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L'homme qui disait déjà en 2000 que l'Euro allait amener à trop de maisons en Espagne, trop de fonctionnaires en France, trop d'usines en Allemagne

Economiste et financier, Charles Gave s'est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 " Des Lions menés par des ânes ". En s'appuyant sur un graphique, il démontre comment les technocrates ont freiné la croissance économique de l'Europe.

Au fond du gouffre...

Publié le 17 février 2013 - Mis à jour le 19 février 2013
 

 Crédit DaviddodoOliva/Flikr

Que le lecteur veuille bien considérer le graphique ci dessous.

 (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

De 1975 a 2000 , la croissance en Europe, telle que l’on peut la mesurer en utilisant les indices de la production industrielle était de 2. 5% par an en moyenne. Qui plus est, la dispersion autour de cette moyenne était très faible, chacun croissant allégrement de 2.5 % par an, avec cependant des petits à-coups de temps en temps, corrigés très vite, ce qui permettait à chaque pays de revenir dans le peloton sans trop de problèmes. A partir de  2000, une vraie catastrophe semble avoir frappé les économies du vieux continent. La croissance s’arrête NETTE.

La moyenne (ligne orange sur le graphique) passe d’une pente fort régulière de 2.5 % par an à une pente de 0 % par an. Les 12 dernières années sont DE LOIN les pires en Europe depuis les années trente, en tout cas pour les pays de l’Europe du Sud. De plus, la dispersion autour de cette moyenne « explose » pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale et l’Europe se scinde en deux. D’un coté, l’Allemagne (accompagnée de certains pays du Nord) qui continue sa croissance , et de l’autre la France, l’Espagne, le Portugal ou l’Italie qui perdent entre 10 %  et 20 % de leur  capacité industrielle (en 12 ans!),ce qui ne s’était JAMAIS produit. Mais quelle est donc cette catastrophe, ce Tsunami qui a réussi à tuer en si peu de temps toutes ces économies en Europe dont la croissance équilibrée faisait l’admiration du monde entier ? La réponse est simple. Une intervention technocratique dans l’un des prix les plus importants dans tout ce qui touche à l’allocation du capital, le taux de change.

Revenons en arrière: En 1990, l’Allemagne se réunifie, ce qui créé une immense panique en France. Munie d’une banque centrale crédible, la Bundesbank, possédant la plus grande et la plus efficace économie en Europe, l’Allemagne va dominer ses voisins et le DM devenir la monnaie de réserve et d’épargne de chaque Européen, ce qui interdira aux  technocrates/élus Français de continuer à vivre au dessus de leurs moyens et d’enregistrer déficits budgétaires sur déficits budgétaires. Branle bas de combat entre Delors, Trichet and co, et l’Euro est mis en chantier avec comme but ultime de tuer la Bundesbank et de pouvoir continuer à avoir des déficits. Le prix à payer toutefois était d’avoir un taux de change fixe avec la monnaie Allemande. Or c’étaient les variations des taux de change entre DM et les autres monnaies européennes qui permettaient aux différents systèmes de s’adapter au travers du temps.

Prenons l’exemple de l’Italie qui doit « porter » une Italie du Sud quelque peu corrompue, inefficace et criminelle. L’Italie du Nord, extraordinairement efficace, avait comme habitude de gagner des DM et de transférer des Lires vers l’Italie du Sud. Quand le poids de l’Italie du Sud devenait si important qu’il mettait en danger la compétitivité de l’Italie du Nord, une dévaluation de la Lire suffisait à remettre les pendules à l’heure et l’Italie recommençait à croitre de 2 % à 3 % par an, sans problème.

 


Commentaires

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  • Par rudi11 - 21/02/2013 - 14:33 - Signaler un abus tuer le peuple

    pour sauver l euro, vla la devise de la commission européenne,
    la grèce a servi de cobaye et on voit maintenant le spectre s 'étaler pour d autres pays...favoriser le libre echange avec les usa fera encore couler d autres entreprises !!
    mais les medias vendus écrasent les voix discordantes
    et les citoyens epuisés par les soucis n ont plus guere le temps d aller chercher l info eux memes.

  • Par Equilibre - 21/02/2013 - 02:47 - Signaler un abus @ Mani

    Il a juste fallu quelques centaines de milliards pour le maintenir, des changements de traités et un action illégale, comme le FESF...
    Sans compter les milliards de la Grèce déjà perdus, les centaines de milliard de l'Espagne à venir.
    Ce truc ne tient que par la volonté politique, pas par la "grâce" économique.
    .
    D'accord avec toi sur notre niveau de vie artificiel par contre. Je ne lui ai jamais tout mis dessus non plus, mais il nous empêche de nous ré-équilibrer.

  • Par Mani - 20/02/2013 - 12:18 - Signaler un abus @Equilibre

    Si l'Italie a décroché en 2005 (et pas en 2000 comme le dit l'article), ce n'est certainement pas à cause de l'euro, tout comme le déficit de la balance commerciale de la France n'est pas dû à l'euro : il est absurde de prétendre que, si on importe globalement plus que l'on n'exporte (ce qui ne veut pas dire grand-chose en soi, d'ailleurs), c'est à cause de la monnaie.
    .
    Alors bien sûr, je caricature pour souligner mon propos, mais je peux aussi nuancer si c'est nécessaire : à mon sens, en Espagne, ce n'est pas tant la croissance qui était artificiellement élevée que le taux de chômage qui était artificiellement bas. C'est le problème quand on devient trop dépendant d'un seul secteur, en particulier quand on a fait artificiellement gonfler ce secteur.
    .
    Mais d'une façon similaire, même si c'est en perspective inversée, une partie des problème de la France réside dans le fait de maintenir artificiellement en vie des pans entiers de l'économie qui devraient au moins être organisés différemment (agriculture par ex).
    .
    Quant aux économistes qui ont "prévu" l'échec de l'euro... c'est magnifique, certes, mais jusqu'à preuve du contraire, l'euro n'est pas encore mort !

  • Par Professore - 20/02/2013 - 11:13 - Signaler un abus Consternant

    Voilà l'apologie des nationalismes et des antagonismes. Cette bonne petite dévaluation italienne de 92-95 qui a supprimé des milliers d'emplois dans le textile en France. Avec ce que propose l'auteur, chaque pays résout ses problèmes sur le dos des autres et pourquoi pas une bonne petite guerre de temps en temps pour relancer l'industrie et limiter les effets de la démographie ? Penser que si la France a embauché trop de fonctionnaires c'est la faute à l'euro, c'est vraiment faire preuve d'une imagination débridée. A défaut de Nobel d'économie, l'auteur mériterait un Nobel de farces et attrapes.

  • Par altona - 19/02/2013 - 13:27 - Signaler un abus des usines parties en Allemagne?

    Bizarre , des usines françaises qui fermeraient pour aller s'installer en Allemagne ?
    Plutôt des entreprises allemandes qui rachètent ou installent des usines en France (filiales, soustraitances etc...)
    je ne sais pas où l'auteur de l'article a vu des délocalisations Outre Rhin , .............

  • Par athTico - 19/02/2013 - 11:27 - Signaler un abus L'auteur n'aurait-il pas remarqué...

    ... que le plus important changement de ces dernières décennies c'est surtout l'avancée de l'informatique, des technologies modernes et la dématérialisation des échanges financiers ???
    Ce qui a permis une vraie mondialisation (qui a toujours existé, dès qu'on a su traverser les océans), mais aujourd'hui elle est complète.
    Et que ceci nous met donc en vraie concurrence avec le reste du monde, alors qu'avant on vivait un peu sur nos acquis post-colonialistes (matières premières pas chère, ouvriers à bon prix, et export facile face à des pays qui n'avaient pas la technologie nécessaire) ?
    Alors oui, quand l'Europe doit lutter sur des bases à peu près égales avec le restant du monde, c'est beaucoup plus dur, c'est un fait.
    Et si l'Allemagne ne s'en tire pas trop mal aujourd'hui, c'est un peu grâce à la qualité de leur export et leur mentalité plus rigoriste mais aussi parce qu'ils ont baissé les salaires et payent maintenant leur ouvriers à coup de lance-pierre. Et les anglais, qui ne sont pourtant pas dans l'euro, ne sont pas bien brillants non plus question industrialisation...
    Quant à comparer mafia et fonctionnaires... ...ça en dit assez long sur la valeur des arguments.

  • Par Le gorille - 19/02/2013 - 05:05 - Signaler un abus merci Seb Per

    Merci Seb Per de m'avoir répondu. La contradiction subsiste malgré tout : on est les plus forts (enfin presque) et c'est la crise.... Ca cloche quelquepart quand même !

  • Par De France et de plus loin - 19/02/2013 - 01:18 - Signaler un abus Vous connaissez le mec qui

    Vous connaissez le mec qui disait en 2000 que sans l'euro, l'Espagne aurait trop d'usines , la France des excédents commerciaux et l'Allemagne serait en déclin ?
    Non? Bizarre

  • Par Stef - 18/02/2013 - 21:54 - Signaler un abus chronique de Michel ONFRAY février 201

    http://mo.michelonfray.fr/chroniques/la-chronique-mensuelle-de-michel-onfray-n%C2%B0-93-fevrier-2013/

  • Par jlbaty - 18/02/2013 - 19:20 - Signaler un abus Curty faux mitterand a lancé

    Curty faux mitterand a lancé la régionnalisation et l' état Francais n' a cessé de réduire ses éffectifs. Le hic c' est que parallélement les départements et les régions ont créent autant d'emploies bidons de fonctionnaires inutiles. Merci au politicards vereux de tous bords

  • Par crisemajeure.fr - 18/02/2013 - 18:52 - Signaler un abus En cause l’abandon des principes directeurs de KEYNES

    Pour trouver la cause fondamentale de l’actuel imbroglio économique et social, il faut remontrer jusqu’aux années 1980, le début de l’ère de l’ultralibéralisme et de l’hyperspéculation financière.
    Tout ce qui s’opère actuellement en matière économique et sociale n’a plus de socle mortaisé qui permettrait de trouver un sens, une analyse fiable à l’actuel délabrement démocratique et social. Personne ne s’y retrouve plus parce que les principes directeurs équitables de la macroéconomie de KEYNES et le Glass-steagall-Act (1999) ont été rompus, abandonnés.
    Toutes sortes de réactions sociales et politiques qui défraient la chronique ici ou là sont des mouvements réactifs des États et des peuples, consécutivement aux conditions déstabilisantes introduites par l’entrée en crise majeure des années 2008.
    À l’époque normalisée 1945 – 1975 caractérisée par les principes directeurs du plan PARTIEL de KEYNES, l’économie mondiale était normalement régulée, la strate sociale était perfectible, toutes les parties du système pouvaient tendre vers plus d’équité, de stabilité...
    Extrait du livre " La face cachée du mondialisme " présenté sur le site www.crisemajeure.fr

  • Par prochain - 18/02/2013 - 15:56 - Signaler un abus Trop de fonctionnaires...

    90 / 1000, en Allemagne 50 / 1000 habitants mais lesquels seraient de trop? Le poste garanti à vie n'est pas la garantie de l'excellence? Que direz-vous d'un auditeur indépendant, un audit conforme aux normes internationales, dans un pays socialiste la compétitivité ne concerne que le secteur privé?

  • Par pipodeparis - 18/02/2013 - 14:28 - Signaler un abus LA LAC HETÉ DES DIRIGEANTS DU SUD DE L'EUROPE SEULS RESPONSABLES

    LES 3% DE DÉFICIT ACCORDÉ À CHAQUE PAYS N'ONT PAS ÉTÉ RESPECTÉS.
    CHIRAC, COMME TOUJOURS, A TRICHÉ, MENTI, TRAHI, LE DÉFICIT DE LA FRANCE APRÈS 2000 EST UN DÉSASTRE.
    L'ALLEMAGNE UN TEMPS A SUIVI LA FRANCE AVANT DE SE REPRENDRE ET DE FAIRE LES RÉFORMES NÉCESSAIRES.
    BERLUSCONI, CE PITRE, CE PIÈTRE DIRIGEANT ITALIEN A SUIVI LE MÊME CHEMIN.
    L'IRLANDE ET L'ESPAGNE ONT LAISSÉ GONGLER UNE BULLE IMMOBILIÈRE SPÉCULATIVE AU DESSUS DE TOUT ENTENDEMENT.
    LES PAYS DU NORD DE L'EUROPE S'EN SORTENT BIEN. ILS ONT FAIT LES RÉFORMES NÉCESSAIRES.
    CE N'EST PAS L'EURO QUI EST RESPONSABLE DE LA SITUATION EN EUROPE MAIS LES DIRIGEANTS DES PAYS QUI DÉGRINGOLENT.
    QUAND À LA GRÈCE, C'EST UNE CARICATURE ¡, UN VRAI DB, LA GRÈCE??? LE RANTANPLAN DE L'EUROPE!!!!

  • Par Thierry Curty - 18/02/2013 - 12:51 - Signaler un abus L'Euro n'a rien à voir avec ça...

    Les maisons en Espagne datent des années 90. C'est en 95 que la sécheresse a fait son oeuvre et que l'immobilier espagnol s'est effondré.
    Les fonctionnaires en France datent des années 80. C'est Mitterrand qui les a embauchés pour diminuer le chômage.
    Les usines en Allemagne datent de l'après-guerre. Les allemands se sont dynamisés. L'Allemagne est en faillite depuis 2002 officiellement, elle connaît donc des difficultés chroniques avérées depuis les années 90.
    Or, l'Euro n'existe que depuis 2001.
    On peut voir tout et n'importe quoi si on le veut vraiment. Ca n'empêchera jamais la réalité d'être la seule vérité.

  • Par Lna - 18/02/2013 - 12:06 - Signaler un abus Qui sait quoi réellement

    A la lecture de l'article et des commentaires des lecteurs, je ferai une observation : c'est que chacun d'entre nous fournit soit une explication, soit une préconisation sur ce qui pourrait être fait et ce en fonction, des convictions politiques, des expériences, des perceptions. Cependant, il me semble que le problème est bien plus souterrain et insidieux que ce que nous voulons en voir. Il est très probable que le système financier mondial soit devenu incontrôlable ou justement très contrôlé par une poignée de sociétés et ou personnes détenant les clés (je vous recommande l'excellent documentaire "Manipulations" qui a fait une enquête donc les résultats peuvent faire froid dans le dos).

  • Par playlist - 18/02/2013 - 12:05 - Signaler un abus mal lu

    Je crois Guff que vous n'avez pas lu l'article jusqu'au bout et que vous vous êtes arrêtés au titre! Cela dit je ne vous blâme pas, quand un article énerve, on a tendance à faire cela c'est humain!
    Vous avez peut-être raison, cela ne serait pas la première fois que ce que vous décrivez arrive, effectivement! Cela dit, l'article dit vrai en ce sens que l'euro est dès le départ un NON-SENS du fait de l'absence d'union politique et économique et donc fiscale et sociale! La preuve : rien ne va aujourd'hui: chacun joue seul et torpille son voisin ce qui permet aux mafias et aux financiers de prospérer sur notre délitement! EXEMPLE: le scandale alimentaire actuel, le retour de farines animales (qui ne sont jamais parties d'ailleurs concernant la filière poisson!), le renflouement et le don de subventions que j'appelle TONNEAU DES DANAÏDES à la Grèce, Portugal, Espagne, ROUMANIE BULGARIE SLOVENIE et bientôt CROATIE MACEDOINE SERBIE ALBANIE TURQUIE et qui sait un jour MAROC TUNISIE ALGERIE pour comme dirait les candidates miss france " parce qu'on est tous frères et qu'il faut être pour la paix et contre la guerre"! Ah l'idéologie et l'utopie!! opium des élus mais pas du peuple

  • Par Guff - 18/02/2013 - 11:38 - Signaler un abus On connaît ce genre

    On connaît ce genre d'économistes qui possèdent des parts dans les grandes entreprises banco-industrielles "libérales" et qui n'arrêtent pas de nous prévenir des restrictions que nous aurions du faire pour mieux nous préparer à rembourser la dette créée par la bulle immobilière, les sub-primes, et le jeu des bénéfs à la volée. Monsieur X+n n'est pas prudent: Le bétonnement de l'Espagne avait commencé dans les années 80... Le miracle Espagnol, disait-on. Et que viennent foutre les fonctionnaires français dans ce montage pseudo-intellectuel? C'est ici un point de vue politique dont on connait la chanson: la privatisation des services pour mieux les augmenter (faire payer la dette par le contribuable devenu de surcroit client!...)

  • Par jlbaty - 18/02/2013 - 07:15 - Signaler un abus Question, les usa ont 2 fois

    Question, les usa ont 2 fois plus d' états et ça marche ?

  • Par Erusuov - 18/02/2013 - 03:14 - Signaler un abus En premiere classe pour l'enfer ?

    Merci pour cette article. Il faut avoir le courage de le dire, l'ennemi c'est l'EURO et c 'est aux peuples d'Europe d'y mettre fin.
    Si nous ne faisons rien, dans 5 ans, 80% de la population francaise et d'Europe du Sud seront au chomage, vivant avec 3 ou 400 euros par mois et pouvant uniquement consommer les produits low cost de quelques multinationales allemandes. Nous serons tous des esclaves-consommateurs de l'Allemagne. Merkel et les technocrates de Bruxelles auront reussi la ou Guillaume II et Hitler avaient perdu.

  • Par Decebal - 18/02/2013 - 02:08 - Signaler un abus La seule vérité

    la seule prévision juste dans tout ça :
    Le primtemps et l'été seront chauds pour les socialos et l'hiver très froid pour les Français

  • Par Colchique - 17/02/2013 - 23:45 - Signaler un abus Charles

    me gave ! Je ne le lis plus.

  • Par vangog - 17/02/2013 - 23:20 - Signaler un abus Très franco-françaises ces discussions: "c'est la faute à celui

    qui...et ça remonte à...ben non ça remonte à plus loin que ça et c'est plutôt la faute à.. "
    On a l'impression d'assister à un banquet gaulois avec barde et sanglier et tout et tout!
    Mais cela ne donne pas la solution pour autant, et elle ne viendra certainement pas de Flamby et de son gang sans style...
    Il n'a pas fallu plus de deux ans Aux pays Nordiques pour s'extraire de l'économie socialiste, encore faut-il en avoir la volonté et ne pas répéter comme un perroquet aveugle, "c'est la faute à la finance internationale, c'est la faute aux technocrates lobbyisés, c'est la faute aux banquiers!"
    Non, les hommes se succèdent mais la politique est la même depuis trente ans, construisant une pyramide des dettes de Ponzi instable grâce a un discours social-démagogique.
    Et cette pyramide va s'effondrer a la prochaine crise, qu'elle soit financière, immbiliere ou sociale( comme la France semble en prendre le chemin...).
    Les imbéciles diront: "c'est la faute à la crise financière ou autre et n'auront que leurs yeux pour pleurer!

  • Par boblecler - 17/02/2013 - 22:49 - Signaler un abus Le problème n'est pas l'euro mais nicole notat

    Le problème n'est ni l'Euro, ni l'Etat ni la politique mais les relations des patrons qui bien avant l'euro ont causé 13% de chômeurs depuis 1993 qui n'ont pas investi à l'inverse de l'Allemagne depuis 1993 dans des projets. Il a fallu attendre les socialistes pour relancer la machine. Il y a bien un véritable problème de culture d'entreprise à résoudre. Suffit de voir l'affaire de l'IUMM qui a corrompu les syndicats juste avant la remise en cause des 37 annuités et demi . Il suffit de voir que le déficit primaire de l'Etat est dû à un déficit de 20 milliards d'euros pour les retraites et que l'EPARGNE retraite totalise 130 milliards d'euros avec un rendement de 20 % par an soit un manque à gagner pour la caisse de retraite de 20 milliards de cotisations ou d'impôts sur le revenu

  • Par Equilibre - 17/02/2013 - 22:44 - Signaler un abus @ Toma H

    Donc l'établissement d'une nouvelle monnaie, "faite pour les banquiers", histoire de s'affranchir de certains problèmes de change entre banques et pour les entreprises exportatrices, est neutre, n'a rien à voir avec rien.
    Les modifications qu'il a apporté et induit n'existent pas? Zéro conséquence?
    OK, désolé, autant je puis concevoir qu'on en minimise l'importance en estimant que les responsabilités au niveau de chaque état sont plus grandes, autant le zéro conséquence me semble ridicule et relève pour moi de l'imposture intellectuelle.
    Et je moque de ton parti pris. Tu commentes autant que tu veux, ce n'est pas moi qui t'en empêcherai. Je faisais simplement remarquer que ramener cela à de la politique, tu étais le seul à le faire, en mode, Marine, elle dit que le ciel il est bleu mais c'est pas vrai parce qu'elle est méchante alors le ciel il est rouge na!
    Et que le FN, DLR s'appuie sur des positions pas libérales au sens ou tu l'entends, l'auteur si.

  • Par le_duff - 17/02/2013 - 22:32 - Signaler un abus @Toma H

    J'apprécie la fin de votre intervention, pleine de bon sens.
    Le début est en revanche largement erroné. N'oubliez pas que la crise financière est pratiquement terminée, les banques ont pu se recapitaliser à la hauteur des nouvelles normes plus prudentes.
    La crise de la dette c'est celle du social clientélisme que Gave et les autres libéraux décrivent à la perfection. Les gens votent pour des promesses sans qu'on ait un début qui rétablisse la vérité : Un service de l'Etat et c'est un impôt quelque part qui doit apparaître. Or trop d'impôt, trop d'Etat peu efficace et c'est la croissance et les investissements qui s'envolent.
    La solution à la crise de l'Euro c'est soit son abandon soit le fédéralisme pour le nord paie pour le sud... Le dernier sommet européen qui a réduit le budget donne la tendance : L'euro va disparaître.

  • Par Toma H - 17/02/2013 - 22:28 - Signaler un abus et puis je ris jaune

    en lisant les commentaires qui occultent les dix dernières années en tapant sur les "socialos". C'est vrai que Chirac Sarko et toute leur clique n'y sont pour rien eux.

  • Par Toma H - 17/02/2013 - 22:17 - Signaler un abus @Equilibre . Mon parti pris idéologique

    me permet tout autant de dire ce que je pense que vous ou ce Monsieur Gave qui vient nous donner des leçons de sa presqu'ile lointaine géographiquement et fiscalement.
    Non l'Euro n'est pas responsable de la crise qui touche notre monde actuellement. Je pense que la mondialisation et le capitalisme financier le sont. La libre circulation des capitaux, la déréglementation du jeu financier, la captation du pouvoir par des technocrates à la solde des spéculateurs, voilà quelques unes des causes de la crise. Euro ou n'importe quelle autre monnaie, cela n'aurait rien changé. Ce sont des décisions politiques qui nous ont menés là ou nous sommes. Ce sont des décisions politiques qui nous en sortirons. Encore faut il que la démocratie soit rétablie en Europe.

  • Par vangog - 17/02/2013 - 21:27 - Signaler un abus Qui est responsable, l'Euro ou la Social-démagogie?

    Socia-démagogie qui a commencé bien avant l'Euro, avec Mittaerrand pour la France, avec Tapazero pour l'Italie et avec les coalitions socialo-cocos pour l'Italie, le Portugual et la Grèce.
    Car, finalement, l'Euro a été une bon n'a chose pour tous les pays nordistes qui n'ont pas subi la social-démagogie...
    Bon, mais admettons que l'Euro et l'absence de régulation des taux de change soient coupables!
    Quelles auraient été les conséquences pour ces pays soumis a leur pression de fonctionnaires ou mafieuse pour l'Italie, d'un rééquilibrage des taux de change tous les cinq ans, puis tous les trois ans, puis tous les ans, puis....
    Les conséquences auraient été déséquilibre de plus en plus marqué de la balance commerciale, désindustrialisation et inflation.
    Avec l'Euro, deux de ces conséquences continuent a être évitées, ce qui ne constitue pas un mieux, mais un "moins pire"!
    La solution n'est-elle pas de conserver l'Euro et de se calquer sur ceux des pays Européens qui en profitent le plus, ceux qui n'ont ni pléthore de fonctionnaire, ni pression mafieuse, ni syndicats Marxistes casseurs d'industrie, ni médias gauchistes et falsificateurs de la vérité?...
    On peut se poser la question!

  • Par Seb Per - 17/02/2013 - 21:10 - Signaler un abus pourquoi l'Euro est fort?

    Parce que
    1) Il représente une zone économique de 332 millions d'habitants ( plus que les USA)
    2) il représente 21 % des imports et des exports de la planete, loin devant les USA.
    3) C'est le 2eme PIB de la planete ( derriere les USA). A 27, l'UE écrase tout le monde en PIB.
    4) les investisseurs sont forcés de prendre 1) 2) et 3) en considération afin d'équilibrer leurs avoirs.
    Donc l'Euro est stable, fort ; mais loin d'être invulnérable.

  • Par Le gorille - 17/02/2013 - 20:49 - Signaler un abus Un débat

    Merci de ce débat : il éclaire un peu sur l'Euro qui a été présenté aussi comme outil politique d'unification et de cohésion de l'Europe.
    Je ne peux guère vous suivre sur le plan technique... sauf une question : pourquoi l'Euro est-il si fort alors ? Il y a comme une contradiction.
    L'échec n'est pas encore consommé tant qu'il n'a pas éclaté, ou qu'un pays n'est pas sorti de cette union monétaire, alors qu'encore récemment tous les jours on annonçait son éclatement.... mais je n'ai aucun avis sur la survenue d'une telle éventualité.
    Le reste, la gestion des pays... est indépendante de l'Euro : elle demeure chasse gardée du "génie" (plus ou moins bien inspiré) de chaque pays !

  • Par Jean-Francois Morf - 17/02/2013 - 19:48 - Signaler un abus Il n'y a jamais trop d'industrie dans un pays!

    Trop de fonctionnaires, trop d'impôts, trop de primaire, trop de tertiaire, mais trop d'industries créatrices d'emplois: jamais!
    Si les maisons étaient préfabriquées dans des usines en Espagne, ces maisons préfabriquées pourraient aujourd'hui s'exporter. Mais comme les ouvriers importés pour construire à demeure occupent toujours plus de maisons qu'ils n'en construisent, on croyait avoir besoin de toujours plus de maisons! Une fois les ouvriers partis, on se retrouve avec beaucoup trop de maisons!

  • Par Ali ce - 17/02/2013 - 19:02 - Signaler un abus usines en Allemagne

    "Et donc les usines ferment en Italie, en Espagne, en France pour aller s’installer en Allemagne."
    je n'ai pas le sentiment que nos usines sont allées en Allemagne, mais plus loin à l'est, ou plus vers le sud.
    et pourtant je vais souvent en Allemagne, je n'y vois pas le fleuron de nos usines, transposées là bas, mais je vois que leur industrie continuer à prospérer, à s'agrandir, pendant que la notre trébuchait.
    l'industrie automobile est un bon exemple, bmw, mercedes, audi, sont énormes et prospères, malgré le coût énorme de la réunification et la mise en place de l'euro, si détesté par les allemands, qui tenaient à leurs DM et se sentaient spoliés en 2000.

  • Par THEGAP - 17/02/2013 - 19:00 - Signaler un abus Grosse erreur: le graphique de la production industrielle

    Hum nous ne parlons pas d ela croissance mais de la production industrielle.
    Le journaliste aurait du déjà regarder les axes du graphique.
    Ensuite le trait a été tiré par Mr Gave.
    Enfin ce que ce graphique s'il est exact démontre c'est que moyennant quelques ajustemenst de l'état providence on peut avoir une production industrielle.
    Tout le reste relève comme d'hab de conclusions hatives où corrélation temporelle, isolement de variable, est transformé en modèle causal.
    Un peu plus de sérieux ne nuirait en rien.

  • Par Outre-Vosges - 17/02/2013 - 18:59 - Signaler un abus La méthode Gave, c’est l’immobilisme

    Je l'ai déjà dit et je dois encore le répéter: j'habite Strasbourg, j'ai vu le franc se dévaluer sans cesse et, en une trentaine d'années seulement, perdre les trois quarts de sa valeur par rapport au deutschmark suivant la bonne méthode Gave. Les Strasbourgeois ne continuaient pas moins à aller faire leurs courses à Kehl où la vie était moins chère: c'est que, chaque fois que le franc se dépréciait, les commerçants augmentaient leurs prix d'un taux correspondant et, sauf à perdre nos économies, nous n'y avions rien gagné. Ce qu'il faut, c'est réformer la fonction publique, dégraisser tous les mammouths, et non dire comme monsieur Gave: continuons la gabegie, en dévaluant nous nous en tirerons toujours.

  • Par Seb Per - 17/02/2013 - 18:53 - Signaler un abus pas d'equilibre artificiel!

    ce que ne conclue pas l'auteur, c'est que l'Euro n'a fait que révéler et accélérer les faiblesses structurelles du Sud face aux forces structurelles du Nord. Ce qu'ont voulu naïvement empêcher les politiciens francais ( l'hégémonie économique allemande) en instaurant l'Euro est quand meme arrivé.
    Tout démontre une fois de plus qu'en tentant d'empêcher un réajustement naturel, on ne fait que le provoquer.
    Il aurait fallu "germaniser" nos économies au lieu de tenter de protéger leurs faiblesses. Evidemment cela impliquait déjà des sacrifices politiques qu'aucun parti n'a eu le courage de faire. Pendant ce temps, le R-U choisissait de financiariser son économie et de rester indépendant. C'est une autre approche, pas forcément très morale par rapport à l'idée européenne, mais qui a son intérêt.
    Il sera très intéressant de voir devant cet effondrement annoncé qui en Europe va ramasser la mise. L Europe Allemande, l'Europe Financiariste ou l'Europe Orientale ( Russie en embuscade).

  • Par alfan46 - 17/02/2013 - 18:47 - Signaler un abus Bien vu..

    Pour simplifier l'excellente démonstration de ch. Gave, on pourrait dire qu'un pays comme la france qui consomme plus qu'il ne produit et qui surchargé d'improductifs comme les fonctionnaires et les nombreux élus, un cout du travail exhorbitant, ne peut etre compétitif et va sombrer dans la recession..
    Les mesures prises par Hollande, sont exactement le contraire de ce qu'il faufrait faire...
    Attendez-vous à voir bcp de monde dans les rues sous peu...
    Le choc social c'est pour bientot, gare à vous les socialos....

  • Par Equilibre - 17/02/2013 - 18:25 - Signaler un abus @Toma H

    Marrant ça. Tu es le seul à parler parti politique ici. Je te rappellerai, sur ce sujet, que le FDG a changé son fusil d'épaule il n'y a pas longtemps, moins d'un an.
    "Il livrerait notre pays seul à la spéculation sur le taux de change"
    Comme tous les pays du monde. Si ton argument c'est seulement celui-là, comment dire, c'est du vide complet, total, et démagogique.
    Je vais t'apprendre aussi que DLR prône la sortie du neuro et s'appuie sur Sapir, avec des références à Allais, tout comme le FN (si je ne m'abuse sur ces deux derniers points), ce qui nous emmène très loin des positions de l'auteur.
    En gros, ton parti pris idéologique te rend impropre à juger quoi que se soit.

  • Par Equilibre - 17/02/2013 - 18:10 - Signaler un abus @ laurentso, presque bon

    Les subprimes, et fanny Mc et co, à la base, c'est du bon étatique, ensuite titrisé puis ... puis ... certes, mais du bon étatique. L'un des moyens qu'ont trouvé les politiciens ricains de l'époque pour se recaver suite à la bulle dot.com.
    Dirigeants de Goldman Sachs? C'était Draghi en superstructure à l'époque, non :-) C'est marrant en UE, tu fais n'importe quoi, on te remercie en devenant chef de la BCE!
    Les monétaristes de l'euro, pour les français, c'est delors, attali, Trichet, des bons "politiciens", ainsi que leurs alter-égo dans d'autres pays.

  • Par laïcité - 17/02/2013 - 18:09 - Signaler un abus L'autre jour je voyais un reportage sur France 2

    la chaîne bien "socialo" par excellence et l'on passait un reportage sur l'hôpital public qui n'a plus les moyens matériels et humains pour assurer un service de qualité car à l'hôpital comme ailleurs, il n'y a plus de sous !...Et bien moi je propose que l'on "dégraisse" de toute urgence la haute fonction publique super-pléthorique avec tous ses postes de "recasement" pour les copains (voir l'un des derniers recasement en date à l'institut du monde arabe de l'inutile J Lang ) et de la diminution du nombre de députés et de sénateurs (nous en avons plus que les USA qui ont pourtant plus de 200 millions d'habitants! ) Tous ces bobos sortis de l'ENA, Sciences Po, HEC etc monopolisent tous les postes de la haute fonction publique et les deux tiers au moins des postes de députés et sénateurs!...ils sont les héritiers de la Noblesse de l'Ancien Régime !...Ce qui explique l'état de maladie avancée de notre pauvre France !

  • Par laïcité - 17/02/2013 - 17:53 - Signaler un abus @ Toma H !

    Vous devriez être plus prudent car c'est vous qui racontez n'importe quoi!... et c'est Mr Gave qui a raison ou plutôt qui a le tort d'avoir raison trop tôt et ça, pour tous les bobos sortis des soi-disantes grandes écoles (HEC, Sciences Po, l'ENA etc ), cela leur est insupportable que quelqu'un ose contredire leur bien-pensance à la mode!...De nombreux hauts fonctionnaires et de nombreux politiques (sortis des mêmes grandes écoles ! ) ont hélas des lacunes en économie et en histoire qui sont sidérantes!...il est plus qu'urgent de revoir les programmes concernant ces deux matières que sont l'Histoire et l'Economie dans ces grandes écoles qui sont devenues en fait des moules à fabriquer des bons socialos qui ne comprennent rien à la véritable économie!...Tous ces bobos devraient lire ou relire de toute urgence l'oeuvre complète de Maurice Allais, seul français prix Nobel d'économie, ce Maurice Allais qui a été ostracisé sur la fin de sa vie car il ne pensait "pas bien " pour tous ces bobos irresponsables et adeptes du "toujours plus de dettes" et après eux le déluge!...Mais c'est bien connu quand tout le monde pense la même chose c'est que plus personne ne pense réellement !

  • Par laurentso - 17/02/2013 - 15:03 - Signaler un abus "Les technocrates"

    dont il parle, ce sont les financiers qui ont créé des monstres comme les subprimes ? Ce sont les patrons d'Enron ? Les dirigeants de Goldman Sachs qui ont menti sur la situation de la Grèce ? Les monétaristes qui ont poussé à marche forcée la création de l'Euro ? Les banquiers qui ont encouragé la spéculation financière, immobilière, l'endettement des Etats ? Les économistes "libéraux" qui ont encouragé l'ouverture débridée des frontières, au bénéfice des grandes firmes internationales et au détriment des travailleurs européens et de ceux du tiers-monde ?
    En ce cas, il a bien raison de dénoncer les technocrates.

  • Par pemmore - 17/02/2013 - 14:44 - Signaler un abus Bravo pour l'expression ,fonctionnaires surnuméraires =mafia,

    j'ai toujours travaillé dans des entreprises performantes plus efficaces que les Allemandes, je n'avais rien remarqué,sauf que les Français sont des idiots d'accepter toutes les augmentions causées par leur incapacité à traduire en Francs les euro et les politiciens ripoux avec leurs taxes en cascade.
    Chapeau pour l'analyse!
    et demain what else?

  • Par fms - 17/02/2013 - 14:32 - Signaler un abus j'aime bien l'assimilation...

    mafia italienne / fonctionnaire francais. Elle éclaire magnifiquement la pensée de l'auteur.
    Un petit détail pour l'auteur, la désindustrialisation de la GB a été à peu près identique à celle de la France, alors que les anglais conservaient leur monnaie.
    Le nombre d'usines en Allemagne ne me parait pas avoir grandement variée, par contre leur soutraitance vers les "pays de l'est dans l'europe mais pas dans l'euro" a fortement augmenté. Pour faire un parallèle avec l'article, les industries allemandes se font payer leurs produits en DM et rémunèrent leurs travailleurs en Zloti ! :-)

  • Par Equilibre - 17/02/2013 - 14:00 - Signaler un abus @Mani

    Ton argumentaire est spécieux. Si tu veux de la croissance instantanée, le plus simple encore, c'est de doubler et tripler les dépenses publiques. Restera à en gérer les conséquences après.
    Ou encore de faire dans la bulle immobilière, c'est ce qu'ont fait l'Espagne et les ricains avec les résultats que l'on connait.
    Ne pas vouloir reconnaitre que certaines dépenses ou bulles faites hier ou aujourd'hui sont celles qui nous coulent, donc ne pas faire la différence entre une "bonne" et une "mauvaise" croissance à terme est simplement une négation de l'économie. (Et là, on est hors neuro sur cet exemple).
    Je te suggère en outre d'agrandir le graphique, car, en 2005, et non en 2008 comme tu l'affirmes, l'Italie commence déjà à décrocher "nettement" par rapport aux autres. La France, un peu moins, mais la courbe commence à décrocher aussi. Début 2007, avant crise, l'Allemagne commence déjà à écraser les autres.
    ET il y a des économistes qui ont prévu l'échec du neuro avant sa constitution, voire mes commentaires précédents.

  • Par phidias - 17/02/2013 - 13:58 - Signaler un abus Bonne nouvelle !

    Puisque la France n'a jamais été capable de réduire le nombre de ses fonctionnaires, une pression extérieure - et l'Euro en est une belle - va enfin l'y obliger après 32 ans d'attente !

  • Par Mani - 17/02/2013 - 13:20 - Signaler un abus @Equilibre

    Il y a bien un décalage, mais pas vers 2001 : vers 2008 !
    .
    Depuis 2008, on essaye de transformer ce qui n'est que le cumul entre dépression économique post-subprimes et crise de la dette publique en une crise de l'euro. C'est une arnaque !
    .
    Alors les explications sur la "bonne" et la "mauvaise" croissance, c'est un peu comme la différence entre un bon et un mauvais chasseur... "Ah oui mais tu vois, là, ok, c'était de la croissance, mais c'était PAS de la BONNE croissance, c'était de la croissance qu'il ne faut pas compter, tu vois ?", c'est hyper convaincant.
    .
    En gros, effectivement, si on s'arrange pour retirer tout ce qui ne nous arrange pas, alors on arrive tout à fait à ce que dit M. Gave. Ça ne correspond pas du tout à la réalité ? Mais qu'importe ? C'est de la MAUVAISE réalité, moi je te donne de la BONNE réalité, tu saisis la nuance ? Hmm ?
    .
    Il y a des économistes qui ont vu venir la crise des subprimes et qui en ont tiré les conclusions au vu des dettes des pays européens. Ça, c'est un fait. Après, d'autres en profitent pour accuser l'euro, c'est leur lubie. Mais les deux n'ont pas grand-chose à voir.

  • Par guasilas - 17/02/2013 - 12:49 - Signaler un abus procuste

    bien sur que ca n'allait jamais marcher. la croissance jusqu'en 2008 est entierement due a ce que les preteurs ont donne de l'argent a ma grece, l'Italie, l'Irlande etc en se disant que le risque etait allemand mais que ca payait unou deux % de plus. En 2008 retour violent a la realite et decroissance partout. La couche de Procuste comme mecanisme economique, s'adapter au lit plutot que de trouver un lit adapte , la suppression des mecanismes d'information et d'ajustement economiques menent a de gros ennuis. nous y sommes.

  • Par gile - 17/02/2013 - 12:31 - Signaler un abus Attention....les ânes ont de la mémoire

    Par exemple ils se souviennent que les déficits ont commencé bien avant la création de l'euro et que faire un parallèle entre euro, désindustrialisation et déficits publics est une ânerie.
    Ils se souviennent aussi que l'allemagne n'allait pas bien il y a encore qq années malgré l'euro.
    La vérité est que c'est la mondialisation et, ce qui est sa conséquence, l'augmentation des prix des matières premières et de l'énergie, qui ont saccagé les économies occidentales.
    Face à ce choc, certains se sont adaptés, les allemands par exemple, et d'autres non, la France par exemple.

  • Par toupoilu - 17/02/2013 - 12:20 - Signaler un abus Magnifique plaidoyer pour l'euro, en fait

    Avant l'euro, une petite dévaluation, et on pouvait continuer a entretenir l’Italie du sud ou la masse de fonctionnaires français, avec l'euro, on ne peut plus, alors au début on utilise des artifices, on s'endette pour le faire, par exemple, mais comme bientôt, ça ne marche plus, et bien....on reforme.

  • Par Benvoyons - 17/02/2013 - 12:19 - Signaler un abus Le problème n'est pas l'Euro mais les politiques qui ont été

    utilisés par les différents pays. Car avec chaque monnaie et les mêmes politiques nous aurions la France encore plus loin dans les profondeurs du classement.
    Ne pas vouloir voir que cela n'est que l'Euro qui permet à la France de sortir la tête de l'eau prouve que le monsieur Gave a tord dans l'analyse et non pas dans le résultat qui aurait été le même.

Charles Gave

Charles Gave est président de l'Institut des Libertés, un think tank libéral. Il est économiste et financier. Son dernier ouvrage “L’Etat est mort, vive l’état” aux Editions François Bourin 2009 prévoyait la chute de la Grèce et de l’Espagne. Il est le fondateur et président de Gavekal research (www.gavekal.com) et Gavekal Securities et membre du conseil d’administration de SCOR.

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