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Lancement d’une procédure de destitution : pourquoi Donald Trump ne peut plus se permettre de perdre les élections de “mid-term” 2018

Cinq députés démocrates viennent de déposer une demande d'impeachment vis-à-vis de Donald Trump. Une manœuvre qui ressemble au chant du cygne de l'opposition.

Impeachment

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Se lancer dans une telle procédure sans s’assurer qu’elle aura un soutien très fort n’est pas bien malin, pour dire les choses avec retenue. Or, on le comprend dès le lancement de cette procédure, la chambre ne suivra pas.

Steve Cohen avait déjà annoncé à plusieurs reprise qu’il voulait ouvrir une telle procédure, et il avait déjà failli le faire après les événements de Charlottesville, lorsque Donald Trump avait comparé les violence des suprématistes à celles des Antifas en évoquant une similarité.

Cette fois-ci, il est rejoint dans ses efforts par cinq de ses collègues, Luis Gutiérrez, député de l'Illinois, Adriano Espaillat de New York et Al Green. Al Green a lui-même voulu initier un Impeachment dès le mois de mars. En juillet, le député californien Brad Sherman a déposé des Articlesd’Impechament accusant Trump d'obstruction à la justice pour avoir congédié James Comey, l’ancien directeur du FBI. L’affaire a fait un flop. Cette fois-ci, on retient qu’il y a quand même un petit groupe, d’autant qu’il est complété par Marcia Fudge, de l'Ohio, et John Yarmuth, du Kentucky. On peut s’attendre à ce que cela en reste là, surtout après la réaction immédiate de Nancy Pelosi, leur chef de file à la Chambre des représentants qui a jugé que cela n’était pas opportun. Les électeurs, même s’ils sont très à gauche, ne plaisantent généralement pas avec les règles démocratiques et le retour de bâton pourraient finalement s’abattre sur ces élus en novembre 2018.

Quand à la mise en accusation, cinq articles ont été retenus, allant de l'obstruction à la justice, à des violations de la clause des émoluments étrangers et nationaux, une mise en cause répétée de la justice fédérale et la violation de la liberté de la presse. L’accusation d’obstruction à la  justice, qui pourrait constituer le motif le plus grave et rappelle d’autres affaires, notamment celle qui a touché Bill Clinton,  ne repose toutefois sur aucune accusation judiciaire et relève donc de la pure fantaisie.

Disons que nous avons surtout là une répétition d’un mouvement qui pourrait se répéter très souvent dans les trois années qui viennent.

 

 

 

 
Commentaires

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  • Par eva - 16/11/2017 - 11:27 - Signaler un abus amsallem

    Pauvres démocrates ! ils ont perdu toute rationalité et rien ne semble pouvoir les arrèter dans leur course folle , il devrait regarder du coté d'Hillary CLINTON de l'affaire des 20% d'uranium vendu à la russie et des millions de dollars reversés à sa fondation ,ils ne veulent pas voir la poutre qu'ils ont dans l'oeil , attention au retour de baton.

  • Par eva - 16/11/2017 - 11:31 - Signaler un abus amsallem

    Je tiens à remercier MONSIEUR BRANAA un des rares journalistes à faire de la vrai information concernant lesETAS UNIS et DONALD TRUMP bravo et merci à vous.

  • Par Beredan - 16/11/2017 - 12:36 - Signaler un abus Girouette ...

    Laudateur d.hillary et féroce contempteur du Donald , l.auteur , à l.instar de ses confrères hexagonaux , découvre les effets dévastateurs de la furia mediatico-démocrate et la résilience profonde de Trump .... bien entendu , la procédure d.impeachment est en l.occurrence une plaisanterie puisqu.elle nécessite en dernier ressort un vote aux 2/3 des 100 sénateurs ...

  • Par adroitetoutemaintenant - 16/11/2017 - 13:18 - Signaler un abus Merci @ Beredan

    De nous rappeler dans sa dernière phrase la seule chose importante dont l'absence dans l'article au titre ronflant est une honte pour l'auteur. Il aurait aussi pu rappeler l'histoire moderne de cette procédure dont un seul président a été victime à la Chambre des Représentants mais qui n'est pas passé au Senat : Bill Clinton (qui a toutefois subit la honte d'être destitué de son titre d'avocat par la Cour Supreme des EU). Mais quand va-t-on faire enfin appel à de vrais spécialistes des EU ?

  • Par Deudeuche - 16/11/2017 - 17:38 - Signaler un abus Pauvres démocrates victimes

    Des bobos des deux côtes Est et Ouest. Au milieu entre les deux rives c’est clairement républicain.

  • Par vangog - 16/11/2017 - 19:01 - Signaler un abus Le naufrage des démocrates (sic) américains...

    en direct!

  • Par Liberte5 - 16/11/2017 - 23:43 - Signaler un abus J.E Branaa dresse une approche très correcte du problème

    comparé aux mensonges éhontés que répandent les journalistes dans les différents médias. Les démocrates en bons socialistes ne peuvent supporter d'avoir perdu. Leur attitude anti démocratique montre qu'ils sont des ennemis déterminés de la liberté.Quant à D. Trump , il continue malgrè les obstacles à réformer et à bousculer l'establishment.

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Jean-Eric Branaa

Jean-Eric Branaa est spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Assas-Paris II. Il fait partie de l'IRIS. Il est notamment l'auteur de Hillary, une présidente des Etats-Unis (Eyrolles, 2015), Qui veut la peau du Parti républicain ? L’incroyable Donald Trump (Passy, 2016), et d'American Touch (Parlez-moi de vous), aux éditions de Passy (2016). Il vient de sortir "Trumpland, portrait d'une Amérique divisée" aux éditions Privat (2017).

Son prochain livre, 1968: Quand l'Amérique gronde, Privat (mai 2018).

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