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L'islam politique radical à l'assaut de l'Occident : vous croyez que cela a commencé le 11 septembre ? Voici pourquoi vous vous trompez…

Ce dimanche marque les 15 ans des attentats du 11 septembre. Un événement au cours duquel l'opinion publique a découvert et pris la mesure du projet de l'islamisme politique. Pourtant, celui-ci remonte à la fin du XIXème siècle et constituait davantage, à ses débuts, un affrontement interne au sein du monde musulman plutôt qu'avec l'Occident.

La genèse

Publié le - Mis à jour le 16 Septembre 2016
L'islam politique radical à l'assaut de l'Occident : vous croyez que cela a commencé le 11 septembre ? Voici pourquoi vous vous trompez…

Atlantico : Auprès du grand public, le projet d'un islam politique et sa volonté d'un affrontement avec l'Occident semblent avoir été découverts avec les attentats du 11 septembre 2001. Pourtant, ce projet est bien antérieur à ces événements. A quand remonte-t-il exactement ? Quels en sont les principaux ressorts ? 

Alexandre del Valle : La déclinaison contemporaine de ce projet d'islam politique date au moins de la fin du XIXème siècle et de la chute de l'Empire ottoman. L'avant-dernier sultan de cet empire (Abdulmecid Ier) avait voulu réformer le sultanat et le Califat en introduisant des mesures progressistes, rendant égaux les juifs et les chrétiens face aux musulmans, puis en établissant un Parlement élu et une Constitution, dans le cadre de ce que l'on appela alors les Tanzimat (1839-1976).

Cette remise en question de la Charia provoqua une violente et vaste réaction chez les conservateurs saoudiens et yéménites de l'époque. Les protestations compromirent l'institution de ces mesures égalitaires qui ne vécurent pas plus de 37 ans et furent enterrées. C'est en réaction à cette volonté de réforme (que l'on retrouve aussi dans la Nahda et d'autres progressismes en terre arabe) que les panislamistes de l'époque – dont le mouvement auquel ils se réfèrent s'appelle déjà la salafiyyah - sont donc apparus. Les salafistes et les Frères musulmans – qui sont la même chose au départ – affirment que la lutte contre l'Occident ne pourra être remportée qu'en banissant la laïcisation et en retournant à l'islam des origines, des "prédecesseurs" (As-Salaf) et donc au califat, censé réunie la « nation de l'islam », la Oumma al-islamiyya, régie par la Charia. Ainsi, l'islam politique apparaît à cette époque comme un mouvement essentiellement anti-laïc, contre-réformiste qui abhorre toute volonté de réformmodernisation de l'islam puisque même s'il prétend parfois lui-même être "réformiste", il propose de résister à l'Occident et de libérer les musulmans de l'influence étrangère et décadente de l'Occident colonial par le ressourcement dans l'islam des origines débérrassé des influences païennes, des superstitions et de la laïcité européenne jugée "anti-islamique".

C'est à cette même époque que le projet de l'islam politique devient totalitaire car à cette hostilité vis-à-vis de la sécularisation s'est ajoutée une haine viscérale à l'égard de l'Occident et de toutes les valeurs qu'il véhicule. L'addition des deux (fondamentaliste contre-réformiste et haine de l'Occident) aboutit ainsi à ce que j'appelle le "totalitarisme islamique".

Olivier Roy : Le grand projet de l’islam politique ou "islamisme" apparaît dans les années1920 avec les Frères musulmans en Egypte et avec Maududi dans le sous-continent indien, suivi de la Turquie dans les années 1960 avec Erbakan, et pour finir avec l’Iran de Khomeyni (après 1963).

Ce projet est civilisationnel, pas confrontationnel : il ne prône pas le djihad offensif (les Frères musulmans ne déclareront le djihad que pour la Palestine en 1948 et l’Afghanistan en 1980). Il vise d’abord à ré-islamiser les sociétés musulmanes, en faisant de l’islam une idéologie politique, un peu sur le modèle du marxisme ou du fascisme (mais pas du nazisme) ; cette conversion en idéologie a eu d’ailleurs sa version sécularisée, à savoir le baasisme. Pour eux il s’agit de s’approprier les concepts modernes de la pensée politique (l’Etat, les institutions, la Constitution, le parti), en réaction à la vision des oulémas traditionnels qui ne s’intéressent qu’à la Charia et laissent le politique aux souverains de fait, qu’ils soient ou non musulmans.

L’objectif des islamistes est l’islamisation des institutions, du droit, de la culture et du mode de vie de leur société, qui pour eux n’est musulmane que de nom. Leur objectif de fait est l’Etat national et la société concrète de cet Etat (Egypte, Turquie, Iran) ; ils ne proclament pas de califat supra-national, même s’ils souhaitent sa venue. Ils sont profondément implantés dans les sociétés nationales par des mouvements sociaux (syndicats, associations d’étudiants, organisations féminines, voire scoutisme), par des réseaux caritatifs (cliniques, écoles), et par des partis politiques légaux quand c’est possible. Ils participent aux élections quand on les y autorisent. Ils ont eu des expériences diverses de participation au pouvoir (Refah et AKP turcs, Jamaat islami au  Pakistan, Front islamique au Soudan, parti Justice et Développement au Maroc actuellement, le président Morsi en Egypte durant un an, la Tunisie avec Ennahda, et bien sûr l’Iran islamique).

A part l’Iran, les islamistes sunnites ont toujours eu des relations correctes avec les pays occidentaux. La Turquie de l’AKP est dans l’OTAN, et les islamistes nord-africains sont perçus à juste titre comme des éléments stabilisateurs. Benkhirane au Maroc et Ghannouchi en Tunisie sont des élément clés de la stabilité du paysage politique et n’ont rien d’anti-occidenaux.

Bref, le courant des Frères musulmans a toujours été dans la négociation et le compromis, même s’il est par définition très conservateur sur le plan de la société. Quant à l’Iran, plus militant, il est aujourd’hui considéré par les Occidentaux comme un élément de la coalition anti-ISIS.

Au cours des dernières décennies, quelles sont les évolutions qu'a connues ce projet d'islam politique ? L'affrontement avec l'Occident a-t-il toujours constitué l'un de ses fondements ? Ne serait-il pas plutôt judicieux de parler aujourd'hui du projet d'islam politique au pluriel ? 

Alexandre del Valle : A l' origine de ce projet, il y a eu une énorme querelle entre l'Empire turc ottoman qui voulait se réformer grâce aux Tanzimat, et l'islam conservateur arabe du golfe Persique qui refusait ces réformes en provenance pourtant du califat détenu depuis cinq siècles par les Ottomans.Il s'agit d'une lutte interne à l'islam, qui a toujours existé. On retrouvera cette lutte interne dans le monde arabe à l'époque de la Nahda et jusqu'à la défaite quasi définitive des laïques survenue dans les années 1990 après la guerre du Golfe et la réislamisation du nationalisme arabe. Mais l'habileté des islamistes à l'époque, comme aujourd'hui, a été de faire croire qu'ils étaient les meilleurs "résistants" face à Occident, au colonialisme et à l'impérialisme, les réformistes-laïques et progressistes de tout poil étant dès lors considérés et déclarés « traîtres » et « apostats ». Cette reprise en main progressive du monde musulmans par les partis islamistes a été le fruit de militants laïques eux-mêmes galvanisés par des religieux effrayés de perdre leur pouvoir politique, et sur les bases non pas d'une hérésie mais du corpus islamique sunnite jamais réformé et lui-même foncièrement théocratique comme la réalité du Califat et du Sultanat l'ont incarné durant des siècles jusqu'à Atätürk qui les abolit et laïcisa la Turquie. Avec Bourguiba en Tunisie, Michel Aflaq, créateur du parti nationaliste Baas, les Shahs d'Iran laïcistes, Atatürk demeure l'une des bêtes noires des islamistes du monde entier et cela montre bien bien que la première guerre livrée par les islamistes l'a été contre les musulmans laïques ou modernistes. Globalement, et jusqu'à aujourd'hui, le projet de l'islam politique totalitaire est parvenu à légitimer ses doléances obscurantistes et totalitaires par un antioccidentalisme, c'est-à-dire en surfant notamment sur la dimension identitaire post-coloniale.

Il est exact, à l'heure actuelle, de parler "des" islams politiques, car sur le marché du fondamentalisme islamique anti-occidental, et plus généralement sur le marché de l'islam politique, il existe plusieurs tendances : la tendance turco-erdogane, celle des Frères musulmans appuyée par un certain nombre de pays arabes mais aussi un peu par la Turquie, la tendance saoudienne avec ses structures du type Ligue islamique mondiale, latendance Qatar-Koweït très proche de celle de l'Arabie saoudite, la tendance pakistanaise (tabligh, Jamaa al islamiyya, ou déobandie) qui est très différente des précédentes, sans oublier d'autres pôles également producteurs d'un ultra-conservatisme et que l'on retrouve au sein de l'organisation de la Coopération islamique (OCI) dont l'agenda auréolé de prestige diplomatique et étatique, est le même que celui des islamistes en général, de façon plus institutionnelle. Certains de ces pôles peuvent apparaitre comme plutôt modérés car ils prônent une réislamisation par le verbe, le prosélytisme, et les mesures juridiques, quand les groupes terroristes et jihadistes qui privilégient la voie du djihad guerrier sont particulièrement violents. Les divisions gigantesques entre ces différents pôles ont des origines ethniques, politiques, stratégiques, historiques et tactiques, maisl'objectif général demeure globalement le même : faire échec au réformisme et à toute forme de laïcisation-sécularisation, et parvenir à terme à l'islamisation de la planète, via un prosélytisme conquérant. Nombreux sont les pôles d'ailleurs qui évoquent la "prochaine" conquête de Rome, après celle de Constantinople, et de l'Europe, à commencer par les Frères musulmans et les wahhabites saoudiens pourtant "alliés" de l'Occident.

Olivier Roy : Evidemment.  Il n’y a rien de commun entre d’un côté Al-Qaïda et l’ISIS, et de l’autre Ghannouchi et Erdogan (même si ce dernier est dans une dérive autoritaire, celle-ci est plus proche d’Orban et de Poutine que des radicaux islamistes). Les mettre dans le même sac, c’est comme considérer que les Khmers rouges et le Parti communiste italien ont le même objectif.

La grande scission de l’islamisme date des années 1970.

Suite à la violente répression menée par Nasser contre les Frères musulmans à la fin des années 1950, un penseur égyptien Said Qotb (pendu par Nasser) développe une vision radicalement pessimiste de l’avenir de l’islam. Les sociétés musulmanes sont pour lui revenues à la période d’ignorance d’avant le Prophète (jahiliya), les vrais croyants sont une petite minorité dont l’horizon est le martyre. Un autre auteur radical égyptien, Farrag, fait du djihad une obligation individuelle et permanente (ce qui n’est pas la vision traditionnelle des oulémas). Partout l’islam semble en régression, territorialement (Palestine, puis Afghanistan), politiquement (sécularisation) et culturellement (occidentalisation). L’invasion russe de l’Afghanistan radicalise le mouvement. Le coup d’envoi du nouveau radicalisme sunnite est l’assassinat de Sadate en 1981, suivi par un départ massif de jeunes radicaux arabes pour mener le djihad en Afghanistan.

La différence est la suivante : ces nouveaux radicaux ne sont plus liés à des mouvements sociaux de masse, ce sont des activistes, pas des militants. Ils ne s’intéressent pas aux mouvements sociaux, à la prédication, à l’action politique, au caritatif. Ils prônent la propagande par l’action, ils ne font pas confiance aux "masses" musulmanes, se détournent de leurs propres sociétés nationales et choisissent un djihad globalisé, terroriste et nomade : on va de djihad en djihad (Bosnie, Afghanistan, Tchétchénie et aujourd’hui Syrie) sans s’intégrer aux sociétés réelles. Ce qui explique que, contrairement aux Frères musulmans, ils recrutent dans toutes les marges des déracinés, à commencer par les convertis.

 
Commentaires

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  • Par A M A - 11/09/2016 - 09:29 - Signaler un abus AMA

    Dès sa toute première existence l'islam était l'expression d'un .adicalisme conquérant. Celui-ci s'est manifesté dans la conquête des Empires Perse et Byzantins décadents. Un long reflux s'en est suivi. Les Ottomans ont réanimé la flamme. Elle s'est à nouveau éteinte en 1920. Puis il y a eu le pétrole, et les "sœurs" sont devenues les protectrices de cette religion miraculeuse pour leur suprématie mondiale Voilà l'histoire...

  • Par Ganesha - 11/09/2016 - 10:27 - Signaler un abus Ultralibéraux

    Voilà un article qui risque de ne pas apporter beaucoup d'informations utiles pour les lecteurs d'Atlantico ! Que l'Islam nous a déclaré une guerre totale, de conquête, vous en êtes convaincus. Nous avons face à nous un ennemi totalement déterminé à nous détruire. Peu importe ses motivations, ce qu'il nous faudrait, c'est d'avoir des idées claires sur notre stratégie pour le combattre. Ce n'est pourtant pas bien compliqué : face à l'Islam, ce qu'il nous faut, c'est une France forte et unie ! Pas une France où il y a 5 millions de pauvres et 9 millions de chômeurs. Et c'est là que tout dérape ! Les partis politiques qui seraient capable de résoudre ces problèmes, cela ne vous plaît pas. Vous, vous êtes ''Ultralibéraux'' !

  • Par lasenorita - 11/09/2016 - 11:46 - Signaler un abus ''Parvenir à l'islamisation de la planète''

    C'est le but recherché par les islamistes avec leur ''islam conquérant'',comme au temps de leur prophète, et ''l'abolition des régimes laïcs et mécréants''...Nos ''politicards'' n'auraient pas dû laisser se développer l'islamisme dans notre pays! Celui-ci est apparu vers les années 80:notre ''justice'' et nos ''gouvernants'' n'ont pas puni les islamistes qui battaient les musulmanes qui ne voulaient pas se voiler ou qui détruisaient les boutiques des musulmans qui faisaient travailler leur épouse...Je pense aussi que l'on n'aurait pas dû laisser entrer, en France, autant de musulmans mais nos ''politiques'' l'ont fait dans un but électoral parce que les musulmans ont ''le droit de vote'' chez nous!...Les musulmans ont tué et torturé des milliers de non-musulmans ''innocents'' pour être ''indépendants''. .maintenant les musulmans doivent RESTER dans ''leur'' pays!...

  • Par gerint - 11/09/2016 - 12:00 - Signaler un abus @Ganesha

    L'unité face à l'Islam n'est pas pour demain et d'ici-là nous aurons sans doute perdu la bataille en changeant radicalement d'identité en France en adoptant des règles musulmanes voire la charia sur certaines parties du territoire exclusivement musulmanes, par la force du nombre et par esprit démocratique. Regardez les différences de point de vue entre les deux conférenciers: Alexandre Del Valle préconise une attitude globale de résistance à l'Islamisme et met les Frères Musulmans dans le même sac que les autres groupes salafistes. Mais Olivier Roy est un orientaliste qui fait les yeux doux à une partie des Islamistes, dont les Frères qu'il dit "nationaux". Mais le Coran prône clairement l'islamisation modiale et la Charte du Hams "national" pour Roy est clairement internationaliste et criminogène surtout envers pour les Juifs qu'il faut assassiner partout. Pour moi c'est Del Valle qui parle vrai. Mais nos élites, y compris Marine sont bien incapables de s'attaquer au problème. Pour moi il faut un régime militaire et une reconquête militaire de certaines banlieues et une "discrimlination positive" des citoyens qui n'ignore pas que ceratians Musulmans sont laïques et comme les Juifs

  • Par gerint - 11/09/2016 - 12:09 - Signaler un abus @Ganesha (suite)

    comme les Juifs sont prêts à dire "la loi de ton pays est ta loi". Je me rends bien compte des images terribles pour une démocratie auxquelles on pourrait aboutir ainsi et j'en suis très attristé d'autant plus que les régimes autoritaires ne me plaisent pas en temps normal. Mais on ne peut pas dire "nous sommes en guerre" et ne pas en accepter les conséquences. On a déjà fait des guerres et la démocratie est revenue après. Si on laisse faire les Islamistes la démocratie sera perdue. Peut-ête ces mouvements "révolutionnaires" musulmans finiront-ils par s'épuiser comme tous les mouvements nécessitant une tension énorme, mais cela peut durer fort longtemps et de toute façon la France perdue le sera à jamais. Et comme l'Islam repose sur un texte inamovible "incréé" de 1 400 ans extrêmement mobilisateur, la fin d'un mouvement ne mets pas à l'abri de la naissance d'iun autre tout aussi radical. Ce sont les Israëliens qui fournissent actuellement aux militaires et policiers Français les recettes de la lutte

  • Par Ganesha - 11/09/2016 - 12:43 - Signaler un abus Fichée S

    Le fait est là : il y avait une femme connue comme extrêmement dangereuse, fichée S. Sa tentative d'attentat n'a échoué que par sa maladresse et la police a mis plusieurs heures avant d'intervenir. S'il devient le porte-parole de la proposition d'enfermer préventivement tous les fichés S, jusqu'à ce que nous ayons gagné notre guerre contre l'Islam, Nicolas Sarkozy va gagner la présidentielle ! Malheureusement, ce qu'il fera ensuite de son pouvoir... Pour le moment, Marine Le Pen réfléchit. Il y aura forcément des ''fichés S'' à tort, des dénonciations calomnieuses... Cette marge d'erreur est-elle inévitable, sera-t-elle minime et acceptable ?

  • Par adroitetoutemaintenant - 11/09/2016 - 13:28 - Signaler un abus Dénonciations calomnieuses ?

    Pour autant qu’ils sont muzz, pas de danger ! Qu’on amène des brigades équipées de cochons et le problème sera vite réglé !

  • Par vangog - 11/09/2016 - 14:15 - Signaler un abus Et maintenant? Stop ou encore?...

    Del Vallee a magistralement démontré la collusion existant entre mondialisme et islamisme, prouvant que la reviviscence récente de cet islamisme était le produit d'une politique d'asile politique et de lutte contre les états laïcs orientaux totalement erronée. Cette politique de Frankenstein a débuté avec Giscard D'esteing (qui n'en était pas à sa première erreur...), et a conduit à la destitution du Shah, un des monarques les plus éclairés et les plus progressistes (au vrai sens du terme, pas au sens gauchiste...)d'Orient. Loin de reconnaître ses erreurs, le mondialisme Bilderberg a continué en combattant et supprimant tous les régimes laïcs orientaux, un par un, et en fournissant infrastructure et soutien aux islamistes. Cette politique monstrueuse débouchera sur la 3eme guerre mondiale...Aujourd'hui, les seuls partis qui disent stop, expulsion des islamistes radicaux et arrêt des guerres droidelhommistes, sont les partis patriotes europeens, et Trump aux USA. Si ces partis échouent à rendre le pouvoir au peuple, la 3eme guerre mondiale préparée par les droidelhommistes à la Soros-Levy-Sarkozy-Clinton est inéluctable!

  • Par cloette - 11/09/2016 - 15:29 - Signaler un abus Vangog

    d'accord avec votre analyse sauf un bémol pour le shah, "éclairé" pour nous, pas pour le peuple iranien qui s'est révolté contre ses milices et (à leurs yeux ) sa non légitimité aussi sans doute comme d'habitude la corruption des élites et le peuple qui crève de pauvreté.J'estime que c'est ce shah qui porte la reponsabilité de cette révolution qui a inauguré la radicalité incroyable de l'Islam chite .Quel dommage un pays qui avait une telle civilisation derrière lui . Mais la réflexion sur les dictateurs laïques est bonne, à chaque fois les conséquences sont funestes .Pour le cas du shah ce n'est pas une intervention américaine ,c'est le peuple qui l'a renversé, et là on n'y peut rien !

  • Par vangog - 11/09/2016 - 17:34 - Signaler un abus @Cloette gigantesque marketing idéologique!

    Les 112 jours qu'a passé Khomeiny en France, en 1978/1979, sont reconnus, aujourd'hui mais un peu tard, comme une gigantesque entreprise de mystification des medias gauchistes par un homme peu connu en Iran comme en Occident, mais qui fut littéralement porté au pouvoir par la presse gauchiste de l'époque et par la compassion de Giscard, fascinés par l'homme à barbe blanche...voir le documentaire http://m.france3.fr/emissions/documentaires/les-112-jours-de-khomeiny-en-france_117290 Le droidelhommisme de Giscard, appuyé par la gauche, a créé, de toute pièces, ce monstre et opposant au Shah, soutenu, lui, par les américains. Après la défaite de l'Occident, l'histoire reviendra probablement sur l'action suicidaire de la plupart des dirigeants occidentaux des cinquante dernières années, générateurs des instruments de leur propre suicide civilisationnel. Et l'islam victorieux pourra se moquer en affirmant: "ce n'est pas nous qui vous avons vaincu, mais vous vous êtes vaincus tout seul!"...

  • Par hmrmon - 11/09/2016 - 19:48 - Signaler un abus Assault de l,Occident.

    Dieu Merci! Nous avons inventé la mitrailleuse,la grenade et le fusil à répétition les premiers, Dans le cas contraire, nous serions musulmans depuis longtemps!

  • Par cloette - 11/09/2016 - 20:18 - Signaler un abus @vangog

    En effet la vidéo ( 112 jours de Komeiny ) est passionnante. :Le vieux sage assis sur son tapis sous le pommier envoyant ses cassettes aux masses fanatisées de la révolutions islamique, l'aveuglement des "intellectuels ( toujours eux) entre autres Sartre et Foucault qui sont béats devant l'ayatollah, l'ignorance des Français ( et des Américains) qui ne prennent pas ça au sérieux,et ne comprennent rien à ce qui se passe, ( les foules de téhéran ne laissent pourtant aucun doute sur la suite, mais à cette époque l'occident est trop sûr de lui !...l'ambassadeur à Téhéran est le seul à s'inquiéter°), Amusant au même moment un autre religieux politique accédait au trône ( JP II) .....Merci pour le lien !

  • Par valencia77 - 11/09/2016 - 22:10 - Signaler un abus Le shah

    Malade, manque de couilles. So arme de l'air aurait dut exterminer ces foules. Comme maintenant l'occident devrait faire avec les Saudis. Nuke Riyad, Mecca et Medina. Qui se plaindra? Les foules negres d'afrique qui s'exterminent allegrement entre elles? Comme les 500 meurtres depuis le debut de l'anne dans les quartiers noirs de Chicago? Le resultat de 50 ans de bonnes euvres socialistes.

  • Par vangog - 12/09/2016 - 00:54 - Signaler un abus @Valencia77 Comment faites-vous...

    pour ne pas être censuré par Atlantico? Moi, je suis censuré dès que je dis un peu de mal des médias gauchistes et du pouvoir en place...je devrais peut-être appeler à les exterminer, afin de n'être plus censuré?...

  • Par Texas - 13/09/2016 - 20:44 - Signaler un abus C' est un peu...

    ...comme si nous avions le choix entre les pilules de cyanure des Salaf et celles d' arsenic des Frères Musulmans . Juste une affaire de temps .

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Alexandre Del Valle

Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France SoirIl Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est chercheur associé au Cpfa (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l'islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme.

Il est notamment l'auteur des livres Comprendre le chaos syrien (avec Randa Kassis, L'Artilleur, 2016), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (éditions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (éditions du Toucan), Les vrais ennemis de l'Occident : du rejet de la Russie à l'islamisation de nos sociétés ouvertes (Editions du Toucan)

Son dernier ouvrage, La statégie de l'intimidation (Editions de l'Artilleur) est paru en mars 2018

 

 

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Olivier Roy

Olivier Roy est un politologue français, spécialiste de l'islam.

Il dirige le Programme méditerranéen à l'Institut universitaire européen de Florence en Italie. Il est l'auteur notamment de Généalogie de l'IslamismeSon dernier livre, Le djihad et la mort, est paru en octobre aux éditions du Seuil. 

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