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France-USA. Moins payé pour être payé plus. Le choix d’un modèle de pauvreté d’Etat !

Les USA ont aboli la notion de salaire minimum de 2 façons. La première, par l’absence de salaire minimum et la participation au chiffre d’affaire. La seconde par la notion de service obligatoire.

Les entrepreneurs parlent aux Français

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France-USA. Moins payé pour être payé plus. Le choix d’un modèle de pauvreté d’Etat !

Un sourire et l’addition. Pourboire en plus. Les Américains ont compris 2 choses que les Français, drogués à la gratuité, ne comprennent que peu ou pas. La première, c’est que le service se paie. La seconde c’est qu’un service n’est pas un mot du dictionnaire syndical, mais une réalité commerciale. Explication de texte.

Aux USA, pour de nombreuses professions, il n’y a pas de salaire minimal. Contrairement à d’autres activités (automobile notamment, ou textile), qui l’ont payé cher, sous forme de ces délocalisations « tsunamiennes », qui ont vidé sans pitié les USA comme l’Europe, de ses salaires et salariés au profit de la Chine. Qui n’a pas prévu de nous les rendre et a pu s’offrir ainsi le portefeuille de devises le plus garni du monde, qui lui  permet aujourd’hui de nous racheter à vil prix. Nous leur avons donné le beurre et l’argent du beurre, et nous ramassons les miettes.

Mais revenons à nos moutons. Les activités sans salaire minimum négocié, au prix de pneus brûlés et de chemises de DRH déchirées, comme nous savons si bien le faire en France, provoqueraient un séisme dans l’univers de la bienpensance sociale de notre pays, habitué à la planification soviétique de toute activité économique. Pensez donc, de méchants patrons qui ne seraient plus obligés à un salaire minimum pour leurs pauvres salariés, justifierait que la rue s’enflamme plus violemment qu’un jour de guerre civile afin de défendre l’oppressé ainsi un peu plus asservi au grand capital ! Mais voilà, à l’épreuve des faits, l’oppressé n’est pas celui qu’on pense, et le salaire n’aboutit qu’à une pauvreté certaine. Mais réglementée. Une pauvreté légale grâce à un salaire minimum qui ne garantit qu’une chose : Un minimum à vie.

Les Américains, ont fait un autre choix. Celui qui consiste à oser avancer qu’un salaire se mérite, non pas comme « une rente », aussi faible soit-elle, décidée par l’état et les adversaires sociaux (expression plus juste que celle de partenaires sociaux), mais comme la contrepartie d’un service rendu. Et que c’est au client de le payer. Après tout, le service est rendu non pour le « patron » mais pour le client. Dès lors, les USA ont aboli la notion de salaire minimum de 2 façons. La première, par l’absence de salaire minimum et la participation au chiffre d’affaire. La seconde par la notion de service obligatoire.

Démonstration :

Un coiffeur peut être embauché, comme salarié, mais sans salaire garanti. En revanche il peut toucher jusqu’à 50% du chiffre d’affaire qu’il réalise ! Au final, il n’est pas rare que son revenu mensuel atteigne les 4000, voire 6000$. Si vous demandez à un coiffeur Français (capilliculteur disait Desproges), il vous répondra qu’en fait de tonte, c’est plutôt lui qui y laisse ses cheveux, puisque son salaire dépasse rarement un gros smic. Soit 2 à 3 fois moins que son collègue américain. Alors, à votre avis quel est le système le plus juste et le plus protecteur ? Un salaire minimum ou la possibilité d’un salaire maximum ? Quel est le revenu qui paie le mieux les factures de fin de mois ? Quel est celui des 2 qui est à un cheveu de la pauvreté d’Etat ? Je vous laisse faire le calcul.

 
Commentaires

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  • Par Totor Furibard - 21/08/2017 - 14:52 - Signaler un abus Bullshit comme on dit la-bas ! Ignorance ou malhoneteté ?

    Mr Jacquet connaît t'il quelque-chose USA: j'en doute, et j'y est vécu plus de 10 ans de suite. 1) Il y a un bien salaire minimum dans 31 états au USA ! La plupart sont autour de 10$ de l'heure: Il faut se renseigner avant de dire n'importe quoi Mr Jacquet ! 2) L'ouverture du marché US aux véhicules asiatiques,la crise de 2008, et l’effondrement du syndicalisme organisé par l'état a fait littéralement s’écrouler les salaires et avantages de la filière automobile. Les travailleurs sont passé de travailleurs faisant parti de la classe moyenne à une catégorie de travailleurs pauvres. Mais c'est bien ce que veut Mr Jacquet n'est-ce pas ? des travailleurs pauvres ! 3) L'exemple du coiffeur est encore une preuve de l'ignorance terrible de l'auteur sur la réalité du terrain. D'abord le mythe du salaire de coiffeur américain de $4000-$6000 ! N'importe quoi ! ou ça ? Dans une rue chique de NY, SF ou LA peut être ? Ensuite en France, depuis l'arrivée en masse des auto-entrepreneurs, schéma qui correspond exactement au schéma que l'auteur préconise (le salaire se mérite et se gagne), les revenus des coiffeurs, qu'ils soient salariés, patrons ou auto-entrepreneurs se sont écroulés

  • Par ajm - 21/08/2017 - 14:53 - Signaler un abus Attention à la generalisation !

    Les serveurs US qui gagnent 5000 usd par mois et plus ce ne sont pas les millions de serveuses et serveurs des snaks et petits resto de quartiers ni les millions d'employés de MacDonald et assimilés, mais les serveurs très professionnels des brasseries et restaurants huppés des quartiers chics des grandes metropoles comme New-York, Chicago etc..

  • Par Totor Furibard - 21/08/2017 - 15:07 - Signaler un abus [suite] Bullshit comme on dit la-bas ! Ignorance ou malhoneteté?

    [...]. Voilà donc qu'en reprenant les deux exemples donnés par l'auteur, je démontre exactement le contraire: Le néo-libéralisme que prône l'auteur conduite à une baisse terrible du salaire ! Quant à l’exemple du salaire des serveurs à Miami: il est risible pour deux raisons: 1) Parce-que c'est Miami: combien gagne un serveur à Paris déjà ? 2) Parce-que beaucoup de serveurs dans ces stations balnéaires bossent 12h par jours 6 jours sur 7 pour justement se faire de l'argent et effectivement ils sont bien "esclaves d’un capitalisme touristique". Et non ils n'ont pas une grande maison et deux voitures, et non plus: ils ne tiendront pas longtemps à ce rythme ! Au final la "vrai" création de richesse n'est certainement pas mieux partagée: le grand gagnant, c'est le patron ! Alors cessons de dire des bêtises: quant on est pour un monde néolibérale ou les travailleurs n'ont aucun droit et sont et restent pauvres, on le reconnaît et on invente pas des histoires à dormir debout comme celle du coiffeur ou serveur qui gagne des milles et des cents ! Un peu de sérieux !

  • Par vangog - 21/08/2017 - 17:21 - Signaler un abus Et si, au lieu de payer des chômeurs à ne rien foutre...

    l'état payait des chômeurs à travailler? Je rejoins l'analyse de Jacquet qui prouve que le salaire minimum imposé est source de chômage de masse, dans un monde en pleine mutation. Imaginons qu'on supprime le salaire minimum, les emplois aidés et tous les trucs socialistes qui ont prouvé leurs échecs, voire leur parfaite inutilité...rendus à la loi du marché pur, les salaires subiraient une déflation, dans un premier temps (puis une inflation, dans un 2eme temps). Imaginons que l'état se substitue à l'employeur pour compenser la perte de salaire due à la libéralisation vraie du travail, sur une base forfaitaire corrélée aux salaires médians dans la branche. Il n'y aurait plus de chômage, pour cause de salaires à la baisse (dans un premier temps), plus de charges d'assurance-chômage, et l'état pourrait consacrer l'argent qu'il prévoyait pour compenser les charges sociales des salariés à compenser la baisse de salaire de ces mêmes salariés. Et -oh miracle du libéralisme! -le fléau du chômage gauchiste (sens large) étant résolu, la pénurie de salariés permettrait, à moyen terme, une réévaluation des salaires, et une diminution d'autant de la participation étatique...

  • Par vangog - 21/08/2017 - 19:35 - Signaler un abus Et si, au lieu de payer des chômeurs à ne rien foutre...

    l'état payait des chômeurs à travailler? Je rejoins l'analyse de Jacquet qui prouve que le salaire minimum imposé est source de chômage de masse, dans un monde en pleine mutation. Imaginons qu'on supprime le salaire minimum, les emplois aidés et tous les trucs socialistes qui ont prouvé leurs échecs, voire leur parfaite inutilité...rendus à la loi du marché pur, les salaires subiraient une déflation, dans un premier temps (puis une inflation, dans un 2eme temps). Imaginons que l'état se substitue à l'employeur pour compenser la perte de salaire due à la libéralisation vraie du travail, sur une base forfaitaire corrélée aux salaires médians dans la branche. Il n'y aurait plus de chômage, pour cause de salaires à la baisse (dans un premier temps), plus de charges d'assurance-chômage, et l'état pourrait consacrer l'argent qu'il prévoyait pour compenser les charges sociales des salariés à compenser la baisse de salaire de ces mêmes salariés. Et -oh miracle du libéralisme! -le fléau du chômage gauchiste (sens large) étant résolu, la pénurie de salariés permettrait, à moyen terme, une réévaluation des salaires, et une diminution d'autant de la participation étatique...

  • Par toupoilu - 21/08/2017 - 19:45 - Signaler un abus Tout le monde ne beneficie pas de pourboire.

    Une caissière de supermarché ou un employé d'une société de nettoyage par exemple (l'immense majorité des emplois en fait). Avec une ouverture comme celle de la France concernant la main d’œuvre, les salaires ne seraient pas pas prêt de remonter comme le prédit vangog, mais au contraire, ils continueraient de baisser tant que les faibles exigences des nouveaux entrants le permettraient. Intellectuellement, je suis pour la suppression du smic, mais j'en vois très bien les effets dévastateurs pour les salariés pauvres, c'est à dire toujours les mèmes. Ce serait possible, avec un marché de l'emploi national fermé, et avec un relais financier sous la forme d'un revenu universel.

  • Par Sedona - 21/08/2017 - 20:07 - Signaler un abus Totor a raison

    Et comme en plus en France on nous explique qu'un salarié qui gagne 2.500 balles par moi est riche il ne faut rien changer. Ce n'est manifestement pas l'avis se tous nos jeunes qui se barrent là-bas diplôme en poche. Restont dans notre médiocrité crasse

  • Par Anouman - 21/08/2017 - 21:01 - Signaler un abus U S A

    Je me demande combien de serveuses de truck stops gagne 4000$ par mois, même en faisant des heures. Dans un autre article on nous informe qu'à Paris un étudiant (et donc n'importe qui d'autre) doit débourser 840€ en moyenne pour un loyer. Alors même avec un SMIC (qui ne devrait pas exister selon St Jacquet) il ne reste plus grand chose pour bouffer. Quand on pense en plus qu'il n'y a presque aucune charge patronale sur le Smic, et que donc ce sont les autres salariés qui contribuent pour compenser... M. Jacquet nous ferait plaisir d'installer son entreprise d'enseignement par internet aux USA ce qui lui permettrait de vivre son rêve et nous de ne plus voir ses articles, qu'on ne devrait plus lire, mais quand on est optimiste on se dit toujours qu'il va évoluer, un petit peu: que dalle.

  • Par vangog - 21/08/2017 - 22:56 - Signaler un abus @toupoilu j'avais placé mon analyse dans une France

    qui maîtrise ses frontières, et ne subit pas une immigration de masse qui tire, inexorablement, les salaires à la baisse. Jacquet, lui, est un ultra-libéral socialiste type, qui veut immigration de masse et suppression du salaire minimum...mais il n'a pas précisé que les Américains ont parfaitement compris le danger de l'ouverture ultra-libérale à tous les vents mauvais, telle qu'Obama-Clinton les y préparait, et l'absence de salaire minimum dans 20 des 51 états (information pertinente de Totor furibard)! Les américains ont parfaitement réagi à ce danger pervers, en élisant Donald, car ils ont choisi protectionnisme intelligent et liberté salariale, qui vont de pair.

  • Par Liberdom - 22/08/2017 - 01:21 - Signaler un abus Gauche, franchouillarde en plus !

    Ben voyons ! Le partage de la pauvreté, de la médiocrité, des rancoeurs et "l'ascenseur social "depuis longtemps en panne, voire carrément démonté. C'est ça la gauche institutionnelle, celle qui traverse tous les partis politique et aboutit à ce que libéral est devenu une insulte dans la bouche du connard de base. Avec un état d'esprit aussi nul le pays est parti pour 1000 ans d'asservissement à une classe de politicards et de hauts fonctionnaires pourris. Mais après tout on a que ce qu'on mérite.

  • Par toupoilu - 22/08/2017 - 05:42 - Signaler un abus Dans le meme ordre d'idée liberale,

    On pourrait aussi supprimer les (parait il) 100 milliards d'aide diverses aux entreprises, et pourquoi pas les 40 milliards de la formation professionnelle, ainsi que les suppressions de charge pour les salaires au niveau du smic. Pas de raison qu'elles ne payent pas à la fois pour les formations qu'elles utilisent et pour les cotisations de leurs salaries. Qu'elles se démerdent, liberté.

  • Par tubixray - 23/08/2017 - 09:10 - Signaler un abus Quebec 10 ans déjà

    Nous avons pris un taxi un soir; le chauffeur était un français résidant au Québec (Canada NDLR) depuis des années..... Dans la discussion il nous apprend que seuls les mexicains et les français ne donnaient pas de pourboire au chauffeur .......Diantre me suis je dis un "pourliche" à un taxi et puis quoi encore !!!... Rappelons tout de même, ce que les médias TV semblaient avoir oublié ce week end, que le service est compris depuis au moins 1984 (avant dans les café selon mes souvenirs) et à ce titre aucun pourboire n'est du .....

  • Par Olivier62 - 23/08/2017 - 11:15 - Signaler un abus C’est si beau un sourire de banquier !

    Le problème est que dans ce cas c'est le client qui ne sourit pas, puisque le premier ne vit qu'aux dépens du second ! primo par l'argent qu'on lui amène gratuitement dans les comptes qu'il gère, et les intérêts de l'argent qu'il crée quand il fait un prêt, et secundo par le renflouement par l'état (c'est-à-dire par le con-tribuable) quand il a si bien géré sa banque qu'elle est en faillite ! Quand à l'absence de salaire minimum qui aboutirait à une augmentation du salaire, je ne vois pas qui va croire à une telle fable.

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Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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