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Les millenials qui quittent l’Europe provoquent une guerre des talents dans les entreprises familiales qui se retrouvent en panne de talents...

Le manque de talents disponibles est devenu la première préoccupation des dirigeants des entreprises familiales implantées en Europe.

Atlantico Business

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Les millenials qui quittent l’Europe provoquent une guerre des talents dans les entreprises familiales qui se retrouvent en panne de talents...

Le mal ne touche pas que les entreprises françaises. Il a contaminé la majorité des entreprises familiales en Europe. Les jeunes de la génération des millenials, moins de 35 ans, qui ont généralement acquis une formation internationale sophistiquée, refusent en majorité de s’engager dans le tissu des entreprises familiales européennes.

Les millenials ont en général moins de 30 ans, ils sont nés avec la révolution digitale, ont suivi des études en grande école de commerce ou d’ingénieur qui les ont fait voyager. Ils connaissant beaucoup mieux que leurs parents les marchés internationaux, l’Amérique du nord et l’Asie.

Ils y ont fait une grande partie de leur année de césure, puis ils y ont pris goût. Résultat : ils boudent les carrières qui leur sont ouvertes en Europe en préférant s’engager, soit dans une grande entreprise internationale, soit dans l'aventure de la création d’entreprise. Le revers de la médaille, c’est que le tissu des moyennes entreprises européennes se retrouve en panne de talents et même d’héritiers. Cette situation provoque une véritable guerre des talents.

Selon le baromètre de l'emploi établi chaque année par le cabinet de conseil en management KPMG, cette difficulté de recruter des cadres dirigeants arrive au premier rang des préoccupations pour 43 % des présidents d’entreprise.

Cette guerre des talents inquiète bien davantage que le renforcement de la concurrence, l’augmentation du cout du travail, les risques de compétitivité ou les incertitudes administratives, fiscales ou politiques.

Cette question est particulièrement grave dans les entreprises familiales. Tout se passe comme si ces structures familiales ont été fermées trop longtemps aux apports étrangers. Avec aujourd’hui, des héritiers qui préfèrent aller exercer leur expertise ailleurs. Éric Thouvenel, associé KPMG, responsable national des entreprises familiales, explique : « On se rend compte que la génération des Millenials n'est pas forcément intéressée par l'entreprise : beaucoup veulent se lancer dans l'aventure entrepreneuriale, ou aller voir autre chose, non seulement hors de France mais aussi hors d'Europe. » D’où le déficit de collaborateurs qui pourraient assumer la mutation de la modernité et préparer tout simplement la succession. « C'est un problème sérieux et qui soulève d'importantes questions, notamment dans les choix des politiques de formations. Il existe, pour l'entreprise, des pistes à explorer : l'entreprenariat sur les projets internes en fait partie. » poursuit-on chez KPMG. Pour plus de la moitié des dirigeants actuels des entreprises familiales, la priorité des priorités est «d’attirer de nouveaux talents pour recruter et former de nouveaux salariés.»

Ce besoin de recrutement est d’autant plus important que les entreprises européennes vont mieux. Le chiffre d’affaire et les moyens d’investissement s’accroissent, d’où les créations d’emplois et les embauches.

 
Commentaires

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  • Par Atlante13 - 18/12/2017 - 11:28 - Signaler un abus Détournement des vérités,

    au départ, c'est vrai, les jeunes ont une ouverture d'esprit internationale, ils voient et ils comparent. Ils voient des entreprises étouffées par l'administration et ses multitudes de prédateurs irresponsables, ils voient des banques plus soucieuses de leurs magouilles boursières que d'investisseurs financiers, ils voient les charges salariales et les rackets sociaux, enfin ils voient le fisc comme le principal héritier dans les transmissions des biens familiaux. Cette fiscalité dévorante s'atténue légèrement pour les entreprise à caractère international du CAC 40, et redevient supportable dès que vous sortez de l'hexagone ou de l'Europe. Alors, pourquoi seriez-vous surpris? les jeunes l'ont compris et tentent leur chance dans les pays qui leur permet de s'épanouir sans avoir l'impression de porter les pays entier sur ses épaules. Mais rassurez-vous d'autres "jeunes" viennent vite les remplacer, mais pas forcément pour travailler.

  • Par kelenborn - 18/12/2017 - 11:49 - Signaler un abus Je ne lis même plus

    Ce d'autant qu'à l'approche de la Saint-Sylvestre, il va se déchainer!!!! Des talents !!! mais on en a un sous les yeux!JMS !!!! Pourquoi les entreprises ne se l'arrachent-telles pas!!! Ce serait si bien si Atlantico se montrait un peu altruiste en la partageant avec le Courrier de la Creuse ou la Gazette du Gévaudan!!! Et même la revue des Deux Mondes !!! depuis qu'ils n'ont plus Penie, pourquoi ne pas recruter Penible ?

  • Par gerard JOURDAIN - 18/12/2017 - 16:21 - Signaler un abus Malgré certains qui pensent que non.....

    la France est foutu sur le plan business. ce n'est pas le problème pour certains.. mais comment tenir les avantages, assistanats, et autre éducation, transports... deux remèdes; baisser la qualité des services rendus "éducation, enseignement, transport, sécurité". c'est fait... ET baisser les pouvoirs d'achat des Français....c'est fait....

  • Par vangog - 18/12/2017 - 17:42 - Signaler un abus Déficit de collaborateurs, exode salarial?...

    si vous aviez voté pour les candidats Front National, nous n'en serions pas là... Les instituts de prévoyance prévoient un chômage stable à 6,5 millions de sans emplois plus 3,5 millions de RSAstes et une croissance comprise entre 1,8 et 1,6% dans les prochaines années, soit trop peu pour résoudre les problèmes causés par quarante années de socialisme ("macronisme"...)

  • Par Anouman - 18/12/2017 - 18:58 - Signaler un abus Talents

    Pas certain que tous soient des talents mais supposons. En fait ils ont compris (ce qui est déjà pas mal) que pour gagner plus il ne faut pas travailler plus mais au bon endroit et saisir les opportunités.

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Jean-Marc Sylvestre

Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.

Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.

Il est aussi l'auteur du blog http://www.jeanmarc-sylvestre.com/.

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