Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Dimanche 27 Mai 2018 | Créer un compte | Connexion
Extra

La grande stagnation des classes moyennes : et si les électeurs des candidats anti-système (et les marchés financiers) voyaient ce qui échappe aux autres ?

Selon un article publié par Bloomberg, il y aurait un lien entre la potentielle victoire électorale de candidats populistes, tels que Donald Trump, et l'effondrement des marchés financiers. Pourtant, cette causalité ne tient pas et masque au contraire des causes beaucoup plus terre à terre.

La Finance a peur

Publié le - Mis à jour le 19 Février 2016

Matthieu Mucherie : Le populisme actuel un peu partout en Occident se nourrit certes de frustrations économiques (la déflation qui fait des ravages, qui magnifie la valeur réelle des dettes, qui casse les petites boites non-internationalisées, qui pousse aux erreurs fiscales et qui favorise les rentiers), mais pas seulement. Si les facteurs économiques étaient les seuls en cause, alors la montée du populisme serait bien plus forte en zone euro (comparativement aux pays anglo-saxons), et plus élevée en Italie qu’en France par exemple.

Celui qui est très énervé, un peu partout, c’est le petit blanc. On lui a peut-être retiré des revenus et des emplois mais, plus sûrement, on lui retire chaque année un peu plus sa liberté d’expression, et on démonétise son bulletin de vote. C’est le politiquement correct et l’impuissance publique qui font monter le populisme.

Notre Président vient de demander un « référendum local » sur un sujet où les experts, les élus de tous bords et son propre gouvernement se sont prononcés clairement et depuis longtemps. Il y a quelques heures j’entendais un journaliste de France Info qualifier l’affaire Halimi (séquestration, tortures, meurtre) de « fait divers ». Deux jours avant, sur les mêmes ondes, un chroniqueur faisait remarquer que les migrants étaient installés dans des quartiers populaires, pas avenue Foch : réaction indignée des autres intervenants, il ne fallait pas sortir un argument aussi en phase avec la réalité. Un ministre qui habite place des Vosges fait l’éloge des tags et autres spontanéités urbaines, mais il ne les subit pas. Voilà des mois que les « décideurs » débattent d’un (hypothétique) retrait de la nationalité pour les terroristes, sans jamais envisager des mesures plus déplaisantes à leur endroit, et sans pratiquement rien tenter contre eux en Syrie ou ailleurs (à quoi sert notre armée ?) : une société où on doit ouvrir son sac pour rentrer dans une FNAC, et où on n’envisage pas de mater rapidement 25 000 crapules Bac-4 à trois heures de vol d’ici, au prétexte qu’elles sont encadrées par (tenez vous bien) « des cadres de l’armée de Saddam Hussein » (ce qui devrait nous faire rire au lieu de nous faire peur). 

Il y a vraiment de quoi s’énerver, au quotidien, sur 1000 sujets où la tartufferie et la lâcheté de nos élites politiques et médiatiques ne semblent connaître aucune borne. Or les élites savent décoder la novlangue politiquement correcte, après tout elles l’ont inventé, sur les campus américains puis partout ailleurs. Elles s’en servent pour intimider le populo, et ce dernier dans sa rage impuissante n’a plus qu’à se tourner vers les extrêmes, des gens au langage moins policé, « qui appellent un chat un chat », qui parlent de voyous et non de « jeunes de banlieue », qui parlent de viols et non de faits divers, et qui se proposent de redonner de virilité à la puissance publique. L’embauche d’énarques par Marine Le Pen est donc une excellente nouvelle : si cette tendance se confirme, c’est le début de la fin pour le FN.

Mais les populismes sont très très différents. Juste quelques exemples.

Le FN a été crée par Francisque Mitterrand pour diviser la droite, pour recycler les anciens cocos et accessoirement pour fixer vers le PS les principales victimes de sa politique (les jeunes et les immigrés en particulier, condamnés par les socialistes à un chômage de masse compte tenu de la rigidification et de renchérissement du marché du travail). Le FN a œuvré en faveur de son fondateur pendant des années : en limitant un peu les déroutes socialistes de 1986 et de 1993, en participant aux victoires de 1988 et plus encore de 1997. Conduit par un borgne dans un pays d’aveugles, cette antenne de la gauche dure a récupéré la fonction tribunitienne du PCF, et a fait passer les libéraux hostiles à l’euro pour des fachos. Mis à part le coup de boomerang de 2002, le FN a fait ce qu’on attendait de lui rue de Solferino, et pour 2017 le seul espoir de Hollande (qui a tout fait durant son mandat pour favoriser le FN, mise à part la proportionnelle) est bien entendu de rejoindre son alliée objective, Marine, au 2e tour. Cette stratégie dépend certes aussi de la nullité de l’extrême-gauche et des verts, et de guerres picrocholines à droite, mais, comment dire ? ces deux derniers paris ne sont pas irréalistes.     

Les dérives populistes sont bien moins malsaines chez nos voisins ou aux USA ; les stratégies de triangulation existent bien sûr, mais Trump n’est pas le rejeton du clan Clinton, et l’AfD n’est pas le fruit du SPD. Les extrêmes sont parfois instrumentalisés, mais pas téléguidés comme chez nous. Mises à part des situations spécifiques, plus ou moins séparatistes (Belgique, Espagne…), les populistes se limitent à des positions identitaires butées (le parti des « vrais finlandais »…) ou à une gestion du pays qui n’est pas pire que les précédentes (Siriza). Il y a bien sûr de vrais dingues, les nazis d’Aube dorée par exemple, mais il est rare qu’ils comptent vraiment. Après 7 années de déflation, on aurait pu s’attendre à un tableau bien pire.         

Le UKIP n’est pas du tout comparable au Front National des frenchies. C’est un parti assez thatchérien dans son esprit, favorable au libre-échange et donc assez raisonnable. Rien à voir avec nos dégénérés franchouillards, protectionnistes et ultra-étatistes.

On ne peut pas comparer non plus les gouvernements droitistes de Pologne et de Hongrie avec les gouvernements autoritaires du type Erdogan ou Poutine. Dans les deux premiers, les banques centrales sont remises à leur place, mais il n’y a pas d’inflation, le risque est limité ; en Turquie et en Russie, l’inflation tourne autour de 10%/an, ce n’est pas du tout la même histoire. Si vous manifestez à Varsovie ou à Budapest contre le pouvoir, vous n’êtes pas automatiquement fiché/fiscalisé/intimidé/licencié/etc. On reproche au nouveau pouvoir Polonais des nominations dans les médias publics : une chose impensable à Paris bien entendu ; notre CSA (dirigé par l’ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin) s’opposerait à une telle dérive faaasciste. Et c’est tout de même moins grave qu’en Russie, où il arrive des accidents aux rares journalistes dissidents.

Trump certes est un drôle d’animal, mais ce n’est pas Marine Le Pen. Un décideur c’est certain, un bon décideur c’est moins certain. Il est aux antipodes d’Obama, et ce n’est pas un hasard après deux mandats aussi pusillanimes. Un ploutocrate populiste, capable de rebonds improbables dans les affaires (mais n’ayant rien construit de très beau), et doué pour jouer la comédie dans les médias : on croirait le portrait de Bernard Tapie, en moins amusant. Le fait qu’il soit encore si haut à la veille du super-Tuesday en dit long sur la dégradation intellectuelle chez les républicains. Le parti de Lincoln, d’Eisenhower et de Reagan est tombé très bas ; les éléphants se Trump(ent) énormément. Il faut espérer qu’ils se reprennent un peu (Rubio ?), surtout dans le domaine monétaire qui est déterminant pour les marchés et où l’influence de Ron Paul et autres partisans de l’étalon-or se fait hélas sentir depuis 2010. Les derniers transcripts publiés de la FED, pour 2010 justement, sont révélateurs. Au secours Milton Friedman, ils sont devenus fous ! (Petite anecdote : dans un comité de la FED début 2010 consacré à la question de la sortie des dispositifs d’urgence, car certains dès cette époque croyaient que la crise était terminée et l’inflation à nos portes, un président d’une FED régionale particulièrement faucon termine son plaidoyer pour un resserrement monétaire en arguant que, dans des circonstances comparables, Friedman aurait sans doute vu un risque inflationniste. Petit rappel à l’ordre de Bernanke, qui en bon professeur précise que Friedman avait considéré comme une grave faute le retrait trop rapide en 1937 des dispositifs de soutien de la FED. Tout le passage est savoureux, mais hélas cette saveur échappera totalement aux partisans du Tea Party et à Donald Trump).   

Mais n’enterrons pas trop vite les républicains classiques, ni Hillary la multi-revenante… ni ensuite les divers contre-pouvoirs, qui sont puissants chez eux.

Cette situation est-elle tout simplement gérable politiquement? La défiance vis à vis du "système" actuel, et sa victoire dans les urnes, serait-elle une fatalité?

Matthieu Mucherie : Il n’y a aucune fatalité. On pourrait très bien imaginer des solutions, au moins sur la partie économique du problème. Par exemple, les "petits blancs" sont souvent coincés par les dettes. Les libérer d’une partie du fardeau les rendrait moins hargneux vis-à-vis de la finance, des banques centrales, du « système ». J’ai déjà parlé plusieurs fois ici des propositions de Gérard Thoris pour une remise des dettes publiques, il serait sans doute possible de l’étendre aux dettes privées en ciblant les petits revenus ; mais il est vrai qu’il faudrait une implication de la BCE qui irait à l’encontre des positions allemandes. Sans doute ne savent-ils pas que nous sommes dans une année de Jubilée. Dans le même esprit, je reste persuadé que l’euro est maintenu artificiellement trop cher, et que depuis une décennie c’est un fabuleux accélérateur de désindustrialisation et de paupérisation (sauf pour les cadres sups, qui voyagent beaucoup et restent très vigilants vis-à-vis de leur pouvoir d’achat à l’étranger). Là aussi, quelques efforts de la BCE (des taux courts plus suisses, un QE plus japonais) suffiraient, et là aussi il faudra vaincre l’opposition allemande. Quand on voit la montée de l’AfD, c’est plutôt mal parti. Sur le terrain non-économique, il sera plus difficile encore de contenter le peuple : la machine à créer des interdictions sur la route, des réformes langagières et des droits pour les minorités est trop bien partie. Evitons au moins de jeter de l’huile sur le feu avec une nouvelle vague migratoire. Mais là encore nous dépendons d’un partenaire situé à l’Est du Rhin, qui ne nous écoute pas plus sur ce sujet que sur le reste. Peut-être écoutera-t-il un peu plus les femmes de Cologne et d’ailleurs, mais ce n’est pas certain. Une voie plus constructive serait de dynamiser la démocratie locale avec plus de consultations, même si c’est loin de notre culture : les gens pourraient s’exprimer plus souvent, cela servirait de défouloir sans faire trop de casse, comme on le voit souvent aux USA ou en Suisse. Mais je ne parle pas bien sûr d’un referendum local sur un aéroport étatique dont les résultats sont déjà contestés.

Une victoire des tendances populistes dans les urnes ? C’est assez peu probable aux USA.

Il est bien rare que l’élection ne se gagne pas au centre, à proximité de l’électeur médian. Les Wallace, les Goldwater, n’ont pas fait de gros scores. OK, Reagan a gagné à droite face à Bush père en 1980, mais on s’efforcerait en vain de trouver d’autres exemples probants. Il est assez peu probable que Trump aille jusqu’au bout. Certes, Hillary est à peu près aussi populaire que la syphilis. Mais si Trump reste Trump, sa victoire signifierait un net déplacement vers la droite de l’électeur médian, ou une campagne beaucoup trop à gauche du candidat démocrate. Peu probable. Espérons que son destin soit celui de Ross Perrot, autre ploutocrate protectionniste : mais faire perdre son camp n’est pas idéal quand on voit qu’en face ce n’est plus Bill mais Hillary. Indubitablement, une présidence Trump serait un échec pour le pays : on voit mal les républicains traditionnels travailler avec lui, on voit mal comment il mettrait en œuvre les principaux axes de son « programme », au Congrès, à la FED, à la Cour Suprême. Et, parce que les dernières présidences n’ont guère été brillantes (to say the less), ce mandat raté ferait très mal à tout le monde, surtout s’il débouche sur une guerre commerciale avec la Chine. L’empire romain pouvait se permettre de mauvais empereurs, l’Amérique peut se permettre de mauvais présidents ; mais après les années Obama la coupe est pleine.

Au Royaume-Uni, les conservateurs sont là pour un moment. D’une part, ils gèrent le pays mollement, presque au centre. D’autre part, les travaillistes en confiant la direction du parti à un homme d’extrême gauche, anti-OTAN et anti-royauté, ont clairement dit qu’ils ne souhaitaient pas revenir au pouvoir avant longtemps. Voilà un pays où les extrêmes s’expriment mais ne font pas encore trop de dégâts.  

Il en va différemment en France, avec son nouveau système fou à 3 partis. Le FN exerce déjà une influence pernicieuse, et aidera encore au « vote utile » à gauche. Ensuite, le FN a peu de chance de gagner, du moins en 2017. S’il se dirige vers l’électeur médian, il s’étire et perd de sa force ; s’il campe sur ses positions, il est limité à 30% environ, et il faut 50% plus une voix pour l’emporter. Je ne parle même pas de gouverner, car si Trump peut envisager de le faire, cahin-caha, Marine le Pen se heurterait directement à des impossibilités fondamentales : politiques (les législatives…), juridiques (Conseil d’Etat, Conseil constitutionnel…), européennes. Pour appliquer son « programme », il lui faudrait donc sortir des Traités (la frange la moins extrême de son électorat ne la suivrait peut-être pas), changer de constitution et/ou gouverner par referendums. La visibilité serait ainsi très réduite, et nous en viendrions à regretter les années Hollande !! Le plus probable est une victoire de Juppé, avec à la clé cinq années de gestion chloroformique, et ensuite un déchaînement populiste en 2022. C’est au fond ce que les français souhaitent : aucune thérapie de choc, aucun rapport de force avec l’Allemagne ou avec la BCE, et la remise à plus tard des sujets qui fâchent. Après un exercice raté de pédalo dans le sable, un gros dodo, avec peut-être un jour un réveil difficile.   

Nicolas Goetzmann : Concernant le France, la réponse ne peut être qu’européenne, ce qui suppose une volonté politique nationale de réformer les institutions de l’Union et de la zone euro. Et une logique "discussion" avec l’Allemagne et les autres pays du nord. Pour qu’une refonte soit possible sans que l’ensemble européen n’explose, il s’agit de faire des concessions. La France peut réformer plus, se libéraliser, en finir avec de nombreuses situations de rente, et simplifier son droit du travail Mais un tel projet  réformateur ne peut avoir de sens, aussi bien économiquement que politiquement, que si la "demande" européenne est massivement soutenue. Ce qui suppose une totale remise en cause de la gestion actuelle de l’euro par la BCE. L’autorité monétaire doit soutenir le plein emploi, se fixer un objectif de croissance correspondant au potentiel économique du continent, ce qui permettra d’équilibrer la distribution de revenus entre capital et travail. Si un tel cadre est mis en place, alors les réformes deviennent possibles et même souhaitables. Il appartient aux différentes formations politiques de s’adapter à cette nouvelle réalité.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Ganesha - 15/02/2016 - 08:55 - Signaler un abus Isoloir

    La première page de cet article est illisible. Les deux suivantes sont plus intéressantes. Par exemple, une citation : ''L’inflation, au niveau mondial,  est historiquement basse, ce qui permet de protéger les épargnants, mais cette protection est payée par la population active''. Voilà clairement résumée la situation électorale en France, et cela se constate aussi très bien à la lecture des commentaires sur Atlantico : on y trouve en permanence des gentils papys qui viennent justifier par toutes sortes d'arguments absurdes la continuation du gouvernement de la France par les crapules du groupe PS/Ripoublicains ! On y trouve d'attendrissantes déclarations d'amour à Sarko, qui a ''si bien géré la crise de 2008'' ! Juppé est un peu moins populaire sur ce site, par contre l'inconsistant Fillon a quelques supporters. Personne n'ose venir ici défendre Bayrou ou Hollande, mais on ne peut pas savoir ce qui se passe dans le secret de l'isoloir !

  • Par cloette - 15/02/2016 - 10:04 - Signaler un abus @ganesha

    je me sens visée; pourquoi a t il mal gérer la crise ? en effet on n'a pas pris notre pécule comme cela été fait à Chypre , les gens ont acheté de l'or certes mais dans des limites raisonnables et il n'y avait pas la queue aux billetteries comme en Grèce .

  • Par vangog - 15/02/2016 - 10:14 - Signaler un abus Invariablement...les articles ATLANTICO nous matraquent

    que les solutions du Front National ne sont pas des solutions crédibles, sans nous expliquer pourquoi? Le Front National réunirait la majorité des votes de la classe active, entre 24 et 65 ans, sans que cette classe active ne sache pourquoi elle vote FN?...Pourquoi ne pas laisser une tribune à des dirigeants FN, plutôt que vos analyses à l'emporte-pièce et sans grande portée, qui semblent atteindre l'inverse de l'objectif que ce sont assignés vos commentateurs? Plus ils méprisent les patriotes, et plus les Français votent "patriote"! Étonnant, non? ou plutôt, énervant... (n'est-ce-pas, Rayski?)

  • Par cloette - 15/02/2016 - 10:21 - Signaler un abus suite

    rectif : géré pas gérer . Concernant la crise , il y a bien sûr échec au niveau mondial , y a t'il lien entre Trump et cet échec , je n'en sais rien , mais peut être bien que si !

  • Par Anguerrand - 15/02/2016 - 16:25 - Signaler un abus A Ganesha le " méchant papy"

    Imaginez si au lieu de NS les français avaient elu la gourde Ségolène, qu'aurait elle fait de mieux ? A mon avis ça aurait été une vraie catastrophe, elle aurait été incapable de gérer une telle situation. Les banques auraient été TOUTES en faillite, les clients sans un € en poche, de plus les prêts faite par l'état ont rapporté qq milliards ( difference entre les taux de l'état sur le marché et des taux pratiqués aux banques). Je veux bien que l'on soit de mauvaise foi mais à votre point c'est une vraie haine. Haine qui se ressent à chaque fois que vous vous exprimez. Je vous crois tres aigri, jaloux de tous, , et pas de première jeunesse.

  • Par Anguerrand - 15/02/2016 - 16:33 - Signaler un abus A vangog et les solutions économiques FN

    Mais c'est à vous à nous expliquer le bien fondé de la politique économique du FN. Retour à la retraite à 60 ans, recrutement de nouveaux fonctionnaire dans une France qui en regorge, 35 heures, interdiction de licenciement, et le retour au franc récemment confirmé. Mais comme d'habitude ne connaissant rien à l'économie vous éviterez toute démonstrations économiques. Àlors évitez de ne rien faire que d'affirmer sans la moindre démonstration qui étayerait vos posts

  • Par Ganesha - 15/02/2016 - 18:16 - Signaler un abus Cloette

    Quand survient l'éclatement d'une bulle spéculative, un krach boursier, le rôle d'un état responsable et respectable, c'est de protéger le patrimoine des gens ''normaux'', comme vous et moi. Mais absolument pas d'intervenir pour sauver l'argent de la spéculation bancaire et les trésors de guerre de l'oligarchie. Cela a été l'attitude de Chypre et de l'Islande, et même de la très libérale Amérique du Nord, qui a laissé couler Lehman Brothers. En 2008, Sarko a prêté des milliers de milliards aux banques françaises, pour qu'elles puissent se ''refaire'' de leurs pertes boursières. Bien sûr, il s'agit d'argent fictif, d'un jeu de casino, et elles ont rapidement remboursé. Bill Gates fait fréquemment don des centaines de milliards de toute sa fortune à sa fondation humanitaire, et deux ans après, il les a regagnés. Le grand reproche envers Sarko, c'est qu'il n'a pas eu le courage de totalement séparer les activités de dépôt des particuliers dans les banques et les fantaisies spéculatives de celles-ci. Il y a eu un drame avec le Crédit Lyonnais, qui a coûté très cher aux contribuables français. Bien sûr, malgré sa promesse solennelle du Bourget, le traître Hollande n'y a rien changé...

  • Par Ganesha - 15/02/2016 - 18:20 - Signaler un abus Situatio Actuelle

    La bulle financière qui est en train d'exploser sous nos yeux est infiniment plus énorme que celle de 2008. Les engagements spéculatifs de la seule banque BNP-Paribas représentent au moins 24 fois le Produit Annuel Brut, la totalité de l'argent généré en un an par la France ! Sous l'influence de François Hollande, Alexis Tsipras en Grèce, ne s'est absolument pas attaqué aux avoirs de l’Église Orthodoxe, ni aux armateurs, il a préféré plonger son peuple dans la misère. Évidemment, on peut toujours y voir une manœuvre machiavélique, pour être certain qu'une explosion sociale se produise à court terme… d'abord en Grèce, en Italie, en Espagne, puis rapidement l'effondrement final de l'ensemble de l'Empire !

  • Par Ganesha - 15/02/2016 - 18:24 - Signaler un abus Situation

    Situation

  • Par Ganesha - 15/02/2016 - 19:29 - Signaler un abus Ségolène

    La seule question intéressante que soulève Anguerrand, en dehors de son baratin habituel et de ses ''on ne me répond jamais, on ne me donne aucun argument'' désespérés et désespérants, c'est : ''Ségolène aurait-elle fait mieux'' ? Par elle-même, Ségo n'y connaît certainement pas grand-chose… Mais elle aurait bénéficié des conseillers de ''classe présidentielle''. A ce moment, ce qui compte alors, c'est l'honnêteté, l'intégrité, la détermination, le sens de la Nation… Sarko n'est qu'un petit avocat d'affaires véreux, dévoré par la vanité et l'appât du gain. Capable de promettre l'abolition du ''Mariage pour Tous'' pour se faire applaudir par une centaine de spectateurs ! Ségolène aurait-elle eu suffisamment de ''virilité'' pour tenir tête à Angela Merkel ? En tout cas, la tactique de ne pas réagir et de laisser une bulle dix fois plus grosse se développer huit ans plus tard, semble très audacieuse, vraiment imprudente !

  • Par Anguerrand - 15/02/2016 - 19:58 - Signaler un abus A Ganesha

    Toujours pas un argument pour nous expliquer en quoi la politique économique du FN àlors en vrai politique c'est la langue de bois afin de ne pas répondre ou de répondre " à côté", vous avez un vrai profile CGTiste, PC, FN. Une erreur de taille c'est la gauche qui a fait les non réformes sur les banques et non NS comme vous l'affirmer.

  • Par Ganesha - 15/02/2016 - 21:57 - Signaler un abus Sarko

    Sarko était au pouvoir en 2008 et il n'a pas pris immédiatement la première mesure de sauvegarde indispensable : séparer les activités des banques.

  • Par vangog - 15/02/2016 - 23:35 - Signaler un abus @Anguerrand avec 6 millions et demi de chômeurs...

    et un doublement du nombre de séniors sans emplois pendant les années gauchistes, votre raisonnement sur l'allongement de l'âge de la retraite et la réforme des 35 heures est devenu obsolète et invalide. Ces mesures, préconisées en vrac par vos candidats, ne feront qu'exploser le chômage et la précarité des retraités les plus modestes... La seule solution est celle du FN: garantir une retraite à taux pleins avec quarante annuités de cotisations, et fusionner les systèmes de retraites, afin de restaurer l'égalité entre Français. Nous ne voulons pas recruter de nouveaux fonctionnaires, mais bien mieux repartir ceux qui sont employés à des tâches inutiles, doublons ou triplons. Lorsque nous aurons réduit de moitié le mille-feuille électoral, les grosses commissions et conseils de copains gauchistes, observatoires de l'inutile etc...les fonctionnaires pourront enfin se consacrer aux fonctions nobles de l'état, les seules qui vaillent, les fonctions régaliennes! Afin de créer le cadre favorable à un fonctionnement libéral, au vrai sens du terme, de l'économie, dans les domaines où l'état ne sera pas stratège, par fonction et destin.

  • Par Ganesha - 16/02/2016 - 00:51 - Signaler un abus Vangog

    Vangog, je vous le dis en toute simplicité, sans plaisanterie ni agressivité à son égard : ce que vous expliquez à Anguerrand sur l'âge de la retraite, les 35 heures, j'ai déjà essayé plus de dix fois de lui exposer ces arguments. Nous verrons bien si vous obtenez plus de succès que moi ! Auquel cas, je vous confierai volontiers sa prise en charge...

  • Par Anguerrand - 16/02/2016 - 09:00 - Signaler un abus A vangog et Ganesha

    Vous avez tout faux, le passage de 39 à 35 heures n'a pas créé d'emplois, c'est une raisonnement socialiste qui etait faux. Les pays qui ont le moins de chômage sont ceux où l'on travail plus. Le pouvoir d'achat des employés augmente en travaillant plus, ce pouvoir d'achat permet de consommer plus, donc de creer du travail et des rentrées fiscales. C'est un cercle vertueux bien connu et bien connu des économistes. C'est donc exactement le contraire de vos convictions socialisantes qui a fait de la France ce qu'elle est, le travail crée de la richesse, et àlors on peut envisager de redistribuer ces richesses ou de rembourser notre dette. La France avait une situation supérieure à l'Allemagne quand elle travaillait normalement. Ne commencez pas votre roman de travailleurs pauvres en Allemagne, nous on à des RSA, des chômeurs, de emplois aidés, c'est mieux? Je sais qu'avec vos logiciels marxistes je ne pourrai pas vous convaincre, mais il n'a jamais fonctionné nul part. Continuer à penser gauche FN sivous le souhaitez, si ça vous fait vraiment plaisir, continuez vos délires, ne seriez vous pas porte parole du FN sur Atlantico?Vous pensez à 100% comme le FN, moi je suis LIBRE de penser

  • Par Vm - 16/02/2016 - 09:14 - Signaler un abus Le collectivisme nous fait crever

    Pourquoi ne pas remettre tout le monde à bosser : 42 heures payées 39, suppression de six jours feries, trois jours de carence maladie pour tous, suppression du statut de fonctionnaire, raccourcissement et dégressivité des allocations chômages, liberté de licenciement, salaires payés en brut et obligation pour les salariés de s assurer eux mêmes, suppression de pôle emploi qui ne sert à rien, obligation faite à tous les fonctionnaires de démissionner pour toujours dés qu ils briguent un mandat Il est vain de penser des solutions de solidarité économique internationale le salut ne viendra que des individus se battant pour eux mêmes et pour leur propre territoire Mais vous allez certainement me taxer de fasciste !

  • Par Ganesha - 16/02/2016 - 10:00 - Signaler un abus VM

    Ce que vous nous décrivez n'évoque vraiment pas ''Mein Kampf'', mais plutôt ''Les Misérables'', le chef d’œuvre de Victor Hugo !

  • Par Fondation pour l'innovation politique - 16/02/2016 - 10:31 - Signaler un abus La classe moyenne américaine en voie d'effritement

    Sur ce sujet, retrouvez la note de Julien Damon, "La classe moyenne américaine en voie d'effritement" (http://www.fondapol.org/etude/julien-damon-la-classe-moyenne-americaine-en-voie-deffritement/) sur le site de la Fondation pour l'innovation politique.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Mathieu Mucherie

Mathieu Mucherie est économiste de marché à Paris, et s'exprime ici à titre personnel.

Voir la bio en entier

Nicolas Goetzmann

Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€