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Mobilisation des retraités : voilà à quoi pourrait ressembler une solution à la fois financière ET humaine pour sauver le système

Plusieurs organisations syndicales ont appelé à une mobilisation nationale des retraités pour ce 9 octobre. Alors que le gouvernement envisagerait l'idée d'introduire un âge "pivot" à 63 ans, certains syndicats ont déjà fait connaître leur opposition à un tel projet.

Colère des retraités

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Quelles sont les contraintes financières et démographiques auxquelles nous sommes confrontées et dont nous ne pourrons pas nous affranchir ? 

 
Philippe Crevel : Le nombre de personnes arrivant à l’âge de 60 ans est amené à s’accroître dans les prochaines années. Si pour les générations de 1930 à 1945, 600 000 personnes au plus arrivaient à l’âge de 60 ans, ce nombre est de 800 000 à 900 000 pour les générations de 1960 à 1970. Il devrait baisser de 120 000 pour les générations de 1970 à 1980. La baisse des décès anticipés compenserait en partie la baisse de la natalité durant ces années. À partir de 2060, avec l’arrivée des générations nées en 2000, le nombre de personnes âgées à 60 ans repartira à la hausse.
 
L’espérance de vie aurait atteint un palier depuis quelques années. Depuis 2015, elle marque le pas certes avant tout pour des raisons épidémiologiques et météorologiques. Néanmoins, l’espérance de vie des femmes à 60 ans est de 27,5 ans tandis que celle des hommes est de 23,2 ans. Selon les études du COR, cette espérance de vie atteindrait pour les femmes 30,1 ans en 2040 et 33,6 ans en 2070 quand elle s’élèverait respectivement à 26,7 et 31,6 ans pour les hommes.
 
Dans ces conditions le rapport démographique des 20-59 ans sur les 60 ans et plus continue de se dégrader. Il est passé de 2,5 en 2006 à 1,95 en 2017. Il continuera à se contracter rapidement jusqu’en 2030. Il ne se stabilisera qu’en 2070 à hauteur de 1,25. Le ratio des 20/64 ans sur les plus de 65 ans est passé de 3,5 en 2011 à 2,9 en 2017. Il s’élèvera à 1,7 en 2070.
 
Au niveau des recettes, tout dépend de la masse salariale sur laquelle sont assises la grande partie des recettes sous forme de cotisations. Or, en la matière entre les prévisions et la réalité, c’est souvent le grand écart. Si l’évolution n’est pas conforme aux espoirs du COR et des pouvoirs publics, les déficits pourraient se creuser. Le COR reste, en effet, en la matière assez optimiste en retenant quatre hypothèses de gains de productivité, facteur conduisant à la hausse des rémunérations, s’étageant de 1 à 1,8 %. Le taux central de 1,5 % correspond au taux moyen enregistré de 1990 à 2007. Le taux de croissance des gains de productivité s’est abaissé depuis à 0,7 %. En neutralisant les années de crise, il atteint 1 %.
 
En matière de chômage, le COR a réalisé ses simulations à partir de trois taux, 4,5 %, 7 % et 10 %. Le taux de 7 % est celui constaté avant la crise de 2008 quand le premier correspond au plein-emploi et le dernier à la situation post-crise. Aujourd’hui, nous sommes à 9,1 %. Le COR parie sur une légère augmentation des taux d’activité avec la poursuite de la réduction de l’écart entre les hommes et les femmes. De 1975 à 2015, le taux d’activité des hommes a baissé de 4,2 points quand il a augmenté de 24 points pour les femmes. Celui des 50/64 ans devrait également augmenter jusqu’à la fin des années 2030. Il atteindrait 77 % contre 65 % actuellement (74 % pour les femmes et 79,5 % pour les hommes). Le COR s’attend à une amélioration de ce taux tout particulièrement pour les plus de 55 ans et surtout les plus de 60 ans. Pour les hommes de plus de 60 à 64 ans, il s’élèverait ainsi à 71 % en 2040 contre 33 % en 2016. Pour les 65/69 ans, le COR s’attend à une légère progression avec un taux qui passerait de 2016 à 2070 de 5 à 13 % pour les femmes et de 8 à 20 % pour les hommes. Ces projections sont assez optimistes. Elles supposent, par ailleurs, une amélioration sensible du taux d’emploi.
 
Pour le PIB, le COR parie sur un taux de croissance évoluant en moyenne entre 1,3 et 1,6 % pour la période 2020 / 2030, ce qui est, une nouvelle fois optimiste au regard des années passées.
 
SI après 10 ans de déficit, le système de retraite est revenu à l’équilibre en 2017, cette amélioration est donc loin d’être pérenne. Cette amélioration est liée au report de l’âge de la retraite, aux augmentations de cotisations mises en œuvre ces cinq dernières années et au retour de la croissance. Les mesures prises, par ailleurs, par les partenaires sociaux, en particulier pour l’AGIRC et l’ARRCO, ont contribué également à l’amélioration financière des régimes.
 
Au mieux, en croyant les prévisions du COR, le déficit atteindra 0,2 % du PIB. Dans le scénario à 1,8 % de croissance de la productivité, le besoin de financement serait de 0,4 % entre 2026 et 2030. Le retour à l’équilibre interviendrait au mieux alors en 2036. Le système de retraite dégagerait des excédents qui atteindraient 1,1 % en 2070. Dans le scénario à 1,5 % de croissance de la productivité, le déficit serait de 0,4 à 0,5 % entre 2025 et 2035, l’équilibre étant de retour en 2040. Dans le scénario à 1 % de croissance, le déficit augmenterait jusqu’en 2070 pour s’élever à 1,5 % du PIB.
 
Toujours, selon le Conseil d’Orientation des Retraites, la pension moyenne par rapport au revenu d’activité diminuera de manière progressive de 2020 à 2070. Elle représenterait, en 2070, de 35 à 40 % du revenu d’activité en fonction des scénarii contre 51,2 % en 2017. La réduction des pensions varierait de 21 à 36 %. Cette évolution est parallèle à la dégradation du ratio nombre de cotisants/nombre de retraités qui passera sur la même période de 1,7 à 1,3. La diminution relative des pensions est avant tout occasionnée par le changement des règles d’indexation des revenus professionnels de référence pour calculer les pensions et celui de la valeur des points des régimes complémentaires.
 
En 2015, le niveau de vie moyen des retraités est de 105,6 % (103 % pour les femmes et 108,2 % pour les hommes) de celui de l’ensemble de la population. Cet indicateur ne tient pas compte du fait que les retraités sont dans une très grande majorité (75 %) propriétaires de leur résidence principale. En incluant les loyers imputés dans le revenu disponible brut, le niveau de vie moyen des retraités serait non pas de 105,6 mais de 109,6 %. La situation des retraités diffère en fonction de leur âge, les jeunes générations ayant des revenus supérieurs par rapport aux anciennes. Ainsi, le niveau de vie des plus de 80 ans est de 100,1 % par rapport à celui de l’ensemble de la population quand celui des 60/69 ans est de 114,9 %. Le niveau de vie des retraités est relativement stable ces dernières années. Après la crise de 2008, il avait augmenté en valeur relative en raison de la montée du chômage et des problèmes d’insertion des jeunes générations. Selon les scénarii du COR, le niveau de vie relatif des retraités s’élèverait entre 89 et 95 % en 2070 soit une baisse de 10 à 15 points.
 
Jacques Bichot : Actuellement, les contraintes financières sont mal définies, parce que les finances de la sécurité sociale et celles de l’Etat ont été mélangées à plaisir, d’une façon qui ne permet à personne, pas même à la Cour des comptes, de connaître le véritable état des finances sociales. Le jeu des vases communicants, avec des subventions, des impôts affectés, des taxes dédiées, des transferts entre branches de la sécurité sociale, change chaque année : ceux qui tirent ces ficelles répartissent le déficit public (Etat plus collectivités territoriales plus sécurité sociale au sens large, y compris notamment l’assurance chômage) comme bon leur semble, au hasard de luttes d’influence et d’arbitrages politiciens. 
 
Cela est grave car les contraintes sont lourdes. La contrainte démographique, bien entendu, qui pèse non seulement sur les retraites mais aussi sur l’assurance maladie, dont les dépenses, si on y incorpore la dépendance, sont destinées pour moitié aux personnes âgées. La faible natalité des années 1990 jointe à l’augmentation formidable de l’espérance de vie n’est pas suffisamment prise en compte. Quand les Français ont peu d’enfants, 30 ans plus tard ils n’ont pas de bonnes retraites, sauf à écraser ces malheureux enfants devenus adultes sous les cotisations et les impôts. On touche ici l’absurdité des règles d’attribution des droits à pension : tant que le droit positif fera comme si c’étaient les cotisations vieillesse qui préparent les pensions de ceux qui les paient, les gens seront plongés dans un monde magique, totalement imaginaire, et ils sont bien sûr désagréablement surpris quand la réalité bouscule les illusions instillées par des législateurs irresponsables.
 
A ce propos une erreur très symptomatique est commise couramment, y compris par des personnes et des institutions qui devraient savoir comment fonctionne réellement la retraite par répartition. On nous dit en effet : le problème des retraites vient du baby-boom 1945-1972, qui nous vaut des générations de « vieux » exceptionnellement nombreuses. Un tel propos est parfaitement stupide : si, au lieu du baby-boom, nous avions eu moins de 2 enfants par femme durant les trente glorieuses, et ensuite le taux de fécondité observé historiquement, nous serions tout autant dans la panade, car ce qui compte n’est ni le nombre de retraités en soi, ni le nombre d’actifs en soi, mais le rapport entre les deux. Nos problèmes de retraite ne viennent pas de de la forte fécondité des parents de baby-boomers, mais de la faible fécondité des baby-boomers eux-mêmes.
 
On voit sur cet exemple à quel déni de réalité conduit le manque de bon sens en matière de fonctionnement des retraites par répartition. Il faudrait que Jean-Paul Delevoye, Emmanuel Macron, Edouard Philippe, chaque ministre, chaque député et chaque sénateur, prononce chaque matin en se réveillant la courte phrase qui mérite d’être appelée le théorème de Sauvy : « nous ne préparons pas nos retraites par nos cotisations, mais par nos enfants ». Tant que cette vérité élémentaire sera dissimulée par des illusions et par un droit positif digne, en matière de retraites, d’avoir été écrit par le Père Ubu, on pourra seulement rafistoler notre sécurité sociale, pas la rendre cohérente, équitable et solide.
 
Eric Verhaeghe : Les contraintes sont en réalité simples à comprendre. La retraite est un revenu de remplacement payé par les actifs et versé tout au long de la retraite. Lorsque la CNAV et la répartition furent créées, en 1941, l'âge de départ fut porté à 65 ans (contre 60 ans selon les lois de 1928 et 1932), et l'espérance de vie à 65 ans était de 7 ans en moyenne. Autrement dit, on ne percevait la retraite que durant 7 ans en moyenne. Cette espérance de vie a triplé depuis cette époque. Statistiquement, cela signifie que le coût des retraites pour la richesse nationale a au moins triplé en 70 ans. C'est en partie dû aux progrès de la médecine. Il n'y a rien de négatif là-dedans, c'est même plutôt réjouissant. Simplement, cet effort nouveau a un prix, qui est relativement injuste. Beaucoup des retraités actuels ont cotisé comme leurs aînés, pour un revenu de remplacement au moins trois fois supérieur à ceux-ci. Cette inflation peu soutenable est payée par les actifs qui subissent une pression socio-fiscale bien plus importante qu'il y a cinquante ans. On explique souvent les difficultés des systèmes de retraite par la dégradation du ratio cotisants/retraités. C'est assez juste, mais insuffisant. Notre problème n'est pas seulement qu'il y a de moins en moins de cotisants par retraité, c'est aussi, et peut-être surtout que la retraite est versée de plus en plus longtemps. Le gouvernement, redisons-le, pourrait s'abstraire de cette difficulté en autorisant les retraités à partir tôt avec de toutes petites retraites. Ce serait le résultat d'une individualisation des droits. S'il renonce à cette mesure, c'est d'abord parce qu'il veut un système solidaire où ceux qui auront beaucoup de points accumulés cotiseront pour ceux qui n'en ont pas assez. 
 
 
 
Commentaires

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  • Par LOTHARINGIEN 31 - 09/10/2018 - 11:19 - Signaler un abus Les cocus se rebiffent ....

    Les cocus se rebiffent .... mais Macron n'en a rien à faire , il aime : "les jeunes" , les riches , les start up , une vieille dame (mais une seule ..) , les voyages à l'étranger , les musulmans (surtout un..).... Il n'aime pas : les vieux , les gaulois , les râleurs , les plaintifs , les retraitées à 500 euros qui n'ont pas assez cotisé,les jeunes qui ont peur de traverser la rue , les jeunes qui l'appellent manu , les illettrés... Macron : le Robin des Bois inversé qui prend aux pauvres pour donner aux riches (cf à Colombey ou il a reconnu : " MOI je ne donne que ce que je prends ailleurs...") , arrogant , prétentieux , imbuvable ...

  • Par ISABLEUE - 09/10/2018 - 12:09 - Signaler un abus chaque deux ans on doit bosser un an de plus !!

    faut arrêter les conneries, là !! Créer des emplois et mettez les gens au boulot, oui... Tout cela est seulement pour FAIRE BAISSER le niveau de retraites.. Il sait bien que les gens se font virer avant 60 ans, les gens maintenant ont fait plusieurs boites.. Mais ils n'en ont rien à faire, les protégés de l'Administration....

  • Par Taravana - 09/10/2018 - 15:19 - Signaler un abus Un article de bonne qualité

    J'en retiens cette phrase "Encore faudrait il que la sottise , hélas si répandue dans la sphère politique , laisse la place à une 'imagination réaliste "

  • Par robotiq - 09/10/2018 - 15:26 - Signaler un abus Travailler plus pour une meilleure retraite

    Ancien cadre dans la fonction publique j'aurais pu prendre ma retraite à 60 ans mais je l'ai prise à 63 ans (et ces trois ans de plus ne m'ont pas tué) et si cela avait été nécessaire j'aurais pu la prendre à 65 ans sans que j'en sois traumatisé pour autant. Il est vrai que les gens travaillant dans le privé et susceptibles de perdre leur travail à un âge où il est difficile de retrouver un emploi sont très naturellement attachés à pouvoir prendre leur retraite plus tôt et cela me paraît légitime. Dés lors pourquoi ne pas repousser à 65 ans l'âge de départ à la retraite de tous ceux qui bénéficient d'une garantie d'emploi, fonctionnaires et assimilés ce qui serait une juste contrepartie à la sécurité de l'emploi et la maintenir à un âge moins avancé pour les autres ?

  • Par ajm - 09/10/2018 - 16:52 - Signaler un abus Grande Tambouille.

    Cette réforme va être l'occasion pour l'Etat de faire une infame tambouille en brouillant toutes les cartes sous le prétexte de regime unique pour tous avec comme objectifs: -pratiquer un jeu de bonneteau de façon à prendre à ceux qui cotisent beaucoup pour distribuer des miettes à tous ceux qui cotisent peu. - se débarrasser d'une partie de ses responsabilités d'employeur pour faire payer à la place les salariés du privé et leurs employeurs. -piquer au passage les réserves des regimes complémentaires salariés et professions libérales. -réduire les droits des cadres tout en continuant à les faire cotiser au maximum, bien au-delà du plafond SC. -casser au maximum les réversions ou les mettre toutes sous conditions de ressources à l'instar de ce qui est pratiqué pour la pension SC. -mettre toute cette usine à gaz sous la houlette directe de Bercy via une CSG qui grandira encore et qui permettra à ce dernier, quand l'occasion se présentera, de siphonner les fonds pour combler le déficit de l'Etat.

  • Par lasenorita - 09/10/2018 - 17:31 - Signaler un abus Il fait travailler les Français..

    ..plus longtemps pour donner nos sous aux terroristes qui nous envahissent! Beaucoup de Français ont commencé à travailler à 16 ans et il est logique qu'ils partent à la retraite à 60 ans..ce n'est pas le cas de nos députés et ministres qui,eux,n'ont jamais,vraiment,travaillé de leur vie et ne veulent pas prendre leur retraite à 72 ans!..Les sous que Macron prend aux retraités:il les donne aux envahisseurs qui débarquent de n'importe où,qui ont un logement,les transports,les soins de santé gratuits..Macron dilapide les sous des retraités:il faut 1 à 2 milliards d'euros pour l'entretien des soi-disant ''mineurs'',les retraites des centenaires en Algérie coûtent 1 milliard d'euros..et là les gauchistes ne disent rien,bien au contraire ils encouragent les terroristes musulmans à venir chez nous..La manif à Paris a donné lieu à des ''débordements'';magasins saccagés,des C.R.S. ont été visés par des projectiles,un CRS a été blessé....je désapprouve cette façon qu'ont les gauchistes de ''défendre les retraités''...Ces Cégétistes qui jetaient les objets précieux des pauvres Pieds-Noirs dans les eaux du port de Marseille,en 1962....

  • Par DESVESSIESPOURDESLANTERNES - 10/10/2018 - 01:55 - Signaler un abus Écrêtons les retraites

    À par exemple 3000€/mois puisque -et surtout celles des cumulards - puisque c’est de la répartition et tout le monde pourra partir à 60 ans pour laisser place aux jeunes et il restera encore de quoi éponger les dettes !!

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Philippe Crevel

Philippe Crevel est économiste, directeur du Cercle de l’Épargne et directeur associé de Lorello Ecodata, société d'études et de conseils en stratégies économiques.

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Jacques Bichot

Jacques Bichot est Professeur émérite d’économie de l’Université Jean Moulin (Lyon 3), et membre honoraire du Conseil économique et social.

Ses derniers ouvrages parus sont : Le Labyrinthe aux éditions des Belles Lettres en 2015, Retraites : le dictionnaire de la réforme. L’Harmattan, 2010, Les enjeux 2012 de A à Z. L’Harmattan, 2012, et La retraite en liberté, au Cherche-midi, en janvier 2017.

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Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www.lecourrierdesstrateges.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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