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Massacre à Alep : sans tomber dans le yakafokon, n’y a-t-il vraiment rien que nous ne puissions faire ?

Alors que la chute imminente d'Alep résonne comme un nouveau signe de l'échec de la diplomatie occidentale en Syrie, l'heure est désormais au bilan et aux réflexions de long terme pour les politiques internationales que doivent mener la France et l'Europe.

Le XXIème siècle sera suisse ou ne sera pas…

Publié le - Mis à jour le 16 Décembre 2016
Massacre à Alep : sans tomber dans le yakafokon, n’y a-t-il vraiment rien que nous ne puissions faire ?

À ce stade, la bataille est malheureusement pratiquement terminée et il aurait peut-être fallu s'y prendre plus tôt si l'on voulait empêcher le massacre. On peut évidemment protester, mais il fallait y penser avant. Crédit GEORGE OURFALIAN / AFP

Atlantico : Alors que la chute imminente d'Alep témoigne de l'échec de la politique étrangère occidentale en Syrie, quels sont les moyens que l'Europe ou la France peuvent utiliser pour limiter le massacre ? Est-il plus judicieux de faire pression sur la Russie, sur les États-Unis, sur l'Iran et le Hezbollah… ?

Nicolas Tenzer : Les moyens d'action sont malheureusement très limités aujourd'hui. La seule possibilité d'intervention réellement efficace aurait été d'empêcher les avions russes et syriens de décoller. C'est ce qui avait été proposé par la France en 2013 après les attaques chimiques de la Goutha, mais les États-Unis n'avaient finalement pas suivi et ne se sont jamais tenus aux "lignes rouges" qu’ils avaient eux-mêmes définies. De toute manière, il était irréaliste de penser que la France pouvait intervenir seule.

Mêmes unis, la France, le Royaume-Uni et les autres puissances européennes n'avaient en effet pas les moyens nécessaires pour agir durablement, a fortiori depuis que l’armée russe est présente en Syrie. Votre question peut donc paraître aujourd’hui théorique malheureusement. Elle montre en tout cas que lorsque des grandes puissances sont directement impliquées dans un conflit, l'Europe a encore besoin des États-Unis pour intervenir. Cela pose directement la question des moyens d'intervention de l'Union européenne – et bien sûr de la volonté d’agir de ses principaux Etats membres. On est déjà ici dans la réflexion de moyen terme.

Par ailleurs, la France a une bonne position sur le principe depuis le début du conflit : elle soutient les rebelles modérés et a clairement dit que le maintien d’Assad au pouvoir, compte tenu de l’ampleur des crimes commis (500 000 morts en un peu plus de cinq ans, sans parler des blessés et des personnes déplacées), ne pouvait être envisagé. Elle a réaffirmé aux Nations unies des positions de principe claires, en particulier en demandant urgemment une action humanitaire pour essayer de sauver des vies humaines devant les massacres commis par le régime d'Assad et ses amis iraniens et russes. Mais les six vetos russes (et les cinq vetos chinois) au Conseil de Sécurité des Nations unies montrent que l’ONU n’est plus le lieu où peuvent se décider des interventions d’ampleur lorsqu’un membre permanent du Conseil de sécurité soit soutient un régime coupable de crimes de guerre et contre l’humanité, soit en commet lui-même. C’est le principe de la responsabilité de protéger (R2P) qui se trouve ici bafoué.

François Heisbourg : À ce stade, la bataille est malheureusement pratiquement terminée et il aurait peut-être fallu s'y prendre plus tôt si l'on voulait empêcher le massacre. On peut évidemment protester, demander des réunions à New York, avoir des lettres du Pape, mais il fallait y penser avant.

Il y a eu un vrai tournant en août 2013 lorsque Bachar el-Assad a gazé une partie de la population de la banlieue de Damas, franchissant ainsi la ligne rouge établie un an auparavant par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France (et reconnue par la Russie, on l'oublie parfois). À partir du moment où Barack Obama a refusé à la dernière minute d'intervenir, l'affaire a échappé à peu près totalement aux Occidentaux aux dépens de la Russie (diplomatiquement puis militairement). Avec l'efficacité que l'on connaît, la Russie a agi selon les préceptes de Carl von Clausewitz ("la guerre n'est que la poursuite de la politique par d'autres moyens"). Dans l'intervalle, sur le terrain, la rébellion initiale de 2011-2012, non-confessionnelle et largement poussée par la société civile, a fait place peu à peu à la montée des djihadistes avec notamment le surgissement de l'État Islamique.

Le problème d'essayer de savoir quel moyen de pression serait le plus adéquat aujourd'hui, c'est que l'on ne connaît pas bien l'objectif que les Européens voudraient poursuivre. Il n'y en a qu'un qui fasse pour l'instant à peu près sens, c'est la lutte contre l'État Islamique, qui n'intéresse pas beaucoup les Russes et le régime syrien. La nouvelle chute de Palmyre ne les a pas émus outre-mesure. Nous avons de notre côté intérêt à poursuivre cette lutte, mais pour le reste, nous nous sommes mis hors-jeu. Étant réputés comme ayant encore un peu d'argent, nous serons invités à participer à la reconstruction de la Syrie, et il y aura sans doute de bonnes âmes en Europe qui diront qu'il faut réparer ce que les Russes auront cassé. Or, il n'y a qu'une seule règle dans ce domaine : "you break it, you keep it" (vous le cassez, vous le gardez). Ce sont ceux qui sont responsables des dommages qui doivent les réparer. La reconstruction de Grozny a été assurée par la Russie, et la reconstruction d'Alep ne me paraît pas devoir être un fardeau imposé aux contribuables européens.

Les sanctions économiques post-crise ukrainienne se sont révélées être un vrai problème pour Vladimir Poutine et la Russie. Ce levier pourrait-il et devrait-il être activé dans le cadre du théâtre syro-irakien selon vous ?

Nicolas Tenzer : Je pense que oui. Les sanctions économiques ont un effet direct sur l'économie russe et sur certains de ses dirigeants, même si Vladimir Poutine (qui ne se préoccupe pas vraiment du bonheur et de la prospérité de son peuple) s’est dit toujours prêt à agir – et a de fait continué à agir de manière toujours plus agressive - indépendamment de ces sanctions. Elles auraient aussi pu et dû être appliquées dans le cadre de la crise syrienne, mais le 20 octobre l'Italie n'avait pas suivi les autres dirigeants européens. Devant des crimes aussi graves et compte tenu de la nécessaire solidarité européenne sur ces sujets, la position italienne, mue par de pures considérations d’intérêt, était honteuse. Je pense donc qu'il aurait fallu un nouveau train de sanctions, mais sans se faire non plus beaucoup d'illusions. Elles n’auraient sans doute par stopper les actions criminelles menées par la Russie en soutien du régime de Bachar el-Assad. Néanmoins, la portée symbolique de ces sanctions est quelque chose de très important, car cela montre que nous n'affichons aucune complaisance envers la Russie. Tout signe qui conduirait à laisser penser qu’un pays – en particulier la France – serait prêt à lever les sanctions serait un encouragement donné à Poutine et un coin planté dans une Union européenne déjà affaiblie.

François Heisbourg : Pour les sanctions économiques, encore faudrait-il avoir un objectif. Dans le cas de l'Ukraine, l'objectif était clair : provoquer l'arrêt des combats dans le Donbass, assurer la souveraineté de l'Ukraine et faire respecter les accords Minsk II. Dans le cas de la Syrie, je ne vois pas très bien quels objectifs pourrions-nous poursuivre à ce stade.

Peut-être que cela aurait pu être efficace avant que la situation d'Alep soit celle qu'elle est aujourd'hui, mais la réalité est ce qu'elle est...

 
Commentaires

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  • Par Deudeuche - 14/12/2016 - 08:56 - Signaler un abus deux beaux clowns islamo-utiles

    en clair ils préconisent en creux le soutien aux criminels d'Al Nosra et autres épiphénomènes alqaidesques.

  • Par Ganesha - 14/12/2016 - 09:14 - Signaler un abus La seule question importante... Laissez faire ceux qui savent !

    La seule question importante, raison pour laquelle, elle n'est jamais abordée, c'est : Donald Trump va-t-il proposer et chercher à imposer un plan de création d'un Sunnistan indépendant ? Apparemment, ce qui est en cours, c'est un plan russe, où Assad va administrer cette région ''libérée'' à la tête de soldats chiites de diverses origines. Seront-t-ils compatissants envers ces sunnites qui ont tout perdu ? Ou en profiteront-t-ils pour y accomplir un bon petit nettoyage ethnique ? Il semble évident que c'est cette seconde option qui est en cours de réalisation. Questions subsidiaires : avons-nous le moindre moyen de nous opposer à la volonté du couple Poutine-Assad ? Et la paix dans le monde serait-t-elle vraiment favorisée par la création d'un état indépendant, peuplé de musulmans sunnites intégristes ? Les réponses semblent clairement négatives. Alors, cessez-donc de pleurnicher ! Laissez faire ''ceux qui savent !''.

  • Par Brasidas - 14/12/2016 - 09:59 - Signaler un abus Quand les Khmers rouges

    ont massacré leur peuple, on n'a pas eu le dixième de couverture médiatique ou politique. Il est vrai que le PCF était encore puissant. ceci me rappelle ce sondage fait par l’armée américaine en 48 en Allemagne: les allemands y étaient encore à 80% pro nazis... Que penser de populations qui se sont accommodées de vivre avec Daesch ou Al Nosra ? Difficile de se faire une opinion. On a un peu l'impression que les russes font le (très) sale boulot et que tout le monde se pince le nez.

  • Par Ganesha - 14/12/2016 - 10:24 - Signaler un abus Brasidas, Khmers Rouges

    Brasidas, soulagé de trouver enfin quelqu'un qui partage mon point de vue ! Juste une information très peu connue, que j'ai comprise après avoir travaillé quelques années en Thaïlande. Le génocide des Khmers Rouges n'a rien à voir avec le Communisme ! Il s'explique par la haine raciale qui oppose les asiatiques des campagnes (à peau foncée, de type ''indien'') et les commerçants des villes (à peau claire, de type ''chinois''). Mais il est rarissime qu'ils partagent cette information avec un ''farang'' !

  • Par J'accuse - 14/12/2016 - 10:43 - Signaler un abus Arrêtons de fourrer notre nez partout

    Daech est le produit de la politique américaine en Irak et en Syrie (déclencher une guerre inutile et refuser la suivante nécessaire), tout comme Al-Qaïda fut le résultat de sa lutte contre Moscou (obsession des USA) en Afghanistan dans les années 80. La dictature et les massacres en Syrie n'ont dérangé aucun Occidental pendant des décennies, pas plus que la domination de la Russie sur l'Ukraine. Les États-Unis ont commis plus de crimes contre l'humanité et autres crimes de guerre que tous les autres pays du monde réunis, mais seuls eux auraient le droit... Le terrorisme chez nous est la conséquence de nos immixtions chez les autres, et notre incapacité à protéger nos frontières et appliquer nos lois dans nos pays. Cessons de nous prendre pour les maîtres du monde et de nous poser en donneurs permanents de leçons. Ras-le-bol de la presse et des réseaux sociaux qui nous saturent de problèmes qui ne sont pas les nôtres. Alep, je m'en fous!

  • Par cloette - 14/12/2016 - 10:47 - Signaler un abus d'accord avec j'accuse

    Quand on sème le vent ,on récolte la tempête .

  • Par ChristineG - 14/12/2016 - 11:55 - Signaler un abus D'accord avec Deudeuche, J'accuse et cloette

    Et puis, c'est qui ces fameux "terroristes modérés"? ... Ah, mais oui, maintenant ça me revient : Al-Qaida, vous vous rappelez ? 9/11 et tout ça ... Rappelons également qu'Assad a été élu démocratiquement, que jusqu'alors les différentes ethnies et religions s'entendaient bien, et que les Russes ont été invités en Syrie. C'est le gouvernement américain qui a tenté un coup d'état et déclenché la guerre civile, tout ça à cause d'une histoire de pipe-line. Merci Washington ! Je ne sais pas qui sont ces auteurs, mais ils sont débiles ou quoi ? Le taux de mensonges, inexactitudes et pure haine fait exploser le compteur. Un exemple : dire que les sanctions contre la Russie marchent alors que selon l'IMF, elles n'ont pas eu tant de conséquences pour la Russie, dont l'économie est censée repartir à la hausse en 2017 : http://www.cnbc.com/2016/07/13/russia-expected-to-return-to-growth-in-2017-imf.html

  • Par vangog - 14/12/2016 - 12:00 - Signaler un abus Bachar-al-Assad est le Président élu de Syrie!

    On sait que les gauchistes ont un très faible respect de la démocratie, lorsqu'elle ne va pas dans leur sens, mais Bachar-al-assad est le mieux à même de préserver les minorités syriennes de la folie sunnite, justement parce qu'il appartient, lui-même, à une minorité...On a vu les massacres et exodes provoquées par la diplomatie droidelhommistes à la Clinton en Irak, lorsqu'ils ont mis des Chiites au pouvoir...ces massacres et exodes sont supérieurs à ceux que Bachar a provoqué, et ils sont de la responsabilité directe des Clinton-Ayrault-Fabius-Kerry, soir la bande de bras cassés gauchistes qui est responsable du chaos moyen-oriental...ces irresponsables feraient mieux de se faire oublier, plutôt que continuer à donner des leçons au monde...

  • Par ISABLEUE - 14/12/2016 - 14:23 - Signaler un abus Puisque le Qatar et l'Arabie Saouadite veulent depuis le début

    le départ de Assad, président élu de Syrie, pays où les femmes ont le droit de se balader tête nue, alors oui, je voudrais que Assad reste au pouvoir, c'est d'ailleurs ce que va se passer. Que les pseudos rebelles aillent dans d'autres pays où la beurka est obligatoire, ils ont le choix. Un grand choix.

  • Par Cyril Chanaud de Lestang - 14/12/2016 - 14:49 - Signaler un abus Déçu par cet article !

    Pour résumer, il me semble que deux visions du monde s’affrontent en Syrie. Il était d’usage après la 2ème guerre mondiale de prôner le libre droit des peuples à l’autodétermination qui conduisit naturellement à la décolonisation. Ceci était rendu possible par la guerre froide et son système bipolaire qui empêchait les deux grands de ce monde de s’affronter directement. Au lendemain de la chute du mur de Berlin, l’une des deux grandes puissances se retrouve seule aux commandes. Comme par hasard, une deuxième vision du monde se met en place avec le principe d’ingérence. Il entre en action avec, notamment, la Yougoslavie et le Kosovo. En Syrie, ce sont ces deux conceptions du monde qui s’affrontent : Nous autres Occidentaux sommes-nous tellement convaincus du bien-fondé de notre civilisation que nous pouvons juger si un dirigeant élu doit être destitué ? Ou, devons-nous laisser la population d’un pays décider de son sort ? L’auteur de l’article pense que notre civilisation serait profitable aux Syriens d’où le droit d’ingérence. En cas de guerre civile en France, accepterions-nous une aide étrangère prenant parti pour un camp contre l'autre ?

  • Par valencia77 - 14/12/2016 - 15:00 - Signaler un abus Faut pas oublier

    Que Bachar comme Hussein tuaient des extremists musulmans. Les femmes faisaient des etudes en jupes cheveux au vent pour devenir engineer et docteur.

  • Par assougoudrel - 14/12/2016 - 16:03 - Signaler un abus Proverbe kanak

    "A force de piaffer près de la merde, on finit par marcher dedans". L'Occident aurait mieux fait de regarder ça de loin, car ces gens, en guise de "merci", nous poignarderont dans le dos. Si ils n'ont aucun respect pour leurs propres peuple, imaginer ce qu'ils pensent de nous, les mécréants, les impurs, les infidèles et autres qualificatifs douteux. Ces gens ne se tiennent tranquille qu'avec le fouet et le bâton; le faible, comme nos débiles de dirigeants, devient un esclave.

  • Par langue de pivert - 14/12/2016 - 17:57 - Signaler un abus ☺ ILS SONT CHEZ EUX !

    Du libre choix des peuples à disposer d'eux même ! Et de s'étriper jusqu'au dernier si c'est leur volonté ! Pas de droit "d’ingérence" ! Ou alors partout ! En Chine ? En Corée du Nord ? A Cuba ? Faut arrêter le conneries ! Pas d'intervention, pas d'interposition, pas de partis-pris ! Laissons faire la nature !

  • Par brennec - 14/12/2016 - 18:44 - Signaler un abus Mise a jour nécessaire messieurs les experts

    "Il y a eu un vrai tournant en août 2013 lorsque Bachar el-Assad a gazé une partie de la population de la banlieue de Damas, franchissant ainsi la ligne rouge établie un an auparavant par les États-Unis" quand on trace une ligne rouge et qu'on dit monsieur bachar si vous la franchissez on vous tape dessus, ceux qui en syrie ne sont pas des amis de bachar tendent l'oreille. C'est ce qui s'est passé, l'organisation pour la prohibition des armes chimiques qui a enquèté deux ans sur le terrain a indiqué que les tirs venaient d'une zone sous contrôle rebelle (al nosra?) et que le gaz était d'origine lybienne. Les états unis l'ont su assez tôt ce qui peut expliquer leur volte face (ainsi que les deux missiles de croisière détruits par les russes). Quant a raconter que les occidentaux sont uniquement préoccupés par les droits de l'homme, c'est carrément de la désinformation. La déstabilisation de la syrie a commencé lorsque bachar a signé avec l'iran et les russes pour un pipe line gazier destiné a la fourniture de l'europe en évitant l'irak. Deux videos ou on ne pratique pas le mensonge: https://www.youtube.com/watch?v=XXAQNrHx9R0 https://www.youtube.com/watch?v=0DZSPy5KkWg

  • Par brennec - 14/12/2016 - 19:00 - Signaler un abus suite Extrait d'un article de libération.

    le territoire syrien pourrait représenter un couloir clé pour des oléoducs et gazoducs arabe et iranien vers l’Europe. En 2009, le Qatar a proposé à la Syrie la construction d’un réseau via l’Arabie Saoudite et la Jordanie afin d’acheminer son gaz vers ce marché. Plus tard, en 2011, sous la pression de Téhéran, son allié, Damas a remplacé la proposition qatarie par un projet de gazoduc iranien reliant la République islamique à la Syrie en passant par l’Irak. Cette rivalité entre Etats pétroliers, avec les enjeux économico-stratégiques que représente la région, était en arrière-plan dès l’origine du conflit syrien.

  • Par Benvoyons - 14/12/2016 - 20:26 - Signaler un abus Enfin quelqu'un de cohérent dans l'information

    Messieurs vous ne savez rien mais vous voulez bourrer le mou avec cette article :)::)) Mais cela est fini En Syrie les 2 cotés sont pourris sanguinaires. Vous pouvez faire quelque chose si au moins un côté veut réellement arrêter et négocier. ce qui n'a jamais été le cas et encore moins quand l'occident a voulu donner des armes au lieu de forcer à la négociation. https://francais.rt.com/international/30587-onu-journaliste-dement-rhetorique-presse-syrie

  • Par Leucate - 14/12/2016 - 23:03 - Signaler un abus Tempus fugit

    Cet article est le reflet de la politique occidentale jusque là menée par une équipe américaine encore au pouvoir ... jusqu'au 20 janvier lorsqu'un nouveau président et une nouvelle administration dont on aperçoit aujourd'hui les contours prendra les rênes. Quant à la politique française ? pschitt .. aurait dit l'autre. De toutes façons, une chose est certaine, il y aura là aussi un nouveau président(e) et un nouveau gouvernement au mois de mai prochain. Et ce ne seront pas des socialistes même si LR s'en rapproche beaucoup. L'embêtant, c'est que nous auront toujours nos nuls au pouvoir jusqu'en mai alors que les américains auront une autre politique dès le mois de janvier. Que vont faire nos imbéciles au pouvoir entre fin janvier et mai 2017, c'est la grande inconnue. Avec eux on peut s'attendre au pire.

  • Par jurgio - 15/12/2016 - 14:53 - Signaler un abus La France, le pays qui se croit une ONG

    Une guerre commencée se termine comme on peut. Le meilleur moyen d'éviter les désastres est de tout faire pour qu'elle n'existe pas. La bonne politique qui n'est guère celle de notre gouvernement est de voir clair par raison, c'est à dire : voir loin et prévoir.

  • Par ISABLEUE - 16/12/2016 - 10:10 - Signaler un abus Trop de communautarisme en Syrie, c'est ce qui l'a tué

    Vous souvenez vous des 80 alaouites tués par un sunnite dans l'armée en 1979 ?? Trop de tribus, de religions ou pas, différentes, et ce pays se bouffe depuis des lustres. Les rebelles "modérés" préfèrent pactiser avec les ordures de daesch ou alquaida... c'est dire le niveau et l'amour immodéré pour le peuple. Qu'ils se démerdent !! Ils sont semés eux-même les graines de la violence et on essaie de culpabiliser les méchants US ou européens !!!! Tous ces "modérés", armés par les gentils et naïfs européens ont fait venir des combattants étrangers et se fichent pas mal des femmes et de leurs enfants. Ils attendront les élections,, puisque jusqu'à preuve du contraire, ils ont élus leur président.

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Nicolas Tenzer

Nicolas Tenzer, professeur associé International Public Affairs, Sciences Po

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François Heisbourg

François Heisbourg est président de l’International Institute for Strategic Studies (IISS), basé à Londres, et du Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP).

Il est conseiller spécial à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS).

Il a été membre du Centre d'Analyse et de Prévision du ministère des affaires étrangères (1978-79), premier secrétaire à la représentation permanente de la France à l’ONU (1979-1981. 

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