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Livret A, Exit tax, ISF, Flat tax, sortie en capital : l’anti-ruissellement macronien

Emmanuel Macron ne veut pas être le Président des Très très riches… mais de ceux qui le seront dans dix ou vingt ans !

Business plan

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Livret A, Exit tax, ISF, Flat tax, sortie en capital : l’anti-ruissellement macronien

 Crédit CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP

Emmanuel Macron ne veut pas être le Président des Très très riches… mais de ceux qui le seront dans dix ou vingt ans ! Ceci aurait lieu dans une France dont le poids dans le PIB mondial résisterait mieux, avec la naissance de nouvelles grandes entreprises mondiales, avec un maillage de PME et surtout d’ETI renforcé. Pourquoi donc ? Parce que la France n’est pas un pays des très très riches, même si elle est obsédée par l’égalitarisme. Elle ne compte que 40 milliardaires sur un total mondial de 2 208 (selon Forbes), soit 1,8% du total pour une économie qui pèse 4% du PIB mondial. Et le poids de cette France est évidemment menacé par la montée des émergents, montée qui s’explique par leur politique économique, notamment fiscale, et plus encore par la création de richesses par les réseaux, où le nombre de clics fait tout.

La nouvelle richesse ne ruisselle pas, elle remonte ! La nouvelle richesse américaine est celle des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), ces entreprises jeunes qui ont lancé la mondialisation de la communication. Nous n’en sommes plus au monde des automobiles, de l’énergie, du pétrole, de l’industrie… Ces vielles valeurs sont celles de la précédente révolution industrielle, avec des rendements décroissants. Nous voilà dans le monde des réseaux, avec des rendements croissants. La valorisation boursière de ces leaders est fonction du carré du nombre de leurs adhérents. S’ils réussissent, ils étouffent leurs concurrents à la traîne (the winner takes it all). Ils achètent ceux qui pourraient compléter leur puissance (et qui deviennent des apps, apps pour applications ou pour appendices), plus les couveuses qu’ils financent, pour être les premiers à voir naître les poussins, et s’assurer ainsi de la paternité des plus prometteurs.

La nouvelle richesse ne ruisselle pas, comme le prétend une théorie qui voudrait légitimer la richesse ancienne du fameux 1%, sinon du 1% du 1%, par les emplois qu’ils créent, plus leurs dons. La richesse nouvelle remonte, à partir de garages (Apple), de chambres d’étudiants (Facebook) et d’anciennes gares (station F). Et elle remonte sur un énorme tas de tests, d’échecs, de ratages. C’est un monde plus sélectif que jamais, plus inégalitaire que jamais, donc plus socialement violent que jamais, si on ne forme et ne prépare pas les catégories sociales intermédiaires et les PME, et si on ne le finance pas.

Avec Emmanuel Macron, cette préparation au nouveau monde de la croissance (et de la richesse), dans son volet fiscal, commence avec l’ISF, devenu IFI. Il taxe l’immobilier mais pas la fortune mobilière, par nature mobile. 2,5 milliards d’euros sont ainsi en jeu, pour un impôt au rendement négatif, compte tenu des départs de richesses qu’il a suscités, et de son effet d’image négatif, pour repousser les entreprises et les cadres. Tout le monde le sait bien sûr, mais il s’agit d’un symbole, création de François Mitterrand puis aboli par Jacques Chirac qui lui attribuera son échec électoral, avant d’être réinstallé ! Qui le supprime perdra les élections ! Mais on aura oublié que l’ISF n’avait pas prévu la crise et la désinflation ! Son premier taux (0,7%), pour un patrimoine compris entre 1,3 et 2,57 millions d’euros, est aujourd’hui égal au rendement de l’emprunt public à 10 ans. Il est donc aujourd’hui, dès le premier taux de la grille, confiscatoire. Mais qui oserait le dire, sous peine d’être tenu pour ploutocrate ou, pire, pour leur défenseur ?

 
Commentaires

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  • Par Lazydoc - 08/05/2018 - 01:25 - Signaler un abus Quand un gouvernement

    Veut que le citoyen investisse dans un produit, le citoyen a intérêt à s’en écarter et faire le contraire. Les placements sont pour le long terme, et ce président ne sera plus là bientôt.

  • Par lasenorita - 08/05/2018 - 11:51 - Signaler un abus Macron est déconnecté du peuple!

    800 millions d'euros offerts aux évadés fiscaux: c'est ce que récupère l'état grâce à ''l'exit tax'',sans cette taxe les ''riches'' pourront placer leur argent à l'étranger.. ''Il faut prendre l'argent où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres...Bon d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent mais il y a beaucoup de pauvres'' (Alphonse Allais)...Macron insulte les Français, à l'étranger.. ainsi quand il dit, à Alger: ''La colonisation française est un crime contre l'humanité'' il encourage les terroristes musulmans à se venger des ''mécréants'' qui les ont, parait- il, exploités.. Maintenant que les musulmans ont chassé TOUS les non-musulmans de ''leur'' pays: qu'ils RESTENT chez eux!..Macron est un islamo-collabo qui ouvre en grand nos frontières pour les terroristes musulmans!....

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Jean-Paul Betbeze

Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.

Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ; 2012 : 100 jours pour défaire ou refaire la France, et en mars 2013 Si ça nous arrivait demain... (Plon). En 2016, il publie La Guerre des Mondialisations, aux éditions Economica et en 2017 "La France, ce malade imaginaire" chez le même éditeur.

Son site internet est le suivant : www.betbezeconseil.com

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