’Union européenne ne cesse de nous rappeler que « le nationalisme, c’est la guerre ». La nation ne peut plus exister, à la rigueur, que comme dispensatrice de subsides à des résidents devenus tous citoyens, et qui peuvent ainsi, par la magie administrative, « faire nation » lors de cérémonies festives comme la coupe du monde de football. Mais qu’elle se prétende enracinée dans l’histoire, porteuse de valeurs voire, horrosco referens, d’une identité, voilà qui révulse nos oligarques.
 
Le problème est que si les peuples peuvent s’amuser à oublier leurs solidarités lors des périodes bénies de l’histoire, si tant est qu’il y en ait eu, en temps de crise ils cherchent au contraire à les retrouver : la peur ressoude, et elle ressoude ceux qui se ressemblent contre un ennemi commun qui prend la figure de l’Autre. On peut le déplorer,on peut penser qu’il faudrait au contraire, pour conjurer les violences, se jeter dans les bras de cet Autre, se dire que « si tous les gars du monde se donnaient la main cela ferait une ronde », mais l’historien cherche en vain des partisans de cette démarche qui aient survécu à la rencontre. Or dans ce cadre de crise qui est le nôtre en Europe en 2018, la nation est le plus vaste des cercles d’appartenance, la communauté cohérente la plus importante, et, malgré les critiques,elle ressurgit donc « naturellement » pourrait-on dire.
Par ailleurs si le nationalisme a parfois produit des emphases et des excès, il a tout autant favorisé le développement des arts, enrichi des cultures, développé des droits et libertés. Etil a su défendre l’ensemble lorsqu’il le fallait, c’est-à-dire lorsque les frontières - encore un gros mot pour certains, qui oublient qu’un groupe humain vit sur un territoire donné, qu’il façonne selon son génie propre - étaient menacées. 
Le nationalisme ne mérite donc pas cet excès d’indignité, qui s’explique sans doute plus par le fait qu’ilose lutter pour garantir la protection de la communauté nationale contre les effets délétères d’une économie mondialisée qui reste l’horizon ultime de nos oligarques. Ce qu’ils reprochent à la nation, c’est de freiner l’avènement de ce monde nouveau où les winners pourront enfin régner sans partage. Mais le risque, pour tous ces donneurs de leçons, est de laisser par trop voir le décalage qui existe entre les principes de la démocratie, répétés comme des mantras puisque, pour que le peuple ne se soulève pas, il faut, rappelle Tocqueville, qu’il pense tenir la chaîne qui lie collectivement ses membres, et la réalité d’un pouvoir inégalitaire.
 
 

Alors que la Suisse met en vigueur ce 1er juillet une législation de « préférence indigène » avantageant la recherche d'emplois des résidents par rapport aux frontaliers, ou que le Japon, après une longue période de refus de l'immigration, a pu ouvrir ses frontières afin de faire face à ses besoins, comment expliquer notre regard moral posé face aux choix réalisés par les nations ? Comment expliquer ce regard porté sur des décisions prises de façon démocratique dans le cadre national ?

C.B. : Les nations, dont l’objectif principal est de « persévérer dans leur être », ce qui ne veut pas dire fixisme mais évolution volontaire, ont toute légitimité pour agir comme elles le veulent, « ouvrant » ou « fermant » leurs frontières en fonction de leur seul intérêt. Et à partir du moment où,si la règle du jeu national est la démocratie, les règles démocratiques ont été respectées lors des débats et des votes, la décision prise par la nation, soit directement par le référendum, soit par ses représentants, est juridiquement parfaitement légitime. 
On objectera qu’elle doit encore respecter le « droit » - la loi française devant par exemple respecter la Constitution, et pouvant être sanctionnée par le Conseil constitutionnel lorsque ce n’est pas le cas. Mais n’oublions pas que, d’une part, le Conseil constitutionnel refuse de contrôler la conformité de lois référendaires qui sont l’expression directe du peuple souverain, et, d’autre part, qu’en cas de désaccord il y a toujours la possibilité pour ce même peuple souverain de réviser la Constitution pour amener le juge constitutionnel à accepter ses choix. Reste, c’est vrai, l’existence de juges supranationaux, au premier rang desquels la Cour européenne des droits de l’homme, mais sa légitimité ne résulte que de la signature d’un traité, qui peut toujours être dénoncé, et non d’une sorte de mystique d’un droit supranational.
Rien n’explique donc les termes employés pour critiquer certains choix, sinon la nécessité, lorsque la critique politique n’est plus possible, de la remplacer par une critique morale. Au nom d’une pseudo-morale pseudo-universelle, au nom en fait de la doxa de la classe dominante traduite en termes binaires de conflits entre le « Bien » et le « Mal », relayée ad nauseam par des médias peuplés de ces intellectuels organiques décrits par Gramsci comme servant à domestiquer la société, éclairée par ces images passant en boucle qui achèvent, dans le monde moderne, de sidérer les populations, on prétend discréditer la thèse démocratiquement majoritaire et conférer une légitimité absolue, parce que « morale », à celle qui a été rejetée. 
 
 
En quoi ce biais visant à lier « nation » et « lèpre », niant les nations démocratiques, peut-il justement conduire à renforcer des acteurs du type de Steve Bannon ou Matteo Salvini, dont les objectifs peuvent parfois être classés dans une rubrique plutôt « nationaliste » ?
 
C.B. : Comme le dit Steve Bannon dans le même entretien, « l’autorité ne vient pas de l’imagination » - comprendre ici de ce délire moralisateur qui ne repose que sur du vent – « mais de la réalité. Et la réalité, c’est que Macron parle pendant que Salvini ou Orbán agissent ».On peut en effet tenter d’écarter des thèses, de les interdire de parole, de cacher des informations, de travestir la réalité. On peut, comme dans le conte bien connu d’Andersen, faire croire que l’empereur porte un merveilleux costume quand il est nu. Mais un jour vient où la réalité, brute, violente, évidente, ne peut plus être niée. 
« Macron consacre toute son énergie à essayer de contenir la vague populiste – continuait Bannon - et c’est tout ce qu’on retiendra de lui. Mais il est impossible de la stopper. » Il est certain en tout cas que ce n’est pas en occultant les éléments qui ont contribué à créer cette vague, comme le choc migratoire ou la revendication identitaire, et en stigmatisant de manière  méprisante nationalistes et populistes, que les peuples européens ne se rendront pas compte que l’empereur est nu.Le décalage entre le discours moralisateur et la réalité du quotidien ne peut donc que servir les discours réalistes.
Pourquoi alors les moralisateurs ne s’en rendent-ils pas compte ? Parce que nous en sommes arrivés à une véritable incommunicabilité paradigmatique entre les « progressistes » et les « conservateurs », entre « les moralisateurs » et les « réalistes » : ce sont les mêmes mots qui sont utilisés (nation, démocratie…), mais ils n’ont plus le même sens dans l’esprit de ceux en usent ou les entendent, au point que les gardiens de la doxa ne se rendent plus compte que les éléments critiques qu’ils présentent (« c’est un nationaliste ») servent en fait dans l’esprit d’une grande partie de nos populations ceux qu’ils voudraient abattre. Un cas d’école qui fascinera certainement l’historien que nous évoquions.
 
 
Commentaires

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  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 05/07/2018 - 08:46 - Signaler un abus Il est certain que ce ńest

    Il est certain que ce ńest pas chez eux que l'on trouverait des zad occupée par des crasseux à chiens, des zones de non droit dans lesquelles les kalachnikovs sont plus nombreuses sue les cafards dans les poubelles, des prières de rue......etc... ..Et Mélanchouille qui voudrait nous faire croire à une crise de l'ultralibéralisme !

  • Par DANIEL74000 - 05/07/2018 - 09:04 - Signaler un abus BON SENS

    Les français de souche ne déteste pas le populisme mais les oligarques qui depuis 1974 les conduisent dans le mur ! Et dire que l'ENA est née comme la sociale et les caisses d'injustice du Conseil National de la Résistance soumis à l'URSS. Notre pays avec nos valeureux soldats et travailleurs se repend, par ses oligarques, d'être fier de notre NATION

  • Par vangog - 05/07/2018 - 09:50 - Signaler un abus L’histoire opère un virage à droite...

    L’internationalisme gauchiste est mort, car il a vulgairement échoué, partout!... après avoir longtemps privilégié le discours gauchiste, mouche d’un coche qui a cru longtemps présider à sa « marche », l’histoire privilégie , aujourd’hui, le réalisme et les Nations matures...Contrairement à ce que croyait Gramsky, les hommes ne façonnent pas l’histoire, mais l’histoire les façonne!...Macron est une des dernières mouches gauchistes du coche, camouflée dans le manteau de la neutralité politique, pour faire oublier un socialisme qui fait peur, dorénavant...dommage que la Nation France, qui se réveille enfin de tant d’années de sommeil, soit l’une des dernières expériences de ce gauchisme rétrograde et malsain, car le travail sera énorme pour remettre la France dans le sillon de l’histoire. 2019 sonnera le glas de l’union europeiste, autre expérience morbide internationaliste. Puis la mouche Macrouille s'éteindra naturellement et la France retrouvera son cocher...

  • Par zen-gzr-28 - 05/07/2018 - 10:39 - Signaler un abus Rappel à l'intention de Jupiterl

    Le principe des démocraties, c'est "LE GOUVERNEMENT DU PEUPLE, par le PEUPLE et pour Le PEUPLE". Que fait-il de ce principe le Monsieur égocentrique qui méprise et blesse , donne des leçons à son peuple ? ...et, qui plus est, à des personnalités d'autres pays ?

  • Par Raymond75 - 05/07/2018 - 11:09 - Signaler un abus Est il encore nécessaire de parler de l'Union Européenne ?

    Plus personne ne croit ni ne fait confiance à cette supercherie, prosternée depuis 30 ans sous les pieds de la finance internationale, avec comme seule finalité la destruction des droits sociaux, la destruction des services publics, la désindustrialisation, l'immigration interne et externe imposée, la faiblesse absolue diplomatique, l'incapacité à assurer sa propre défense, le dumping fiscal et social, et la concurrence du plus pauvre contre le pauvre. Les peupes consultés ont voté contre CETTE Europe (Irlande, pays bas, Danemark, France) mais leurs votes ont été foulés aux pieds, et on s'est bien gardé de consulter les autres peuples. -- . Maintenant, la question est : comment en finir, et reprendre des accords équilibrés, bi ou multi-nationaux ?

  • Par LYH - 05/07/2018 - 11:37 - Signaler un abus Famile, Nation est-ce désuet ?

    Comme la famille mise à mal par l'oligarchie régnante internationaliste, la notion de nation qui est la famille élargie des peuples est qualifiée de rétrograde et même de lèpre par Macron, leur représentant français. Français quand allez-vous vous ressaisir ?

  • Par GP13 - 05/07/2018 - 12:17 - Signaler un abus Cinq ans perdus.....

    Vigoureux article qui démontre à quel point les Français se sont trompés en élisant Macron. La France va perdre 5 ans, et c'est tr ès grave.

  • Par DESVESSIESPOURDESLANTERNES - 05/07/2018 - 12:33 - Signaler un abus Modèle absolu

    La Suisse devrait être notre modèle absolu : classe politique efficace et intègre ,chômage quasiment inexistant, boulot pour tous , niveau de vie supérieur, fiscalité juste , social bien maîtrisé, employeurs non delocalisants cf Rolex Nestle Etc....etc..... Mais la doxa de nos zelites : La Suisse est un petit pays qu’on ne dirige pas comme la France....le pire c’est que le bon peuple gobe cette fable ....pensant toujours être le macron qui profitera de la situation.

  • Par Ganesha - 05/07/2018 - 12:41 - Signaler un abus GP 13

    Les abonnés d'Atlantico sont quasiment tous des nostalgiques de ce ''merveilleux président'' qu'a été cette fripouille de Sarko ! Et, ils et elles débattent ici à l'infini de l'ordure de Ripoublicain pour lequel ils pourraient voter en 2022, si Dieu leur prête vie ! Décidément, ces andouilles sont ''durs à la comprenette'', ou alors, ils adorent se faire entuber...

  • Par Tande - 05/07/2018 - 13:19 - Signaler un abus la Suisse, un modèle?

    Pour Paulquiroule,etc: je crains que vous n(ayez une vison idéale de la Suisse: allez en été à Lausanne, envahie de fatmas voilées, ou à Genève: j'y ai été harcelé par les mendiants balkaniques ou autres.Les parages du monument de la Réforme sont une zone à risque...

  • Par Tande - 05/07/2018 - 13:22 - Signaler un abus quel rapport entre la Suisse et la Nation?

    Même si j'adhère au contenu de l'article, je suis un peu étonné que l'on fasse un parallèle entre la Suisse et la Nation: s'il y a bien un pays non national, c'est celui-ci, avec quatre communautés qui voisinent tant bien que mal (n'oublions pas que les Suisses ont connu en 1847-48 une guerre civile qui n'avait rien à envier à guerre de Sécession américaine).

  • Par Tande - 05/07/2018 - 13:23 - Signaler un abus on rêve?

    A des vessies etc... vous avez lu Ziegler? La participation de la moitié des députés fédéraux à des conseils de sociétés? le conflit d'intérêt à, tous les étages? C'est votre modèle?

  • Par kelenborn - 05/07/2018 - 14:22 - Signaler un abus ouais

    D'abord quand on lit l'article, on se demande ce qu'il est advenu de ...la Suisse qui n'est pas citée une seule fois dans le coeur de celui ci: pas grave c'est le charme d'Atlantico: vous ouvrez une boite de cassoulet et c'est des ...petits pois! Pas grave car certains y voient quand même du cassoulet !!!...Bon:"Un cas d’école qui fascinera certainement l’historien que nous évoquions."...Je ne sais pas mais les historiens regarderons sans doute avec étonnant ce pauvre pays qui s'est offert un petit marquis arrogant et ridicule!!! On cherche... Pierre Dac aurait pu sa faire élire président de la République mais lui, au moins, faisait exprès de faire marrer et puis une fois élu il aurait cessé ses pitreries! Pas de doute, Macron c'est le résultat des amours cachés de WC Field et d'Annette Poivre!

  • Par ajm - 05/07/2018 - 15:37 - Signaler un abus Peitit pays très compliqué et habitué aux réglages fins.

    Il n'y a effectivement rien sur la Suisse dans ce commentaire décalé d'Atlantico. Effectivement, la Suisse est restée, malgré une division culturelle et linguistique originelle profonde, une vraie petite nation, pas parfaite, mais cependant très efficace. Il faut se souvenir tout de même que la Suisse est une vraie economie libérale puissante, avec une population qui est très peu en addiction avec la dépense publique, avec des citoyens qui n'ont pas une relation enfantine et dépendante vis à vis d'un état omniprésent et centralisateur. On est d'abord citoyen de sa commune, de son canton et in fine de la confédération, rien à voir avec la France. C'est un petit pays très compliqué, habitué aux arbitrages et aux compromis très délicats, expérimentés dans le temps, comme un mouvement de montre.

  • Par ajm - 05/07/2018 - 15:51 - Signaler un abus LR et RN.

    Ganesha , on tout cas, rassurez vous, je ne pense pas que Wauquiez, malgré un intellect qui est â des années lumières au-dessus du vôtre, puisse gagner en 2022. Outre les incertitudes de ligne de son mouvement, ses "amis" politiques feront en sorte, avec l'aide des medias officiels, que cela ne se produise pas.Votre égérie, Becassine, fera ses 18 ou 19% au premier tour et sera laminée au deuxième tour par Macron. Le FN rebaptisé en RN , ne rassemble que lui-même, avec des dirigeants de qualité limitée et surtout très éloignés des centres de pouvoir de la société civile, contrairement, par exemple, à son alter ego Italien, très impliqué dans la vie économique très dynamique Lombard et Venitien.

  • Par ajm - 05/07/2018 - 16:03 - Signaler un abus Échange conflit d'intérêts Suisse contre etat de droit Français.

    Tande: la Suisse est un des pays les plus prospères et efficaces du monde, comme Singapour par exemple. Des conflits d'intérêts, je n'en n'ai rien à fiche si, au total, le resultat est bon. Mieux vaut être dans un pays riche, où la sécurité est globalement assurée, où le chômage est infime, que dans un souk, un bazar de type tiers monde, qui transpire la saleté et la pauvreté, les clodos à chaque coin de rue , où on est citoyen ( de souche) que pour être tondu en permanence afin de livrer la soupe à des armées d'occupation qui, au nom d'un état de droit dévoyé et pervers, vous font comprendre que vous êtes encore toléré dans un pays où vos ancêtres sont enterrés depuis des siècles et des siècles. J'échange un dixième de conflit d'intérêt helvétique contre dix mille etats de droits Français.

  • Par Liberte5 - 05/07/2018 - 16:37 - Signaler un abus @ajm absolument d'accord avec vous

    sur votre dernier paragraphe. Pour moi un modèle. Imparfait peut-être, mais ça marche. Comparé à l'état de délabrement de la France, il n'y a pas photo. Pour le reste de l'article de Christophe Boutin , j'adhère à son analyse à 100%

  • Par Liberte5 - 05/07/2018 - 16:42 - Signaler un abus Inutile de spéculer, les choses vont vite..

    L. Wauquiez après des débuts difficiles, remonte le courant , malgré les peaux de banane de N. Sarkozy et des centristes de LR. Tous les évènements vont modifier la donne: Macron commence à chuter dans les sondages, l'économie repart dans le mauvais sens, les problèmes des banlieues, les clandestins etc., rien ne va en s'améliorant.

  • Par Anguerrand - 05/07/2018 - 17:10 - Signaler un abus La Suisse une vraie démocratie

    En France on élit tous les 5 ans un roitelet qui se croit tout permis y compris CONTRE l’avis des français. Chez nous pas de votation y compris pour le problème numéro un; l’immigration et la construction de centaines de mosquées qui vont faire de notre pays un pays musulmans 23% . En Suisse les citoyens peuvent dire NON , chez nous nous devons obéir à ce que Macron décide, même si ce n’est pas dans son programme comme les 80 km/ h entre autres

  • Par gilbert perrin - 05/07/2018 - 17:15 - Signaler un abus @ajm...en réponse à Ganesha

    je ne partage pas totalement voter avis sur la victoire de WAUQUIEZ en 2022... ses idées sont bonnes sur les réformes drastiques à opérer, le problème est qu'il ne détient pas l'intégralité de la solution et ménage la chèvre et e chou avec des conseillers pas toujours à la hauteur ? Tout ce petit monde est et reste attaché au passé des 40 dernières années… tout cela pour la défense de leurs intérêts personnels et, sont comme leurs copains de tous les autres partis politiques attaché au système/ Je fais abstraction du système et préconise une mise en réserve de l'EUROPE fédéraliste qu'on veut nous imposer (attention is font vite, ne nous a t'on pas déjà institué les régions d'europe, la FRANCE n'est elle pas sous la tutelle de l'europe ?? MACRON n'est il pas en campagne pour prendre a direction de l'europe, tout cela au nom de la mondialisation ??? : NON Il faut, une europe des NATIONS et que chaque nation se dirige… l'europe doit être une force économique comme il a existé il fut un temps des G.I.E. (groupements d'intérêt général).. le chemin est long mais possible à la seule conditions que l'europe sortent de son emprise "fonctionnaire" la proportionnelle doit être instituée ICI.

  • Par gilbert perrin - 05/07/2018 - 17:30 - Signaler un abus PAS la proportionnelle sans pris en compte des blancs et abstent

    IL FAUT en effet comptabiliser les voix exprimées donc le nombre de votants pour déterminer les pourcentages (la force) des partis et des idées et valeurs en présence… Le vote doit devenir obligatoire, ainsi ce sont les votants, (le peuple par le peuple et avec le peuple ) qui élisent réellement leur représentants…. La gestion de l'état se fait par les élus, mais, sous le controle du peuple… ON VEUT NOUS FAIRE croire que le parlement controle l'exécutif… Quelle erreur, les n et les autres appartiennent tous au système des "copains et des coquins" et en définitive ce sont leurs intérêts personnels qui priment ????? la gestion des personnels (public-privé, femmes-hommes etc...etc... doit être soumise à l'idée suivante "à travail égal, salaire et retraite égaux) c'est à dire même classification, même grille d'indices et même valeurs des points… c'est la classification, la compétence qui déterminent l'indice...avec un point essentiel les qualités de présence, d'activité, agissent sur l'indice… pourquoi en effet 2 individus qui ont même comptétence ont ils nécessairement le même indice, si l'un "tire au flanc et l'autre bosse" …. Des idées à étudier à peaufiner, et à porter…..

  • Par Ganesha - 05/07/2018 - 17:37 - Signaler un abus Kelenborn, la routine !

    La routine sur Atlantico : vous semblez, comme d'habitude, être un des seuls abonnés à avoir lu l'article ! La comparaison Cassoulet/Petits-Pois est amusante ! La plupart des autres commentaires sont grotesquement hors-sujet, et totalement dépourvus d'intérêt : nos braves papys ne font qu'étaler ici leur bêtise, leur racisme, leurs obsessions et leur aveuglement !

  • Par Ganesha - 05/07/2018 - 18:08 - Signaler un abus De quoi parle réellement cet article ? De Steve Bannon !

    De quoi parle réellement cet article ? Au cas où vous auriez enfin le courage de le lire ! Ce qui est remarquable dans ce texte, c'est son hypocrisie, son remarquable caractère ''faux-cul'' ! Le sujet effectivement traité, c'est le respect de la volonté populaire, exprimée par les référendums. On y parle de populisme de droite, on cite à plusieurs reprises Steve Bannon, qui a participé au congrès du FN en Mars 2018, de la ''Préférence Nationale'', qui est une mesure centrale du programme de Marine Le Pen. Mais pas une seule fois, ce parti et sa dirigeante ne sont mentionnés : il ne faut surtout pas effaroucher les lecteurs et les soutiens financiers de ce site ! Il reste donc onze mois à nos petits retraités hargneux pour venir nous raconter leurs carabistouilles et nous présenter leurs pronostics audacieux de victoires électorales. Heureusement, le peuple français saura se montrer plus clairvoyant que ces déchets !

  • Par kelenborn - 05/07/2018 - 22:44 - Signaler un abus Ganesha

    Ouais!!!! Je soupçonne le bon docteur Gayet de s'appeler en fait Pavlov et d'avoir à Atlantico son laboratoire et ses ...cobayes!

  • Par ajm - 06/07/2018 - 00:18 - Signaler un abus Volonté populaire, ambiguïtés et contradictions.

    Ganesha : la volonté populaire a porté Macron , comme elle en a porté d'autres beaucoup plus nuisibles comme Mitterrand en 1981 et encore en 1988. La volonté populaire, en France , en particulier, peut se tromper lourdement Elle ne préjuge en rien de la qualité de ceux qu'elle porte au pouvoir ou qu'elle rejette au contraire. Bannon n'est pas con, mais il ne connaît pas les détails des politiciens d'Europe comme MLP ou d'autres. C'est la tendance générale qu'il considère, beaucoup plus avancée chez certains de nos voisins d'ailleurs. Sur beaucoup d'aspects, notamment économiques, MLP est en fait très éloignée des positions des droites nationales Hollandaises, Autrichiennes, Italiennes etc..

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 06/07/2018 - 00:45 - Signaler un abus j'adore ganeshânebâté, ce

    j'adore ganeshânebâté, ce type... il ose tout ! Il n'a jamais travaillé de sa vie mais passe son temps à insulter les vieux qui ont été assez cons pour l'entretenir par leurs impots alors qu'il n'a rien branlé pendant 40ans ... Alors maintenant, à l'automne de sa vie, il se retourne sur son passé, et s'apperçoit qu'il ne laissera rien ! Pas la moindre trace....Un être inutile en somme. Et c'est justement ce qui le rend con et méchant.....comme son pote Mélanchouille....

  • Par Ganesha - 06/07/2018 - 07:28 - Signaler un abus Votre Motivation ?

    C'est un fait incontestable, et j'en suis parfaitement conscient : une très large majorité des lecteurs d'Atlantico haïssent Marine Le Pen ! Leur motivation ? C'est un mystère que je n'ai pas encore complètement éclairci ! Au Parlement européen, les députés FN siègent dans le même groupe que ceux de la Ligue italienne, et du Vlaams Belang, au pouvoir en Belgique flamande. Son programme est largement en accord avec la politique menée en Hongrie, avec Theresa May en Angleterre et Donald Trump aux USA. Par contre, les lecteurs de ce site sont presque tous des ''supporters décervelés'' des Ripoublicains : leurs députés européens siègent sur les bancs du PPD ! Le marais des partis traditionnels, ''soi-disant respectables'', qui depuis quatre décennies plongent l'Europe dans un désastre de plus en plus profond ! Comment peut-on être stupide à ce point ? Il semble qu'à partir d'un certain degré de ramollissement cérébral, on devient incapable d'évaluer les situations réelles, et de s'adapter !

  • Par Ganesha - 06/07/2018 - 07:40 - Signaler un abus Paul, un conseil !

    Un principe de base : lorsqu'on veut insulter quelqu'un, que l'on veut le faire souffrir, l'humilier, il faut disposer d'informations à son sujet. Connaître ses points faibles. En agissant à l'aveugle, vous frappez ''à côté de la plaque'', et vous vous ridiculisez !

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 06/07/2018 - 11:07 - Signaler un abus @Ganesânebâté

    Le monsieur t' explique :.............. Si "une très large majorité des lecteurs d' Atlantico haïssent Marine Le Pen", c'est uniquement parce-qu'elle est plus à gauche que Mélanchouille.....C'est bon, le Mystère s'éclaircit ? Quant à tes conseils avisés, essaye avant tout de les mettre en pratique !

  • Par DESVESSIESPOURDESLANTERNES - 06/07/2018 - 13:29 - Signaler un abus @ tande

    Prends ton camping car et vas a Lausanne ou à Avenches cet été et tu verras à quel point tu te trompes Sur que tu étais adepte du « surtout pas dé vagues » mais que le tsunami tu vas te le gaufrer : he malin !!!

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Christophe Boutin

Christophe Boutin est un politologue français et professeur de droit public à l’université de Caen-Normandie, il a notamment  publié Les grand discours du XXe siècle (Flammarion 2009)  et co-dirigé Le dictionnaire du conservatisme (Cerf 2017).

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