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Une intervention au Mali ? Totalement irréalisable...

Si le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian promet une intervention militaire au premier semestre 2013, le déploiement de la force africaine Afisma et de l’EUTM-Mali autorisé sur le papier, n’en n’est pas moins effectif, loin de là, à l’instant précis.

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Les Américains pensent aussi bien évidemment à la capacité « résiliente » d’intervention de leurs troupes en cas de crises, à l’image des forces pré-positionnées françaises jusqu’à leur réforme en 2009. Ils disposent ainsi de bases discrètes de surveillance au Niger, abritées sous l’égide de leur opération « Creek Sand ».

Par ailleurs, sont ainsi d’ores et déjà programmés, entre février et avril, près d’une centaine d’exercices conjoints entre les forces armées locales et les équipes américaines, au niveau d’une compagnie (200 hommes) pouvant aller jusqu’à celui d’un bataillon (approximativement 800 soldats).

Les enjeux et les vrais acteurs de la résolution de la crise ne sont ainsi peut-être pas là où l’on met communément et médiatiquement l’accent !

Tous les acteurs conviennent, néanmoins, que la résolution 2085 - votée jeudi dernier - ne vise qu’à gagner du temps afin « d’épuiser » l’agenda diplomatique et laisser ainsi une dernière chance aux différentes médiations en cours (sous l’égide du président burkinabais, Blaise Compaoré) ou à venir (sous les bons auspices du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, l’ancien Président du Conseil italien Romano Prodi).

Tous les chemins, même et surtout ceux de la « diplomatie informelle » mènent ainsi à Rome…

 
Commentaires

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  • Par géodith - 26/12/2012 - 11:37 - Signaler un abus Ah ! oui !

    il fallait sortir rapidement de l'afganistan...

  • Par Bleimor - 26/12/2012 - 14:07 - Signaler un abus Irréalisable? dans les années

    Irréalisable? dans les années 70, nous n'hésitions pas à réduire les rebelles "à l'ancienne"!... les militaires étaient commandés par des militaires (pas par des civils!) qui avaient eux-aussi fait du terrain. Évidemment, les "politiques" de l'époque n'étaient pas ceux d'aujourd'ui: ils n'étaient pas des couards, eux!... Notre chef, c'était Messmer, un ancien légionnaire ancien Français libre. Et en plus on avait des moyens .

  • Par kettle - 26/12/2012 - 16:11 - Signaler un abus Deja vu

    http://www.atlantico.fr/decryptage/intervention-au-mali-totalement-irrealisable-emmanuel-dupuy-588667.html

  • Par bp50lecture - 26/12/2012 - 16:44 - Signaler un abus Intervention au Mali?

    Mou 1er voudrait son aventure militaire, histoire de distraire le bon peuple de France? N'avons-nous pas des problèmes internes urgent à régler? Incurie et inconscience risquent de coûter cher à la France qui ferait mieux de se limiter à livrer des armes et de former les peuples locaux à se défendre par eux-même. La France devrait acter à couper tous les approvisionnements aux rebelles. Comment? Ben en détruisant par frappes aériennes tout ce qui vient par air-mer-terre et bloquer les flux financiers venant sûrement d'Arabie Saoudite par la Suisse ou les Caïman: C'est le boulot des S.R. et celui des drones. Faire la guerre de destruction totale règlerait le problème mais la presse et les groupes de pression l'empêcheront, alors ne rêvons pas.

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Emmanuel Dupuy

Emmanuel Dupuy est président de l'IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe). Spécialiste des questions de sécurité européenne et de relations internationales, il a notamment été conseiller politique auprès des forces françaises en Afghanistan. Délégué général des Centristes chargé des questions internationales et de sécurité. 

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