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Henri Guaino : "ceux qui veulent tenter de bâtir la synthèse monstrueuse du Gaullisme et du Thatchérisme sont libres de le faire"

Henri Guaino a signé avec Rachida Dati, Laurent Wauquiez et Guillaume Peltier un appel pour sauver la droite. Il passe par une réaffirmation de son identité pour éviter de laisser la voie libre au Front national.

Sans concession

Publié le - Mis à jour le 4 Juillet 2014
Henri Guaino : "ceux qui veulent tenter de bâtir la synthèse monstrueuse du Gaullisme et du Thatchérisme sont libres de le faire"

Henri Guaino l'affirme : à ce jour, il "n'est pas candidat à la présidence de l'UMP" Crédit REUTERS/Pascal Rossignol

Atlantico : Vous signez avec Rachida Dati, Laurent Wauquiez et Guillaume Peltier dans Valeurs Actuelles un appel pour sauver la droite. Vous plaidez pour une droite qui s'assume. Les difficultés que rencontre aujourd'hui l'UMP tiendraient principalement au fait que la droite ne s'assume pas ? 

Henri Guaino : Les dernières élections européennes ont marqué une défaite non seulement de l’UMP mais aussi du parti socialiste.

C’est-à-dire que les deux grands partis politiques français sont aujourd’hui en ruine. Alors certes, il y a des affaires. Au Parti socialiste, il y a eu Cahuzac et bien d’autres avant, et il y a l’affaire Bygmalion pour l’UMP. Mais je pense qu’il y a des causes plus profondes à cette crise, qui sont des causes politiques. Car ces deux grands partis n’expriment en réalité plus rien, ils n’ont plus d’identité. Ils sont devenus de simples cartels électoraux. Quand on vote pour eux, on ne sait plus pour quoi on vote. 

La question qui nous est posée aujourd’hui à l’UMP est celle de l’identité politique. Quelle est l’identité politique de l’UMP ? Qu’a-t-elle à dire dans le débat public ? Quel est son rôle dans la vie politique ? Oserais-je dire son utilité ?

Nous avons besoin aujourd’hui d’avoir des partis politiques qui ont une identité affirmée, une identité forte. Et non pas une identité molle. L’idée qu’on peut attirer un maximum d’électeurs avec l’identité la plus molle possible, c’est à dire la moins discernable qui soit, est une erreur profonde. Alors je ne sais pas s’il faut appeler ça la droite assumée ou la droite décomplexée, ce ne sont pas forcément des formules que je reprends à mon compte, mais en tout cas il faut s’affirmer.

Nous sommes quatre personnalités fortes. Nous avons des parcours, des histoires, des âges et des sensibilités différentes. Certains sont plus dans une droite légitimiste, traditionnelle, d’autres viennent d’une droite très soucieuse de l’enracinement, se rattachent à une tradition conservatrice. D’autres comme moi qui se rattachent à la tradition Gaulliste. Et nous nous retrouvons dans des objectifs communs et dans l’attachement à la nation, aux valeurs de la république, le mérite, le refus du communautarisme, la responsabilité… Nous avons décidé de travailler ensemble pour une raison simple. Nous savons tous ce dont nous ne voulons pas et nous avons tous conscience que si nous n’unissons pas les efforts de tous ces courants, dont nous avons la conviction qu’ils peuvent construire ensemble, nous allons laisser vide tout cet espace politique qui existe entre le Front national et le centre. Un centre qui est nécessaire à la démocratie française, mais qui est affaibli par le départ de Jean Louis Borloo. Si nous laissons vide cet espace, il sera annexé en grand partie par le Front National, ou par d’autres partis qui seront des partis probablement assez extrêmes.

Serait-ce un moyen de ressusciter le RPR ?

Il y a une nostalgie du RPR chez beaucoup à l’UMP, c’est vrai. Mais le paradoxe est que tous les déchirements de l’UMP aujourd’hui, tous les clivages idéologiques, les oppositions sur les choix stratégiques, et même les querelles de personnes, c’est l’ironie de l’histoire, opposent des anciens du RPR. Nous retrouvons les vieilles divisions qui étaient celles du RPR encore plus vives que jadis.  Alain Juppé, François Fillon, Xavier Bertrand, moi-même et bien d’autres sommes divisés sur un certain nombre de sujets parfois très profondément, mais nous venons tous du RPR. 

Alors personne ne refait l’histoire à l’envers, mais le RPR, longtemps, parce qu’il lui restait une imprégnation Gaulliste, avait une identité. Cela ne l’a pas empêché de se déchirer, notamment sur l’Europe, ou sur le rapport au libéralisme. Le point de départ de nos fractures actuelles et de notre affaiblissement c’est que ce qui restait du courant Gaulliste a été gommé, a disparu. L’UMP ne pouvait pas être une réponse à ces fractures. On ne répond pas aux divisions, aux contradictions, aux crises internes, en élargissant encore le champ des crises possibles ou des oppositions possibles. Au début des années 2000, on a cru qu’en faisant deux grands partis, un de centre gauche et un de centre droit, on allait réunir presque tous les électeurs français dans ces deux partis qui alterneraient au pouvoir comme dans ce qu’on appelait alors « les démocraties modernes ». On voit le résultat aujourd’hui. 

C’était une erreur par rapport à ce qu’est notre pays, à la manière dont il vit la politique, et c’était une erreur historique dans la mesure où cela coïncidait avec un phénomène de radicalisation de la société française face à la gravité des crises auxquelles cette société est confrontée. Lorsque la perte des repères devient une obsession, lorsque la quête identitaire devient une obsession, pas seulement européenne et nationale mais aussi sociale. Parce qu’un ouvrier aujourd’hui s’interroge sur son identité sociale, un cadre s’interroge sur son identité sociale, comme un français s’interroge sur son identité nationale, et dans ce contexte-là, les partis qui n’ont plus d’identité, ou plus d’identité suffisamment forte et affirmée ne sont plus capables de répondre aux angoisses, aux interrogations de la société.

Ici l’enjeu n’est pas d’exclure tel ou tel. Des centristes ont rejoint l’UMP, des libéraux ont rejoint l’UMP, on peut travailler tous ensemble, mais à la condition que nous sachions qui nous sommes et ce que nous voulons.  Et cette question se pose à partir du moment où cette formation politique se délite.

Ce n’est pas la même question que celle des élections présidentielles. Le président de la République doit rassembler largement, au-dessus des partis. La question qui est posée ici est celle de la permanence d’une famille politique qui contribue comme les autres à structurer dans la durée cette vie démocratique.

Au sein de cette interview croisée, vous semblez partager une critique commune de l’Europe actuelle ?

Les choix européens ne sont pas les seules causes de nos difficultés mais ils en font partie. La construction de l’Europe a servi d’alibi à tous les renoncements et à tous les reniements depuis tellement longtemps qu’on finit par payer la facture. Déjà ce débat avait lieu dans les années 80 au RPR et il est devenu très vif au moment de Maastricht, il ne s’est jamais totalement éteint. 

Il y a eu une vraie tentative pendant le quinquennat précédent de surmonter les  contradictions entre ceux qui avaient toujours voté oui et ceux qui avaient toujours voté non, par le volontarisme politique. Dans les circonstances de crise que nous avons vécues, cela n’a pas si mal fonctionné. Parce que l’on a pu, dans ces circonstances-là, violer tous les traités, violer toutes les règles. Cela a marché par ce que nous étions en mesure de violer tous les dogmes qui constituent le carcan qui étouffe les politiques nationales en Europe.

On voit bien que le manque de volontarisme politique à la tête de l’Etat et que la crise nous obligent à reposer la question de l’Europe.

Ce qui s’est enclenché dans les années 80 à partir de l’acte unique est une machine infernale. Quand on peut l’enrayer, on peut affronter des crises très graves mais quand on ne peut pas l’enrayer, on ne peut plus rien faire, même plus affronter les crises très graves.

Quel projet européen souhaiteriez-vous porter ?

Le volontarisme n’est pas la politique de la table rase. La politique de la table rase est toujours la politique du pire. Quand on fait de la politique, on est obligé de prendre l’histoire là où elle en est. On peut l’infléchir mais un pays n’est pas une page blanche, l’Europe non plus. 

Il ne s’agit pas de dessiner une Europe idéale, mais de changer la pratique institutionnelle de l’Europe et en particulier notre rapport à l’Europe, la gestion de notre relation à l’Europe.

Le discours de Villepinte pendant la campagne présidentielle marquait à ce propos un grand progrès, en disant, sur un certain nombre de sujet, cela ne peut pouvait pas continuer et qu’il fallait essayer de se mettre d’accord pour changer une règle. Mais que si au bout d’un an nous n’étions pas arrivés à nous mettre d’accord nous appliquerons unilatéralement une nouvelle règle jusqu’à ce que l’on parvienne à un accord.

Le président Sarkozy avait notamment évoqué le cas du traité de Schengen, celui du « Buy European Act », et du « Small Business Act ». On pourrait aussi évoquer le cas des travailleurs. Il n’est pas possible de continuer à employer sur le territoire national des salariés qui viennent d’autres pays pour lesquels il y a deux fois ou trois fois moins de charges que pour un travailleur français. Comment expliquer  cela à un ouvrier au  chômage qui cherche du travail ? Cela n’est pas pensable. Donc on peut dire à nos partenaires que soit on se met d’accord pour calculer désormais les charges au lieu de travail et non pas au lieu d’origine, et il n’y a plus de problème. Ou bien nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord et nous créons une taxe différentielle sur les entreprises qui emploient de la main d’œuvre européenne avec des charges réduites, et qui fera payer la différence entre les charges françaises et les charges du pays d’origine. Et cela jusqu’à ce que l’on se mette d’accord sur le principe du calcul au lieu du travail.

 
Commentaires

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  • Par zouk - 29/06/2014 - 10:42 - Signaler un abus H. Guaino

    Beaucoup d'idées justes et particulièrement celle d'élaborer un vrai programme, issu du débat en référence à nos histoire, traditions, idéaux, faisant appel au respect, et pas seulement verbal, du travail et surtout des travailleurs, trop souvent abreuvés d'espoirs particulièrement fallacieux, surtout depuis 3 ans. Mais j'ai des doutes: ses conseils prodigués à N. Sarkozy n'ont pas toujours été des plus heureux. Et je suis également très dubitatif sur Rachida Dati, elle me semble n'avoir qu'un souci de carrière personnelle.

  • Par vangog - 29/06/2014 - 12:21 - Signaler un abus Et s'il lançait plutôt un appel pour sauver

    la France, Guaino, plutôt qu'un appel (le énième), pour sauver la droite moribonde? Ça aurait quand même plus de gueule, non? Regretter les erreurs économiques, sociales et politiques de l'UMP et repartir du bon pied, c'est pas possible? Le courage manque? parceque, la droite en panne d'idées, en panne d'argent, et même en panne d'adversaire gauchiste, cela ne veut plus dire grand-chose? Il a tellement peur de surfer sur les idées du FN, le parti des futurs loosers, qu'il ne surfe plus sur rien! Il attend bêtement la vague qui le portera, mais ne viendra jamais. Et, pendant ce temps, il se gèle les C...!

  • Par l'enclume - 29/06/2014 - 13:46 - Signaler un abus Mes couilles le temps se brouille!!!!!

    vangog - 29/06/2014 - 12:21 Les vôtres de couilles, elles supportent la chaleur FN ?????

  • Par vangog - 29/06/2014 - 14:14 - Signaler un abus @l'enclume oui, oui! Très bien...

    Merci pour votre sollicitude, mes cojones vont très bien, mais n'en perdez-pas votre sang-froid pour autant! Car l'UMP n'en vaut pas la peine...

  • Par sandhom - 29/06/2014 - 14:23 - Signaler un abus Pourquoi pas

    Attendons de voir si cela aura une suite.

  • Par gerint - 29/06/2014 - 16:51 - Signaler un abus Bien dit

    mais globalement stérile. Gaino est dans l'attente d'une ligne directrice mais qui reste assez souple, assez vague, on ne voit pas bien comment et avec qui il va pouvoir l'écrire

  • Par Hugues001001 - 29/06/2014 - 18:29 - Signaler un abus Mon dieu

    Trois pages d'interview pour une telle logorrhée. Je n'aurai qu'une remarque M. Guaino. On pense ce que l'on veut de Thatcher. Mais il y a une différence entre elle et les politiques français: elle, elle a fait le job: sa ténacité, son courage, sa fermeté - des qualités qui manquent cruellement dans notre classe politique - face aux murs d'opposition à tout changement lui ont permis, en moins d'une décennie, de remettre son pays sur les rails. En France, des gens comme vous aiment bien discuter. Ailleurs, ils agissent. Ça fait 70 ans que le pays crève de son étatisme, dirigisme, interventionnisme, jacobinisme sans limites, 4 éléments que le gaullisme dont vous vous réclamez ne rechigne d'ailleurs absolument pas. Et en 2014, quel bilan ? 57% de la richesse engloutie par la sphère publique. Un État toujours plus présent dans tous les aspects de nos vies. 14% de pauvres, 2 000 milliards de dettes. Alors plutôt que de vous réclamer du gaullisme et de la grandeur perdue de la France, interrogez-vous plutôt pour savoir si le gaullisme justement n'a pas une énorme part de responsabilité dans ce désastre. Réformez l'UMP comme vous voudrez. Moi, je voterai pour un programme thatchérien.

  • Par Liberte5 - 29/06/2014 - 19:27 - Signaler un abus Guaino ?? un haut fonctionnaire....

    qui a été en son temps "commissaire général au plan" septembre 95 à janvier 98. C'est l'archétype de haut fonctionnaire centralisateur, jacobin et étatiste qui n'a jamais travaillé dans une entreprise et qui n'a jamais rien compris à l'économie de marché. Dire qu'il soutiendra N. Sarkozy qui est carbonisé et qui a un bilan catastrophique, montre que H. Guaino n'a toujours rien compris à la crise profonde que nous connaissons depuis 40 ans et qui nous conduit sûrement au déclin. Il est incapable d'imaginer les réformes qui peuvent nous faire stopper ce déclin. De l'UMP et du PS ne peut venir aucune solution.Il n'y a rien à attendre de ceux qui ont crée les problème Ceux qui remettrons le pays dans la bonne direction ne sont pas connus des Français.

  • Par von straffenberg - 29/06/2014 - 19:30 - Signaler un abus Bonne analyse

    Fine analyse de Mr Guaino que beaucoup devraient lire avec attention et plutôt deux fois .Par contre je ne suis pas sûr que son candidat de cœur soit vraiment Sarkosy , personnellement je ne le souhaite pas, bien qu'il est les qualités et le charisme .(en fait je ne souhaite pas que l'on retombe dans un Sarko bashing destructeur) Von Straffenberg

  • Par Ganesha - 30/06/2014 - 00:49 - Signaler un abus Parlement Européen

    Mr Guaino, comme mr Copé lors de l'unique débat télévisé (''Des Paroles et des Actes'') juste avant les européennes du 25 Mai, reconnaît qu'il faut profondément reformer Schengen : en pratique, commencer par annuler la directive Bolkenstein. Cela avait fait bien sourire Marine Le Pen. Il dit aussi qu'il faut changer le statut de la BCE. Il pousse même le bon sens jusqu'à ne pas nous faire le petit couplet habituel sur ''l'exemple allemand''. Mais là où mr Guaino est totalement grotesque, c'est quand il nous propose le minable petit clown Sarko, comme étant la solution miracle. Et plus encore, mr Guaino se rend certainement compte que les problèmes sont tellement graves et urgents que nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre trois ans en se tournant les pouces, et que la solution sera apportée au niveau européen. Donc... Mme Dati va-t-elle voter au parlement européen sans tenir compte des consignes du PPE ? Plusieurs ou la totalité des députés européens UMP vont rejoindre le FN, ou le groupe ECR ou EFD ? Si vous n'y connaissez rien, un début : http://www.resultats-elections2014.eu/fr/election-results-2014.html

  • Par assougoudrel - 30/06/2014 - 07:08 - Signaler un abus J'aime bien tous ces gens qui se disent gaullistes.

    Dans toutes les couche de la société anglaise, en particulier chez la Reine, on trouve des militaires. Le prince Harry a même combattu en Afghanistan. Chez nous, tous les fils de nos glorieux hommes et femmes politiques, ainsi que ceux de leurs amis, ont été pistonnés pour ne pas faire le service militaire. Il ne fallait surtout pas perdre une année. Dès que le gros nain-gros naze est devenu président, il a supprimé la période du service national de la retraite (ainsi que l'apprentissage). Un appelé qui aura fait un Volontariat de Service Long de 2 ans perdra deux annuités. Le pistonné sera doublement gagnant. Nos chers gaullistes de l'UMP n'ont rien dit la-dessus. De Gaulle était un militaire, Mr Guaino. Vous n'arrivez pas aux chevilles des anglais. Vous étes tous des charlots, des guignols, des "couilles de loup". Vous n'étes pas gaulliste et vous parlez de valeurs que vous n'avez pas. Le Général pays son eau et son éléctricité à l'Elysé. Ce n'est pas dans ce dernier que votre cher Sarkozy a fait un repas qui a coûté 5300 euros par tête de pipes. Je crois que l'addition était de neuf cents milles euros. Le Général payait son eau et son élecricité. Vous êtes des royalistes.

  • Par assougoudrel - 30/06/2014 - 07:14 - Signaler un abus J'ai oublié de dire

    que beaucoup de jeunes qui on fait leur servive national ont été apprentis. Pour eux, la baise a frappé deux fois. Les pistonnés, doublement gagnant.

  • Par sheldon - 30/06/2014 - 15:51 - Signaler un abus @assougoudrel : la GB a combattu, la France a capitulé !

    "la messe est dite" ! La France quand elle a quitté le monde des campagnes a toujours écouté les sirènes de la facilité et du laisser faire. Le service militaire, dans les 10 dernières années, voire plus, ne concernait plus que ceux qui n'avaient pu se faire réformer, ou n'arrivaient pas à trouver un "service en entreprise" : main d'oeuvre bon marché pour les entreprises (c'étaient des ingés gratuits et corvéables! mais qui souvent trouvaient in fine une embauche à l'issue). L' armée actuelle, dite de métier, à contrats très courts souvent, devient plus un corps de "mercenaires" : croyez vous que l'on aurait envoyé des soldats du contingent au Mali , etc ! mais c'est devenu ça la France : pas d'emmerdes, de même qu'en Europe : pourquoi être des affreux combattants alors que l'on a l' OTAN. La GB est autre chose, c'est un tout, y compris avec un Cameron qui sait ne pas jouer au consensus cher au socialiste Hollande !

  • Par assougoudrel - 30/06/2014 - 19:32 - Signaler un abus @Sheldon: Le service national apprenait

    dans un premier temps aux jeunes hommes français à se servir d'une arme pour, éventuellement défendre son pays. Actuellement, seul certains de la banlieu utilisent des armes de guerre, sans pour autant savoir l'utiliser au coup par coup. Ils rafalent et tant pis si des innocents ramassent une balle perdue. Nos militaires de métier (à part ceux des unités combattantes qui ont plusieurs années de service), ne sont pas à la hauteur de mercenaires dignes de ce nom, car l'instruction est baclée, faute de moyen (économie même sur les munitions à l'instruction). Pour moi, un soldat commence à devenir bon au bout de plusieurs années, mais avant, il est mis à la porte. Les chefs sont des gestionnaires aux ordres des politiciens. Le matériel de nos armées est pourri, usé et démodé. Les militaires sont obligés d'acheter une grande partie de leur équipement. Mon fils, en Afghanistan était tout le temps en convoi à l'extérieur pendant 6 mois. Son gilet pare-balles était une antiquité, alors que ceux qui ne bougeaient pas de l'enceinte arboraient fièrement la leur tout dernier cri. Nos soldats ont du mérite pour combattre dans de tels conditions et notre grand chef n'en a rien à foutre.

  • Par assougoudrel - 30/06/2014 - 19:42 - Signaler un abus Je n'avais pas assez de place pour dire que nous n'avons rien

    faire ni au Mali, ni au Centre Afrique, car nous n'avons pas les moyens pour faire le travail de l'ONU. Mon fils est cette fois-ci en RCA depuis 4 mois. C'est un merdier inommable dont personne ne parle. Parlons moins de foot.

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Henri Guaino

Henri Guaino est un haut fonctionnaire et homme politique français

Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République française, du 16 mai 2007 au 15 mai 2012, il est l'auteur de ses principaux discours pendant tout le quinquennat. Il devient ensuite député de la 3e circonscription des Yvelines.

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