Atlantico : François Hollande a déclaré qu’une décision de Moody’s sur la note de la France devrait être prise le 12 mai prochain. Il estime que si elle est négative, elle ne devra pas être prise comme une sanction du candidat élu. Techniquement, sur quels critères l’agence de notation va-t-elle prendre sa décision ?
Norbert Gaillard: Il faut bien comprendre que l’agence de notation ne va pas, a priori, prendre la décision de modifier la note de la France dans la foulée de l’élection présidentielle. Rappelons qu’il y a eu une mise sous perspective négative de la note de la France en février dernier, donc il y a bien un risque de dégradation, mais dans un an, voire un an et demi. Même si la dégradation survient plus tôt dans l’année, il est peu probable qu’elle ait lieu lors du printemps, tout simplement parce que la mise sous perspective négative indique que l’agence veut se donner le temps d’analyser les éléments qu’elle possède avant de dégrader.
Pour qu’une dégradation ait lieu, il faut vraiment qu’il y ait un très gros événement financier et qu’il pèse très négativement sur les comptes publics français : un grand stress sur les marchés, des rumeurs de plan de soutien à l’Espagne, ou une augmentation brutale des taux d’intérêts français. Ces risques existent mais demeurent très peu probables à très court terme.
Le scénario le plus plausible est que l’agence attende au moins le mois d’octobre ou novembre, c’est-à-dire le vote de la loi de finance 2013, pour se faire une idée précise.
Sur quelle base s’appuie François Hollande pour annoncer la date du 12 mai ?
Je crois qu’il y a eu une confusion de la part de François Hollande qui pensait que l’agence devait se prononcer dans les trois mois. Pour évoquer la date du 12 mai, il a du confondre mise sous surveillance négative et mise sous perspective négative. Dans le premier cas, le changement de note intervient dans les trois mois, la décision de Moody's datant du 14 février dernier, la date donnée par François Hollande correspond à la fin des trois mois.
En revanche, la mise sous perspective négative implique que le changement de note dans un délai d'un an et demi, et c'est sous ce statut que Moody's a placé la France. Cette confusion peut s'expliquer de deux façons : dans un premier temps se sont des indicateurs assez techniques propres aux agences de notation. Dans ce second temps, et c'est, je crois, l'explication la plus plausible, il y a clairement la volonté politique d’avoir une réponse rapide de Moody’s concernant la situation actuelle de la France. Cette décision serait un état des lieux des finances publiques.
C'est d'ailleurs assez traditionnel chez les candidats à la présidentielles, et les présidents nouvellement élus de vouloir un état des lieux des comptes publics assez rapidement. D’ailleurs on sait que François Hollande a d’ores et déjà sollicité la Cour des Comptes. Cela n’a rien d’anormal, c’est un geste assez classique de la part d’un éventuel présidentiable.
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Si jamais bien sûr.
C'est finement joué au contraire. Moody ne plus faire ce qu'ils veulent. S'ils jamais, ils abaissent la note de la France, Hollande pourra crier au coup monté, s'ils ne l'abaissent pas, il pourra démontrer que les marchés n'ont pas peur de lui...
"une confusion" chez François Hollande !
"une confusion" chez François Hollande !
il a, déjà" le trouillomètre à zero, le "petit" Zorro
qui veut mettre tout le monde au pas mais qui est constamment obligé de se soumettre à sa copine et ses exigences et dont l'entourage du staff dénonce la terrifiante emprise qu'elle a sur lui
Du sport en perspective de toutes les façons.......
Vous n'avez vraiment rien compris..les agences ne se défendent pas mais expliquent à ce pauvre Hollande... qui comme vous ne comprend pas tout .Il y a une différence entre une mise sous surveillance négative et une mise sous perspective négative!
A trop vouloir défendre votre Mollande, vous mettez le doigt sur ses incompétences!
C'est mieux que lorsqu'elles donnent le tempo à Sarkozy !
Quand Hollande, prétendant dicter sa loi à Moody's, se prend une claque en retour de la part de cette agence, il se discrédite une fois de plus ! Il n'a décidément pas les épaules d'un président de la République !!
Tout ne va pas aller si vite. Il faut d'abord que la Gauche coule quelques secteurs et fasse encore grossir la dette. D'ici quelques mois ce sera bon.