Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Jeudi 18 Janvier 2018 | Créer un compte | Connexion
Extra

L’irrésistible et navrante schiappatisation du Président Macron

Dans cet océan de vacuité qu’est l’actualité du moment, dans laquelle il devient quasiment impossible de lire un article de presse sans immédiatement s’infliger une tempête de facepalms retentissants, des petits grumeaux d’absurdité rigolote font régulièrement surface pour nous rappeler que la politique française ne se bâtit pas seulement sur des actions stupides. Parfois, elle se construit aussi autour de déclarations idiotes.

Outrage sexiste

Publié le
L’irrésistible et navrante schiappatisation du Président Macron

On découvre en effet, entre deux consternations moyennes, qu’à l’occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, Emmanuel Macron – notre président au sourire Pepsodent™ – a annoncé la prochaine création d’un « délit d’outrage sexiste » punissant le harcèlement de rue dans le prolongement direct des actuelles discussions visant à pénaliser les comportements lourdingues, l’impolitesse crasse et les mauvaises manières. Au passage, on rappellera que les tentatives de viols, violences, atteintes sexuelles et intimidations sont déjà largement pénalisées, ce qui permet d’affirmer calmement qu’avec cette nouvelle fournée de petits textes juridiques pas piqués des hannetons, notre société progressiste et permissive trottine tout droit vers de nouveaux sommets législatifs à côtés desquels le code Napoléon tiendra lieu d’album de coloriage pour enfant défavorisé. 

Pour faire bonne mesure, l’idée géniale a été immédiatement touittée par l’équipe de communication du président, permettant à la fois de montrer qu’il se préoccupe de ce sujet d’importance capitale et de faire l’affichage ostentatoire de toute la fermeté dont il est capable pour punir les impétrants :

Youpi, il était temps, la France, les 3.5 millions de chômeurs, les générations futures accablées de 2000 milliards d’euros de dettes, les entreprises et les contribuables croulant sous les taxes et les impôts, les citoyens englués dans les sparadraps et le sentiment d’insécurité, les étudiants sans diplômes et les retraités sans pension, tout ce monde et le reste se réjouit d’avance qu’on s’occupe enfin de ce problème si prégnant.

Grâce à l’action ferme et déterminée du président Macron, l’impolitesse et les sifflets seront pourchassés hors du territoire. Enfin, pourchassés, c’est vite dit. Disons qu’ils seront surtout verbalisés. Parce qu’en fait de délit d’outrage sexiste, on aura surtout droit à une infraction et donc une amende correspondante. 

Et encore puisqu’il faudra pour cela que la maréchaussée (largement évaporée des endroits où elle serait utile pour n’être plus guère présente qu’à l’affût de l’automobiliste) soit présente et se décide à verbaliser. Quand on voit le succès global d’application de certaines autres lois du même acabit (voile, burkini, j’en passe) et votées, coïncidence étonnante, avec la même volonté de coller niaisement à l’actualité sans prendre le moindre recul, on sait déjà que tout ceci va se terminer comme le reste, à savoir dans les poubelles de l’Histoire et l’arrière-cour des codes de lois illisibles.

Au-delà de cet aspect pratique déjà gratiné, notre président Pepsodent™ semble aussi oublier qu’il va être particulièrement complexe de faire concrètement valoir ce nouvel « outrage sexiste ». Ce que certains qualifieront clairement d’outrage passera sans mal pour d’autres pour une simple remarque. Et de toute façon, la charge de la preuve de culpabilité restera bien à l’accusation outragée, contrairement à ce que semble croire le défenseur des Droits qui n’a pas trop bien relu son petit Dalloz comme en témoigne le tweet suivant :

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Anguerrand - 30/11/2017 - 10:50 - Signaler un abus Schiappa qui après avoir écrit nombres de livres pornos...

    et un Livre sur la façon de frauder le fisc et les allocations serait devenue la blanche colombe qui fera que l'on ne pourra plus avoir des rapports normaux entre hommes et femmes. Belle convertion que tout le monde y compris Macron gobent. Cette femme est une arriviste prete à tout

  • Par kelenborn - 30/11/2017 - 15:58 - Signaler un abus OUI

    Toujours excellent notre flingueur belge toujours pas démasqué par Tintin! Cela étant, il y a de quoi désespérer Billancourt! Regardons bien sur Atlantico ( fer de lance avec Louseur de la lutte contre la gangrene du politiquement correct), d'une part ce qui est le plus lu (réponse : ce qui vient de la cuvette de Closer) d'autre part ce qui se dit: tout est bon pour dénoncer la canaille gauchiste qui sort sa bite à tous les coins de rue quand le bon père Grapillon nous aurait caché ce sein que l'on... Bon désespérant oui . Macroléon and co ont une avenue !

  • Par Deudeuche - 30/11/2017 - 17:25 - Signaler un abus @Keleborn

    Le réel et l’hypothétique ! Grappillon était une hypothèse. La canaille gauchiste bito-centree est une réalité. Ça ne donne pas une avenue à Microleon, sauf que l’on peut le souhaitez quand fondamentalement on est societalement de son bord.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

H16

H16 tient le blog Hashtable.

Il tient à son anonymat. Tout juste sait-on, qu'à 37 ans, cet informaticien à l'humour acerbe habite en Belgique et travaille pour "une grosse boutique qui produit, gère et manipule beaucoup, beaucoup de documents".

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€