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Le Maroc enterre 30 ans d’arabisation pour revenir à des enseignements en français

La réforme de l'Education nationale marocaine prônant l'enseignement du français dans les études scientifiques n'est pas qu'une histoire d'éducation. Les enjeux sont sociologiques, culturels, religieux, et symboliquement forts.

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Un acte politique majeur

Et Pierre Vermeren d’ajouter : "A travers cette mesure, le Maroc veut montrer qu'il désire s'ancrer durablement vers l'Europe et l'Afrique de l'Ouest francophone. C'est donc une défaite idéologique du parti de l'Indépendance, l'Istiqlal, hostile à la francophonie, et c'est également une défaite des islamistes du PJD obligés d'avaliser la réforme. Une manière de dire aux marocains que le Maroc est, certes, un pays arabo-berbère,  mais qu'il est aussi tourné vers la France et l'Afrique pour ses échanges économiques et culturels.

En Tunisie, une réforme assez similaire avait été prise dans les années 90, il y a 25 ans, sous Ben Ali. J'estime que c'est un tournant important. Mohammed VI n'avait pas touché à l'enseignement depuis le début de son règne, et seul le roi pouvait imposer une telle réforme. La langue arabe est en effet celle du Coran, c'est donc un acte politique majeur que de vouloir en réduire sa présence à l'école."

L'école privée gagne du terrain

La politique d'arabisation, appliquée à marche forcée, a eu des conséquences en cascades. Selon Le Point, "Faute de professeurs arabisants en nombre suffisant, le Maroc et l'Algérie ont fait appel à des professeurs étrangers (souvent égyptiens ou palestiniens, dont beaucoup étaient Frères musulmans). Ce sont eux qui ont introduit l'islamisme et l'ont propagé. Les classes supérieures, quant à elles, ont mis leurs enfants dans des écoles françaises, en payant des frais de scolarité élevés. Les plus fortunés les envoyaient en Europe."

Le principal écueil réside dans le fait que les élèves des lycées publics, après toute leur scolarité en arabe, devaient repasser au français en arrivant à l'université, spécialement dans les disciplines scientifiques. Ce qui ne posait évidement aucun problème pour ceux qui parlaient le français à la maison, mais tous les autres ramaient fortement. Ainsi, beaucoup d'étudiants échouaient dans l'obtention de leur diplôme et le niveau de l'université baissait. Et au final, les diplômés francophones, bilingues, trouvaient plus facilement du travail que ceux qui ne maîtrisaient que l'arabe.

Aujourd'hui, évidemment, l’enseignement privé ne cesse de s’amplifier au détriment de l’école publique : de 9 % en 2009, la part des élèves scolarisés dans le privé est passée à 15 % en 2015, selon Global Initiative for Economic, Social and Cultural Rights, un centre de recherches sur les inégalités dans l’accès à l’éducation.

L'enjeu n'est donc pas simplement éducatif. Il y a des considérations sociologiques, puisque l'arabisation de l'enseignement a créé un clivage social. Mais surtout, des considérations symboliques : le roi du Maroc lance un symbole fort pour ancrer le Maroc à l'Occident et à la Francophonie, un symbole qui n'est pas du tout apprécié d'une partie de l'opinion, notamment les islamistes.

 
Commentaires

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  • Par ISABLEUE - 26/02/2016 - 10:02 - Signaler un abus Bonne nouvelle MAIS

    Est-ce que la philosophie est toujours interdite ????

  • Par REVERJOVIAL - 26/02/2016 - 10:06 - Signaler un abus Le francais comme roue de secour, bon plan

    Et en plus on pourra tjrs venir en France si la situation économique ou politique se dégrade !

  • Par Kaliste - 26/02/2016 - 16:09 - Signaler un abus Un visionnaire !

    Bravo Amir al mouminin ! Seul quelqu'un de votre stature pouvait revenir sur cette lubie rétrograde et obscurantiste de l'arabisation. Parier sur l'éducation des enfants est le meilleur pari qui puisse être pris. Le développement de ce cher Maroc ne pourra que s'améliorer. Je suis toujours frappé quand je vais dans les pays du Maghreb par le fait que la plupart des gens sont des doubles illettrés : en français qui a été rejeté et en arabe car l'arabe classique ou l'arabe moderne sont en fait des langues étrangères pour la plupart des maghrébins. L'arabe dialectal n'est pas unifié et l'amazight non plus... La maîtrise d'une langue écrite est indispensable pour franchir certains seuils de développement.

  • Par vangog - 26/02/2016 - 23:54 - Signaler un abus @Kaliste vous avez parfaitement raison!

    Si les Marocains pouvaient se débarrasser de leurs islamistes, et de ce Benkirane, en même temps que ce dialecte arriéré...cela donnerait un grand élan au Maroc pour se projeter dans la globalisation.

  • Par Ganesha - 27/02/2016 - 09:44 - Signaler un abus Avenir

    Analyse et explication intéressante de Kaliste : la langue arabe que l'on parle au Maghreb est différente de celle du Moyen-Orient. Choix courageux du Maroc, qui réalise que la ''Révolution islamique'' actuelle ne conduira qu'à l'isolement de quelques pays fanatiques... Et cela ira d'autant mieux quand nous aurons enfin décidé de cesser d'y intervenir !

  • Par zouk - 28/02/2016 - 09:58 - Signaler un abus Retour du français dans l'enseignement au Maroc

    Certainement bon pour l'avenir, mais quel gâchis pour les générations aujourd'hui âgées de 20 à 40 ans.

  • Par Nicolas V - 28/02/2016 - 11:16 - Signaler un abus Pendant ce temps ..,

    Sous la houlette du régime en place, pendant ce temps, ici, on arabise. NVB a dit : les jeunes français doivent apprendre l'arabe pour communiquer avec les familles arrivant en France et qui n'auront pas envie d'apprendre le français. Le roi du Maroc est un grand homme, le régime, ici, est traitre à son pays.

  • Par Mamounette - 28/02/2016 - 14:08 - Signaler un abus arabisation et islamisation vont de pair

    "arabisation et islamisation vont de pair car la langue est liée à la pensée" Lire, "Décomposition française" de Malika Sorel Sutter, l'auteur dénonce l'arabisation du Maroc et de l'Algérie qui à été le vecteur de la propagation de l’islam radical. Quand on pense que Belle Caisse Couille veut introduire l’enseignement de l'arabe en France ......suivez ma pensée .... Comme vecteur, mais Madame devrait suivre les prescriptions de son Maitre : le Roi, donc ne pas préconiser l'enseignement de l'arabe, mais pour celà elle dira qu'elle est française ...

  • Par MIMINE 95 - 29/02/2016 - 11:03 - Signaler un abus qu'est ce qui se cache réellement derrière cette réforme!

    Le Maroc est devenu l'un des pays à très bas salaire des plus prisé de la France, sa proximité n'y est pas pour rien. A Marrakech , le week end, on se croirait à Deauville tellement on y croise de bobos friqués venus profiter de leur ryad et de la domesticité autochtone sous rémunérée qui va avec.( qui elle, est désormais souvent contrainte de vivre en périphérie dans des logements exigus sans eau ni électricité). Pourtant lorsque je lis ce qui suit, je suis surprise que ces bobos toujours prêt à s'indigner en France, trouvent le Maroc bien fréquentable . http://www.courrierinternational.com/article/2013/11/19/mohamed-vi-le-roi-des-pauvres-depense-sans-compter La France semble utiliser pour ce pays une stratégie digne de Lyautey. Pas fou, le Maroc sait que le français en langue, oserais je dire quasi maternelle, sera un atout majeur pour l'employabilité des Marocains par des entreprises Françaises à la recherche du plus plus plus. Ce pays ou l'apostasie est interdite, où l'obtention de la nationalité exige en premier lieu d'être musulman, où le fait de parler publiquement d'une foi autre que l'islam vous conduit en prison, où le PJD (parti islamiste est quasi majoritaire)...

  • Par MIMINE 95 - 29/02/2016 - 11:21 - Signaler un abus suite

    une idée du double langage si spécifique aux frères musulmans , parue sur les échos.fr: ["Sur le plan social, lutte contre la corruption et réduction du taux d'analphabétisme sont au coeur de ses priorités. A quoi s'ajoute le « renforcement de la famille et l'amélioration de la situation des femmes ». Avec, certes, un « renforcement du rôle de la mosquée » et l'adoption d'une « politique efficace à l'égard de la femme, prenant en considération ses responsabilités familiales ». Mais aussi « l'encouragement de la présence active de la femme dans la société civile et les partis politiques ».]. Qui connait bien l'islam, au coeur du programme PJD, a tout compris. La communauté juive me direz vous , les réactions à la diffusion d'un documentaire en dit long... http://www.slateafrique.com/90941/maroc-israel-histoire-tumultueuse-des-juifs-marocains. selon les médias africains il resterait entre 3 et 5000 juifs sur les 250 000 qui vivaient au Maroc avant la décolonisation, un tel nombre ne les rend pas dangereux, mais diablement utile pour l'image bien comme il faut du Maroc. En réalité leur situation n'a guère changé, toujours soumis au gré du vent des caprices des sultans successifs .

  • Par Outre-Vosges - 29/02/2016 - 17:15 - Signaler un abus Je m’interroge

    N’étant pas arabisant je me demande, et je demande à plus compétent, si la différence entre l’arabe et le français n’est pas beaucoup plus grande que celle qui sépare, par exemple, l’allemand et le français en Alsace. Ici, on exprime une même pensée sous deux formes différentes, avec parfois des façons différentes de sentir. Je me demande si au Maroc il n’existe pas une situation plus grave, analogue à celle de la France de la Renaissance où la résurrection du latin correct avait abouti à problème insoluble. Comme le montrait Lucien Febvre, on essayait d’exprimer dans la langue de Cicéron des idées qui n’existaient pas à l’époque du grand orateur ; un adjectif comme « abstrait » était intraduisible sinon au prix de longues périphrases. L’arabe étant la langue du Coran, livre dicté par Dieu et donc intangible, est-il possible de l’adapter à la science moderne ? Je ne fais que poser la question.

  • Par jurgio - 29/02/2016 - 19:31 - Signaler un abus Une aspiration venue des jeunes Marocains

    mais l'aspirateur migratoire français est en panne.

  • Par Leucate - 01/03/2016 - 00:52 - Signaler un abus @Outre-Vosges

    Le français est une langue romane issue du latin populaire de la fin de l'empire d'occident. Comme toutes les langues romanes, et leurs dialectes régionaux, il s'agit de déformations du latin, apparues durant les siècles obscurs suivant la chute de l'empire et s'aggravant avec le temps. Quand l'enseignement - en latin, le trivium et le quadrivium - renaquit sous Charlemagne (la renaissance carolingienne), les clercs parlaient et écrivaient en latin classique ou plutôt médiéval, dit aussi "latin d'Eglise", tandis que le bas peuple baragouinait ses dialectes issus du roman, langues que les clercs qualifiaient de "rustiques" manière de dire langage de plouc (lingua rustica). Parmi ces langues romanes, quelques unes devinrent au fil des siècles des langues nationales parce qu'elles étaient la langue du roi et donc de ses nobles ou encore celle d'une cité politiquement puissante (exemple le toscan qui donna naissance à l'italien). Au XVI° siècle en France, le parler royal était le "moyen français" qui ressemble à notre français actuel. L'Edit de Villers Cotteret ne fait que constater que le peuple ne comprend plus le latin et impose que les arrêts de justice soient faits en français.

  • Par Leucate - 01/03/2016 - 01:09 - Signaler un abus @ Outre-Vosges - suite

    Pour vous donnez un exemple de l'évolution de la langue, je vais vous donner deux exemples. Le texte le plus ancien en "francien" est la relation phonétique d'un chroniqueur carolingien du "Serment de Strasbourg", entre les deux fils de l'empereur Louis le Pieux qui disputent l'empire à leur frère ainé l'empereur Lothaire. Charles s'adresse aux troupes de Louis le germanique en haut allemand et ce dernier s'adresse aux troupes de Charles en francien - """Pro De o amur et pro christian poblo et nost ro commun salvament, d'ist di en avant, in quant Deu s savir et podir me dunat, si salvarai eo cist meon fradre Karlo, et in aiudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son fradra salvar dift, in o quid il mi altre- -si fazet, et ab Ludher nul plaid num quam prindrai qui meon vol cist meon fradre Karle in damno sit.""" Ordonnance de Villers Cotteret en "moyen français": « art. 110. Que les arretz soient clers et entendibles Et afin qu'il n'y ayt cause de doubter sur l'intelligence desdictz arretz. Nous voulons et ordonnons qu'ilz soient faictz et escriptz si clerement qu'il n'y ayt ne puisse avoir aulcune ambiguite ou incertitude, ne lieu a en demander interprétacion.

  • Par Outre-Vosges - 02/03/2016 - 19:38 - Signaler un abus À @Leucate

    Vu mon âge, j’ai peut-être étudié les Serments de Strasbourg avant que vous fussiez né et j’ai sué sur les thèmes latins d’avant Edgar Faure où il nous fallait traduire des textes français en n’employant que les mots dont Cicéron, et à la rigueur César, s’étaient servis. Je connais bien l’histoire du français et vous ne m’apprenez rien ; le problème que j’évoquais était celui dont parle Lucien Febvre dans son beau livre « Le problème de l’incroyance au XVI° siècle » : une fois le latin classique restauré à la Renaissance, on s’est aperçu qu’il était impossible d’exprimer des idées nouvelles dans une langue morte et incapable d’évoluer. Un exemple est l’adjectif « abstrait », impossible de traduire par « abstractus » qui veut dire simplement « arraché » et on trouve simplement chez Cicéron « quod cogitatione tantum percepitur ». Comme le dit Lucien Febvre, c’est cela et ce n’est pas cela. Je me demandais (car je suis toujours très prudent quand je ne connais pas) s’il n’y avait pas quelque chose d’analogue avec l’arabe et le Coran, avec l’obligation d’employer les mêmes mots que Mahomet pour des notions dont il n’avait pas la moindre idée ? C’est cette question que je pose.

  • Par Outre-Vosges - 04/03/2016 - 10:38 - Signaler un abus Au Maroc et en France

    Vous dites qu’au Maroc « l’enseignement privé ne cesse de s’amplifier au détriment de l’école publique ». J’ai l’impression qu’il se passe la même chose chez nous ; l’article que j’attends est celui où on nous apprendrait (enfin !) dans quelles écoles étudient les enfants de nos riches dirigeants socialistes. Gageons qu’ils ne les envoient pas dans des ZEP pour faciliter le brassage social dont ils se gargarisent mais dans de luxueux établissements privés ou, au sein de l’enseignement public, dans des classes protégées où ne sont admis que les petits pistonnés. Voici bien des années un chef d’établissement avait répondu à une enquiquineuse qui exigeait que son enfant fût placé dans une bonne classe : « Madame, si votre enfant est admis dans une bonne classe, ce ne sera plus une bonne classe » ; mais il pouvait alors s’exprimer ainsi : j’ai écrit que l’affaire s’était passée il y a longtemps. C’étaient alors des temps républicains.

  • Par kelenborn - 08/09/2017 - 08:36 - Signaler un abus Oui bon

    Je ne suis pas spécialiste de la question mais j'ai du mal à comprendre pourquoi une langue, à moins d'être primitive , peut constituer un obstacle au progrès, à moins qu'elle ne comporte comme chiffres que 1, 2 et plusieurs! Le hongrois, qui a du emprunter aux langues slaves tout ce qui concernait la sédentarité n'a pas fait que les hongrois sont des demeurés! Les sarkozistes du cru ne vont pas me démentir! A moins que ce qui est en cause soit bien plus le substrat culturel que la langue véhicule et ... s'agissant des pays arabo- musulmans, comme disait un jour un journaliste algérien , vous avez inventé quoi: le zéro? Oui et ils y sont restés et ce ne sont pas quelques prix littéraires décernés au nom du politiquement correct qui y changeront quoi que ce soit! Oui comme disait Houellebecq , c'est une religion de cons et il n'y a pas de raisons que les croyants n'en soient pas!!! Ouf , c'est moins risqué que d'insulter les ânesses à Causeur!

  • Par kelenborn - 08/09/2017 - 08:41 - Signaler un abus Ah

    ah je dois dire que l'échange scriptural entre Leucate et Outre Vosges, ça a de la le gueule!!! Respect ! comme on devait dire dans le 9.3 dans les temps où on ne braillait pas Allah Akbar!! Brailler mais, bon Dieu, j'insulte les ânesses!

  • Par JLH - 08/09/2017 - 13:38 - Signaler un abus il faut soutenir le Maroc

    Je connais très bien ce pays, où la langue française se perd, en particulier chez les jeunes élites dont les parents n'appartiennent pas à la vieille bourgeoisie ou aristocratie francophone et qui préfèrent apprendre l'anglais dès la 6ième, continuer les études supérieurs et ne savent plus parler français. A Casa, c'est flagrant. Et il faut développer l'enseignement de écoles, collèges et lycées français, c'est vital au Maroc Aujourd'hui, mettre son fils à l'école française (Berchet) à Tanger coûte aux parents environ 6 000 € soit environ 26 mois de smic (officiel) : chercher l'erreur ! Plutôt que de subventionner les syndicats enseignements en France.....bref il y a d'autres sources toutes aussi pertinentes.

  • Par kelenborn - 08/09/2017 - 18:42 - Signaler un abus JHL

    Ouais...remarque...si c'est pour que les futurs terroristes braillent Allah est grand plutôt qu'Allah Akbar...!!!!

  • Par kilian - 09/09/2017 - 15:56 - Signaler un abus Ça c'est du costaud.

    félicitations à Outre Vosges et Leucate. Je rejoint quand même la conclusion pragmatique de Kelenborn.

  • Par Outre-Vosges - 09/09/2017 - 19:51 - Signaler un abus Une censure? Je n'avais pas l'habitude.

    Pour la première fois je constate que j’ai été censuré sur Atlantico : ma réflexion, après avoir été publiée, a disparu presque immédiatement. Je retente donc ma chance avant de voir si ce qu’on appelle un modérateur y sévit aussi.

  • Par Outre-Vosges - 09/09/2017 - 19:52 - Signaler un abus Réflexion d'un traducteur

    Vous reconnaissez, @Kelenborn, que vous n’êtes pas «spécialiste de la question», euphémisme pour dire que vous n’y connaissez pas grand-chose, mais vous tenez quand même à donner votre avis. Moi non plus je ne connais pas l’arabe mais je relis continuellement des traductions (à partir de l’anglais ou de l’allemand) et je sais ce qu’est le problème de l’évolution des langues. Vous-même, dans votre réflexion de 15 h 33 sur l’article «Les réactions pleuvent face à la phrase choc d'Emmanuel Macron sur les "fainéants", les "cyniques" et les "extrêmes" «employez l’adjectif «borderline»; pourquoi cet anglicisme? C’est que vous estimez sans doute qu’en français il n’existe pas de terme équivalent; pourtant le site Linguee, trop souvent laxiste, vous donne 29 exemples de traductions et aucun des traducteurs professionnels qui y sont cités n’y a réemployé l’adjectif anglais. Je ne dis pas que vous ayez tort mais je constate que vous n’avez pas hésité à utiliser un terme qui n’existe pas dans la langue française officielle. Que peut donc faire un Arabe qui se trouve obligé pour exprimer sa pensée de ne se servir que des mots que Mahomet avait pu employer dans son Coran?

  • Par JLH - 10/09/2017 - 16:05 - Signaler un abus @outre vosges

    border line = sur le fil off line : dépasser les bornes vous avez en partie raison sauf pour la langue arabe qui a très peu évolué en 8 siècles qui emprunte énormément pour tout ce qui est techno aux langues européennes, et les fameux arobes de l'Ouma (famille) qui revendiquent une arabité mythique ne parlent en fait absolument pas la même langue de Rabat à Bagdad, du Caire à Doha. En réalité, la plupart des lecteurs du coran que vous voyez dans le métro ou les transport en commun, lisent alphabétiquement sans rien comprendre. Au surplus la langue écrite du prophète n'est absolument pas la même que la langue écrite actuelle. Tous les caractères diacritiques (voyelles, accentuations..) sont apparus au 9ième siècle, 150 ans après la mort de Mohamed. Donc le Coran est une traduction donc une exégèse, à laquelle 90% des lecteurs ne comprennent rien. D'où l'importance de l'Imam, dont la majorité est elle-illétrée.

  • Par Danper - 11/09/2017 - 18:08 - Signaler un abus Ils pourront toujours venr en France

    S'ils ne peuvent apprendre l'arabe au Maroc les Marocains pourront toujours venir l'apprendre en France....Enfin, peut-être pas maintenant que Najat Belkacem n'est plus là.

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Eric Coder

Eric Coder est journaliste.

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