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Les journalistes à gauche toute : Mais de quel système sont-ils donc censés être les chiens de garde ?

Deux écoles de journalisme ont organisé une simulation de vote pour la présidentielle en interne. La gauche en est sortie largement majoritaire jusqu'à ne compter, dans un cas, aucun vote en faveur d'un candidat de droite. Un résultat peu conforme à l'idée de journalistes "chiens de garde" défenseurs du pouvoir en place.

Nouveaux chiots de garde

Publié le - Mis à jour le 16 Avril 2012

Atlantico : Les étudiants de deux écoles de journalisme (CFJ et Celsa) viennent d’organiser en interne des sondages sur les intentions de vote lors de la présidentielle, dont ils ont publié les résultats sur Twitter. Dans les deux cas, près de 40% des sondés votent François Hollande, la majorité étant très largement à gauche (aucun vote à droite dans le cas du CFJ). Le décalage dans ces intentions de vote entre ces futurs journalistes et le reste de l’opinion publique française soulève-t-il des questions ?

François Ruffin : Je suggérerais aussi un autre sondage auprès des patrons de médias pour voir si, là aussi, il y a une cohérence avec le reste des Français. Je serais assez curieux de savoir pour qui voteront Vincent Bolloré, Arnaud Lagardère ou Serge Dassault… même si j’ai ma petite idée. S’il s’agit de marquer le décalage entre les intentions de vote des étudiants en journalisme, il faut aussi le faire pour le haut de la pyramide. Ce ne sont pas les petits étudiants qui sortiront de ces écoles et qui commenceront leur carrière dans la plus grande précarité qui décideront de ce que sera l’information.

Cette question doit se poser à toutes les étapes de la production de l’information. Pour qu’une information soit diffusée dans un grand journal, ce n’est pas tant le petit stagiaire en début de chaîne qui va jouer mais surtout le chef de rubrique, le chef d’édition, le rédacteur en chef, le directeur du journal… Sans que cette information soit forcément soumise à tous ces filtres, elle sera probablement guidée.

Comment les dirigeants des groupes de presse peuvent-ils vraiment influer sur le travail des journalistes, si ces derniers sont marqués à gauche ? En quoi ceux-ci peuvent-ils encore être appelés de "nouveaux chiens de garde", selon l'expression consacrée ?

Ils ont la main quotidiennement, de manière invisible. Ne serait-ce que par le choix de décider qui sera chef de locale dans un journal régional. Comment se décide les promotions ? En promouvant les journalistes les plus courageux, les plus audacieux, ceux qui vont contre l'ordre établi ? Ou se fait-elle en faisant avancer ceux qui restent dociles et servent l'ordre ? On construit une hiérarchie qui garantit la production d'une information qui ne sera pas anti-conformiste.

Ceux qui le font de manière grossière comme Serge Dassault sont dénoncés. On explique bien que c'est une attitude négative. Les moments de tension, dans les journaux, ont lieu au moment où de nouveaux actionnaires entre dans le capital. Il y a là des oppositions entre le sommet et la base. Ce sont des moments de choix : qui va diriger la rédaction ? Certains sont promus et d'autres ne le sont pas.

Vous dîtes que les journalistes sont traditionnellement à gauche mais que leurs responsables hiérarchiques se situent à droite. Est-ce à dire que les opinions politiques des journalistes évoluent dès qu'ils gravissent les échelons ?

Pour moi, le positionnement politique reste bien souvent le résultat d'une condition sociale. Aujourd'hui, l'air du temps est plus à gauche. Les journalistes en sont des indicateurs. L'air du temps a été par le passé plus libérale. Dans les années 1980, François de Closets en était l'un des porte-parole. Il aurait été intéressant de faire le même type de sondages à cette époque.

Aujourd'hui, ce libéralisme a montré ses limites et souffre. Un retour vers plus d'interrogation sur le rôle de l'Etat, sur l'interventionnisme des marchés, sur les résultats malheureux de la mondialisation, ont le vent en poupe dans le débat idéologique.

Pensez-vous qu'il y aura un jour une transformation au sein des médias lorsque ces générations de journalistes plus à gauche arriveront aux postes à responsabilité ?

Pour cela, il faudrait transformer le capital des médias. Ce n'est pas à l'ordre du jour. J'ai tendance à penser qu'une priorité serait par exemple de déprivatiser TF1. C'est la première chaîne d'information en France. Ce n'est pas normal qu'elle appartienne à des intérêts privés. Sans forcément parler de renationaliser la chaîne, on pourrait la socialiser, faire qu'il y ait une société des rédacteurs qui ait plus de pouvoir sur l'information, en lien avec des associations de téléspectateurs.

Vous évoquez TF1, mais vous oubliez que de nombreux médias ont à leur tête des patrons de gauche. Pour n'en citer qu'un : Mathieu Pigasse, qui est tout de même à la tête du Monde, du Huffington Post et des Inrockuptibles...

Vous voulez rire ? C'est un bon exemple. Lorsque l'on dirigeant au sein de la banque Lazard, au service du capital, on ne peut pas prétendre défendre les travailleurs. Il faut choisir.

Dans un duel Dominique Strauss Kahn contre Nicolas Sarkozy, DSK aurait du être le candidat de la gauche et Nicolas Sarkozy celui de la droite. C'est peut-être vrai sur certaines questions sociétales, sur l'immigration par exemple. Mais lorsqu'il s'agit de réguler les marchés, lorsqu'il s'agit de parler d'économie, les nuances sont infimes.

Alors effectivement, Mathieu Pigasse est le DSK de la presse. Ce n'est pas parce que les banquiers de chez Lazard se prétendent à gauche, refusant le lien avec Sarkozy, qu'ils le sont. C'est d'ailleurs là que Nicolas Sarkozy a réalisé quelque chose d'exceptionnel : il a tellement mobilisé contre lui qu'il suffit de ne pas être sarkozyste pour passer pour quelqu'un de gauche.

Que des étudiants en journalisme soient presque exclusivement marqués à gauche ne pose donc, selon vous, aucune question ?

Dans les années 1980, lorsque de jeunes journalistes intégraient le marché du travail, ils rejoignaient presque immédiatement les grands médias. Lorsque l’on sort de l’école et que l’on intègre immédiatement TF1, on peut se sentir appartenir à la classe dominante avec le vote qui va avec. 30 ans plus tard, ils trainent pendant des années dans des contrats précaires. Cette situation entraîne une réflexion sur le positionnement social. Aujourd’hui, on sait que l’on appartient à cette noble profession, mais on sait surtout que l’on n’en sera jamais que les soutiers.

Au-delà de ce constat, je pense qu’il y a une constante. Lorsque j’étais moi-même au CFJ en 2002, ma promotion était très marquée par le rose de Bertrand Delanoë. A mon avis, c’est lié à la sociologie des étudiants en journalisme. Ils appartiennent largement à la petite bourgeoisie intellectuelle. Leurs parents, leurs origines sociales, les amènent vers une hostilité envers Nicolas Sarkozy. Ses réformes sociales lui ont permis d’obtenir une quasi-unanimité dans le rejet que fait cette catégorie de la population.

Ce marquage dans l’opinion des futurs journalistes ne remet-il pas en question leur capacité à traiter l’information avec objectivité ?

L’objectivité, je n’y crois pas. Je crois à l’honnêteté. Il y a forcément des partis pris, des filtres, que nous avons tous à l’esprit. Ce qu’il faut, c’est prendre conscience de ces filtres. Les filtres politiques sont à la limite ceux dont on est le plus conscient puisqu’ils impliquent de faire un choix. En revanche, c’est peut-être plus difficile pour les filtres sociaux que l’on vit sans toujours y prêter attention.

 
Commentaires

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  • Par Aristote - 14/04/2012 - 11:21 - Signaler un abus Comme toujours

    Il suffit d'arrêter de se regarder le nombril et d'aller voir ce qui se passe ailleurs. Un sondage équivalent a été fait il y a quelque temps dans plusieurs pays simultanément et dans les mêmes termes. La France y était atypique, avec des journalistes nettement plus marqués à gauche que partout ailleurs. Il y a une vraie exception française, on peut gloser indéfiniment pour en expliquer les raisons et en apprécier la pertinence.

  • Par Jaedena - 14/04/2012 - 12:01 - Signaler un abus Pitié ...

    94% des journalistes votent à gauche, source Marianne. Bien sûr qu'ils font campagne pour Hollande ou Mélenchon.

  • Par golvan - 14/04/2012 - 13:00 - Signaler un abus @Aristote

    Tout à fait d'accord avec vous, en amenant une nuance supplémentaire: ce qu'on appelle "gauche" n'a pas la même signification en France qu'ailleurs. En France, la principale séparation se fait entre tous les ayant-droits de l'Etat (et ils sont nombreux incluant les professions libérales) et ceux qui sont plutôt ponctionnés. Les journalistes, eux-mêmes bénéficiant d'une (modeste) niche fiscale et de subventions pour la presse écrite, ne sont finalement pas très affectés par un changement de majorité et peuvent se permettre d'afficher des idées "généreuses" qui de toutes façons ne les engagent pas. Qu'un Pigasse puisse s'auto-situer à gauche est assez révélateur de l'imposture française. Quant aux opinions politiques entre 18 et 25 ans elles sont généralement, quelle que soit l'école sondée, plutôt "à gauche". En 81 les jeunes de 18 ans votaient pour la première fois, contribuant au désastre. C'est toute l'éducation nationale française qui a été majoritairement marxiste pendant 50 ans, avec aujourd'hui une candidate marxiste bien qu'agrégée d'économie, et les écoles de journalisme ne sont que la suite logique cette simple réalité.

  • Par vangog - 14/04/2012 - 14:34 - Signaler un abus Cette étude ne fait que confirmer ce que savent les Français!

    Après la victoire de flamby, même avec des journalistes "aux ordres de la rue de Solférino", la gauche sectaire mettra sans doute en place une censure discrète qui rendra impossible ce genre de post (comme ce genre de site, trop partial à leur goût). Mais attendons l'échec après les deux ou trois années de Flamby +l Aubry la sectaire +quelques ministres communistes et nous ferons le même sondage! Les journalistes, à défaut de "se crever les yeux" devront peut-être manger leur stylo...

  • Par revizor - 14/04/2012 - 16:18 - Signaler un abus Les écoles de journalisme ne servent à rien.

    Il faut fermer les écoles de journalisme qui ne visent qu'à formater des gens au service du système. Pour être journaliste il faut savoir lire et écrire, avoir une formation générale de base. Le Bac et même moins suffirait. Rien ne vaut les journalistes formés sur le tas. Point n'est besoin d'avoir Bac plus 15 pour suivre un mouvement social ou même pour rendre compte du dernier meeting de Sarkozy. De toute façon mainteant avec Internet nous sommes tous des journalistes.

  • Par diana - 14/04/2012 - 16:33 - Signaler un abus @revizor - tout a fait

    @revizor - tout a fait d'accord, rien ne vaut le journaliste formé sur le tas, c'est la meilleure école!

  • Par fms - 14/04/2012 - 17:59 - Signaler un abus supprimer les écoles de journalistes...

    Supprimerait-il le recrutement sociologique des jeunes voulant devenir journalistes ? Il faut arrêter de dire des conneries !

  • Par Nana de la falaise - 14/04/2012 - 18:05 - Signaler un abus Journalisme

    Ce type est journaliste ? Oui, un journaliste de maintenant, non payé pour nous informer mais pour nous expliquer comment nous devons interpréter les faits qu'ils ne peuvent cacher. En un mot, nous dé-informer ou nous formater. Un exemple dans cet interview : les journalistes sont en grande majorité de gauche mais cela n'influe pas sur leur travail... mais alors pourquoi, mais pourquoi TOUT LE MONDE s'en était-il rendu compte ? La demonstration selon laquelle ils sont muselés par les grands patrons pourris est tellement laborieuse que ce n'en est pas une. Quant à Mathieu Pigasse qui ne serait pas de gauche... il parle exactement comme le directeur de Terra Nova (même discours, même phrasé), c'est quasiment son clone.

  • Par slavkov - 14/04/2012 - 19:39 - Signaler un abus déjà vu ...

    ... on se dirige vers une ripublique socialislamiste et beaucoup de nos concitoyens ont laisser les yeux au vestiaire pour ne pas voir le désastre ? ...

  • Par flogo - 14/04/2012 - 20:31 - Signaler un abus Voila ces journaleux qui pensent qu'ils font de l'information...

    Ils se croient les nouveaux maîtres du monde... **** Alphonse Dupront a écrit (et dit souvent) que l'information n'est pas la connaissance (ou le savoir, ça variait !), elle en est même le contraire. Je pensais à cela en vous lisant et en contemplant l'état de la France. Plus nous sommes "informés", plus les médias s'occupent de nous "cultiver" ?, et plus nous sommes en fait déboussolés et moins nous comprenons. Le savoir est une ascèse et une longue patience. Ce que nous balancent les journalistes à tout bout de champ est un papillotement, de la poudre aux yeux, et le perpétuel renouvellement empêche d'approfondir quoi que ce soit et de prendre du recul.

  • Par sam84 - 14/04/2012 - 21:11 - Signaler un abus Pitoyable

    Que vous osiez dire et tenter de démontrer (sic) que finalement le problème c'est pas que les journalistes soient de gauche mais que les patrons de ces journaux soient de droite ,montre que les ravages de cette perversité anti démocratique vous fait perdre toutes pudeur et toute réalité Quand on pense que ces journaux comme la majorité des médias vivent grâce aux subside de l'état Par ailleurs votre démonstration tombe a l'eau en ce qui concerne le canard qui lui est auto suffisant et n'est pas dirigé par des financiers Pensez vous que ce journal est de droite ? Quand a l'Huma ce journal de propagande par qui est il financé :Par TF1 et d'autres alors???? Plus personne ou presque n’achète plus les journaux sauf les militants de gauche ,et encore ...La presse écrite consanguine va vers l'abime est c'est tant mieux ...

  • Par vangog - 14/04/2012 - 21:57 - Signaler un abus Les entreprises journalistiques sont les dernières entreprises

    françaises dont le patron est capitaliste (car même de Gauche, il faut bien qu'il se vautre avec le capital, s'il veut publier...) quand les ouvriers sont gauchistes. Et dans ces journaux, les Capitalistes se contentent de publier les papiers qu'écrivent journalistes et éditorialistes Gauchistes.D’où l'orientation délicieusement idéologique et surannée de nos journaux et médias français. Dans la plupart des autres entreprises françaises, les ouvriers sont devenus FrondoNationalistes ( ce qui donne des crises d'urticaire à Mélenchon!) et les patrons indifféremment à gauche ou à droite (ne le dites pas non plus à Mélenchon, car ça peut le tuer). L'évolution des entreprises journalistiques françaises sera probablement celle de toutes les autres entreprises: des ouvriers FN et un patron!

  • Par db67 - 14/04/2012 - 23:09 - Signaler un abus euh...

    "Aujourd'hui, ce libéralisme a montré ses limites et souffre. " Qu'il souffre, oui. Qu'il aie montré ses limite: encore faut-il qu'il existe. Avec 56% PIB de dépense publique, la France est un des pays les moins libéraux au monde. L'hystérie anti-libéralisme se fait sur des fictions, nous sommes un pays ultra-étatique qui veut devenir encore plus étatique. Et ça finira par mal tourner, d'ailleurs.

  • Par Ce qu'on ne dit pas assez - 15/04/2012 - 00:32 - Signaler un abus et ce petit monde se prétend indépendant...

    HAllucinant de voir que personne ne vote à droite au CFJ. Quel monde homogène et étriqué. La réalité est que de nouveaux patrons de gauche confortent ces jeunes bien pensants, alors qu'ils les exploitent pire que bien d'autres patrons. Lire le stupéfiant "ILS ONT ACHETE LA PRESSE", de Benjamin Dormann, dont évidemment aucune journal n'a parlé. Vous découvrirez des vérités sur ces "dirigeants de gauche de la presse"..., qui comme leurs rédactions passent plus de temps à militer qu'à informer les lecteurs

  • Par le Gône - 15/04/2012 - 09:19 - Signaler un abus C'est quoi ce baratin...inepte de faux culs !

    Monsieur est innocent ou monsieur nous prend pour des cons.. !!la Presse Francaise tous média confondus est a 90% de gauche, car Mitterand a dès sa prise de pouvoir noyauté tout le milieu..la premiere séléction se fait par les écolesde journalistes a 100% marxistes, (rendez vous compte qu'un Masure en est intrevenant..c'est a mourir de rire) alors quesque c'est que cette article foireux..et que l'auteur nous expliqque donc cette furie "journalistique" contre Sarko dès son élection ..non non la France n'est plus une démocratie c'est ,et elle reste un état Marxiste...dans tous les rouages de son administration et de l'information...

  • Par Maison Blanche - 15/04/2012 - 09:43 - Signaler un abus Hypocrisie

    Pas besoin de long commentaire. Il écrit dans le "Monde diplomatique" et participe à l'émission "La bas si j'y suis". Cela suffit amplement comme carte de visite.

  • Par JeppMartini - 15/04/2012 - 13:35 - Signaler un abus Tout ces journalistes bobos

    Tout ces journalistes bobos vivent dans une bulle sans même s'en rendre compte. Leurs déclarations gauchisantes illustrent bien leur manière étriquée et biaisée de voir le monde, pour ne pas dire leur ignorance. "Aujourd'hui, ce libéralisme a montré ses limites et souffre. Un retour vers plus d'interrogation sur le rôle de l'Etat, sur l'interventionnisme des marchés, sur les résultats malheureux de la mondialisation, ont le vent en poupe dans le débat idéologique." Ce que ces faiseurs d'opinions n'ont pas encore compris, c'est qu'au contraire, la France et l'Europe en général souffrent justement de trop d'intervention. La crise de la dette n'est que le résultat malheureux de 40 ans de keynésianisme. L'intervention pour "sauver les banques" n'a été que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase de la dette. La relance de la demande par voie étatique ne marche pas. La demande passe passe justement par la mondialisation et la compétitivité des produits. Les Allemands l'ont compris depuis longtemps, même à gauche...

  • Par le14ecossais - 15/04/2012 - 14:03 - Signaler un abus Ahurissant

    Les étudiants en journalisme ont tous suivi de " brillantes études " , Issus des classes aisées pour la plupart d'entre eux , il faut bien qu'ils se la jouent . Pour cette raison ils veulent faire peuple et maintenant populaire en ne disant pas par exemple, que l'on représente sous ce vocable les blacks et beurs , la classe moyenne étant réservée aux blancs. Bref , tous ces " djneuns" ne connaissent rien aux fins de mois difficiles , à la précarité du boulot etc etc tout simplement parce qu'ils ont maman et papa en cas de besoin. Ils peuvent donc la jouer "bobo parisien" se dire de gauche mais ce ne sont que de petits nantis aussi bien culturellement que financièrement .

  • Par jmt44300 - 15/04/2012 - 14:14 - Signaler un abus Comment voteront-ils?

    M Ruffin: vous écrivez:: "Je serais assez curieux de savoir pour qui voteront Vincent Bolloré, Jean-Luc Lagardère ou Serge Dassault… " En ce qui concerne jean-luc lagardère je peux vous assurer qu'il s"abstiendra car , comme vous semblez l'ignorer, il est décédé le 14 Mars 2003(il n'a même pas pu voter Sarko en 2007). Bel exemple de rigueur journalistique!! Même s'il vote à gauche!

  • Par vangog - 15/04/2012 - 16:30 - Signaler un abus "Sarkosy le tolérant" a laissé prospérer la propagande Gauchiste

    La Gauche sera t-elle aussi tolérante avec les patrons et les fonctionnaires qui ont l'immense tort d'être "de droite" ou le tort encore plus inacceptable d'être "copains avec Sarko". On peut en douter vu les couteaux qui s'aiguisent déjà à gauche! Pour ceux qui nous disent que les chars Russes ne reviendront pas, rappelons que la censure est plus dangereuse que les chars!

  • Par DEL - 15/04/2012 - 17:18 - Signaler un abus Pauvres Media...

    accusés à gauche d'être de droite et inversement. Je pense que tout media devrait être clairement orienté politiquement, et que c'est l'ensemble de ces orientations diverses qui fera la neutralité: à chacun de savoir comment il veut s'informer, et d'être conscient qu'un seul media ne fait pas une information complète. De plus, pour retrouver un lectorat, la presse écrite ferait bien d'être beaucoup plus polémique et virulente, car on s'ennuierait moins à la lire et on aurait plus envie de l'acheter.

  • Par roudoudou - 15/04/2012 - 17:20 - Signaler un abus journalistes : nuls et tous à gauche

    Les journalistes français, vu de l'étranger (et pas seulement) sont - incapables de faire du journalisme d'investigation - incapables d'avoir une analyse intelligente de l'économie - incapables de ne pas être à la botte du monde politique, de gauche en particulier - incapables de pondre un article de plus de 2 pages. Alors de gauche, oui, ils le sont en grande majorité comme l'a montré la campagne honteuse qu'ils ont menée contre Sarkosy, mais ils sont surtout d'un nullité absolue.

  • Par vangog - 15/04/2012 - 17:30 - Signaler un abus c'est qui sur la photo du CFJ? Trotsky?

    ou son clone?...

  • Par texarkana - 15/04/2012 - 21:07 - Signaler un abus Oeilléres idéologiues protectrices

    Ces 95% de journalistes de gauche deviennent de +en + enragés parce que les nouvelles technologies de l'information (donc des sites comme celui ci) leur retirent un peu (trop peu je trouve, mais ils ont tout de même peur de perdre leur monopole) le tapis de sous les pieds, je soupçonne ces grands "défenseurs de la liberté d"informer" (chez les autres) de rêver en sourdine d'étouffer les voix discordantes du Net...

  • Par le Gône - 15/04/2012 - 22:20 - Signaler un abus @vangog

    c'est son "clown"...héhé

  • Par mateo62 - 16/04/2012 - 17:40 - Signaler un abus Foutage de G....

    La « main mise » de manière invisible des patrons de presse qui choisissent les « chefs », faisant avancer les plus dociles qui servent l’ordre établi. On a l’impression d’entendre un communiant réciter son catéchisme. De Libération au Monde, en passant par France Inter, Canal +, Marianne, Les Inrocks, Rue89, Mediapart, où cet énergumène a vu une « main mise » ? A le lire, on se croirait face à une domination de la presse de droite où de jeunes stagiaires courageux et audacieux (comprenez de gauche) chercheraient à se faire une place sans trop se renier. Cela fait 30 ans que les idées de gauche dominent dans la plupart des médias, et au-delà dans tout le showbizz. Les Demorand, Joffrin, Domenach, Plenel, petits chefs de droite mis en place par les propriétaires grands argentiers, prenant sous la dictée ? Mais il a vu jouer ça où le garçon Ruffin ? Dans ses fantasmes de « lutte » contre le pouvoir ? Les intentions de vote des étudiants aussi peu hétérogènes ne sont que le signe qu’ils ont bien reçu la piquouze « marxiste » comme seul prisme pour analyser le monde et appréhender le réel. Et Ruffin le premier à être bien formaté : « déprivatiser TF1 », bien Ruffin, un point !

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François Ruffin

François Ruffin est journaliste. Il participe au journal Fakir, au Monde diplomatique et à l'émission de France Inter Là-bas si j'y suis.

Il est l'auteur de Les petits soldats du journalisme (Les Arènes / 2003).

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