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Les imprévisibles de Trump

Alors, que sont ces petits imprévisibles ? La réforme fiscale américaine. Tout le monde se focalise sur les bénéfices à court terme que la bourse, les bourses, ont anticipé largement. Cela a fait le bonheur de tant d’actionnaires, entraînant des plus-values qui n’enrichissent certainement pas, une fois de plus, ceux qui sont le plus dans le besoin. Et pourtant, quelques surprises se cachent au passage.

Les entrepreneurs parlent aux Français

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Les imprévisibles de Trump

Dans la vie, le plus drôle, ce sont les surprises. Même quand elles sont potentiellement de courte durée. Le plus drôle c’est aussi, d’être surpris. Le contraste entre les prévisions des commentateurs et la réalité a parfois des côtés provisoirement « orgasmiques ».  Néanmoins l’avenir leur donnera peut-être raison. Certainement même.  C’est la preuve de la théorie éternelle du chaos, celle qui donne toujours tort aux gourous à la prédiction facile. Ceux qui pensent que pour donner la sensation de maîtriser l’avenir, il suffit d’ânonner la répétition du passé.

A qui on donne pourtant la parole sur tous les plateaux.

Alors, que sont ces petits imprévisibles ? La réforme fiscale américaine. Tout le monde se focalise sur les bénéfices à court terme que la bourse, les bourses, ont anticipé largement. Cela a fait le bonheur de tant d’actionnaires, entraînant des plus-values qui n’enrichissent certainement pas, une fois de plus, ceux qui sont le plus dans le besoin. Et pourtant, quelques surprises se cachent au passage :

Plusieurs fonds et entreprises, en ont profité pour se lancer dans des développements imprévus. Une bonne vieille méthode chère à Adam Smith, qui dans sa tombe, doit trouver quelques vertus au petit Donald, qui n’aura peut-être pas finalement que des résultats de Mickey !

Tout d’abord, les petites banques. Celles pour les « petites gens ». Ces banques régionales qui se développaient au rythme de moins de 20 par an en 2010, sont en progression de 40%. Des « branches », comme les appellent les Américains. Qui vont embaucher des dizaines de milliers de personnes. Et comble de bonheur, elles vont demander à échapper aux règles stupides, et fatales aux PME. Celles de Bâle2. Règles qui ont asséché le crédit aux PME en France et en Europe. Destinées à punir les « gros » elles ont dévasté les « petites ». Comme je le dénonce depuis plus de 4 ans. Sans écho.

Mais les grandes aussi. JP Morgan va ouvrir plusieurs milliers d’agences (à l’heure où les nôtres ferment les leurs) avec plus de 50 000 emplois à la clé. Elle va notamment s’attaquer au marché immobilier des classes moyennes.

Les marques grand public, qui font les couches et autres produits d’hygiène, attaqués de toute part par Amazon et sa politique de destruction de l’économie par le prix bas, digne héritier, en pire, de la grande distribution française, qui a trouvé son maître, commencent à comprendre que la guerre des prix bas ne ferait que des victimes, et vont utiliser l’économie d’impôt pour investir dans de nouveaux produits, à plus forte valeur ajoutée, afin de s’extraire de cette guerre funeste et repartir vers le haut.

Mais plus intéressante, est la politique du boss de Morgan Stanley, Jamie Dimon, mais aussi de nombre d’entreprises américaines, qui vont attribuer une large partie des gains d’impôts……à leurs salariés ! Une mesure que certains aimeraient rendre obligatoire. Par la loi. Obligatoire car nombreux sont ceux qui pensent (à raison parfois) que le capitalisme boursier représente la négation de l’homme et n’est pas capable de faire preuve de la moindre reconnaissance envers les salariés. Et pourtant, les USA, menés par un homme que le journaliste, auteur de «  Fire and Fury », appelle un « rebel without a cause ». Un type capable de tout, y compris face à l’institution qu’il dirige et les riches dont il fait partie de façon outrancière, mais sans vision. Et c’est de lui, et non de Bernie Sanders, battu, que les salariés ainsi récompensés, devront remercier. Et qui voteront encore pour lui, dans 3 ans.

 
Commentaires

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  • Par Liberte5 - 05/02/2018 - 17:00 - Signaler un abus Le bilan d'un an de présidence D. Trump

    n'avait pas été prévu comme tel par nos médias Français (ni ceux de la gauche américaine). Quand durant un an vous passez votre temps à dire Trump est fou, il est bête etc. vous êtes surpris que de tels résultats puissent exister. En attendant D. Trump continue à avancer. Pour le moment il nettoie le marécage de l’État profond. L'"Obamagate" commence à pointer, et les jours et semaines qui suivent devraient apporter leur lot de nouvelles.

  • Par vangog - 05/02/2018 - 17:35 - Signaler un abus Les journaleux et analystes font marche arrière sur Donald!

    Il était temps! car ces faux prophètes de malheur allaient vraiment dans le décor...pourtant, son « America first » n’est rien d’autre que le programme du FN, édulcoré: protectionnisme intelligent, maîtrise de l’immigration, relocalisation des industries, fin des taxes et normes ecolo-débiles, baisse des impôts, défaite de l’EI...vous en aviez rêvé? Et bien, Donald l’a fait, en un an à peine! Alors, c’est certain, les analystes tombés dans la marmite de pensée unique, quand ils étaient à l’école socialo-macroniste , n’avouent ce succès que du bout des claviers... »il n’avait certainement pas prévu des augmentations de salaire pour les pauvres salariés, ce Président qui ressemble tellement à un Président pour les riches! »...ben si! Donaldavait prévu ce ruissellement de richesse, qui est le signe palpable du libéralisme intelligent! Tout l’inverse de notre minet-à-cougars qui se fait passer pour un President des pauvres- alors qu’il n’est que le pantin de la finance internationale...

  • Par Liberte5 - 05/02/2018 - 19:56 - Signaler un abus @vangog, j'apprécie souvent vos commentaires....

    mais vouloir comparer le programme de D. Trump et celui du FN , ce n'est pas sérieux. La France est un pays fortement socialisé avec des pans entiers de son économie (fonctionnaires, entreprises publiques, etc.) qui sont issus du parti communiste en 1946. Cela n'existe pas aux USA. M. Le Pen qui parle d'ultralibéralisme alors que la France ne connait pas le libéralisme, tout y centralisé. Les normes, règlements ,code du travail etc, étranglent l'économie, les entreprises. La liberté d'entreprendre est bridée etc. Or M. Le Pen n'a jamais mis en cause ce système socialiste, l'état providence etc. Désolé le FN est à l'opposé sur le plan économique du programme de D. Trump.

  • Par vangog - 06/02/2018 - 01:35 - Signaler un abus @Liberte5 le F N veut rétablir la liberté d’entreprendre.

    et il veut restaurer les fonctions régaliennes. Rien à voir avec l’Assistanat clientéliste a 35% de HLM du LRPS...

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Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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