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Larry Fink, Bertrand Badré et Emmanuel Macron veulent réécrire le monde. Et nous ?

Le monde est peut-être à la veille de sa plus incroyable refonte et cela fait pourtant moins de bruit que le plus petit fait divers.

Les entrepreneurs parlent aux Français

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Parfois il faut commencer un livre par la fin. Pour mieux en écrire le début. Le début d’une nouvelle ère. Pour cela il faut accepter de respirer un nouvel air. Le monde est peut-être à la veille de sa plus incroyable refonte et cela fait pourtant moins de bruit que le plus petit fait divers. Moins que la grève des VTC, l’héritage de Johny ou les écoutes de Wauquiez. Pourtant tous ces faits divers pour café du commerce, indigne des enjeux de notre siècle auraient dû laisser place, si nous avions une presse plus éclairée, à cette déclaration majeure du plus grand fonds privé au monde, Blackrock !

Je ne ferai pas ici, la traduction de la lettre de Larry Fink, publié sur le site de Blackrock. Juste un tout petit résumé pour en comprendre la portée. Au même moment, où le succès rencontré par Bertrand Badré, qui a sortit un livre remarquable sur ce que devrait être la nouvelle finance, les nouvelles formes et critères d’investissement et la nouvelle mesure de la rentabilité. Au même moment, où Emmanuel Macron, décidément en phase avec son temps, lance la mission Sénard-Notat, sur la responsabilité sociétale des entreprises.

Je vous invite à lire la déclaration de Larry Fink. Enlevez son nom, lisez-la et demandez-vous si un Bernie Sanders aurait pu l’écrire ? Je pense que oui, en plus violent peut-être, mais il aurait pu. Et pourtant on parle du plus gros fonds privé au monde avec plus de 1.6 trillion d’actifs sous gestion. En gros, il est investit dans TOUTES les entreprises qui comptent dans le monde. Lire https://www.blackrock.com/corporate/en-no/investor-relations/larry-fink-ceo-letter .

Que trouvons-nous en quelques phrases clés ?

Les Etats n’ont plus la capacité, la vision et les moyens de changer le monde, ni même de vraiment assurer le long terme et l’intérêt général. C’est donc aux entreprises de le faire ou d’y contribuer plus efficacement. Eventuellement à leur côté.

Les entreprises sont soumises au diktat du profit trimestriel. C’est une folie qui doit cesser, car elle ne fait que des victimes sur le long terme. Une entreprise doit faire du profit en étant meilleure et non en tuant son propre avenir. Ses salariés. La planète.

L’écart de richesse que le système aboutit à créer est la meilleure recette pour une explosion sociale à terme et l’appauvrissement des peuples, qui se transforment en une anxiété majeure face à l’avenir et donc trouvera une traduction politique dans le type de leader qu’ils mettront au pouvoir.

Il faut déterminer ou revoir les indicateurs qui font la valeur d’une entreprise, en intégrant sa contribution à faire une société plus juste, servir un objectif plus large que la simple création et augmentation du profit. Lui donner un sens.

Investir dans des boards faisant plus de place à la diversité, afin d’accroître la vision, le champ, la perspective des entreprises.

Bertrand Badré dans son livre « Can Finance Save the World ? » préfacé par Emmanuel Macron et Gordon Brown, va encore plus loin en demandant de revoir la totalité des indicateurs qui mesurent le succès d’un investissement, l’enrichissement d’une nation.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 19/02/2018 - 13:37 - Signaler un abus « Réécrire le monde »??????

    Staline, Trotsky, Hitler, tous socialistes l’avaient révé...c’est raté, et ça fait mal au monde...mieux vaut s’abstenir, les apprenti-dictateurs!

  • Par pale rider - 19/02/2018 - 16:55 - Signaler un abus Euh l auteur aurait il fumé

    la moquette ? Quel tissu d inepties.

  • Par ajm - 19/02/2018 - 22:18 - Signaler un abus Bons sentiments.

    Les bons sentiments ne suffisent pas pour bâtir une pensée organisée et convaincante. L'idée du risque de l'avènement d'un nouveau capitalisme sans profit sous le prétexte que de nouvelles entreprises dans l'univers des start-up et de la "nouvelle economie" sont valorisées en bourse d'une façon stratosphérique par rapport aux profits effectivement dégagés, est abusive puisque cette valorisation est censée actualiser les espérances de croissance exponentielle des profits du futur. Il s'agit donc toujours de profits . Sur l'IA qui nous rendra presque immortels et décuplera notre intelligence, je suis sceptique, pour le moins . Petite précision : le gestionnaire d'actifs Blackrock géré plus de 4 trillions , pas 1.6.

  • Par Ganesha - 20/02/2018 - 05:56 - Signaler un abus Je vous ai compris !

    J'avais eu une intuition : pourquoi cet article n'a-t-il été honoré que par trois commentaires ? L'ayant lu, j'ai compris : il dit exactement ce que je répète dans la plupart de mes commentaires ! La montée des inégalités, la fin du travail, l'explosion prochaine du Capitalisme spéculatif, la fiction de la dette ! Exactement ce que les vieux croûtons d'Atlantico ne veulent surtout pas lire ! Vous vous agglutinez à douze dans l'article de mr. Sylvestre, pour clamer : ''Je suis fan de cette andouille de Wauquiez'' ! Pourtant, vous devriez vous sentir rassurés : Marine Le Pen, quand elle arrivera au pouvoir, protègera beaucoup mieux le pouvoir d'achat des retraités aisés, que ce travesti de Macron, que vous avez contribué à élire !

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Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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