Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Jeudi 14 Décembre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Henri Guaino : "Un second tour Macron - Le Pen serait dramatique car il n'y aurait plus de place pour la moindre pensée qui prenne en compte la complexité du monde et de la condition humaine"

Alors que le premier tour de l'élection présidentielle approche à grands pas, Henri Guaino, député Républicain des Yvelines se confie sur cette dernière et sur les événements en Syrie.

Entretien politique

Publié le - Mis à jour le 14 Avril 2017
Henri Guaino : "Un second tour Macron - Le Pen serait dramatique car il n'y aurait plus de place pour la moindre pensée qui prenne en compte la complexité du monde et de la condition humaine"

 Atlantico : Au fil des jours et des sondages, il apparaît que la probabilité d'un second tour opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron soit la plus forte à ce jour. Selon vous, que révèle un tel panorama de la situation du pays ?

Henri Guaino : Ce qui frappe d’abord dans cette campagne c’est que la dynamique est du côté des candidatures hors système - Le Pen, Macron, Mélenchon – et que les candidats des partis traditionnels sont à la peine, comme s’ils étaient à bout de souffle, usés et qu’ils n’avaient plus rien à dire. Cette campagne me semble révéler deux faits majeurs.  Le premier c’est que la société française ne s’est pas « droitisée » comme on le dit souvent mais « radicalisée » dans l’accumulation des crises et des souffrances. Le deuxième fait majeur, c’est que les français ne réclament pas tellement une alternance entre la droite et la gauche, plutôt le remplacement de ce qu’ils ressentent comme un système politique, une façon d’agir et de penser, vieux, sclérosé, verrouillé et qu’ils jugent non sans raison un échec total. 

L’hypothèse d’un second tour Le Pen – Macron conforterait cette thèse en signant l’échec de ce qu’on a appelé « les grands partis de gouvernement ».

C’est-à-dire, d’un système politique avec deux grands partis dominants, un de centre gauche et un de centre droit, auquel la création de l’UMP, au début des années 2000, avait semblé apporter la touche finale. On nous avait vendu la modernité politique sous la forme de deux cartels électoraux – PS et UMP -  qui devaient ratisser très large et alterner tranquillement au pouvoir à l’intérieur de ce que l’on appelait dans les années 90 le « cercle de la raison ». Mais leur défaut congénital était qu’ils réunissaient chacun en leur sein des courants et sensibilités qui n’avaient en fait pas grand-chose en commun, et qui ne s’entendaient que sur une seule chose : gagner ensemble les élections. Cela ne correspondait ni au génie politique français, ni à la période de l'histoire dans laquelle nous entrions. La situation de crise de plus en plus aigüe à la fois économique, culturelle, sociale, identitaire exigeait au contraire des familles politiques avec des identités fortes. Or c'est à ce moment qu'on a bâti des partis à identité faible voire sans identité. Résultat, non seulement on a laissé le champ libre aux extrêmes, mais en outre ces cartels électoraux ont étouffé les clivages qui étaient en train d’émerger comme les vrais clivages de l’époque et qui traversaient tous les partis depuis la chute du Mur de Berlin : mondialisation heureuse contre critique de la mondialisation, européisme béat, contre euroscepticisme, ceux qui croyaient en la Nation, et ceux qui n'y croyaient pas, ceux qui pensaient en termes de civilisation et ceux qui s’y refusaient, ceux qui vivaient douloureusement l'insécurité culturelle et la crise identitaire et ceux qui considéraient qu’elle n'avait aucune importance, les idolâtres du marché et ceux qui appellent l’Etat à jouer un rôle dans l’économique etc.. Ces clivages-là, n’ont pu s’imposer dans un système qui, à la fin, ramenait toujours tout au clivage droite gauche et dont le système de la primaire est l’ultime expression. C’est ce système qui est en train de se décomposer entre les gauches "irréconciliables", de Manuel Valls, et les droites toutes autant « irréconciliables ».

Un second tour Macron – Le Pen exprimerait l’émergence brutale d’un clivage plus pertinent que la droite et la gauche, puisque tous deux se positionnent sur une ligne ni droite, ni gauche. Mais faute que ce nouveau clivage se soit inscrit raisonnablement dans une recomposition ordonnée du débat et du paysage politique, il s’imposerait sous sa forme la plus radicale, ou si l’on veut, la plus caricaturale : "l'ouverture contre la fermeture", "l'européisme contre l'anti-européisme", le "nationalisme contre le monde sans frontière"… C'est en réalité dramatique, car il n'y aurait plus de place dans ce débat-là pour la moindre nuance, pour la moindre pensée qui prennent en compte la complexité du monde et de la condition humaine. Il n’y aurait plus  qu’un d'affrontement brutal entre deux visions du monde dont ni l’une ni l’autre ne peuvent se suffire à elles-mêmes.

Selon les derniers sondages (BVA) publiés le 7 avril, Jean Luc Mélenchon serait désormais en capacité de faire jeu égal avec François Fillon, le mettant ainsi en capacité de prétendre à un second tour. Comment interprétez vous cette situation, et quelles peuvent être les conséquences d'un tel scénario?

Ce serait une autre version du même phénomène, car contrairement aux apparences ce ne serait pas davantage le retour du clivage droite - gauche. Ce résultat marquerait plus nettement encore la défaite de la pensée unique économique et sociale néo ou pseudo libérale qui constitue le cœur de l’idéologie de la mondialisation et de la doxa européenne. Cette défaite s’inscrirait sur fond d’affrontement entre nationalisme et internationalisme. Si l’on veut bien reconnaitre qu’éventuellement Macron n’est que le masque juvénile de la continuation du système sous d’autres formes, l’affrontement au second tour Le Pen – Mélenchon serait plus en phase avec le contexte historique, le profond malaise de la société et la radicalisation des esprits.

Quel en serait les conséquences pour la droite française ? Dans une telle configuration, quel sera votre choix personnel, et comment comptez-vous participer, ou non, au renouveau de votre courant politique ?

Tout dépend comment vont se passer l'élection présidentielle et les élections législatives. Si vraiment la vie politique se structure autour de cette ligne de front, il n'y a plus de droite française au sens où on l'entend aujourd'hui au singulier. Et il n'y a plus de gauche au singulier non plus. On verra d’une manière ou d’une autre l'explosion du Parti socialiste, et de l'UMP qu'on appelle aujourd'hui les Républicains. Ce sera la fin de ces grands cartels électoraux qui ne pourront pas résister à leurs tensions internes. Le Parti socialiste sera écartelé entre la gauche de la gauche et la gauche macronienne. Les Républicains seront écartelés entre le Front national et la droite macronienne. Un autre paysage politique peut surgir de ces décombres avec des courants politiques dont l’identité sera plus affirmée et qui concluent des alliances électorales au lieu de perdre leur personnalité et leur âme en se fondant dans des appareils uniquement voués à la conquête du pouvoir.

Peut-être reverra-t-on émerger deux familles qui ressembleront au RPR et à l’UDF de jadis avec un pôle gaulliste, ou gaullo bonapartiste, et un pôle, européen libéral. N’est-ce pas au fond ce vieux courant gaullo-bonapartisme qui a structuré longtemps les droites, dont la disparation organisée a permis qu’une bonne partie de l’espace politique soit occupée par le Front national ? 

En tout cas, entre le Front national et le centre, il y a une droite qui doit se libérer et choisir son destin entre un idéal qui ressemblerait au gaullisme et une dérive droitière qui la mettrait à la remorque du Front.

On oppose régulièrement un clivage droite-gauche pouvant être dépassé par un clivage "ouverture-fermeture", quelles sont, selon vous, les causes profondes d'un tel revirement idéologique ? Quelles sont les conditions d'un retour au clivage traditionnel ?

Nous n’avons plus à choisir entre le communisme et la liberté. Mais l’erreur a été de croire que la chute du mur de Berlin signifiait que l’Histoire et la politique étaient finies. Comme si la gestion allait remplacer la tragédie. Comme si l’approfondissement de la démocratie et du marché était désormais l’unique tâche à remplir pour rendre l’humanité heureuse. Et nous avons oublié tout le reste : les raisons de vivre ensemble, de partager une destinée commune, d’être solidaire mais aussi, du même coup, ce qui fait la légitimité d’une autorité, d’un pouvoir, qu’il soit politique, économique, judiciaire, culturel, moral, spirituel…

Ce sont les fondements même de la civilisation qui ont été ébranlés sans qu’il fut jamais possible d’en débattre car, n’est-ce pas, il y avait la droite et la gauche, et rien d’autre.

Mais lorsque l’on ne peut pas poser des mots ni penser un tel malaise, quand celui-ci est exclu du débat public, quand la politique l’ignore, quand l’art de gouverner l’écarte, il ne reste que la radicalité et la violence pour l’exprimer. Quand la politique devrait procéder de la réflexion la plus approfondie parce qu’il n’y a plus de consensus sur les principes, les valeurs, le rapport au monde, le rapport aux autres, elle devient au contraire de plus en plus superficielle, synthèse alors non plus de la pensée et de l’action mais de la gestion et de la communication. Alors le retour brutal du refoulé est inévitable. C’est ce que nous vivons à travers la crise de la politique qui frappe l’Occident en général et la France en particulier. 

 

Que vous inspire la percée de Jean Luc Mélenchon de ces derniers jours ? Le candidat de la France Insoumise est-il le seul à avoir su "capter" la tension relative au creusement des inégalités ?

Je crois qu'il n'y a pas que ça. Bien-sûr, il y a les inégalités. Mais surtout il met en évidence la faiblesse des autres car Jean-Luc Mélenchon, indépendamment de ce qu'on peut penser de ses choix idéologiques fait précisément de la politique en donnant une place importante à la réflexion, à la pensée.  Il ne fait aucune concession sur le terrain de la langue, ni sur celui de l'exigence intellectuelle que nous impose le profond malaise auquel la politique est confrontée. Il fait de la politique comme tout le monde devrait en faire. C'est le seul aujourd'hui à mobiliser intelligence et culture. Et il est frappant que les français lorsqu’on les interroge, disent qu’ils le comprennent mieux que les autres. Comme quoi on ne gagne jamais rien à abaisser son niveau d’exigence dans le débat politique. Peut-être les gens sentent-ils qu’un moindre degré d’exigence vis-à-vis de soi-même révèle un manque de considération à leur égard.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Donald Trump a choisi de frapper une base syrienne. Quelle est votre réaction par rapport à ce revirement ?

Inquiète. Donald Trump est décidément lui aussi l’un des visages du malaise de l'Occident, de la crise intellectuelle et morale que nous traversons. Quand on est le chef du pays le plus puissant du monde, quand on est le chef de la plus puissante armée du monde, on ne prend pas des décisions de cette nature à l'emporte-pièce ! Simplement parce qu'on est ému par les images qui passent à la télévision. Il faut prendre de la distance, du recul, réfléchir, peser les conséquences. Régis Debray dit « l’homme d’Etat est celui qui veut les conséquences de ce qu’il veut ». Sinon quand on a un tel pouvoir et qu’il s’agit de questions aussi graves, le danger est immense. Car bombarder une base aérienne dans un autre pays n'est pas une décision que l'on prend tout seul sur un coup de tête. Je ne sais pas si c’est réellement le cas, mais c’est vraiment l’impression que cela donne.

Que pensez-vous du soutien apporté par la France et l'Allemagne de François Hollande et Angela Merkel à ce bombardement ?

Il y a une forme de pusillanimité dans cette réaction qui est irresponsable parce qu’elle conforte Donald Trump dans le sentiment qu’il peut tout se permettre. Nourrir cette ivresse de la toute-puissance est toujours dangereux. 

Au-delà il faut s’interroger sur un système politique qui ne permet plus d’exprimer la révolte d’un peuple que par l’élection d’un personnage comme Donald Trump. Ce questionnement nous renvoit à notre propre élection présidentielle alors que plus personne ne s’interroge sur ce que doit être un président de la République parce qu’on fond tout ce qui compte c’est qu’un nom sorte du chapeau et après on verra bien. Les plus optimistes, qui ne croient pas à l’importance de la politique, jugeront que ce n’est pas grave. Les plus lucides se diront qu’à l’heure où le tragique de l’Histoire nous ressaute à la figue, les conséquences peuvent être très lourdes et qu’un système qui produit aussi peu d’hommes d’état dignes de ce nom est mortifère. L’histoire ne nous a-t-elle donc pas enseignée à quelle sorte d’effondrement un tel abaissement de la politique conduit toujours nos Démocraties. A voir le déroulement de notre élection présidentielle on se dit qu’hélas tout se passe comme si en politique on n’apprenait jamais rien. 

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par vangog - 09/04/2017 - 12:56 - Signaler un abus Eh oui, Henri! La "fin des grands partis de gouvernement"...

    La France est en train de sortir, grâce à sa psycho-thérapeute favorite, Marine Le Pen, de sa schizophrénie politique...Ah! Elle n'en pouvait plus la France...Quarante années de manipulation politique par un pervers narcissique insatiable, ça suffit! quelques semaines de flottement suffisent à la remise en question totale! Plus aucun retour en arrière vers les "grands partis de gouvernemen'y" n'est possible, car l'élastique est noué autour des chevilles de la France, et elle est au bord de la planche, faisant le vide dans sa tête, fixé sur le bleu limpide de l'horizon. Mais ne vous inquiétez-pas, Henri, car la France sait ce qu'elle fait...elle a décidé d'abandonner en douceur ses percées narcissiques, Macron-Hollande, Fillon-Sarko, et la clique des gauchistes recomposés (voire décomposés...). Et cette psycho-therapie se résoudra sans heurts ni violence, sans crise de nerfs ni cristallisation sur le professeur...une révolution pacifique, telle qu'en rêvent tous les humanistes, avec Marine Le Pen montrant le cap à franchir, un drapeau français brandi à bout de bras, au sommet de cette barricade de douceur, symbolisant la fin de la grande manipulation gauche-droite...

  • Par Stargate53 - 09/04/2017 - 15:31 - Signaler un abus Ok pour l analyse et après ?

    Beaucoup de commentateurs sur la situation politique actuelle de la France mais l'offre politique n'est pas à la hauteur des enjeux car trop autocentrée sur un débat franco/français et sur des affaires secondaires et morales (amuse gueule des médias et du pouvoir actuel) Encore une fois, cela va se terminer par l'élection "du perçu" comme le "moins pire", dans un contexte mondial et européen qui se tend. Cela promet des lendemains difficiles pour les français qui vont être de nouveau déçus. Une chose est sûre le PS a fait son temps !

  • Par BABOUCHENOIRE - 09/04/2017 - 15:49 - Signaler un abus Mr Guaino revenez , votre voix est importante

    Je dois dire que je suis / étais d'accord, avec vous,Mr Guaino, sur beaucoup de points , j'appréciais vos discours pour Sarkozy, je vous suis sur votre réflexion la dernière action/ comportement de Trump, mais maintenant dire que vous allez à la pêche à la ligne au lieu d'aller voter alors la, j’arrête de vous suivre votre décision manque de panache, cela ne vous ressemble pas de déserter en temps de guerre. Au contraire il faut continuer le combat , suivre et aider notre famille surtout dans ces moments difficiles et de doute, votre soutien compte apportez le à Fillon comme l'a fait Sarkozy , Juppé, Lemaire etc.... même si vous ne les appréciez plus ou pas tous.

  • Par von straffenberg - 09/04/2017 - 16:07 - Signaler un abus Personne ne sait chacun échafaude ....

    Pour répondre à vangog , je ne suis pas convaincu que l'électorat ai acquis une maturité politique, les médias sont encore extrêmement puissant et manipulent activement une partie de l'opinion notamment la tranche 30 - 45 ans .Nous sommes à la croisée des chemins .Je ne vois pas Macron en tête (à cause du vieillissement du corps électoral ....même s'il plait ) et le risque existe aussi pour Marine avec Mélanchon (qui pourrait la griller au premier tour) Bref rien n'ai joué ..Fillon président .Mais que surtout que notre pays s'en sorte au delà des personnes et retrouve sa vraie place .

  • Par ISABLEUE - 09/04/2017 - 18:02 - Signaler un abus en tout cas, le peu que j'ai entendu du discours

    de Fillon, on voit que ce n'est pas Henri Gaino qui écrit... c'était d'une platitude à pleurer.

  • Par Orchidee31 - 09/04/2017 - 18:48 - Signaler un abus Puisque un second tour Macron le pen serait dramatique....

    Qu'attendez-vous pour soutenir FF ? à moins que vous préfériez JLM ?

  • Par gerint - 09/04/2017 - 22:04 - Signaler un abus @ISABLEUE

    Pas bon le discours de Fillon ? Plus clair et plus déterminé que celui de Macron par contre. Quant à Gaino il faudrait savoir ce qu'il veut. S'il ne supporte pas et je pense qu'il a raison le duel MLP -Macron (j'espère qu'il votera MLP dans le secret de l'isoloir en ce cas) il doit soutenir Fillon or il lui a cassé du sucre sur le dos de façon extrêmement inopportune.

  • Par patamoto - 10/04/2017 - 06:02 - Signaler un abus "entre le Front national et

    "entre le Front national et le centre, il y a une droite qui doit se libérer et choisir son destin" ... Dupont Aignan !

  • Par Geolion - 10/04/2017 - 09:56 - Signaler un abus Seul Fillon a un programme solide !

    Voter Le Pen ? Impensable après une réflexion honnête ! Voter Macron ? Impensable car ce serait pire que Hollande ! Voter Mélanchon ? Impensable car la France n'a pas besoin d'un tribun clown mais d'un programme ! Il ne reste, à l'évidence, que le vote Fillon ! Des imbéciles diront : "Mais les costumes ?". Mais que valent quelques costumes face au seul programme cohérent et face à un coiffeur payé 10.000 euros par mois pendant 5 ans pour s'occuper de la tête de Hollande ? Soit 600.000 euros ?

  • Par Orchidee31 - 10/04/2017 - 10:03 - Signaler un abus Geolion

    D'accord avec vous - et je trouve Isableue bien sévère....

  • Par Michèle Plahiers - 10/04/2017 - 11:15 - Signaler un abus Manipulateur pervers

    Deux manipulateurs pervers face à face. C'est comme de placer un crocodile devant un miroir. Macron, je me suis expliquée sur de précédents commentaires. Mais Marine, c'est Macron version Rotweiler. Le serpent venimeux devant la murène. Darwin, qu'en penserais-tu?

  • Par Michèle Plahiers - 10/04/2017 - 11:18 - Signaler un abus Vézina

    Un livre sort ce mois et dit en substance: Soyez votre propre pays et votre votre démocartie intérieur. Et laissez la jungle qui vous gouverne s'entretuer. C'est leur destin, pas le vôtre.

  • Par Michèle Plahiers - 10/04/2017 - 11:19 - Signaler un abus Correction

    Un livre sort ce mois et dit en substance: Soyez votre propre pays et votre votre démocratie intérieure. Et laissez la jungle qui vous gouverne s'entretuer. C'est leur destin, pas le vôtre

  • Par Michèle Plahiers - 10/04/2017 - 11:24 - Signaler un abus Rappelez-vous ces paroles de "Jean" dans" Rhinocéros de Ionesco.

    Au dernier acte, tout le monde devient rhinocéros, même Daisy et Dudard. Bérenger est le seul à réagir humainement et à ne pas trouver cela normal. Il s'affole et se révolte contre la « rhinocérite ». Dudard minimise la chose puis devient rhinocéros car son devoir est « de suivre ses chefs et ses camarades, pour le meilleur et pour le pire » (camaraderie enseignée dans les jeunesses hitlériennes et communistes). Et Daisy refuse de sauver le monde pour finalement suivre les rhinocéros qu'elle trouve soudainement beaux, dont elle admire l'ardeur et l'énergie. Néanmoins, après beaucoup d'hésitations, Bérenger décide de ne pas capituler : « Je suis le dernier homme, je le resterai jusqu'au bout ! Je ne capitule pas !

  • Par Michèle Plahiers - 10/04/2017 - 11:28 - Signaler un abus Ouverture-fermeture

    On se croirait chez le proctologue. Constipation-chiasse. Voilà ce qu'est devenu le Monde voué à la toute puissance économique. PIPI-CACA.

  • Par Michèle Plahiers - 10/04/2017 - 11:32 - Signaler un abus D'ailleurs

    Guaino et Guano (une certaine homophonie interpellante). Juste un "i" Phallique qui permet la verticalisation sur le tas de fumier qu'est devenu la France. COCO RICO.

  • Par Michèle Plahiers - 10/04/2017 - 11:35 - Signaler un abus election-erection

    C'est souvent sur le fumier que poussent les plus belles roses. Question: La rose (Melenchonnite) ou le Lys (fillonnite).

  • Par Michèle Plahiers - 10/04/2017 - 11:37 - Signaler un abus Lapsus

    "tragique de l’Histoire nous ressaute à la figue"

  • Par D'AMATO - 10/04/2017 - 20:22 - Signaler un abus C'est clair....

    ......une société d'assistés, planqués, sans volonté et sans courage ne peut engendrer que des situations ubuesques et qui n'ont pas de sens. Pas étonnant que cela se produise à la fin de ce mandat qui nous a apporté tant d'avancées et de sublime bonheur.... Finalement je ne souhaite qu'une seule chose: que les français continuent à si bien voter...et ils le feront ! C'est sur ! Dire qu'ils en ont désormais l'habitude.....

  • Par marie06 - 10/04/2017 - 22:32 - Signaler un abus M.GAINO

    Je vais prendre l'exemple du balancier, plus on l'envoie fort dans un sens plus fort il repart dans l'autre. Et bien nous sommes dans ce retour du balancier et donc je me permets de vous suggérer, vous qui êtes souverainiste, d'aider MLP à faire en sorte que le balancier retrouve son calme en l'aidant à remettre la France à l'endroit ce qui permettra la reconstitution d'une droite que vous souhaitez car pour l'instant l'heure n'est pas venue tant l'exaspération est à son comble.

  • Par Deepblue - 10/04/2017 - 22:50 - Signaler un abus Pâle copie de son maïtre

    Qu'il le suive ! Cela facilitera l'émancipation des Républicains !

  • Par THx27 - 11/04/2017 - 09:20 - Signaler un abus Tel Bayrou, Guaino va de

    Tel Bayrou, Guaino va de plateau en plateau donner son point de vue et ses bons conseils. Après avoir bien savonné la planche du programme de Fillon et donné tous les éléments de langage à la gauche ( purge etc,) , ce monsieur qui ne s'est jamais remis de ses discours à la MPT devrait prendre ses responsabilités et sortit des LR et adhérer chez D.Aignan ou MLP. le langage populaire et les discours populistes de Mélanchon et MLP sont les deux mamelles de leur succès.

  • Par AlainAFZ - 11/04/2017 - 10:43 - Signaler un abus De la réflexion ?

    ben voyons, sachant que beaucoup d'électeurs sont prêts à voter pour le premier bateleur d'estrade et ne regardent que les apparences....Juste un point pour le confirmer Yves Montand en son temps avait les faveurs de l'opinion pour les présidentielles et la presse l'encensait.....oui Yves Montand....

  • Par Leucate - 11/04/2017 - 17:46 - Signaler un abus La solution pour Gaino

    Si Gaino veut promouvoir efficacement sa manière de voir politiquement, c'est de l'intérieur qu'il serait le plus efficace, c'est à dire en rejoignant MLP et le Rassemblement Bleu Marine. La Droite aujourd'hui, c'est le FN et le RBM, la droite LR étant sur le point d'éclater entre ses différentes composantes qui iront soit se perdre dans le marais centriste, soit iront à gauche. Ceux de droite pourraient alors constituer un groupe intéressant au sein du FN-RBM d'autant que pas grand chose ne les différencient ce deux qui adhèrent au FN sauf quelques points qui peuvent être discutés et négociés. Dans la débacle de LR, la solution pour Gaino est de s'associer à MLP dès les législatives, afin d'éviter les triangulaires.

  • Par vingttroisavril - 11/04/2017 - 19:38 - Signaler un abus dislocation

    Dans 12 jours l'élection ressemblera à une roulette de casino. Du tiercé on est passé au quarté et bientôt le quinté plus.Reste l'ordre d'arrivée ,jamais le même selon les journalistes,les invités et les experts.Du coup on sonde les scénarios du 2° tour pour canaliser les esprits.Rien n'y fera ,le 1° tour sera une roulette(russe?)

  • Par bd - 12/04/2017 - 02:51 - Signaler un abus Emmanuel Macron: La logique pragmatique (1)

    Parce qu’Emmanuel Macron peut être d'accord avec des gens de droite et de gauche, il n'aurait pas d'idée? Nous souffrons tous depuis des années de voir des lois élaborées sous un gouvernement être détricotées par le suivant. "En Marche!" n'est pas comme les autres. Le rôle d'un Président dans un pays mature est, en effet, de trouver le dénominateur commun entre des personnes et des positions différentes, pour avancer, pour que le pays, en tant que nation, avance. Est-ce que les politiques qui divisent, qui pointent du doigt l'autre, sont plus claires pour l'électorat? Il est temps de comprendre que ceux qui jouent à diviser, à opposer, sont des apprentis sorciers.

  • Par bd - 12/04/2017 - 02:52 - Signaler un abus Emmanuel Macron: La logique pragmatique (2)

    Pantin, sans expérience, disant ce que d'autres puissances l'enjoignent à dire?
 Dont acte, il a 39 ans, c'est vrai, et sans doute donc moins d'expérience que des hommes et femmes politiques rompus aux joutes électorales...
 Il suit une ligne cognitiviste, ce qui pour tout pédagogue, est particulièrement parlant.
Il faut des constats, argumentés, intellectualisés, et de ces constats, découlent des solutions.
Cela s'appelle du pragmatisme. 
Il ne prétend pas que toutes ces solutions seront un succès. 
Il explique le droit à l'échec (pour lui comme pour tout le monde en promettant le droit au chômage pour tous).
Mais on tente, on essaie, parfois cela marchera, parfois non. Mais, bon sang, qu'est-ce que ça fait du bien justement d'entendre quelqu'un qui peut ne pas être totalement sûr de lui et dire : «on va faire ensemble». Cela permettra à chacun, individuellement, de se sentir meilleur, en ayant le sentiment légitime d'avoir participé à l'élévation de la société dans son ensemble. Là où tous les politiques depuis plus de 40 ans expliquent à longueur de temps sur Les plateaux télé savoir exactement ce qu'il faut faire, et qu'une fois élus, ils semblent d'un coup avoir tout oublié...

  • Par Marie-E - 13/04/2017 - 16:31 - Signaler un abus àBd

    pour ceux qui ne veulent pas se faire avoir par Macron ou comment entretenir le culte du chef et le goût du secret : http://premium.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/12/35003-20170412ARTFIG00351-en-marche-une-organisation-ultracentralisee-qui-cultive-le-secret.php Réfléchir avant de voter pour une illusion

  • Par POLITQ - 16/04/2017 - 15:53 - Signaler un abus INTELLIGENT GUAINO

    Mais bien sûr M.Guaino !!!!…. Nous voyons TOUS les jours l'EXTRAORDINAIRE efficacité de l'intelligence de vos comparses depuis 1974, depuis que l'IMMENSE GROSSE TETE Giscard D'Estaing-DE-corvée-DE-chiotte-DE-main-matin a amené sa vision SIDERALE d'une Europe salvatrice de tous les maux. Il n'y a plus de chomâge, nous ne sommes pas plus endettés qu' en 1981 à l'arrivée de l'IMMONDE, je peux vivre serein dans TOUTES les parties de la République, à Toulouse, à Marseille, à Lyon, les banlieues d'île de France, les belles bourgades de Lille-Roubaix-Tourcoing, Montpellier, etc, etc….., je peux facilement créer mon activité sans risquer le moins du monde de faire partie des 50% qui se crament dans la première année, l'islam ne réduit pas du tout la liberté de centaines de milliers de femmes et d'hommes PARTOUT en France et nos honnêtes politiques oeuvrent contre TOUS les jours, etc, etc, ….. Oui M.Guaino, vous faites vous aussi partie des MILLIERS de politiques qui ne nous ont pas du tout amenés DANS LE MUR. Mais… mais… ON A VOTE POUR VOUS !!!! Alors ….. régalez-vous. Continuez à nous faire crever.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Henri Guaino

Henri Guaino est un haut fonctionnaire et homme politique français

Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République française, du 16 mai 2007 au 15 mai 2012, il est l'auteur de ses principaux discours pendant tout le quinquennat. Il devient ensuite député de la 3e circonscription des Yvelines.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€