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Journée sans voiture : bienvenue à Pyongyang-sur-Seine

Dimanche après-midi, Paris ressemblait un peu à Pyongyang/Seine, les rats et la saleté en plus, la mairie ne parvenant décidément pas à éradiquer ces fléaux.

Kim Jong-Vroum

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Journée sans voiture : bienvenue à Pyongyang-sur-Seine

La "suprême leader" Anne Hidalgo dans son infinie sagesse en avait décidé ainsi. La comparaison est un peu osée car un certain nombre de véhicules ont bravé l’interdiction en continuant à circuler, ce qui bien sûr aurait été impossible dans la capitale nord-coréenne. Les Français restent taquins avec l’autorité ! Mais, tous ceux qui, comme moi, ont connu la splendeur de l’URSS et du Pacte de Varsovie, il est vrai que Paris faisait aussi penser à Berlin-Est à la belle époque des "petits matins qui chantent".

Mais les derniers marxistes-léninistes convaincus ne se trouvent plus dans le berceau du communisme international mais en France (et en Corée du Nord, un peu au Vietnam et au Venezuela). La génération actuellement aux affaires a une excuse : elle a bénéficié de l’héritage de ses parents, anciens combattants de mai 68. Comme Obélix, elle est tombée dans la marmite de la potion magique quand elle était toute petite. "Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes" comme l’écrivait Benoît Rayski dans un de ses derniers ouvrages.

Bien sûr, l’idéologie de départ n’est pas affichée par les tenants du pouvoir. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces derniers ne sont pas qu’aux manettes politiques gouvernementales. Un camarade communiste m’expliquant en 1968 : "peu importe que l’on ne remporte pas les élections, on tient le pays par la capacité de blocage que possèdent les syndicats". Cette idéologie a donc muté pour devenir plus séduisante en mettant en permanence en avant deux slogans imparables destinés à embrigader le bon peuple : Démocratie et écologie.

Ces deux mots sont employés à toutes les sauces. Ils permettent surtout de classer ceux qui émettent des doutes sur la pureté des intentions de ceux qui les emploient à tort et à travers dans la catégorie des « fascistes » (méthode déjà largement employée par la propagande de l’époque par les pays membre du Pacte de Varsovie) ou, mieux encore, dans celle des malades mentaux (ou vieux séniles). Il convient de rééduquer tout ce beau monde dans des camps destinés à chasser les « vipères lubriques ». A ce sujet et pour bien comprendre, il suffit de relire « le manifeste du camp n°1 » de Jean Pouget qui détaille le traitement réservé par les Vietminh aux militaires français faits prisonniers en Indochine. Afin de rejeter toute opinion divergente sans jamais débattre sur le fond, des bataillons de commissaires politiques qui s’ignorent multiplient les attaques ad hominem vers ceux qui dérangent leur idée du "sens de l'Histoire".

Il est vrai que pour la nomenklatura en place dans le monde politique, journalistique et universitaire français, les héros de leur jeunesse restent Mao, Ho Chi Minh, Castro ou Che Guevara. Que ce dernier ait complètement loupé sa révolution en Bolivie en se mettant à dos les populations locales par sa brutalité importe peu. A Cuba, seuls les touristes portent des tee-shirts à son effigie car il n’a pas laissé que de bons souvenirs, surtout quand il présidait un tribunal révolutionnaire. Il reste aujourd'hui l’icône de tout révolté qui se respecte, surtout dans les beaux quartiers.

 
Commentaires

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  • Par hermet - 02/10/2017 - 09:56 - Signaler un abus Paris perdue

    Paris ville de Bobo n'a que ce qu'elle mérite Elle devient de plus en plus laide, et invivable, moins j'y vais mieux je me porte, quand les touristes du monde auront compris ils iront ailleurs.

  • Par assougoudrel - 02/10/2017 - 10:11 - Signaler un abus Tout ce que touche le

    socialiste, il le tue. Paris sera bientôt morte comme le parti socialiste et je ne verserai pas une larme, car cette ville m’indiffère, tout comme ceux qui se disent parisien, mais qui ont encore de la bouse de vache entre les orteils et qui ont "oublié" d'où ils viennent, car ce sont eux qui méprisent les provinciaux. Je connais de vrais parisiens et ce sont des gens très bien.

  • Par xenophon - 02/10/2017 - 10:11 - Signaler un abus Navrant

    La furie d'Hidalgo va faire de Paris une sorte de principauté utopique, où des "purs" tout nus gambadent sur des bords de Seine, où les saumons folâtrent parmi les petits baigneurs "du peuple", où de saveurs exotiques s'échappent des cuisines. Les rats seront chargés de nettoyer ce qui leur sied et pourront organiser des soirées parmi des étrons de belle facture. L'esthétique touristique sera pimentée sans supplément de voleries diverses que les visiteurs aborderont avec le délicieux frisson de l'aventure. Le périphérique sera bordé de tribunes pour que les banlieusards tout esbaudis puissent profiter du spectacle de courses de vélib et rallies d'autolib à moindre prix. Les employeurs seront invités à s'établir ailleurs: le travail est une malédiction. Les loisirs sont la règle. Le plus décourageant, c'est que la forcenée qui règne à Paris puisse tot saccager à sa guise! Belle dérive démocratique!

  • Par vangog - 02/10/2017 - 10:54 - Signaler un abus Paris ressemble à une ville espagnole d'avant Franco

    de plus en plus...vu le combat archaïque des gauchistes catalans assimilant toute opposition à l'autonomie régionale à du neo-Franquisme, celui-ci finit par redevenir sympathique...en tout cas, Franco avait rendu l'Espagne "catholique et sociale" insalubre propre et prospère...l'Andalouse Hidalgomygode, elle, a réussi à rendre Paris sale et repoussant, comme l'Espagne d'avant-Franco, en quelques années...à propos...HSBC est-elle toujours la seule des cinquante banques du Brexit à avoir choisi de s'installer à Paris, ou a-t-elle décliné, à cause des rats qui ont envahi la capitale?...

  • Par 2bout - 02/10/2017 - 14:17 - Signaler un abus La référence au Vietnam me paraît un peu excessive

    Véronique Courjault y recouvrirait sans doute sa liberté puisque là-bas, exposer le contenu de son congélateur à l'intérieur d'un monument funéraire devient une étape touristique. Au Vietnam, pas de troubles de la latéralité résultant d'une pression médiatique permanente : il y a une corrélation entre le côté où l'on prétend que le gouvernement penche et la direction vers laquelle il se déplace. Le fasciste est identifié au Vietnam : il est japonais comme l'a décidé la caste dirigeante et c'est beaucoup mieux car cela évite à deux vietnamiens de s'invectiver inutilement … et là-bas l'écologie, une science devenue ici idéologie, n'est pas encore utilisée à des fins fiscales, punitives ou répressives.

  • Par 2bout - 02/10/2017 - 16:28 - Signaler un abus Taxer les propriétaires de grosses cylindrées.

    Idéologique ou scientifique ?

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 02/10/2017 - 18:38 - Signaler un abus Hidalgo est plutôt flattée qu

    Hidalgo est plutôt flattée qu'on la traite de socialo-sectaire .......Elle qui n'est q'une arriviste prête à tout pour être réélue.... Et elle le sera sans problème puisque tous ceux qui sont dérangés par ses choix drastiques ne votent pas à Paris. Le Bobo parisien de droite comme de gauche est ravi

  • Par Anouman - 02/10/2017 - 20:41 - Signaler un abus Hidalgo

    Il ne faut pas s'en prendre à Mme Hidalgo. Elle n'est que le produit des gens qui votent pour son parti aux élections, des médias qui n'ont plus aucun sens critique et de cette "société civile" qui croit avoir des idées. Macron (entre de nombreux autres),en est un autre exemple. Ils ne sont que le renard de la fable de La Fontaine. Doit-on reprocher à un renard d'être un renard? Et peut-on reprocher aux naïfs de l'être?

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Alain Rodier

Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la criminalité organisée.

Il est l’auteur, en 2017 de Grand angle sur l'espionnage russe chez Uppr et de Proche-Orient : coup de projecteur pour comprendre chez Balland, en 2015, de Grand angle sur les mafias et de Grand angle sur le terrorisme aux éditions Uppr ; en 2013 du livre Le crime organisé du Canada à la Terre de feuen 2012 de l'ouvrage Les triades, la menace occultée (éditions du Rocher); en 2007 de Iran : la prochaine guerre ?; et en 2006 de Al-Qaida. Les connexions mondiales du terrorisme (éditions Ellipse). Il a également participé à la rédaction de nombreux ouvrages collectifs dont le dernier, La face cachée des révolutions arabesest paru chez Ellipses en 2012. Il collabore depuis plus de dix ans à la revue RAIDS. 

 

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