Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mardi 18 Septembre 2018 | Créer un compte | Connexion
Extra

Macron s’explique : "une politique libérale, oui j’assume, mais une politique pour les riches, sûrement pas"

Pour sa première émission de télévision depuis son élection, Emmanuel Macron a tout fait pour se débarrasser de cette étiquette qui lui colle à la peau, celle « de président des riches ».

Atlantico Business

Publié le
Macron s’explique : "une politique libérale, oui j’assume, mais une politique pour les riches, sûrement pas"

Il devait parler pour éviter la multiplication des bugs qui envahissaient le discours politique, les rues de Paris du côté de la place de la République, et risquaient de fragiliser sa politique. 

Pour sécuriser son projet, le président de la République a d’abord fait un état des lieux de ce qu’il a réalisé depuis son installation. 

En gros, il considère qu’il a réhabilité la fonction de président et restauré l‘image de "la France qui gagne" aux yeux de l'étranger et c’est vrai, il suffit d’interroger tous les expatriés qui, pour la première fois depuis longtemps, sont assez fiers du retour de la France sur la scène internationale. 

Ensuite, et compte tenu de l’état économique et financier du pays, il a actionné des leviers de reprise qui agissent sur l’organisation de la gouvernance et qui stimulent les ressorts de la reprise d’activité en s’attaquant principalement au déficit de compétitivité. 

Son diagnostic est simple.

La France ne fonctionne plus parce que ses entreprises ne réussissent pas à vendre leurs produits. Qu’il y ait un problème de pouvoir d’achat sans doute, mais surtout, il y a un problème d’offre. L’offre de produits et de services n’est pas compétitive. Elle est trop chère et trop faible en qualité et en valeur ajoutée. Depuis qu’il est entré en campagne, le président de la République a martelé cet état de sous-compétitivité. 

Il a donc, une fois de plus à la télévision hier soir, rappelé que tous les projets de réformes qu’il a lancés visent à améliorer la compétitivité de l’appareil économique français. 

Ce préambule servant à rappeler qu‘il avait déjà présenté cette équation et qu’il fait aujourd’hui ce qu’il avait promis de faire. La liste des chantiers ouverts et à venir est déjà longue : la loi travail, la loi de finances avec une réforme fiscale lourde, la réforme du système de chômage, puis de l’assurance maladie et des systèmes de retraites. Toutes ces restructurations devant s’accompagner par la mise en place d’un écosystème rénové sur trois axes. 

L’Etat, d’un côté, devra se rénover ; les entreprises de l’autre, créatrices de richesses et d’emplois, devront être protégées. Et enfin l’Europe, qui doit trouver les moyens pour produire plus de productivité internationale et de solidarité interne. 

Maintenant, tout ce discours est d’inspiration libérale. Le monde entier a compris que la France entendait revenir dans la compétition internationale. Du coup, tout ce qu’il entreprend appartient évidemment à la sphère libérale, c’est-à-dire à un corps d’idées qui concourt à libérer les acteurs économiques des contraintes qui les gênent, tout en refondant un certain nombre de règles de comportement qui sont trop astreignantes et compliquées.

Emmanuel Macron ne se cache pas d’avoir ouvert des chantiers pour libérer l’activité de l'entreprise. Il assume ce libéralisme pragmatique, mais comme beaucoup de libéraux, il sait bien que les idées libérales sont en France assimilées à des outils conservateurs, allant à l’encontre du modèle social. 

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par KOUTOUBIA56 - 16/10/2017 - 12:16 - Signaler un abus il augmente la csg d'une

    il augmente la csg d'une manière injuste alors que c'est la tva sociale qu'il fallait faire. il ne supprime pas intégralement l'isf qui est une connerie sans nom. il n'a pas supprime les seuils sociaux a 10 et 50 salariés qui sont la plus grosse barrière à l'emploi, et son lieutenant Moussa supprime 1600 postes de fonctionnaires. Mr sylvestre c'est le programme de Fillon qu'il faut appliquer

  • Par cloette - 16/10/2017 - 12:33 - Signaler un abus L'ENA

    forme des gestionnaires de l'Etat, pas des économistes !

  • Par hermet - 16/10/2017 - 14:58 - Signaler un abus politique Libérale ?

    Libéral, mais quelle blague et à la fin la part des dépenses publiques sera encore plus grande ! Macron un libéral ? ancien inspecteur des Finances passé chez Rotschild par pur copinage pour son carnet d'adresse publique, mais quelle blague, Macron c'est le bon capitalisme de connivence à la Française au pouvoir, comme d'hab, mais rien de libéral là.

  • Par cloette - 16/10/2017 - 15:08 - Signaler un abus @hermet

    Je n'en suis pas sûre, car j'ai dans l'idée que dans une économie mondiale financiarisée,il a été propulsé par ceux qui l'organisent .Bien avant son mouvement En Marche Paris Match publiait des photos de Brigitte M et lui, son élection a été préméditée et préparée et son programme avec, vous avez le droit de croire qu'il est l'auteur de son programme,,,pour ma part ,je n'en crois rien .

  • Par jurgio - 16/10/2017 - 19:28 - Signaler un abus Certes, pas pour les riches

    ...mais pour les plus riches.

  • Par Anouman - 16/10/2017 - 21:57 - Signaler un abus Politique

    Libérale? Peut-être mais dans des domaines très précis qui arrangent ses commanditaires, pour le reste il est aussi interventionniste que Hollande, si ce n'est plus. Pas pour les riches? Disons que ça dépend ce qu'on entend par riche. Si on dit que ce n'est pas pas pour les gens aisés c'est d'accord parce qu'il va leur faire cracher de l'impôt pour payer son clientélisme social. Par contre les très riches (1% maxi) vont s'en tirer beaucoup mieux au début. 9ème et 10ème décile tremblez sauf si vous êtes à l'ISF, et encore pas si vous avez de l'immobilier.

  • Par joke ka - 16/10/2017 - 22:40 - Signaler un abus Macron est bien le président

    Macron est bien le président des financiers mondialistes qui l'ont mis en avant avec la complicité des médias qui ont écarté Fillon ..les classes moyennes ont bien du souci à se faire

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€