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"Les migrants sont une source de criminalité, de drogue et de plusieurs autres fléaux" : mais qui a bien pu dire une chose pareille ?

Quel homme politique s’est-il laissé aller à nous ramener ainsi vers les heures les plus sombres de l'histoire ?

Il a osé

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"Les migrants sont une source de criminalité, de drogue et de plusieurs autres fléaux" : mais qui a bien pu dire une chose pareille ?

"Des policiers sont arrivés avec des bus. Ils ont arrêté tout le monde. On a couru aussi vite que l'on a pu, mais mon cousin a été pris. Je n'ai plus aucune nouvelle de lui." C'est le récit pathétique d'un migrant qui a échappé à la rafle. Car c'est bien d'une rafle qu'il s'agit.

D'autres récits abondent dans le même sens. Avec d'autres détails. On a vu passer un convoi de quatre semi-remorques sur lesquels étaient fixées des grandes grilles. Derrière ces grilles des migrants parqués comme du bétail.

On les amène à la frontière. On les sort des camions et on les pousses de l'autre côté.

L'explication de ces procédés, pour le moins peu humains, est venue de la bouche du Premier ministre. "Les migrants sont une source de criminalité, de drogue et de plusieurs autres fléaux"a-t-il déclaré.  Et son ministre des Affaires étrangères a été plus affirmatif encore : "Les migrants sont une menace pour la sécurité du pays". Mais on est ou là ? Mais on va ou là ?

Le Premier ministre s'appelle Ahmed Ouhiaya. Pas Édouard Philippe. Le ministre des Affaires étrangères porte le nom d'Abdelkader Messahel. Pas celui de Jean-Yves Le Drian. Tous deux sont algériens. Les policiers sont algériens. Les camions grillagés avec leurs cargaisons humaines sont algériens également. Les migrants sont nigériens. En Algérie, on n'aime pas trop les Nigériens. Et les Noirs en général.

Cela se passe dans un pays qui nous est proche pour le meilleur et parfois pour le pire. Mais comme il ne fait pas partie de l'Union Européenne, et qu'il y a quelques histoires sanglantes entre nous, on se tait. On ne va quand même pas traiter les Algériens comme de vulgaires Hongrois ou Polonais qui en font pourtant beaucoup moins.

Et là on va se permettre un peu de politique-fiction. On imagine une importante délégation française se rendant en Algérie pour étudier la question des migrants. Il y aurait la Edouard Philippe, Jean Yves Le Drian, nombre d'associations antiracistes et le CRAN. Oui, surtout le CRAN ! Et après son séjour d'études, la délégation revient en France et livre un verdict lumineux : "Aucun comportement ou attitudes ou déclarations racistes n'ont été relevés en Algérie" ! Car les Algériens ne sont pas, ne peuvent être, racistes. Et pourquoi ? Ben parce qu'ils sont algériens…

 
Commentaires

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  • Par vangog - 12/10/2017 - 08:18 - Signaler un abus Le Front National dit la même chose que l'algérie...

    mais il utilisé le terme vrai, lui: "clandestins"! Car les "migrants" sont des oiseaux voyageurs destinés à retourner dans leur pays d'origine, la guerre finie, où la dictature socialo-communiste (fascciste) éteinte...des "clandestins" profitent des lois socialistes et europeistes pour s'incruster dans des pays comme la France gauchiste, très différents de leur pays d'origine...la bonne formule, rectifiée avec l'aide des linguistes du Front National, est donc: "Les clandestins sont une source de criminalité, de drogue et de plusieurs autres fléaux" et "Les clandestins sont une menace pour la sécurité du pays"...ne remerciez pas les patriotes!

  • Par MIMINE 95 - 12/10/2017 - 09:07 - Signaler un abus L'hopital qui fait la morale à la charité

    paru le 15 juillet 2017dans le journal l'expression: les faux humanistes et la réalité sous la plume d'un certain Chems Eddine CHITOUR //..." Le responsable du RND a déclaré à une chaîne privée: «D'abord, ces gens sont venus de manière illégale. De plus, la loi algérienne ne permet pas de recourir à la main-d'oeuvre étrangère. Au sein de cette communauté installée de manière illégale dans notre pays, il y a les crimes, la drogue et beaucoup de graves fléaux."... L'article vaut son pesant de cacahuètes en matière de double langage surtout lorsque l'on sait ce que subissent les migrants Africains dans les pays "dit" arabes, (voir : slate afrique : le calvaire des noirs en Algérie)

  • Par assougoudrel - 12/10/2017 - 10:34 - Signaler un abus Bientôt on entendra que de

    nombreux vieux cargos "dernier voyage" ont coulé au large dans la Méditerranée et des corps ont été retrouvés dans des conteneurs "dernier voyage". Dans le transport on dit "dernier voyage" pour juste avant la réforme définitive d'un cargo, aéronef, conteneur etc... Pour un conteneur maritime, les plaque de douanes sont enlevées et ce conteneur est juste bon comme magasin. Il y avait une blague belge où on parlait d'oiseaux migrateurs. "Un oiseau mi-gratteur est un oiseau qui ne se gratte que la moitié du corps". Comment doit-on appeler ce drôle d'oiseau qu'est l'homme migrateur (le terme exacte est le clandestin); cet homme migrateur ne fait qu'un aller contrairement à l'oiseau qui effectue des allers-retours.

  • Par assougoudrel - 12/10/2017 - 10:35 - Signaler un abus Pardon

    les plaques

  • Par OLYTTEUS - 12/10/2017 - 12:10 - Signaler un abus Excellent comme toujours!

    Excellent comme toujours! Merci monsieur Rayski

  • Par assougoudrel - 12/10/2017 - 12:27 - Signaler un abus Ces migrants sont chanceux

    par rapport à ce que j'ai assisté sur un port d'Afrique de l'Ouest; je l'ai déjà raconté. Lors du déchargement d'un cargo deux clandestins qui avaient mal calculé leur coup, ont ouvert trop vite la porte du conteneur dans lequel ils s'étaient planqués et ils ont été repéré par tous ceux d'en bas sur le quai. Ils ont essayé de résister à la police qui ne pouvaient pas les violenter (pour l'instant) à cause de notre présence, mais, ils les ont saisis (en même temps) professionnellement par la bite pour les emmener, ce qui les a calmé. Le commandant à dû remettre à l'Immigration comme la loi internationale l'exige, la somme de 2 fois 15 000 francs français de l'époque, afin de les renvoyer chez eux. Mais beaucoup de pays gardent l'argent et il était dit que les clandestins se retrouvaient dans l'hélicoptère du Président de ce pays en question et étaient précipités au large pour les poissons. Alors ceux qui pleurent car ils ont été mis dans un gigantesque panier à salade, peuvent s'estimer heureux. Ce qui nous faisait rigoler, c'était de voir l'immigration de ces pays "pauvres" nous regarder d'un air soupçonneux de peur qu'on ait l'envie d'être clandestin chez eux.

  • Par jerome69 - 12/10/2017 - 15:25 - Signaler un abus Comme quoi...

    Commequoi, quand ils veulent ils sont beaucoup moins C-- que nous

  • Par Liberte5 - 12/10/2017 - 18:42 - Signaler un abus On boit du petit lait!! Merci B. Rayski...

    vous nous donnez là l'occasion de voir, que tous les pays n'ont pas un comportement irresponsable et subsidiaire pour leur pays. Évidemment en France nos dirigeants veulent détruire notre pays. C'est leur volonté.

  • Par Liberte5 - 12/10/2017 - 18:45 - Signaler un abus Correction: suicidaire et non pas subsidiaire

    ce qui ne signifiait pas grand chose.

  • Par Anouman - 12/10/2017 - 20:44 - Signaler un abus Ministres

    Il faudrait peut-être envoyer Philippe et Le Drian en stage "méthodes et moyens" en Algérie sur le thème: comment ne pas se laisser emmerder.

  • Par Ceolwyn - 13/10/2017 - 08:01 - Signaler un abus Reconduites à la Frontière

    Je suis ravie que ces mesures aient lieux. Ils n'ont pas le droit d'être chez nous, nous ne les voulons pas. Où est le probleme? Ils savent ce qu'l font.

  • Par Pharamond - 13/10/2017 - 20:11 - Signaler un abus Un chat...

    C'est ce qu'on désigne par:"appeler un chat un chat et un fripon,un fripon". Lecture factuelle des faits et non pas idéologique comme chez nous.

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Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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