Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Lundi 25 Septembre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Industrie métallurgique : 100 000 postes à pourvoir chaque année jusqu’en 2025

D'après le Conseil National de l'Industrie, les embauches en France devraient "avoisiner les 100 000 par an jusqu'en 2020, 2025". Avec des départs en retraite qui se multiplient, et une volonté de modernisation, les entreprises recherchent de jeunes profils avec de hauts-niveaux d'études. L'apprentissage semble être la voie rêvée pour les former, trop beau pour être vrai ?

Emplois

Publié le
Industrie métallurgique : 100 000 postes à pourvoir chaque année jusqu’en 2025

A l'heure où la désindustrialisation en France est devenue un marronnier, force est de constater que le domaine est en pleine expansion avec l'arrivée de nouvelles problématiques, comme l'écologie ou la robotisation. Les domaines de l'aéronautique, du ferroviaire, du transport naval ou encore de l'énergie sont ceux qui se développent le plus avec une tendance à dépendre de l'apprentissage.

L'apprentissage, fausse bonne idée ?

Ce nombre sorti par Hubert Mongon, délégué général de l'UIMM (voir ci-contre), n'est pas anodin. Il date de 2016. Un an plus tôt, la demande était déjà forte mais ne trouvait pas preneur. "Nos secteurs recherchent, ainsi, 3 800 spécialistes de l’usinage (usineurs, tourneurs, fraiseurs, décolleteurs, aléseurs), commentait Françoise Diard , responsable de l’Observatoire prospectif, paritaire et analytique des métiers et qualifications de la métallurgie. Mais aussi 6 800 techniciens en mécanique et maintenance.

Ou encore des soudeurs (3 000 recrutements prévus d’ici juin 2016), des ingénieurs en électronique et électronique embarquée (1 900 recrutements prévus d’ici juin 2016) ou des acheteurs et autres chargés d’affaires technico-commerciales (4 500 recrutements), des conducteurs de lignes (7500 recrutements) et des contrôleurs en qualité de contrôle non déstructif (400 embauches prévues)".

Les entreprises voient donc dans ces départs en retraite (le papy-boom), un moyen de moderniser l'industrie en France. Et logiquement, l'accent est encore mis sur l'apprentissage. Pourtant, la Direction de l'Animation et de la Recherche des Etudes et des Statistiques dresse un bilan peu glorieux de l'apprentissage. Elle montre en 2016, que la barre symbolique des 500 000 apprentis en France, toutes branches confondues, n'a jamais été atteinte. Pire, le taux d'apprentis est en baisse depuis 2012 (malgré un léger regain en 2016). Les raisons sont nombreuses : le coût réel de l'apprenti est en augmentation (14 200€ en moyenne en 2004 ; 18 700€ en 2012), les démarches administratives pour les entreprises sont de plus en plus complexes, et seulement les très petites entreprises seraient enclines à ce système de formation. 

En 2016, ce sont plus de 28% des apprentis qui rompaient leur contrat. Et la majeure partie ne retentait jamais l'expérience. Les gouvernements Sarkozy puis Hollande n'ont pas su résoudre le problème. Emmanuel Macron devra donc relever un défi qu'aucun de ses prédécesseurs n'a surmonté pour "faire de l'apprentissage la voie privilégiée pour les métiers à qualification moyenne". Le tout avec moins de moyens et un apprentissage toujours peu valorisé.

Article publié originellement sur Décider & Entreprendre

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par tananarive - 14/09/2017 - 16:28 - Signaler un abus Double apprentissage.

    L'apprentissage sous la main mise de l'état ou il mettrait les gens qui ne veulent rien faire et dont l'éducation nationale ne veut plus, c'est le cas actuellement, des apprentis sérieux se demandent ou ils sont tombé et abandonnent. Et l'apprentissage sous la tutelle des entreprises complètement coupé de l'éducation nationale et des services de l'état, avec un examen d'entrée pour connaitre leur niveau d'intelligence, et fait pour les jeunes qui veulent vraiment réussir et avoir un métier qui les fait vivre.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Adrien Pittore

Adrien Pittore est rédacteur à Décider & Entreprendre.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€