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La justice s'est invitée dans la présidentielle et voilà pourquoi ça n'est pas une bonne nouvelle pour la démocratie

Quelle que soit désormais la conduite du candidat Fillon, quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, le vainqueur final sera entaché de cette intrusion de la justice dans le débat.

Ça sent le roussi...

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La justice s'est invitée dans la présidentielle et voilà pourquoi ça n'est pas une bonne nouvelle pour la démocratie

La démocratie est fragile, c’est notre bien commun. Quand elle est mise en péril, il est important de le voir et d’en tirer les conséquences. La justice s’est invitée à la table de l’élection présidentielle, ce n’est pas une bonne nouvelle.

Quand Le Canard Enchainé sort son article sur la conduite du parlementaire Fillon, il apparait tout de suite qu’il y a une apparente contradiction entre ce qui est découvert et les propos du candidat. Pour le public, il y a le soupçon d’une faute morale à laquelle il faut que le candidat réponde. Ce qui choque, en effet, n’est pas le fait de faire travailler à ses côtés son épouse mais le montant des prestations encaissées. L’interrogation du peuple de France est donc la distance entre les propos et les pratiques. Pour restaurer la confiance des électeurs, il fallait donc que le candidat s’explique et fasse preuve de compréhension du désarroi occasionné par la nouvelle, y compris chez ses meilleurs amis.

Immédiatement, la justice a voulu se saisir de ce dossier et le candidat a plaidé la "légalité" de ses actes. Ce n’était pas le problème, et la suite nous l’a montré ! En déplaçant le débat de la morale à la justice, on a finalement demandé aux juges de sanctionner une faute morale et nous sommes empêtrés collectivement dans cette impasse absurde. Il n’y a plus de campagne présidentielle, il n’y a plus qu’un débat juridique sur la légalité ou non de la conduite incriminée conduisant à des dépenses publiques incroyables pour des sommes finalement dérisoires au regard des enjeux de la compétition présidentielle.

 
Commentaires

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  • Par tananarive - 06/03/2017 - 09:01 - Signaler un abus Les gens veulent des hommes

    Les gens veulent des hommes politiques irréprochables, et nous voulons que la justice le soit aussi. Donc fini les juges syndiqués, franc-maçons, et qui rentre en politique dès qu'ils en ont l'occasion. Fini les enseignants des écoles de la magistrature qui sont ouvertement à gauche ou à droite. Ils veulent juger mais ils doivent pouvoir être juger et démis en cas de faute, c'est loin d'être le cas, la seule sanction étant la mutation en montant en grade.

  • Par Jean-Benoist - 06/03/2017 - 10:26 - Signaler un abus Ce qui choque, cest que l'on sorte de bercy

    Des salaires qui datent de 1998 et que lon ne parle pas des frais de bouche du messie héritier, du financement de son mouvement qui porte ses initiales, hidalgo est ses emplois cumulés, du modem et de ses emplois denonces en 2015 par C Lepage, de Eve Plenel qui travaillerait a pars tout en residant a...Berlin.... Et du parquet financier nommé par taubira qui se declare incompétent piur le financement et patrimoine du produit marketing enarco islamocompatible micron... Compte tenu de ces anomalies, nous pouvons en tirer des conclusions

  • Par Pig - 06/03/2017 - 10:29 - Signaler un abus Impartialité/indépendance

    On attend des juges qu'ils soient impartiaux. Quel intérêt leur indépendance, s'ils sont partiaux ? Mais cette corporation a réussi à brouiller les deux notions. Elle réclame l'indépendance, chacun comprend (à tort) l'impartialité et applaudit. Je préfère quant à moi une justice dépendante d'un contrôle de son impartialité.

  • Par PLATYPUS - 06/03/2017 - 14:58 - Signaler un abus hier sur BFM

    http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/avocat-de-francois-fillon-un-tiers-du-dossier-contient-des-preuves-du-travail-de-penelope-fillon-920669.html

  • Par Septentrionale - 07/03/2017 - 15:16 - Signaler un abus Oui les responsables sont très nombreux

    Car ils sont les profiteurs et sont la monstrueuse armada d'un Etat pléthorique que les contribuables sont obligés d'entretenir. Ce régime étatiK est un système gourmand en avantages et privilèges en tout genre dans un "parfait" rouage partial et léonin avec redistributions illusoires car injustes, abusives et clientélistes. Les Sans-dents" pourront aller se faire voir. Un système d'Etat sordide, anachronique. Une vraie saloperie à complaisance pour l'entre-soi auto proclamé progressiste avec une moraline oppressante, un venin pour paralyser celui qui voudra mettre en péril leurs privilèges acquis. FrançoisFillon a osé dans un programme très structuré et lucide, il a osé mettre le péril en leur demeure de caste. Alors il fallait bien assurer par une judiciarisation que c'était FrançoisFillon le salopard.

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Loïk Le Floch-Prigent

Loïk Le Floch-Prigent est ancien dirigeant de Elf Aquitaine et Gaz de France, et spécialiste des questions d'énergie.

Ingénieur à l'Institut polytechnique de Grenoble, puis directeur de cabinet du ministre de l'Industrie Pierre Dreyfus (1981-1982), il devient successivement PDG de Rhône-Poulenc (1982-1986), de Elf Aquitaine (1989-1993), de Gaz de France (1993-1996), puis de la SNCF avant de se reconvertir en consultant international spécialisé dans les questions d'énergie (1997-2003).

Dernière publication : Il ne faut pas se tromper, aux Editions Elytel.

Son nom est apparu dans l'affaire Elf en 2003. Il est l'auteur de La bataille de l'industrie aux éditions Jacques-Marie Laffont.

En 2017, il a publié Carnets de route d'un africain.

 

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