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Horreur, enfer et damnation orthographiques ! L’école invente un nouveau système plus laxiste de notation des dictées

L'Education nationale teste une nouvelle méthode pour encourager les élèves. Celle-ci consisterait à prendre en compte les bonnes réponses des élèves et non plus seulement les mauvaises. Sauf que les élèves n'ont pas besoin de carottes, mais d'apprendre à écrire le français.

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Atlantico : Le ministère de l'Education nationale souhaite installer, en primaire et au collège, un nouveau barème de notation pour la dictée. L'objectif est de se baser sur la compétence des élèves et non sur la sanction afin de ne pas décourager les mauvais en orthographe. Ce nouveau système rend-il réellement service aux élèves ?

Pierre Duriot : Le fait marquant à retenir est surtout l'introduction de l'informatique, une forme de déshumanisation bien dans l'air du temps et dont l'un des objectifs inavoués est celui d'un report de la responsabilité sur un non-humain inattaquable : la machine. Le professeur agressé par un élève pour une mauvaise note et nous savons tous que c'est devenu monnaie courante, pourra toujours se défausser sur le logiciel. Le système a aussi pour avantage de mobiliser les professeurs de longues heures pour la saisie et l'exploitation du logiciel. La tendance est tenace, avec les livrets d'évaluation, les fichiers informatiques de recensement, dont le remplissage est fastidieux, mais qui donne la certitude qu'au moins les professeurs travaillent.

"Comme si l'acte pédagogique et les préparations de cours n'étaient pas en eux-mêmes du travail ! Au moins, quand nous sommes des heures dans des réunions stériles ou à remplir des logiciels fastidieux, donnons nous l'impression d'enfin mériter notre salaire", maugréent-ils souvent entre collègues.

Cela ne rend pas service aux élèves pour deux sous, d'abord parce que les premières expérimentations montrent que la note ne change que très peu, pas de manière significative, mais en plus, le verdict brut d'une machine, si perfectionnée soit-elle, ne remplace pas une explication entre élèves et professeurs.

"Basé sur la compétence" a un aspect édifiant si l'on prend un exemple. L'enfant écrit "ils joues" et on va déclarer qu'il est "compétent" car il a compris la marque du pluriel en mettant un "s", alors que cela reste faux. Ce n'est pas un service à rendre que de créer de l'illusion, de renchérir cette illusion déjà trop présente. C'est aussi se méprendre sur les attentes de l'enfant en matière de satisfaction et de réussite. L'enfant n'est toujours satisfait que très partiellement d'une "situation de réussite" artificielle, laquelle ne fait en aucun cas progresser la compétence. C'est bien l'affrontement et la résolution d'une situation problème vue comme un échec que finalement on surmonte avec l'aide d'un adulte et ses encouragements qui occasionne la véritable satisfaction. Il ne faut pas mettre les enfants systématiquement "en situation de réussite" en abaissant le niveau en permanence mais bien, aider l'élève à surmonter une situation d 'échec. C'est cela qui va créer un apprentissage et une compétence.

Le système actuel, que d'aucuns jugent trop punitif, permet-il de rendre compte des difficultés en orthographe des élèves ?

Il n'y a pas de "système", l'orthographe est codifiée, c'est donc "bon" ou "pas bon" sans qu'il soit question du moindre système. Si l'objectif d'un nouveau système est de faire croire que c'est bon quand ce n'est pas bon, ce n'est pas un système, c'est une arnaque. Mais ce n'est pas la réception de la note, fusse-t-elle bonne, qui fait progresser en orthographe, c'est le travail préalable. La dictée d'examen est une évaluation destinée à savoir si l'élève sait ou ne sait pas et ne pas savoir sera toujours "punitif". Si être moins punitif c'est faire croire à l'élève qu'il sait quand il ne sait pas, où est l'intérêt ?

Le système préconisé ne peut-il pas encourager les élèves à s'améliorer ?

C'est le contraire, pourquoi prendre du temps et fournir des efforts pour s'améliorer si grâce au nouveau système c'est déjà meilleur ? Si ne n'est pas encore assez bon bon, changeons encore le système jusqu'à ce que ça le devienne. Ce n'est pas la notation de la dictée qu'il faut changer mais l'apprentissage de l'orthographe et la culture de l'écrit.

Quels sont les intérêts pédagogiques de la dictée ? Est-elle encore efficace lorsque l'on sait que pour un même texte d'une dizaine de lignes, seuls 26% des élèves faisaient plus de quinze erreurs en 1987 contre 46% en 2007 ?

Les intérêts pédagogiques de la dictée sont très nombreux. On peut la pratiquer avec préparation, s'en servir pour étudier un aspect orthographique ou grammatical particulier, s'en servir pour étudier le style d'un auteur, l'utiliser comme exercice d'application après une leçon et enfin, s'en servir comme d'un couperet, pour connaître le niveau global de ses élèves face à un texte inconnu qu'il faut transcrire. Mais la dictée est l'arbre qui cache la forêt. L'objectif est, à défaut de pouvoir amener tous les élèves au meilleur niveau, au moins de le faire croire. Il y a une démagogie pure, inavouable, dans les notes à l'école : générer plus de satisfaction que de frustration, apprendre en s'amusant et sans effort, avoir un bon socle électoral de parents d'élèves, électeurs satisfaits. L'exemple du bac est largement connu et décrit par de très nombreux spécialistes compétents : donner le bac à tout le monde relève de la promesse électorale mais pas des nécessités économiques ni des aspirations des élèves. On satisfait l'électeur en mécontentant les filières et au final, les étudiants savent maintenant pertinemment qu'ils doivent viser la mention "bien" ou "très bien" pour être crédibles.

Avec la dictée, quel que soit le système de notation, une faute restera une faute et si ce n'est plus une faute à l'école, c'en sera toujours une à l'extérieur de l'école. On est dans la fabrique d'illusion.

Comment expliquer cette dégradation et surtout comment peut-on y remédier ?

La dégradation s'explique par un abandon de la rectitude orthographique au profit du "langage", promu dans les années 80 et depuis, avec déjà une ringardisation de l'écrit et une "tolérance" aux fautes. Nous avons le souvenir, vieux enseignants, de cette série de majuscules simplifiées qui n'a heureusement pas pris et de cet engouement pour le langagier qui a permis de se passer des fastidieuses leçons d'orthographe. Derrière tout cela, il y a un changement de cap global, sociétal, la réticence à ce qui est pénible, long, fastidieux, demandant beaucoup d'effort et de rigueur, pas seulement à l'école. Est-ce l'école qui s'est adaptée à ce changement des mentalités ou l'a t-elle généré ? La question n'est plus là.

Comment y remédier ? En déclarant à nouveau la rectitude orthographique comme objectif majeur à l'école, le ministère de l'Education Nationale peut le faire. En lisant, également, plus que ne le montrent les statistiques en matière d'achat de livre et de temps de lecture par jour et par habitant, lesquelles n'ont cessé d'affirmer le recul de l'intérêt pour la chose écrite : nous sommes dans une civilisation de l'image instantanée, choc et fascinante. Mais les gens de pouvoir, ceux qui progressent, sont encore ceux qui maîtrisent l'écrit, sous toutes ses formes actuelles, dont la forme informatique. Maîtriser l'écriture fut de tous temps, est encore un moyen d'accéder au pouvoir. L'inculture du peuple est un gage de sa soumission, de très nombreux grands philosophes l'ont écrit : a-t-on aujourd'hui intérêt à ce que la population dans son ensemble maîtrise l'écrit ? Rien n'est moins sûr.

 

 
Commentaires

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  • Par Renaud Bouchard - 15/04/2014 - 09:23 - Signaler un abus Programme : la culture, c'est la vie!La liberté!La dignité!

    Plus aucune émission débile à la radio et à la télévision. Sélection des commentateurs sur leur élocution, la richesse de leur vocabulaire, la qualité de leur syntaxe.Affichage de textes littéraires dans les rues, les transports, les lieux publics. "Mais les gens de pouvoir, ceux qui progressent, sont encore ceux qui maîtrisent l'écrit, sous toutes ses formes actuelles, dont la forme informatique. Maîtriser l'écriture fut de tous temps, est encore un moyen d'accéder au pouvoir. L'inculture du peuple est un gage de sa soumission, de très nombreux grands philosophes l'ont écrit : a-t-on aujourd'hui intérêt à ce que la population dans son ensemble maîtrise l'écrit ? Rien n'est moins sûr."

  • Par anakyn - 15/04/2014 - 09:29 - Signaler un abus Il faudrait aussi

    condamner les journalistes, présentateurs et autres débatteurs quand ils utilisent plus de termes anglais que de mots français dans leurs conversations. Ceci dit, lorsque j'ai passé mon bac et mes différents concours, les fautes d'orthographe étaient recensées et faisaient l'objet d'une retenue sur la note finale. C'était il y a 35 ans pour mon bac. ... Qu'en est-il de nos jours ? Nos étudiants écrivent-ils en langage SMS ou existe t-il encore un certain respect pour la langue française, pour laquelle se sont battus nos glorieux Anciens ? J'en doute !

  • Par Djelmé - 15/04/2014 - 09:53 - Signaler un abus La lecture, pivot d'une langue

    Les jeunes ne lisent pas, comment sauraient-ils écrire ?

  • Par Karg se - 15/04/2014 - 10:04 - Signaler un abus intérêt pédagogique?

    J'ai eu 0 en dicté durant toute ma scolarité, j'aimerai bien savoir où est l'aspect pédagogique. Le problème est l'enseignement du français en amont de la dictée: il faut apprendre à écrire sans faute, par tout le moyen, y compris les trucs mémotechniques qui ont été dévalorisé et interdit.

  • Par Karg se - 15/04/2014 - 10:05 - Signaler un abus aucun rapport

    "Les jeunes ne lisent pas, comment sauraient-ils écrire ?" J'ai toujours lut beaucoup, j'ai toujours fait beaucoup de faute, ça n'a aucun rapport.

  • Par yavekapa - 15/04/2014 - 10:19 - Signaler un abus comme quoi la descente aux enfers continue

    avec la Déséducation Nationale Avec les sots-sialauds, vaut mieux avoir que des derniers de classe, et surtout aucun premier de classe, sinon on lui brise les reins à ce salaud.

  • Par Djelmé - 15/04/2014 - 10:25 - Signaler un abus @ Karg se - 15/04/2014 - 10:05

    Qu'avez-vous donc parcouru d'un œil qui ne lisait qu'à moitié ? Lire, lire encore et toujours est le seul moyen de laisser un esprit qui s'y consacre avec intérêt (et donc plaisir) absorber le sens des mots, de l'orthographe et de la grammaire, du style et de la rhétorique. le grammairien lui, sait pour avoir appris les règles, les causes d'une langue. La lecture est l'outil qui permet à tout un chacun d'accéder à la liberté de comprendre et de se faire comprendre.

  • Par Benvoyons - 15/04/2014 - 10:38 - Signaler un abus J'ai comme l'impression que la nouvelle notation est plus pour

    aider le niveau des nouveaux professeurs!

  • Par pemmore - 15/04/2014 - 11:19 - Signaler un abus Moi ce que je ferais,

    c'est de donner à lire Atlantico à mes élèves tous les matins et leur faire corriger toutes les fautes d'orthographe, de ponctuation et autres billevesées. Ca serait un excellente façon de ne plus en faire et de se foutre de la gueule des journaleux qui prétendent tout savoir. En moyenne dix par jour, faut le faire.

  • Par Varennes - 15/04/2014 - 11:26 - Signaler un abus Un psychologue

    Un psychologue américain ,Benjamin Spock, a défendu pendant 30 ans l'idée qu'il fallait mettre en place une éducation permissive. Surtout pas de sanctions, pas de punitions, rien que des récompenses. Et puis un jour, il a écrit un livre pour reconnaître ses erreurs. Il s'était trompé sur toute la ligne, a t-il reconnu. Malheureusement, toute une génération de petits américains ont été élevés avec ses préceptes. Nos pédagogues à la manque n'ont donc que 30 ans de retard. Ils se trompent lourdement , vous trompent, nous trompent. L'enfant a besoin de repaires. Il apprend par essais et erreurs. Si on ne lui dit jamais qu'il se trompe, s'il n'y a pas de sanctions à l'erreur, et bien il continue, et continuera à se tromper. C'est simple et INDENIABLE. Une fois de plus, on veut appliquer à la majorité des élèves des préceptes qui ne marchent qu'avec une infime minorité. On refait le CPE, mais sur le plan de l'éducation nationale. Cela vous étonne qu'avec des pédagogues à la manque, notre éducation nationale soit une école de l'échec?

  • Par Benvoyons - 15/04/2014 - 12:12 - Signaler un abus Varennes - 15/04/2014 - 11:26 Pour une fois je suis d'accord

    avec toi. Mais les Français parents et éducation nat. ont surtout lu http://fr.wikipedia.org/wiki/Summerhill_School. Malheureusement ils n'ont retenu que le mot liberté dans Libres enfants de Summerhill. Alors que bien évidemment (même si elles sont construites en commun) il y a des règles et qu'il faut les respecter. Neill d'ailleurs fout dehors de son bureau un enfant qui était entré sans avoir frappé à la porte. Mais malheureusement les Français n'ont retenu qu'il ne fallait jamais intervenir ni réprimander.

  • Par Appamée - 15/04/2014 - 12:48 - Signaler un abus Laxisme à l'école

    Bonne méthode pour former des générations peu cultivées et handicapées par leur faible savoir ! Cela va donner une population dénuée d'esprit critique et facile à manipuler . Des nouveaux esclaves , en quelque sorte ..... Appamée

  • Par Vautrin - 15/04/2014 - 15:10 - Signaler un abus "ce n'est pas la réception de

    "ce n'est pas la réception de la note, fusse-t-elle bonne," fût-elle.... Un comble dans un article sur l'aurtaugraffe !

  • Par Karg se - 15/04/2014 - 15:52 - Signaler un abus lecture visuel

    @Djelmé: j'ai une lecture visuel mais pas de mémoire visuel, je décode les mots très vite mais je ne retiens pas la succession des lettres. Ca n'a rien à voir avec le fait de lire bien ou pas, c'est juste une forme de méthode globale radicale.

  • Par golvan - 15/04/2014 - 15:53 - Signaler un abus @ Varennes

    L'enfant a besoin de "repères" pour se situer, même s'il peut préférer un "repaire" pour s'y cacher. Je me moque sans méchanceté, mais cette remarque ne fait que conforter l'intérêt de l'orthographe sur la phonétique. Sans rancune.

  • Par texarkana - 15/04/2014 - 16:24 - Signaler un abus Monsieur Duriot a tout dit!

    il n'y a rien à ajouter ...ah si, un souvenir personnel : en primaire (années 60), j'étais nul en calcul et j'excellais en français- en orthographe notamment-la seule chose que çà m'avait rapporté, c'est la remarque désobligeante : "l'orthographe est la science des ânes"...donc le problème remonte à loin...

  • Par opera - 15/04/2014 - 16:41 - Signaler un abus la note

    N'est ni une punition , ni une récompense : C'est l'évaluation d'un niveau objectif ,et un repère ; Pourquoi se cacher derrière ses doigts ? Ce sont les parents qui dramatisent ! Il y a longtemps qu'on ne donne plus ds coups de règle sur le doigts dans les école Comment voulez vous qui enfant progresse , s'il ne sait pas ou il en est ? ON progresse tous par essais- erreurs Depuis quelques temps , pour supprimer les fautes , on a supprimé les dictées .Étonnez vous des résultats .

  • Par opera - 15/04/2014 - 18:56 - Signaler un abus @golvan

    orthographe phonétique ? Comment ferait alors un marseillais pour comprendre la prose écrite d'un alsacien , et vice et versa ? L'orthographe est un code : Il la connaitre pour se comprendre !! c'est comme le solfège qu'il faut ingurgiter pour lire la musique et jouer d'un instrument .

  • Par yavekapa - 15/04/2014 - 22:02 - Signaler un abus après l'orthographe,

    ils vont aussi s'attaquer au solfège ? putain attention les oreilles !!!

  • Par Varennes - 16/04/2014 - 11:15 - Signaler un abus A golan

    je suis honteux . Repères et repaire. Je me suis fait avoir. Cela montre la difficulté de notre langue , si belle par ailleurs comme le disait das une chanson Yves Duteill " la langue de chez nous" Sans aucune rancune

  • Par Ory-Nick - 17/04/2014 - 10:37 - Signaler un abus @Golvan

    "Orthographe phonétique", dans un pays qui compte de nombreux accents, dialectes ? La langue sert à communiquer. La communication dépend de codes. En fait, pour qu'une communication puisse s'établir, il est impératif que les deux interlocuteurs maitrisent les mêmes codes, la même langue. Un français ne pourra jamais parler à un anglais... sauf si l'un des deux apprend la langue de l'autre. C'est totalement logique. Pourquoi encourager l'avènement d'une "orthographe phonétique" qui, indéniablement, va appauvrir notre si belle langue ?

  • Par Ory-Nick - 17/04/2014 - 13:14 - Signaler un abus @opera - 15/04/2014 - 16:41

    Pas tout à fait d'accord... Les notes sont, certes, un moyen d'évaluation objectif. Cela dit, le système scolaire utilise une méthode d'apprentissage qui ne convient pas à tous les esprits. Je pense à une image vue sur le net : Dans la brousse, une classe est constituée d'un singe, d'un oiseau, d'un élephant, d'un gorille, d'un serpent, d'un tigre, d'un lémurien. Le prof leur dit "grimpez à l'arbre pour avoir une bonne note". L'elephant n'y arrivera pas. Est-ce à dire qu'il est "objectivement mauvais élève" ? Non ! Il n'est tout simplement pas adapté à cette tâche. Je ne vous dis pas mon soulagement quand j'ai compris de quel façon mon cerveau assimilait les informations (par l'écoute ou par la lecture, pas par l'écrit). Il faudrait arriver à concevoir un système permettant de personnaliser la formation de chacun en fonction de ses talents, capacités, et envie. Voila la clé...

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Pierre Duriot

Pierre Duriot est enseignant du primaire.

Il s’est intéressé à la posture des enfants face au métier d’élève, a travaillé à la fois sur la prévention de la difficulté scolaire à l’école maternelle et sur les questions d’éducation, directement avec les familles.

Il est l'auteur de Ne portez pas son cartable (L'Harmattan, 2012) et de Comment l’éducation change la société (L’harmattan, 2013). Il a publié en septembre Haro sur un prof, du côté obscur de l'éducation (Godefroy de Bouillon, 2015).

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