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Mais pourquoi les écoliers français sont-ils parmi les jeunes Européens qui ont le moins de profs par élèves alors que l'Education nationale a un nombre record d'employés ?

La France serait, d'après Eurostats, l'un des pays où le nombre d'élèves par professeur est le plus élevé d'Europe, en primaire. Ces chiffres font craindre une situation de sous-effectif paradoxale dans un pays où l'Education nationale emploi plus d'un million de personnes.

Bonnet d’âne

Publié le - Mis à jour le 3 Septembre 2016
Mais pourquoi les écoliers français sont-ils parmi les jeunes Européens qui ont le moins de profs par élèves alors que l'Education nationale a un nombre record d'employés ?

Atlantico : Selon une étude d'Eurostats publiée récemment, la France était en 2013  l'un des pays où le nombre d'élèves de primaire par professeur est très élevé, soit 19.3 élèves par enseignant, à un niveau équivalent à celui de la Roumanie. Avec un personnel estimé à 1 052 700 personnes, dont 82% d'enseignants (voir ici), le ministère est-il réellement en situation de sous-effectif ? Comment expliquer un tel décalage avec nos voisins européens ? Quelle peut être la "responsabilité" des horaires de travail dans cette situation ?  

Pierre Duriot : Oui, le nombre d'élèves par professeur est élevé et cela nuit aux résultats puisque nous nous rapprochons aussi de la Roumanie dans les enquêtes PISA, sur les résultats des élèves, où nous dégringolons régulièrement et ce, dans toutes les matières.

Il faut pourtant ne pas se satisfaire de chiffres bruts. Sont comptabilisés comme enseignants des professeurs qui ne voient jamais les élèves : conseillers, syndicalistes, gestionnaires de projets..., d'autres qui sont au contact des élèves mais qui n'ont pas de classe : personnels spécialisés, psychologues scolaires..., et des classes spécialisées dont l'effectif est fixé de manière légale à douze ou quinze élèves : ULIS, SEGPA, IME, IMPRO, où exercent des professeurs du primaire. Ajoutons l'inégalité géographique, avec des petites classes de campagne à très faibles effectifs, compensées par des écoles de villes à très forts effectifs. Cela fait augmenter considérablement la moyenne de 19,3 élèves dans les classes ordinaires. Il se trouvera des anciens pour dire que de leur temps, on apprenait très bien à trente ou quarante par classe, seulement les élèves d'il y a soixante ans ne sont pas ceux d'aujourd'hui et leurs parents non plus. Sous le quinquennat Sarkozy, les nombre de profs par rapport au nombre d'élèves a diminué et la promesse de François Hollande de 60 000 nouveaux postes n'est pas effective. Et encore, tous les postes contenus dans cette enveloppe ne sont pas des postes d'enseignants. Il faut se faire une raison, ou un constat, malgré les beaux discours, l'enseignement primaire, celui qui conditionne pourtant la qualité des futures études, n'est pas perçu comme un investissement pour le futur de la nation, sans doute parce qu'il ne correspond à aucune échéance électorale. Les responsables politiques veulent des résultats immédiats pour être réélus, pas des résultats sur une génération dont on mesure les effets vingt-cinq ans après. Crise des vocations, salaires peu attractifs, formations au rabais, gestion du personnel anachronique... tous les ingrédients du mal apparaissent en relief et pourtant les solutions envisagées ne sont pas les bonnes. Le relèvement du niveau de recrutement privilégié au détriment de la formation professionnelle, les tripatouillages de programmes et d'horaires, la multiplication de disciplines exotiques contre productives, une certaine démagogie avec les élèves dans la notation ou l'exigence de travail ou de discipline, contribuent également à saper le système. Le Ministère n'est pas réellement en situation de sous-effectif, si l'on se compare à nos voisins mieux classés, il est surtout en état de mauvais choix et de mauvaise organisation.

Eric Verhaeghe : Le sujet majeur de la France est l'allocation des enseignants selon les besoins, comme l'avait détaillé notamment un rapport de la Cour des Comptes durant l'été 2013. Historiquement, la France a une offre d'enseignement très complexe pour le second degré, notamment au lycée, et une offre restreinte pour l'enseignement primaire. Des explications variées peuvent être données pour cet état de fait. En particulier, il existe une sorte de fétichisme du baccalauréat, qui explique que la France se préoccupe beaucoup de l'enseignement secondaire et beaucoup moins de l'enseignement primaire. A ce phénomène historique s'ajoute des évolutions profondes qu'il ne faut pas négliger. L'enseignement primaire connaît un vrai dynamisme en France du fait de la natalité. Contrairement à des pays comme l'Allemagne où les rééquilibrages sont plus faciles, la France est donc obligée de conserver un nombre important de classes dans les écoles primaires. Ayons à l'esprit que la proportion d'enfant de 0 à 9 ans en France est de 12,4%, quand elle est seulement de 10,5% en Europe. A ce point démographique s'ajoute le problème de la pré-scolarisation. L'effort scolaire avant 6 ans est intense en France, et la scolarisation en maternelle est importante. Ce n'est pas forcément le cas dans les autres pays européens. Beaucoup d'enfants, scolarisés très tôt, un goût prononcé pour le lycée, voilà quelques clés qui expliquent la situation française. 

 
Commentaires

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  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 02/09/2016 - 14:03 - Signaler un abus Foutaises ......!

    Il faut arrêter de divaguer et de trouver des excuses bidons.....! Le problème des enseignants et un problème presque exclusivement de temps de travail..Dans le primaire moins de 850 heures par an. Dans le secondaire guère plus de 600 heures annuelles, et cela sans compter l'absenteïsme récurent, les congés pour formation "poterie..macramé". Et que l'on ne vienne pas nous dire qu'ils faut ajouter la préparation des cours et la correction des devoirs...ce sont des leures tous les profs s'organisent pour faire cela pendant les cours.... Petit rappel, le temps de travail moyen d'un salarié du privé est de 1650 heures par an....!

  • Par vangog - 02/09/2016 - 14:25 - Signaler un abus Conseillers, syndicalistes, gestionnaires de projets (sic)...

    et ben voilà! Les patriotes sauront dans quels effectifs tailler, lorsqu'ils auront rendu son pouvoir au peuple...à ces pédagogistes et syndicalistes, nous proposerons de troquer leur poste de conseiller-commissaire contre un poste d'enseignant. Et si ils ont désappris le métier d'enseignant, à force de "conseiller", alors...de l'air!

  • Par mymi - 02/09/2016 - 14:29 - Signaler un abus Vangog

    Tout à fait d accord avec vous

  • Par Anguerrand - 02/09/2016 - 15:36 - Signaler un abus Foutaises comme le disent Paulquiroule et vangog

    La realité c'est que les enseignants ne travaillent pas assez (1 jour sur 3 )sur une annee, si l'on tient compte des congés normaux, formations, jours du maire, absentéisme de 23 jours en moyenne, une semaine " gagnée à la rentrée 2016), l' absentéisme pour convenances personnelles ( non décomptées) et balades " éducatives" dans un zoo, au Puy du Fou, etc. On doit aussi parler de la médiocrité de certains enseignants qui font de fautes de vocabulaire, et seraient incapables de faire eux meme une dictée sans fautes. Du "baby-boom" aux annees 80 les enfants savaient lire, écrire, compter en sortant du CP, parfois sans être passé par la maternelle, les classes avaient plus de 40 enfants ( parfois 46) et 55 /60 au lycée. Les conditions dans les classes etaient parfois difficiles ( chaleur ou froid). Pour moi la différence essentielle vient de la motivation, les enseignants actuelles font ce métier pour les multiples avantages y compris des vacances ou des grèves au même moment que leurs propres enfants, les avantages liés au fonctionnariat auxquels s'ajoutent ceux liés à l'EN. Que l'on ne me dise pas le contraire, je suis bien placés ayant 2 membres de l'enseignement dans ma famille.

  • Par l'enclume - 02/09/2016 - 17:19 - Signaler un abus Tout n'est pas perdu?

    Pour parler aussi bien de la profession d'enseignant. Je pense que les intervenants sont toutes et tous professeurs ? Anguerrand - 02/09/2016 si vous vous exprimiez comme vous le faites devant l'une de mes filles, qui furent toutes deux enseignantes. L'une a déserté ce foutoire, l'autre a réussi à obtenir un CDD d'enseignante dans un I.U.T. Elles vous répondraient en choeur "Anguerrand, ce qui vous décrivez c'était la préhistoire".

  • Par crobard007 - 02/09/2016 - 22:23 - Signaler un abus Il est nécessaire d'évoquer...

    Le pléthorique effectif administratif, ainsi que les nombreux enseignants qui n'enseignent pas, délégataires syndicaux ou pédagogiques, ou pantoufleurs académiques ou ministériels. L'arrêt maladie est aussi un sport pratiqué à haute dose pendant plusieurs années d'affilée sans nuire à la carrière, En bref, il y a les serviteurs dévoues de l'état fonctionnant par vocation ou conscience professionnelle mal récompensés et il y a les profiteurs qui n'encourent aucune sanction.

  • Par lexxis - 03/09/2016 - 06:13 - Signaler un abus LES ENSEIGNANTS ET LES AUTRES

    Un peu plus de 800 000 enseignants, avec à côté plus de 200 000 fonctionnaires qui n'enseignent pas, soit un ratio qui est probablement le pire de toute l'Europe. L'inefficacité au sommet. L'Education Nationale est un monstre d'administration, mais sans doute que beaucoup y trouvent leur compte.

  • Par Deudeuche - 03/09/2016 - 06:18 - Signaler un abus Réforme

    Comme dans l'armée 75% de contractuels et 25% de carrière et l'on verra quelle est la motivation professionnelle de ces femmes et des quelques hommes qui sont enseignants. Si ils ne sont pas contents il suffit de dire tu as signé "il ne fallait pas s'engager " , facile non! On pourrait les muter tous les 4 ans (leurs conjoints se "demerdant" etc. etc... Pardon j'oubliais ce n'est pas le même sens du service, et puis à l'EN ils sont 5 fois plus nombreux....et la rue de Solférino compte sur eux!

  • Par Anguerrand - 03/09/2016 - 07:37 - Signaler un abus A l'enclume

    Ce que je dis sur l'EN n'est pas contradictoire avec le bordel qui existe dans l'EN, actuellement. La preuve le depart de vos filles. Pourquoi les enseignants mettent ils leurs enfants dans le privé ? Mais il n'en reste pas moins qu'après la guerre les enfants sortant du CP savaient lire écrire, ce n'est plus le cas et de loin. Ils etaient moins nombreux mais savaient se faire respecter et redoutaient avant tout les inspections. Je comprend très bien les enseignants actuels qui démissionnent, mais c'est comme le reste la societé a démissionné de toute discipline avec l'arrivée massive de l'immigration. Ces mêmes enfants dans leurs pays d'origine ne permettraient pas un dixième de ce qu'ils se permettent dans leur pays d'origine. Tout le monde a déserté là Valeurs AUTORITÉS, les parents, l'enseignement, la police qui se fait insulter sans suite, et surtout au bout du compte la justice du mur des cons. Les enseignants les plus courageux ne sont même pas valorisés.

  • Par phillis - 03/09/2016 - 07:39 - Signaler un abus Nombre d'élèves

    Le nombre d'élèves par classe en primaire a augmenté depuis 2007 si l'on en croit les chiffres publié sur le site de l'Education Nationale ainsi que le budget par élève qui a diminué!!

  • Par Lafayette 68 - 03/09/2016 - 08:12 - Signaler un abus Quelques vérités

    Anguerrand n' a pas tort ( j'ai 40 ans d'enseignement secondaire à mon actif , dans 12 établissements différents et 3 statuts). Les profs sont mal payés : 3000 nets fin de carrière hors classe pour les profs des écoles et les certifiés du secondaire , 2500 nets classe normale avec 4 mois de vacances . Mieux , 50 000 profs du secondaire sont à 15h de cours hebdo (contre 18 aux certifiés et 24 aix profs des écoles ) mais gagnent 20% de plus ou plus : 3200 nets en classe normale fin de carrière vers 50 ans et 3750 si hors classe . Avec 3h sup (donc à 18h comme les certifiés , mêmes tâches) ils gagnent 4500 nets . Et près de 4 mois de vacances ( certains échappent même aux corrections du bac en juillet et les profs agrégés de EPS ne participent aux délibérations donc ils sont libres vers le 25 juin) . Belles inégalités stupides bien françaises, républicaines : liberté , égalité , fraternité . Quant au nombre d'élèves par classe c'est la farce : dans mon (bon) lycée , j'avais 37 élèves de terminale , dans le lycée voisin à 15 kms , mon collègue en avait 18 ... Il en rigole encore !

  • Par Lafayette 68 - 03/09/2016 - 08:40 - Signaler un abus "profs mal payés" : ironie!

    Je pense que je me suis fait comprendre : avec les vacances et la faible présence sur le lieu de travail , ils sont bien payés mais inégalement (et injustement car on ne tient pas compte de leur investissement personnel , très variable) . NB: lire 24 "aux" et non "aix" et "les profs agrégés d'EPS ne participent pas". Je termine en comparant les salaires du privé ou de la fonction publique hospitalière et ceux de l'EN : engagement , vacances , présence sur le lieu de travail , responsabilités ! "y a pas photo" !

  • Par pale rider - 03/09/2016 - 09:34 - Signaler un abus Merci à lafayette de démollir cette imposture du soi disant

    "prof mal payé" qui est l'excuse et le mantra répété du soir au matin et qui est censé excuser de tout. C

  • Par pale rider - 03/09/2016 - 09:39 - Signaler un abus suite . Cadre dans le privé , j'ai un jour comparé avec une amie

    enseignante nos salaires respectifs depuis le début de carrière . Stupéfaction de sa part . Malaise . Puis elle s'est justifiée par un "oui mais nous on a du travail à la maison" . En fait beaucoup croient de bonne foi au mythe du privé surpayé , mythe qui état peut être réalité il y a 50 ans mais qui a fait long feu depuis. Et bien entendu on ne parle pas des avantages tels que la pratique "mise en disponibilité" la retraite ultra précoce pour les femmes avec 3 enfants , etc etc la liste ne tiendrait pas sur un post

  • Par cloette - 03/09/2016 - 09:59 - Signaler un abus Anguerrand

    D'accord pour ce que vous dites sur l'EN, mais vous occultez le problème de la population scolaire de nombreux "territoires " , les fameux perdus de la République et dont on n'imagine pas l'inflation actuelle .

  • Par DESVESSIESPOURDESLANTERNES - 04/09/2016 - 00:53 - Signaler un abus tiens donc ....

    l'antienne "on est peu payé" ne serait donc que balivernes ...... comme le sous-effectif dénoncé etc..... et peut être comme tout le reste .Hum ! Mentalités particulières tout de même .

  • Par Olivier K. - 04/09/2016 - 09:22 - Signaler un abus Conclusion des discussions

    D'après les commentaires les enseignants sont bien payés. Le sur effectif ne peut, à lui seul, expliquer la médiocrité de notre système éducatif. Je pense qu'il y a aussi un autre facteur social: le fait que les parents et les élèves ne respectent pas les prof. J'ai eu la chance d'avoir des enseignants vieux, c'est à dire qui sont tous sorti de la fac avant mai 68. Je peux vous dire qu'en classe ils savaient se faire respecter, et s'il fallait tarter punir ou faire redoubler ils n'essitaient pas. Le choc que j'ai eu quand j'ai commencé à avoir des baby boomer pour enseignants, des touristes qui se contentaient de lire le manuel et qui laissaient tout faire dans la classe. Cette génération a fait bcp de mal à l'honorabilité de la profession et fait rentré le système éducatif dans un cycle destructeur. Les enseignants étant moins respectables, perdent autorité aux yeux élèves et parents. Les élèves sont moins enclins à suivre l'instruction de celui qu'ils ne reconnaissent pas. Les élèves deviennent indisciplinés mais les parents refusent que les profs usent de leur autorités. De fait les enfants apprennent moins et les prof perdent encore plus de leur respectabilité au yeux des paren

  • Par Olivier K. - 04/09/2016 - 09:29 - Signaler un abus Suite

    Pour corriger le tir: il faut que les deux partis actuellement en situation de divorce facent des efforts. Les enseignants doivent ratrapper leur retard éducatif et pédagogique. Les parents doivent montrer à leur enfants que le professeur a une autorité légitime sur leurs enfants. S'il doit y avoir discussion entre prof et parent, en aucun cas les élèves doivent en être au courant, préserver l'autorité du prof est essentielle à l'apprentissage.

  • Par PhloxxX - 05/09/2016 - 06:15 - Signaler un abus Au fait quelle est l

    Au fait quelle est l'incidence statistique des populations originaire de l'immigration sur la baisse du niveau de la France au classement PISA ?

  • Par duriot - 05/09/2016 - 17:44 - Signaler un abus à PhloxxX

    http://www.atlantico.fr/decryptage/ces-facteurs-politiquement-peu-corrects-qui-determinent-reussite-ou-echec-scolaire-enfants-issus-immigration-pierre-duriot-2675510.html

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Pierre Duriot

Pierre Duriot est enseignant du primaire.

Il s’est intéressé à la posture des enfants face au métier d’élève, a travaillé à la fois sur la prévention de la difficulté scolaire à l’école maternelle et sur les questions d’éducation, directement avec les familles.

Il est l'auteur de Ne portez pas son cartable (L'Harmattan, 2012) et de Comment l’éducation change la société (L’harmattan, 2013). Il a publié en septembre Haro sur un prof, du côté obscur de l'éducation (Godefroy de Bouillon, 2015).

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Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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