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Le mammouth se rebiffe : cette guerilla que mène le ministère de l’Education nationale contre les politiques gouvernementales

L'Éducation Nationale refuse-t-elle de mettre en oeuvre les politiques gouvernementales? Un rapport de la Cour des Comptes ouvre la question... en prenant l'exemple de la réforme territoriale conduite sous François Hollande. Nous produisons ici un extrait de rapport tout à fait significatif.

Résistance

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Le mammouth se rebiffe : cette guerilla que mène le ministère de l’Education nationale contre les politiques gouvernementales

Dans l’Éducation nationale, à la fusion des rectorats, qui avait été envisagée, a été préférée la création de recteurs de régions académiques, laissant subsister la carte des 30 académies existantes et des recteurs chargés de les administrer.

La Cour souligne la fragilité de ces régions académiques, qui ne disposent ni d’autorité hiérarchique, ni de missions d’allocation des moyens. Certes, le recteur de région académique dispose de pouvoirs propres visant à garantir l'unité et la cohérence des politiques éducatives régionales dans les champs de compétences intéressant la région ou le préfet de région et de la possibilité de se saisir d’un champ étendu d’actions. Mais il n’en est que plus étonnant que le siège des régions académiques n’ait pas été localisé, dans quatre cas, au chef-lieu de région.

Ainsi apparaît un décalage croissant entre l’organisation territoriale de l’éducation nationale et celles des autres services de l’État au niveau régional, au moment où les enjeux interministériels des politiques publiques s’accroissent.

Les recteurs d’académie sont maintenus dans leurs prérogatives, essentielles, de mise en œuvre des politiques éducatives dans leur ressort et sont toujours, à ce titre, seuls responsables des budgets opérationnels de programmes académiques et de domaines importants qui ne relèvent pas de la coordination régionale (comme le premier degré). Le dispositif organisationnel retenu pousse ainsi à l’immobilisme, alors que l’opportunité aurait dû être saisie pour revoir la carte des 30 rectorats existants et s’interroger sur le maintien dans leurs délimitations préexistantes des académies de petite taille, par exemple les rectorats de Normandie ou de Bourgogne-Franche-Comté.

Il conviendra de veiller, au plan administratif, à ce que la création des régions académiques, dotées d’un service pour les affaires régionales, si elle doit être l’occasion de mutualiser à ce niveau certaines fonctions, ne conduise pas à terme, dès lors que les rectorats sont maintenus, à ce que leurs attributions et surtout leurs moyens –à ce stade légers- ne s’ajoutent à ceux des rectorats, constituant ainsi un échelon administratif supplémentaire.

Article publié initialement sur Entreprise.news

 
Commentaires

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  • Par J'accuse - 16/12/2017 - 13:45 - Signaler un abus Défense des fiefs et des privilèges

    L’Éducation nationale a pour premières missions d'être le plus gros employeur de l’État, incluant de confortables sinécures, et une pépinière gauchiste. Elle doit aussi formater l'homme nouveau (socialiste), asexué et acculturé. Elle remplit parfaitement ses missions-là.

  • Par vangog - 16/12/2017 - 20:39 - Signaler un abus L’éducation franco-gauchiste la plus chère au monde...

    et la plus nulle au monde! Relation de cause à effet?....

  • Par Stargate53 - 17/12/2017 - 09:27 - Signaler un abus Et l'intérêt de jeunes dans tout cela !

    Toutes ces résistances et préservation d'intérêts particuliers gomment quelque peu le but d'éduquer et de transmission de savoir que devrait être notre éducation nationale : Faut-il s'étonner des résultats comparatifs déclinants des enquêtes internationales sur notre niveau éducatif. La pollution socialo/syndicaliste des instances entrainent ces mauvais résultats car à trop vouloir préserver des privilèges ou statut, l'avenir des jeunes générations est sacrifié peu à peu ! Il est temps de retrouver les voies de la raison et se focaliser sur les savoirs élémentaires qui doivent être acquis, la bonne manière d'apprendre à apprendre, la dotation pour chacun d'un vrai savoir large, riche et de viser des compétences adaptées à l'ère d'aujourd'hui !

  • Par LOTHARINGIEN 31 - 17/12/2017 - 11:22 - Signaler un abus une armée mexicaine : c'est

    une armée mexicaine : c'est la garantie d'être inefficace ( et même nuisible) mais permet le maintien de confortables sinécures s'ajoutant aux permanents syndicaux pléthoriques et aux "détachements" d'enseignants qui n'enseignent plus mais se font du gras dans des postes de tout repos qui pourraient être tenus par des non fonctionnaires . Mettre toute cette engeance au boulot , un rêve ! ...

  • Par boulegan - 17/12/2017 - 20:42 - Signaler un abus il serait édifiant un jour..

    de publier les chiffres des enfants d’enseignants que leurs parents confient au privé .l'idéologie gauchiste a ses limites que diable !

  • Par Sangha26 - 18/12/2017 - 09:55 - Signaler un abus Quelle triste engeance !

    Education nationale, dites-vous ? Education de quoi !!! On y enseigne même plus l'essentiel ! Ce n'est plus qu'une machine à fabriquer des incapables, de futurs exclus ! Et je connais des parents qui pleurent de voir un enfant de 12 ans incapable de déchiffrer trois mots de suite sur un livre ou autre !

  • Par philippe de commynes - 18/12/2017 - 10:14 - Signaler un abus Plus gauchistes qu'eux tu meurs

    Notre éducation nationale c'est l'agriculture de la défunte URSS, des résultats inverses aux moyens qui lui sont consacrés pour la première et au potentiel agronomique pour la seconde, et le tout pour de semblables raisons d'aveuglement idéologique, égalitarisme, collectivisme et lyssenkisme (négation de la génétique pour tout attribuer à l'environnement). Le paradoxe étant que les bolcheviks n'ont pas été assez fous au point de saboter aussi leur système éducatif, nos pédagogues si.

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Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www.lecourrierdesstrateges.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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